Titre : Seuls à savoir.

Auteur : Ounna

Résumé : Havoc et Roy se découvrent un amour partagé depuis longtemps sans jamais avoir osé se l'avouer. A quand le coming-out ? (Quel résumé nullissime !! XD M'enfin, lisez, peut-être que vous aimerez quand même ! ^^)

Diclaimer : Tout ce que contient cette fanfic (enfin, presque) n'est pas à moi… Tout appartient à Hiromu Arakawa !!!

Raiting : Très bonne question… Principalement T, peut-être M… Et il se peut qu'il y ait quelques rares moments MA… Mais je préviendrais en gros et large !!!

Pairing : Roy Mustang / Jean Havoc

Note : Histoire inspirée à la suite de recherche d'images yaoi sur Havoc et Roy ! n_n

Cela fait un petit moment que j'ai regardé la série… Je n'ai pas encore eu le plaisir de lire les mangas, donc ne vous étonnez pas si certaines choses ne sont pas logiques. Il faut prendre cette fanfic comme elle est, sans cherchez à la mettre en rapport avec l'anime ou le manga. La seule chose à savoir c'est que Ed à 18 ans et ses automails, Al a retrouvé son corps et Hughes est toujours en vie ! Voilà ! Merci et bonne lecture !

CHAPITRE II

Driiing… Driiing… Driiing…

« Mmmh ?... » bougonna Havoc affalé sur le canapé du bureau de Roy.

Il se redressa d'un bond, réalisant qu'il ne portait plus que son caleçon, ses vêtements étalés sur le sol, au pied du canapé.

Il eut un petit frisson quand la veille lui revint en tête. Il avait encore du mal à y croire.

Il se souvenait avoir bu, mais pas assez pour oublier sa soirée. Mustang l'avait attiré vers le canapé et avait commencé à l'embrasser fougueusement. Il n'avait pas réussi à lui résister et s'était laissé faire. Tout deux s'étaient déshabillés et… Après avoir échangé moult câlins, ils s'étaient endormis dans les bras, l'un de l'autre.

« C'était donc vrai, ça s'est vraiment passé ? » murmura Havoc en se passant une main sur le visage. Il attrapa son pantalon d'uniforme, en se demandant pourquoi le colonel ne l'avait pas réveillé.

'Peut-être ne voulait-il pas m'affronter, regrettant son geste après une soirée un peu trop arrosée' pensa-t-il tristement.

Il préférait ne pas trop y penser… D'autant que les restes d'alcool étaient encore très présents dans son sang, ce qui avait pour effet de lui faire subir un sympathique mal de crâne.

Driiing… Driiing… Driiing…Driiing… Driiing…Driiing…

« Encore ce téléphone… ? râla-t-il. Qui est-ce qui appelle à cette heure ? »

'Mais à ce propos… Qu'elle heure est-il ?' se demanda-t-il brusquement.

Il regarda l'heure sur la pendule du bureau de son supérieur et découvrit avec horreur qu'il était passé 10h.

« C'est pas vrai ! s'exclama-t-il. Je suis super en retard ! »

Il se grouilla de s'habiller, enfilant distraitement son uniforme. Il se posta derrière la porte, écoutant s'il y avait des voix ou des bruits de pas derrière la porte. Une fois qu'il fut certain que la voie soit libre, il tenta d'ouvrir la porte qui résista.

'Malin le colonel. Fermé à clef pour éviter que quelqu'un rentre et me voit… '

Il tourna le loquet et attendit une nouvelle fois que le couloir soit calme pour sortir, ce qu'il fit sans mal à la seconde fois.

Une fois dans le couloir, il entreprit d'arranger quelque peu son uniforme, jusqu'à ce qu'il réalise qu'il était un peu à l'étroit dans sa veste.

'Pourquoi je n'arrive plus à la fermer sans forcer ?' s'énerva-t-il mentalement au moment où Breda lui posa brusquement une main sur l'épaule, le faisant sursauter.

« T'es en retard ma poule ! lui lança-t-il joyeusement.

- Je sais… Merci !

- Et bien… Qu'est-ce qui t'arrive ?

- Quoi, qu'est-ce qu'il y a ?

- T''es en guerre avec ton rasoir ? » demanda brusquement Breda.

Havoc se passa une main sur le menton et constata qu'effectivement, une petite brousse commençait à faire son apparition.

'Merde ! J'avais pas pensé à ça, mais c'est sûr que deux jours sans se raser, ça fini par se voir !'

« Non, j'avais la flemme, c'tout… marmonna Havoc un peu distraitement.

- Tu connais pas la dernière ?

- Non quoi ?

- Paraîtrait que le colonel à passé la nuit ici… »

Havoc ne dit rien, avalant sa salive lentement, tout en attendant la suite.

- Et qu'il n'était pas seul… Une petite enquête est menée pour savoir qui était avec lui. »

Havoc devait faire de gros effort pour ne pas virer au grena mais se doutait bien qu'il n'arriverait pas à retenir le sang de lui monter au visage pour autant.

« Tout va bien Jean ? Tu as l'air tendu…

- Oui oui, tout va bien, c'est juste un peu gênant de parler de la vie privée du colonel, d'autant que… Qui a bien pu vous raconter ça ?

- Falman… Il semblerait qu'il ait fait des heures sup' hier soir. D'ailleurs, il t'a lâché à quelle heure, hier soir, le Mustang ? Tu n'as croisé personne en quittant son bureau ?

- Non non, personne… Dit Havoc d'une voix presque inaudible cette fois-ci.

- Tu es vraiment certain que tout va bien Havoc ? Tu n'as pas l'air dans ton assiette. Et puis tu n'es pas présentable, Mustang doit nous faire un briefing pour la prochaine mission.

- Une nouvelle mission ?

- Oui, il a reçu l'information ce matin. Ferme au moins ta veste…

- Je n'arrive pas… J'ai l'impression qu'elle a rétrécit…

- Tu es sûr que c'est la tienne ? demanda naïvement Breda se faisant s'arrêter Havoc, en plein milieux du couloir.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda le roux à son ami. J'ai dit un truc qui fallait pas… ?

- Non non, rien… » dit simplement Havoc, frustré de s'être mis dans cette situation quelque peu embarrassante pour ne pas avoir porté plus d'attention aux vêtements qu'il attrapait sur le sol.

Havoc glissa ses mains dans les poches de sa veste et sentit au fond de l'une d'elle quelque chose de facilement reconnaissable. Il le sortit tout de même discrètement de sa poche pour en avoir le cœur net et pu constater qu'il s'agissait bien des gans d'alchimiste de Roy Mustang. C'était donc bien sa veste qu'il portait.

'Quel con ! Et pourquoi pas s'échanger les sous-vêtements aussi ? Quel cliché !' pensa-t-il tout en se claquant un main sur le visage sous le regard troublé de Breda.

« Tu m'inquiètes Jean… dit Breda suite à la réaction d'Havoc.

- Allons-y ! » dit le blond pour seule réponse, reprenant sa route dans le couloir, les sourcils froncés, terriblement contrarié.

Sur la route, il replongea sa main dans la poche de sa veste, oubliant momentanément que ce n'était pas la sienne, espérant y trouver son tendre chéri de paquet de cigarettes relaxantes. Mais rien, juste une paire de gans.

Grognant à l'idée de ne pas avoir de cigarette à se mettre sous la lèvre, il ne fut que plus contrarié en se rendant compte qu'il n'avait pas le temps d'aller se chercher un nouveau paquet dans le distributeur de la cafétérias.

Il ouvrit donc la poste de la salle de conférence en soupirant bruyamment.

Les regards se tournèrent vers lui, lui qui arborait une étrange présentation ; mal rasé, à peine coiffé, une veste trop petite et non fermée, le pantalon par-dessus les bottes. Ce n'était pas beau à voir.

« Qu'est-ce qui vous prend Havoc ? s'écria le colonel à la plus grande surprise d'Havoc. Je pourrais savoir ce qui nous vaut un tel accoutrement ? »

Havos se redressa sur lui-même, ne sachant trop quoi répondre à cette question quelque peu perverse. Il connaissait parfaitement la réponse à cette question et pourtant il l'a posait !

Bon, évidemment, Havoc aurait pu faire le même effort que Roy en se levant plus tôt, genre, à l'heure, mais après tout, il n'était pas responsable de leur échange de veste si Mustang avait pris la sienne en premier.

Mais en le regardant de plus près, Mustang avait une veste qui lui allait parfaitement, ainsi qu'une pair de gans dans les mains. C'était donc une autre veste, et non pas celle de Jean qu'il portait.

« Et bien ? Nous attendons ! » insista le colonel à l'attention de son subordonné qui cherchait toujours désespérément une bonne excuse, sachant qu'aucune serait bonne puisqu'il saurait dans tous les cas qu'il avait mentit.

'Qu'est-ce qu'il attend ? Que je lui dise la vérité devant tout le monde ? Ou que je lui mente et en profiter pour me saquer pour lui avoir mentit ?'

Se tortillant nerveusement les doigts, Havoc cherchait une excuse quand Breda vint à sa rescousse.

« C'est ma faute. Il m'avait dit qu'il ne se sentait pas très bien après la grotte et souhaitait rester chez lui. Je l'ai réveillé en urgence pour qu'il vienne quand même à la réunion et j'imagine que la fièvre n'a pas aidé à sa préparation… Hein Havoc ?

- Heu… Heu ouais, c'est ça… répondit Havoc en rougissant, sachant que Mustang saurait pertinemment que Breda mentait pour couvrir son ami.

- Vous n'étiez pas bien, hier ? demanda Mustang à Havoc. Il m'a pourtant semblé que vous étiez plutôt en forme… »

Il avait fait cette remarque sur un ton si naturel que personne ne saisit le sous-entendu, mais Havoc comprit parfaitement à quoi il faisait allusion et se sentit terriblement mal à l'aise.

« Allez vous asseoir ! » ordonna Mustang eux deux nouveaux arrivants qui obéir aussitôt.

'Qu'est-ce que vous me faites colonel ?' se demandait alors Havoc sans comprendre.

« Bien ! Donc j'imagine que tout le monde est au courant de notre petite aventure, au second lieutenant Havoc et moi-même… ?

- Quoi ? s'écria Havoc sans avoir pu se retenir.

- Dans la grotte ! termina Mustang avant de se tourner vers le grand blond. Vous êtes sûr que tout va bien Havoc. Vous auriez peut-être du rester chez vous en fin de compte… »

Havoc se sentit très mal à l'aise d'avoir confondu deux sujets distincts et crié de la sorte devant tout le monde. Il s'écrasa un peu plus sur sa chaise, sous le regard éberlué de toute l'équipe du colonel Mustang.

« Tout va bien colonel…Excusez-moi, vous pouvez continuer… »

Il avait dit ça sans même regarder son supérieur. Tout le monde avait remarqué son embarras mais personne ne semblait trop comprendre à quoi il était dû.

« Parfait ! Donc ! Je reprends, tout le monde sait que le second Lieutenant et moi-même avons été coincé dans une grotte pendant près de 16 heures parce que des chimères s'y promenaient ? »

Un murmure d'approbation s'éleva pour disparaître rapidement afin de laisser le colonel continuer son exposé.

« Il semblerait qu'un homme se fasse passer pour un alchimiste d'Etat, possédant l'uniforme officiel de l'armée, ainsi qu'une montre d'Alchimiste d'Etat. Il prétend pouvoir guérir les gens malades en les emmenant dans son hôpital privé, mais en réalité, il y a un labo dans le sous-sol de sa demeure. Un labo relié à la grotte qui nous est tombé sur le coin de la tête. Il y cache plusieurs prisonniers pour faire des expériences de transmutation, que ce soit des chimères, des transmutations humaines, ou autre idées tordues qui pourraient vous revenues. »

Mustang marqua une légère pause, s'assurant que tout le monde suivait encore.

Il remarqua qu'Havoc était le seul à regarder ailleurs, se tordant presque le coup pour ne pas le regarder. Il n'y prêta pas plus attention et repris.

« Notre mission est donc de récolter quelques information au village, au abord de North City, et aller directement enquêter dans le laboratoire. Il me faut donc deux équipes. Celle qui se chargera du labo devra avoir les capacités de se défendre contre toute attaque paranormale, mais il nous faut tout de même des bras forts. J'ai donc désigné… »

Il laissa planer un petit suspens qui agaça rapidement ses subordonnés puis enchaîna :

« Je serait chef d'équipe pour le labo ! Avec moi, j'ai nommé l'alchimiste Fullmetal, le commandant alchimiste Alex Louis Armstrong et… Le second Lieutenant Jean havoc. »

En entendant son nom, Havoc eu un sursaut qui le sortit de sa rêverie, ou plutôt de ses questions obsédantes sur le comportement étrange du colonel.

« La seconde équipe sera menée par le Majors Meas Hughes qui sera accompagné par le Sergent Major kain Fuery, le Premier Lieutenant Riza Hawkeye, le Second Lieutenant Heymans Breda et enfin, l'Adjudant-Chef Vato Falman. Un hôtel nous a été réservé sur place. Nous partirons demains à la première heure. Je vous laisse préparer vos affaires… »

Ainsi se termina la séance, chacun quittant sa place pour mettre en place la paperasse nécessaire pour cette mission ainsi que les affaires dont ils auraient besoin.

Havoc attendit que la pièce se vide pour s'avancer vers le colonel et lui dire :

« Colonel… Il faut que je vous parle…

- Pas maintenant Havoc, j'ai beaucoup de travail pour cette mission.

- Mais colon…

- Havoc ! Si vous souhaitez me parler, venez dans mon bureau tout à l'heure, pour le moment, j'ai d'autres priorités, vous pouvez le comprendre !? »

C'était davantage un ordre qu'une question.

Havoc acquiesça à contre cœur, ne comprenant définitivement pas le comportement du colonel. La veille il était tendre et adorable, le lendemain, il était froid, comme si rien ne s'était passé. Le blond en était presque vexé et blessé.

'A quoi je m'attendais ? C'est le colonel après tout… Il prend, il jette...' pensa-t-il sans vraiment y croire, ou plutôt, espérant se tromper.

Il fit donc demi-tout sur lui-même et sortit de la pièce sans demander son reste, rejoingnant Breda qui l'attendait dehors.

« Qu'est-ce que tu fous là ? demanda-t-il nerveusement à son ami.

- Je t'attendais. C'est l'heure de manger… On va à la cafét' ? »

Havoc soupira. Il n'était pas vraiment d'humeur à se pavaner dans tout le QG, mais ça lui changerait peut-être les idées de ne pas rester seul.

Il suivit donc son ami pour passer le repas de midi en sa compagnie.

Quelques heures plus tard, Havoc réussi enfin à voir le colonel en tête à tête.

Debout dans son bureau, toujours aussi mal fagoté, il n'osait même plus le regarder. Il pris une profonde inspiration et lui demanda :

« Colonel… J'aimerai comprendre… Qu'est-ce que… ? »

Il ne finit pas sa question, voyant le colonel se lever et fermer la porte derrière lui.

« Cette discussion ne regarde que nous, je me trompe ? demanda le colone, le plus sereinement possible.

- Heu, en effet… Je suppose… Enfin… Colonel… Qu'est-ce qui se passe… ?

- Qu'est-ce que tu veux dire ? »

'Il me tutoie à nouveau ?' s'étonna Havoc avant de continuer comme si de rien était.

« Pour hier… J'ai besoin de savoir si… Est-ce que vous avez simplement profité de la situation, alcool aidant ? »

Mustang le regarda tout d'abord très froidement, puis son regard devint aussi jovial que la veille et il déclara :

« S'il y a bien une chose que je ne me permettrai jamais de faire, c'est profiter de la situation avec toi.

- Qu… quoi ? s'étonna Havoc, n'y croyant presque pas.

- J'étais sincère Jean… »

Havoc n'en revenait pas. Il avait l'impression de se replonger dans un rêve.

« M-mais alors pou-pourquoi avoir été si… enfin… Aujourd'hui… ?

- J'avoue que je ne me sens pas encore prêt à sortir du placard… Je ne souhaite pas que tous nos collègues sachent que nous partageons une telle intimité, d'autant que sur les lieux de travail, ce n'est pas conseillé…

- Falman nous a entendu…

- Quoi !? s'étonna Roy.

- Hier soir… Falman à fait quelques heures sup' et il sait que vous n'étiez pas seul…

- Il sait avec qui j'étais ? demanda alors Mustang, apparemment ennuyé.

- Il avait l'air de penser que vous étiez avec une nouvelle conquête…

- Une femme ? Et bien… C'est rassurant !

- ça vous dérangerait tant que ça ?

- Et toi ?

- J'avoue que cela me gênerait quelque peu, mais si ça doit se savoir, et bien…

- Et bien espérons que ça ne soit pas de cette façon… M'enfin… Au moins, ils auront de quoi discuter. »

Mustang lança un regard à Havoc. Il alla fermer la porte à clef tout en gardant son subordonné dans sa ligne de mire et lui déclara :

- Bien… Et si on tentait de savoir lequel de nous deux gémis comme une femme… ?

- Qu…Quoi ? Mais… Colonel, il n'est…

- Appelle-moi Roy… Je te l'ai déjà dis. » murmura Mustang à Havoc tout en attirant son visage vers le sien pour lui offrir un nouveau baiser.

Dès qu'Havoc eut les lèvres libérées, il tenta une nouvelle fois de repousser les avances de son supérieur.

« R… Roy… Il est à peine 15h… Ce n'est pas vraiment le moment de…

- Tu crois ça… ? coupa Mustang apparemment très tenté par son idée farfelue.

/ !\ RAITING MA / !\

Mustang caressa le torse de son subordonné tout en l'embrassant langoureusement. Havoc ne savait plus où donner de la tête. Il n'arrêtait pas de se dire que ce n'était pas le moment, que c'était mal, mais la porte fermée à clef le mettait en confiance. Il se laissa donc à moitié faire, repoussant sans enthousiasme Mustang.

Le colonel commençait à faire glisser la veste d'Havoc et lui souffla :

« Elle ne te va pas du tout ma veste… »

Havoc rougit quelque peu à l'idée que Roy ait remarqué l'échange accidentel qu'il avait fait de leurs vestes.

Roy continua sa visite en passant ses mains sous le t-shirt d'Havoc. Il lui caressa le ventre, ventre particulièrement musclé. Mustang avait énormément de plaisir à toucher cette zone si bien entretenue par Havoc.

Alors qu'Havoc commençait à sentir son excitation monter, il continuait à penser que ce n'était peut-être pas une bonne idée.

« Colon… Roy ! Tout le monde est encore au QG. Imaginez que quelqu'un essaie de vous joindre…

- Est-ce vraiment ça qui te gêne tant ? »

Havoc déglutit non sans peine et avoua, les joues en feu :

« Ce qui me gêne c'est que quelqu'un qui passe par là puisse nous entendre. »

Cet aveu fit quelque peu sourire le colonel qui trouva l'idée très amusante. Il adopta son air le plus imposant possible, sachant parfaitement que ça faisait toujours son effet avec son subordonné ici présent.

« Faisons en sorte qu'au moins l'un de nous ne fasse pas de bruit…

- Qu'est-ce que vous voulez dire… ? »

Mais Roy ne répondit pas et se contenta de passer ses mains sur l'entre jambe déjà bien tendu du jeune militaire.

Havoc sursauta. Ce n'était pas la première fois que Mustang le touchait, mais il n'y était pas habitué, loin de là. Surtout en pleine journée, sans alcool dans le sang.

Roy commença à défaire la braguette de son subordonné, toujours en caressant la partie la plus sensible de celui-ci, lui donnant quelques frissons.

Havoc retenait tant bien que mal ses gémissements, mais quelques-uns réussissaient à se frayer un passage entre ses lèvres.

Quand enfin Roy eut entre les mains l'objet de son désir, il poussa Havoc contre son bureau, lui donnant ainsi appui, puis se mit à genou devant lui.

« Roy ! Qu'est-ce que… ! N-non ! Je… ! »

Mais déjà Roy caressait du bout de la langue le sexe de son amant, lui faisant lâcher un cri mal retenu de plaisir.

Havoc se dandinait, se tortillant le bassin, comme si ça pouvait l'aide à gérer l'excitation qui se faisait croissante.

'Je vais pas tenir, je sens que je vais hurler… Faut qu'il arrê… Ah non, c'est trop bon !'

Roy était terriblement doué, caressant d'une main l'entrejambe d'Havoc, tout en mettant son sexe dans sa bouche. Juste le bout pour commencer, puis toujours plus profondément en lui.

« R… Ah… Roy… On… Mmmh anh… On va… Anh… Anh… On va… M… M'entendre anh ! » Articula difficilement Havoc entre ses soupires de plaisir.

Ce résultat n'en était que plus plaisant pour Mustang qui continua de plus belle, formant de deux doigts, un anneau à la base du sexe de Jean, le serrant par moment, relâchant à d'autres.

Il effectuait quelques fois de petites aspirations rapides, juste de quoi faire devenir fou Havoc qui avait déjà beaucoup de mal à contenir son plaisir.

Il continua ainsi pendant plusieurs minutes, apercevant Havoc se tenir nerveusement à la bordure du bureau. Roy se surpris à penser qu'il en resterait sûrement la marque des ongles d'Havoc incrusté. C'est à ce moment que le colonel sentit une main se poser sur sa tête. Une main nerveuse, stressée… Il se doutait de ce que ça voulait dire.

« Je vais… Ah… Roy, ça… Ah… ça vient ! Ah ah… Ah mmmh Ah AAAh AAAAH OUII AAAAH! »

Havoc n'avait pas réussi à retenir son cri de jouissance.

C'est donc face à un visage rouge de honte que Roy se retrouva une fois qu'il se fut relevé, s'essuyant quelque peu la bouche.

Il prit la peine d'arranger la condition d'Havoc en le rhabillant comme il le pouvait, tout en lui souriant.

« Tu as aimé… ? demanda-t-il simplement.

- A votre avis ? » répondit Havoc, toujours appuyé sur le bureau, le regard fuyant

Mustang souris, ravis par cette réponse et ajouta :

« Je ne m'en suis pas trop mal sortit alors ?

- Bien au contraire… dit encore Havoc, la tête baissée, les joues rouge vif.

- Je suis heureux que ça t'ait plut… dit Mustang en se léchant les lèvres avant d'embrasser furtivement Havoc. Tu veux une bière ? »

- Pas pendant le service colonel… répondit Havoc, un peu amusé par la situation, mais toujours embarrassé.

- Parce que ce qu'on vient de faire est habituel pendant le service ? Et puis une bière ne pas va pas nous abrutir… »

Havoc réfléchis un instant. Effectivement, ce n'était pas ça qui allait aggraver leur cas.

« Volontiers » répondit-il alors.

Second chapitre ! J'espère que la partie lemon vous aura un peu plue, je ne suis pas très douée pour écrire ce genre de scène, mais celle-ci me tenait à cœur, allez savoir pourquoi…

Peut-être parce que voir Mustant en pseudo uke (oui, parce que c'est quand même lui qui mène la danse…) me plaisait ! ^^

Bref ! XD

En tout cas, j'espère que ça vous à plu !

Très bientôt, le troisième chapitre !

N'hésitez toujours pas à me laisser quelques reviews encourageantes !