8 jours, 7 nuits : Vacances à Okinawa
Source : Gravitation
Genre: Yaoi, lemon pour plus tard
Auteur : Shmi
Couple : Yuki x Shuichi
Disclaimer: Même si je le voudrai bien les perso ne sont pas à moi. Dommage…
Note : en italique pensées des personnages
Tous les lieux sités existent bel et bien, mais leur description est un peu différente que la réalité. Autrement dit j'ai fait des recherches sur Okinawa mais pas trop !lol
J'espére que ce cahpitre vous plaira parcequ'à moi, il me plais énormément. Et désolé pour l'attente.
Chapitre 3 : Mardi
Le soleil commençait à poindre dans le ciel de la capitale nippone. Dans la chambre d'un appartement, deux corps entrelacés dormaient paisiblement quand…
Bipbipbip Bipbipbip Bipbipbip Bipbipbip Bipbipbip…….
Le premier des deux, un homme, émit un grognement de mécontentement et abattit sa main sur l'engin de malheur qui avait osé le réveiller. Sous ce traitement, l'objet en question cessa sa plainte. L'homme, blond, paru content de ce résultat, et essaya de se lever, quand il aperçut son amant allongé sur lui, dormant encore. Comment diable arrivait il à dormir avec tout ce boucan était un vrai mystère. D'ordinaire, Yuki l'aurai laissé dormir un peu plus, rien que pour avoir le plaisir de le voir s'affoler et se dépêcher pour arriver à l'heure à ses répétitions, mais aujourd'hui, il ne fallait pas qu'ils soient en retard, l'avion n'attendrait pas.
- Shuichi…dit-il en passant une main dans ses cheveux
- Zzzzzzzzzzzz
- Shuichi c'est l'heure dit il en renouvelant sa caresse
- Hummmm
- Shuichi…le ton devenait de moins en moins patient
- Hummmm
- Oh! Shuichi debout c'est l'heure ! - la patience de Yuki avait atteint ses limites –
- Hein quoi ?
- C'est l'heure ! Faut se lever où sinon on va être en retard
- En retard…pour quoi faire dit-il dans un bâillement
- Tu te souviens…vacances…avion…Okinawa…
Shuichi sauta sur le lit totalement réveillé.
- Ah oui nos vacances ! Vite debout Yuki on va être en retard !
- C'est l'hôpital qui ce fout de la charité ! Ca fait une heure que j'essaye de te réveiller, mais monsieur flémarde au lit !
- Oui, bon ça va. Mais ça c'est parce que j'ai pas eu mon câlin hier soir!
- A qui la faute, t'étais endormi quand je suis arrivé…
- Mais…fallait me réveiller ! Donc, je veux mon câlin maintenant dit-il en sautant au cou de Yuki
- Non ! Sinon on va vraiment rater l'avion…il s'empressa de rajouter avant que Shuichi ne râle encore…On aura tout notre temps à l'hôtel.
Le chanteur sembla peser le pour et le contre. "On fait ça ici en vitesse ou on attend d'être à l'hôtel et on prend notre temps". Pour toute réponse, Shuichi sauta hors du lit en criant à Yuki de se dépêcher de se préparer. Ce dernier fut vite prêt comparer à son amant toujours enfermé dans la salle de bains. Il avait eu le temps de boire tranquillement son café et d'appeler un taxi, alors que Shuichi se préparait toujours.
- Je te rappelle que notre avion décolle à 10h or il est 8h30 et on est toujours à la maison!
- Ca y'ai j'ai fini dit-il en sortant de la salle d'eau.
Shuichi sortit fin prêt. Il était habillé en version plage : bob sur la tête, lunette de soleil, chemise hawaïenne, pantacourt beige et baskets au pied.
- Au moins avec toi, on sait où on va !
- Vacances obliges…
- Oui… T'as pris ton passeport ?
- Oui !
- Bon j'ai les billets…allons y!
Ils descendirent dans la rue avec leurs bagages et virent leur taxi qui les attendait patiemment. Tous deux s'installèrent et il démarra en direction de l'aéroport international de Narita.
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Ils arrivèrent dans les temps à l'aéroport, enregistrèrent les bagages sans difficultés (Yuki se demandant quand même pourquoi sa valise était si lourde) et montèrent à bord de l'avion. Lorsque l'hôtesse de l'air vit le nom marqué sur le billet de Shuichi elle lui fit un immense sourire ce rendant compte de qui elle avait en face d'elle. Mais lorsque Yuki présenta son ticket, cette dernière faillit littéralement tomber à la renverse (1 à 0 pour l'écrivain). Shuichi se rendant compte de l'effet que faisait son amant sur la jeune femme, le tira par la manche dans un geste de possession. Ils trouvèrent leur siège et s'assirent en entendant des gloussements provenir des fauteuils derrière eux ; preuve que les deux femmes les avaient reconnu. Yuki commençait à râler en ce disant que même si en première classe ils ne pouvaient pas être tranquille autant rester chez soi, quand il vit Shuichi se tourner et taper la discut avec les deux filles de derrière. Yuki essaya de se tasser sur son siège pour éviter que son petit ami ne l'invite à participer à la conversation.
L'avion finit par décoller, et Shuichi dû se rasseoir convenablement. Durant le vol, Yuki eu marre d'entendre Shuichi parler de ce qu'ils allaient faire pendant les vacances (plage, visite d'Océan Park, plage, visite du marché de Naha, plage, visite de la ville, plage, plage, plage, plage, plage et encore plage…) et sortit son ordinateur portable pour continuer son nouveau roman. A peine l'eu-t-il sorti, que Shuichi commença à bouder. Dix minutes passèrent sans que Shuichi ne pipe un mot, tant et si bien que l'écrivain commença à se demander ce à quoi il pouvait bien penser.
- Que prépares-tu ?
- Hein…quoi…euhh rien
- Shuichi, c'est jamais bon signe lorsque tu es aussi calme.
- Je prépare rien, je te jure !
Peu enclin à discuter dans l'avion, Yuki se replongea dans son nouveau roman. Shuichi n'aimait pas être délaisser de la sorte, et eu une idée.
- Tu me laisses passer, je voudrais aller aux toilettes (Shuichi étant de côté du hublot pour regarder le paysage comme tout bon enfant!)
- Hum…
Yuki sauvegarda ce qu'il faisait et se leva de son siège. Shuichi passa faisant bien attention à frôler l'écrivain, qui imperturbable se rassit et recommença à tapoter sur son clavier. Mais Shuichi n'avait pas dit son dernier mot. Il se pencha vers son amant et lui susurra quelques mots à l'oreille.
- J'y vais, mais laisse moi quelques minutes avant de me rejoindre…
- Hum hum…HEIN ! QUOI !
Shuichi arboré un sourire satisfait, Yuki avait décroché de son ordi.
- Si tu veux me rejoindre aux toilettes murmura-t-il toujours
- Non mais ça va pas! Lui aussi chuchota ses mots car toute la première classe s'était retournée lors de sa dernière exclamation.
- Je pensais que peut-être c'était l'un de tes fantasmes…
- Dans les toilettes du avion ?
- Dans un lieu public où n'importe qui pourrait nous surprendre…un passager…une hôtesse…
- T'imagine si ça venait à se savoir…
- Seulement si on se fait prendre…
Shuichi lécha l'oreille de Yuki et partit en direction des toilettes. Yuki était médusé par le comportement de son jeune amant.
POV Yuki
Non mais il croit quoi ? Que je vais le suivre comme ça, gentiment ! Chuis pas en manque moi ! Et puis ça n'a jamais été l'un de mes fantasmes d'abord ! … non… Shuichi et moi dans un lieu public…non jamais…avec le risque d'être surpris comme deux adolescents…non …jamais…je l'imagine déjà m'attendant dans une position avantageuse…NON ! …Faut pas que je commence à l'imaginer comme ça…et puis cette langue c'était pas discret, les autres passagers vont s'imaginer des trucs si je pars comme ça après lui…hummm cette langue…non…dans mon cou…sur ma gorge…sur ma…NON NON NON et NON ! Et merde il me met dans un état…
Fin POV Yuki
Yuki éteignit son ordinateur portable et partit en direction des toilettes sous l'œil amusé des deux filles de derrière qui n'avaient loupé aucunes miettes de leur conversation.
Un bon quart d'heure plus tard, Shuichi, suivi de Yuki, regagnèrent leurs sièges, le chanteur arborant un magnifique sourire, tandis que le blond semblait légèrement embarrasser. A vrai dire tous les deux n'avaient guère était discret. Shuichi s'étant exprimé plutôt bruyamment, tant et si bien qu'ils s'étaient fait surprendre par une hôtesse de l'air. Celle-ci, quelque peu gênée mais sans plus (on voyait toutes sorte de chose en première classe), leurs demanda poliment de ne pas trop occuper les lieux et de bien vouloir regagner leurs places. Yuki, par soucis de discrétion, la jeune femme les ayant finalement reconnu, acheta son silence en lui signant des autographes, jeu auquel Shuichi s'amusa beaucoup lui demanda si elle voulait une dédicace spéciale pour ce rappeler ce jour. Après une colère de Yuki sur le fait que son amant était un idiot, ils regagnèrent leurs sièges. La jeune femme semblait de parole, et ils ne risquèrent donc pas de voir la rumeur circuler dans les journaux à potins.
Le reste du vol se déroula sans encombres, Yuki ayant finalement abandonné l'idée de poursuivre l'écriture de son roman au plus grand plaisir de Shuichi.
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Ils atterrirent donc aux alentours des midis et demi à Naha, capitale de l'île d'Okinawa.
Naha était une charmante ville côtière avec un port de plaisance et de petites maisons en pierres blanches. Pour se rendre de l'aéroport au centre ville il fallait emprunter le monorail. Ce train desservait le centre touristique afin que les taxis n'embouchent pas la ville. Ce fut donc avec une joie à peine dissimulée que Shuichi, bagages en main, se précipita dans le premier train qu'il vit. Yuki comme toujours le suivait de loin, savourant une cigarette qui lui avait été refusée dans l'avion. Tous deux prirent place dans un wagon, Shuichi étant collé à la vitre comme il le fut au hublot de l'avion. Le monorail en partance de l'aéroport, passait dans un tunnel pour déboucher sur un panorama de la ville, dévoilant toute sa splendeur aux touristes venus en vacances. Shuichi était le nez collé à la vitre, et n'arrêtait pas d'émettre des " Oh " et des " Ah " admiratifs. Yuki était amusé de le voir réagir comme cela, on aurait vraiment dit un enfant. Mais pour une fois, il ne dit rien trop heureux de voir son amant sourire à pleine dent.
Une fois le monorail arrivait au terminus, tous deux descendirent. Ils leurs fallu quelques minutes à pied pour atteindre l'hôtel, mais ils furent grandement récompenser. L'hôtel était immense, un vrai palace. Il avait les pieds dans l'eau et était entouré une immense plage de sable fin. Il s'agissait probablement d'un hôtel 4 étoiles nota Shuichi. L'écrivain n'avait pas lésiné sur le confort. Chaque balcon étaient ornés de fleurs et possédaient une table et des chaises pour qui souhaité manger au grand air.
Toujours plein d'entrain, Shuichi se précipita vers l'accueil où attendait une charmante hôtesse.
- Bonjour et bienvenue à Impérial Hôtel dit-elle, que puis-je faire pour vous ?
- Bonjour répondit Shuichi toujours plein d'ardeur, il doit y avoir une réservation pour deux au nom de Yuki Eiri.
- Oui, un instant s'il vous plaît, je vais voir ça.
Pendant qu'elle recherchait la réservation, Shuichi examina le hall d'entrée. Il était immense, à la démesure de la bâtisse. Il y avait des boiseries sur toutes les murs ce qui donnait l'impression d'être dans un endroit très ancien où plein de drames avaient dû se passer pensa-il avec son esprit romanesque. Mais la réalité était toute autre. En fait l'hôtel était ancien, mais de seulement quelques années, un promoteur immobilier ayant préférait faire construire l'hôtel dans un style architectural européen pour attirer les touristes occidentaux. Il y avait dans cette vaste salle plusieurs fauteuils et tables pour discuter tranquillement entre amis, des jeux d'arcade pour les enfants dans un coin, et des plates vertes pour agrémenter le tout. Apparemment d'autres salles se situaient à côté sans que Shuichi ne puisse les distinguer. Pendant ce temps la jeune femme pianotait sur son ordinateur et semblait chercher la réservation. Elle releva la tête vers le chanteur et sembla quelque peu ennuyée.
- Je suis désolée, mais il semblerai qu'il n'y ai aucune réservation à ce nom…….Etes-vous sur qu'il s'agit du bon nom?
- Euhhh oui normalement… Essayez quand même avec Shindo Shuichi?
L'hôtesse refit des recherches sur son ordinateur quand Yuki, qui eu finit sa cigarette, arriva enfin.
- Qu'est ce qu'il y a ? demanda-t-il à Shuichi qui avait l'air inquiet
- Apparemment il n'y a pas notre réservation
- Ca m'étonnerait, je l'ai fait moi-même !
La jeune femme les regarda toujours avec un air ennuyé.
- Je suis vraiment désolé, mais à ce nom là non plus.
- Quels noms ? demanda Yuki
- Et bien…Yuki Eiri et Shindo Shuichi répondit la jeune femme.
- Idiot dit-il à Shuichi, se tournant vers la réceptionniste il dit : J'ai une réservation au nom de Uesugi Eiri.
- Uesugi…Eiri…pourquoi ? demanda Shuichi
- Pour être plus tranquille. En donnant ton nom on aurait eu tes groupies sur le dos, et en donnant nom de plume on aurait eu les miennes. Même si les tiennes sont plus bruyantes et dérangeantes…
- J'y avais pas pensé
- Je vois ça.
Shuichi resta muet, perdu dans ses pensées, au plus grand étonnement de Yuki. Mais celui-ci n'eu pas la possibilité de lui parler, la jeune femme intervenant.
- Ah oui, ça y'ai ! J'ai trouvé votre réservation M. Uesugi. Alors il s'agit d'une chambre à lit double pour 7 nuits, avec terrasse et baignoire dans la salle de bains.
- C'est bien ça
- Mais peut être es-ce une erreur ? Vous préféreriez peut être 2 lits simples pour votre jeune frère et vous-même ?
- "Mon jeune frère…elle est bien bonne celle-là. On se ressemble ? Y'a vraiment des gens qui veulent pas voir la réalité même lorsqu'elle est en face d'eux! Et l'autre qui dit rien…". Non le lit double sera parfait trancha Yuki
L'hôtesse sembla réfléchir quelques instants et se mit à rougir, signe qu'elle venait de comprendre la relation qu'ils avaient.
- Ah…euh…et bien…heu…oui en fait…donc oui, voilà vous avez la chambre 705 au 7ème étage, il faut nous laisser une pièce d'identité et vous réglerez en partant. Le petit déjeuner s'effectue dans la salle de restaurant de 8h30 à 10h30. Mais si vous préférez vous pouvez déjeuner sur votre terrasse. Pour cela il faut nous prévenir la veille, et nous servons jusqu'à 11h. Le dîner s'effectue toujours dans la même salle à partir de 20h. Avez-vous des questions Messieurs?
- Non, pas qui me vienne à l'esprit, Shuichi ?
- Hein, euh…non.
- Et bien voici votre clé, les ascenseurs sont à votre droite. Laissez moi vos bagages, je vais vous les faire monter. En espérant que vous passiez un agréable séjour chez nous.
- Merci bien répondit Yuki en prenant la clé et en se dirigeant vers les ascenseurs.
- Ah ! Trop mignons dit une deuxième réceptionniste en se rapprochant de la première.
- Ben t'affole pas, ils sont gays !
- Bien sûr qu'ils sont gays ! Tu sorts d'où, tu les connaît pas ?
- Non, je devrais ?
- Comment ça tu devrais ? Bien sûr que tu devrais le savoir? C'est le chanteur du groupe Bad Luck, Shuichi Shindo, je t'ai passé leur album, et l'autre c'est son petit ami l'écrivain Yuki Eiri ! Me dit pas que tu les connais pas, c'est pas possible, leur histoire a fait le tour du pays l'année dernière. Les magazines people en ont fait leurs idoles!
- Ah ouais peut être…
- Tu es désespérante, il faudrait quand même que tu t'intéresse un peu au monde dans lequel tu vis au lieu de rester le nez scotché dans tes bouquins de maths…non mais vraiment je te jure…
Et sur ce elle repartit de son côté pour s'occuper des clients qui arrivaient laissant cette pauvre hôtesse seule dans le désarrois total.
Yuki qui se dirigeait vers l'ascenseur entendit des bribes de conversation mais ne s'en souciait guère. A vrai dire le silence de Shuichi l'inquiétait plus.
- Qui y'a-t-il ? interrogea l'écrivain en attendant l'ascenseur
- Euh…rien rien
- Shuichi… insista Yuki en appuyant le nom du chanteur, du regard.
C'était le fameux regard auquel Shuichi savait très bien qu'il ne fallait pas mentir.
- Et bien je me disais que depuis le temps que l'on est ensemble tu préférerais que je t'appelle plutôt Eiri au lieu de Yuki, surtout sachant ce que représente ce nom pour toi?
- Ce n'est que ça qui te tracasse ? … Appelle-moi comme tu veux, venant de toi ça m'est égal. Tant que tu continues à m'appeler…dit-il en entrant dans l'ascenseur qui venait d'arriver.
Shuichi resta sans voix, immobile jusqu'à ce que l'information soit enregistrée. Venait-il vraiment de lui dire que ça lui était égal le nom qu'il lui donnait tant qu'il continuait à l'appeler?
- Tu viens Shuichi ? Demanda Yuki en retenant les portes de l'ascenseur.
- Oui oui…
Entrant à son tour dans l'ascenseur il continua :
- C'est vraiment vrai que je peux t'appeler Eiri si je veux ?
- Oui… Es ce si étrange que je te dise ça, pour que tu ai une tête pareille? T'as l'air étonné. On dirait un poisson sorti de l'eau.
A vrai dire Shuichi était sur le point de se liquéfier sur place tellement il était heureux.
- Eiri…
- Hum…
- Ah non… c'était juste pour essayer ! dit il un sourire aux lèvres.
- Idiot…mais je dois dire que ça fait drôle venant de toi…il va falloir que je m'y habitue.
L'ascenseur arriva au 7ème étage et ils cherchèrent leur chambre. Arrivé devant la 705 Yuki ouvrit la porte en faisant glisser le carte magnétique dans la fente.
La chambre était grandiose. Un grand lit trônait en son centre, bordé par une table de nuit de chaque côté. Sur celles-ci était posé une lampe carrée qui s'accordait avec l'ensemble. Sur la gauche en entrant ce trouvait une grande armoire parée d'un miroir dans lequel on pouvait se voir en entier. A droite se trouvait une immense baie vitrée qui donnait sur une magnifique terrasse d'où l'on pouvait voir la mer. Sur celle-ci se trouvait une table avec des chaises d'extérieures ainsi qu'un parasol qui cachait les occupants de la chambre de la vue de leurs voisins. A l'intérieur près de la baie vitrée on trouvait une table du bois brute qui pouvait servir de bureau ou bien de table à manger.
- Wahooooooooow, ça va coûter super cher tout ça !
- T'inquiète pas pour ça dit Yuki en posant son sac sur le sol et en examinant à son tour la chambre.
- … Tu sais… je crois que finalement je ne vais pas t'appeler Eiri…
- Comme tu veux…dit il en s'asseyant sur le lit
Shuichi toujours debout à contempler la chambre se rapprocha de son compagnon.
- … en fait Eiri est un prénom plutôt doux et je crois que je vais le garder pour les moments que l'on passe tous les deux seuls…tendrement enlacés…
Tout en parlant Shuichi s'assit sur les genoux de Yuki, celui-ci passant ses bras autour de sa taille.
- …Comme maintenant…
- Si tu veux…
- Eiri…
Et ils s'embrassèrent délicatement, un baiser simple, mais où passait toute leur affection pour l'autre.
- Et puis… je préfère crier un "Tadaïma Yuki" quand je rentre à la maison, ça sort plus facilement et c'est mieux pour te faire râler…
- Me faire râler?
- Hum hum…
Shuichi commença à laisser des baisers papillons dans le cou de Yuki, sur sa mâchoire, sur sa joue…
- T'es légèrement maso, si tu aimes quand je râle
- Pas spécialement… mais au moins je vois que tu t'intéresses à moi.
Sans un mot Yuki renversa Shuichi sur le lit. Il aurait tant voulu pouvoir lui dire qu'il s'intéressait énormément à lui, même quand il ne lui criait pas dessus, en fait surtout quand il ne lui criait pas dessus, mais l'écrivain n'ayant été jamais très loquace, préféra lui montrer par les gestes. Il fit glisser une de ses mains sous sa chemise, la déboutonnant, embrassant une clavicule du chanteur … quand on tapa à la porte.
L'importun venait de l'interrompre dans son élan. Yuki émis un grognement et se leva pour aller ouvrir. Shuichi souriait à pleines dents devant la réaction de son amant. Ce dernier se retourna avant d'ouvrir la porte, pour voir dans quelles positions était son compagnon. Celui-ci s'était sagement rassit sur le lit et attendait la suite des évènements. Yuki ouvrit donc la porte sur le bagagiste de l'hôtel qui fut accueilli par un blondinet grognon. Il déposa les 3 valises dans la chambre et fut expédier dehors un billet en main. Yuki ne pris même pas la peine de jeter un œil sur les dites valises, trop obnubilé de reprendre l'effeuillage en règle de son amant, celui-ci s'étant déjà rallongé sur le lit et l'attendant.
L'écrivain ne se fit pas prier deux fois et recommença là où il s'était arrêté : une main sous la chemise, l'autre dans les cheveux de Shuichi. Yuki l'embarrassait fougueusement, sa langue explorant la bouche du chanteur avec avidité lui procurant des frissons tout le long de la colonne vertébrale. Shuichi s'agrippait avec force aux épaules de l'écrivain dans l'espoir d'être toujours plus prés. C'est alors qu'un grondement sourd se fit entendre.
- Shuichi ?
- C'est rien, c'est rien continu…
Mais il fut de nouveau interrompu par l'estomac du chanteur.
- … Bon d'accord j'ai un peu faim.
Yuki ricana devant la franchise de son compagnon.
- Quoi ? Qu'est ce que j'ai dit…
- Rien rien … Allez viens on va manger dit l'écrivain en se levant
- Mais tu continus pas ?
- Non
- T'es fâché ?
- Non plus
- Mais alors pourquoi ?
- Ton estomac m'a coupé tout envie.
- NoNNNNNNNNNNNNNNNN ! Pas ça!
- Arrête tout ce cirque ! On est là pour une semaine, on aura tout notre temps… Et puis moi aussi j'ai faim !
- Ah bon ! Si toi aussi tu as faim on peut y'aller.
Le changement soudain de réaction de Shuichi laissa Yuki quelque peu perplexe. Mais après tout avec le chanteur, il ne fallait s'étonner de rien. Il suivit donc le chanteur qui s'était levé d'un bond du lit et ils descendirent déjeuner. N'ayant pas encore exploré les environs, ils décidèrent de déjeuner à la terrasse du restaurant de l'hôtel, le beau temps s'y prêtant à merveille.
Après le déjeuner, tous deux se promenèrent autour de l'hôtel, visitant le quartier. C'était un quartier agréable, quasiment piéton et assez touristique avec plusieurs petites échoppes. Yuki et Shuichi se baladaient sur la promenade, longeant l'étendue de sable fin, qui s'étalait aux pieds de l'hôtel, tantôt discutant, tantôt silencieux, mais jamais bien loin l'un de l'autre. Shuichi aurait bien voulu pouvoir s'accrocher au bras de son amour, mais celui-ci lui avait demandé de rester discret. Donc, pour une fois il l'avait écouté, et il se contentait de marcher à ses côtés laissant de temps en temps leurs mains se frôler. Shuichi s'arrêta de temps à autre devant l'un des étales aux couleurs chatouillantes. Au bout de la troisième Yuki commença à râler. Mais Shuichi s'aperçut que c'était plus pour la forme que pour autre chose puisque lorsqu'il s'avança vers la suivante, l'écrivain suivait toujours.
Vers le milieu de l'après-midi, ils décidèrent de s'arrêter pour se désaltérer. Ils choisirent donc un café et s'assirent pour commander. Yuki pris un thé glacé et Shuichi se laissa tenter par une énorme glace… L'écrivain se délecta de voir manger son amant : Shuichi en avait partout ! Mais dans sa contemplation Yuki dû faire un effort surhumain pour ne pas aller chercher une insidieuse goutte de glace qui coulait, avec une lenteur affligeante, le long du cou de son amant. Shuichi, surpris de se voir fixer ainsi, ne compris rien, jusqu'à ce que son petit ami ne vienne le débarbouiller, pour enlever de sa vue toute tentation.
Après cette collation, ils décidèrent de continuer leur balade, mais bien vite Shuichi se plaignit d'être fatigué, et ils rentrèrent donc à leur hôtel.
A peine arrivée dans leur chambre le chanteur se laissa tomber sur le lit.
- Déjà fatigué ? questionna Yuki en s'asseyant à ses côtés
- Fait trop chaud…
- Je croyais que tu aimais la mer ?
- Oui, mais seulement quand je me baigne; Je fais l'étoile de mer et je bouge plus de l'eau.
- L'étoile de mer… ricana Yuki
- Rigole pas tu verras demain
- Ah…demain c'est déjà la plage
- Vouiii
- Youpi dit l'écrivain d'un air morose
- Mais t'inquiète pas, j'ai aussi pensé à toi en faisant notre programme
- Parce que tu sais déjà ce qu'on va faire ?
- Plus au moins, disons qu'il faut absolument aller voir le marché de Naha, le château Shuri et aussi visiter "Ocean Park". Ca va être génial !
- Si tu le dis…
- Ne commence pas être pessimiste s'il te plait. C'est toi qui as proposé ce voyage.
- Mais oui…ne t'inquiète pas on fera tous ce que tu voudras. Au fait comment sais tu ce qu'il y a à visiter ?
- Grâce à la brochure que tu as amenée avec les billets. J'ai eu le temps de l'étudier lorsque tu pianotais sur ton ordinateur.
- Je croyais déjà mettre fais pardonner.
- Si tu crois qu'une partie de jambe en l'air dans l'avion sert à te faire pardonner tu te trompe cria-t-il presque sur le ton du défit.
- Je pensais plutôt au séjour dans son ensemble
- Ah non ça s'était pour te faire pardonner te me délaisser continuellement
- Ah qui la faute, qui était toujours en concert… Passons… mais t'as eu ta glace.
- Tu achètes mon pardon avec une glace ?
- Ouais
- Pas suffisant, et puis j'ai eu l'impression que cette glace te faisait plaisir à toi aussi, si tu vois ce que je veux dire….dit-il d'une petite voix limite coquine.
- Je ne vois pas de quoi tu parles…
- C'est ça oui…
Ils se fixèrent les yeux dans les yeux attendant que l'un des deux fassent le premier pas, quand soudain Yuki reprit la parole.
- Allez pousse toi
- Hein ?
- Faut que j'ouvre ma valise où sinon toutes mes fringues vont être froisser.
A contre cœur Shuichi se leva du lit pour permettre à l'écrivain de poser sa valise. Puis, se rappelant soudain de ce qu'il avait mis dedans, il essaya de le stopper.
- Non arrête, tu sais quoi, je suis plus fatigué, on ressort ?
- Après si tu veux. Je sors mes vêtements et on y va.
- Non, c'est pas la peine, t'as qu'à le faire après dit-il en lui tirant le bras.
Mais Yuki ne l'écoutait pas, il posa et ouvrit la serrure de sa valise. C'est alors que jaillit trois envahissant costumes de plus ridicules.
- Shu…Shuichi… c'est quoi ça ? demanda t il avec colère
Le dit Shuichi se terrait dans un coin tremblant comme une feuille.
- Euh… et bien … mon costume de chien… répondit-il d'une petite voix
- …
- … celui d'écolière… continua-t-il en désignant le second costume
- …
- …et je me suis dit que celui de soubrette pourrait te plaire…
- Rappel moi ce que je t'avais dit de faire ou plutôt de ne pas faire avec ma VALISE ! cria Yuki de plus en plus en colère si cela été possible.
- … euh de ne pas y mettre mes affaires.
- Et toi tu y mets des fringues et surtout tes costumes ridicules. Imagine de quoi on aurait eu l'air si on nous avait demandé d'ouvrir nos valises à l'aéroport !
- Je n'y avais pas pensé dit-il tout timide, la tête enfoncée dans les épaules.
- C'est bien ça le problème tu es un idiot qui ne pense à rien !
- Mais je voulais te faire plaisir
- Quand comprendras tu que tu es ridicule avec ses costumes.
Les larmes montèrent aux yeux du chanteur qui s'enfuit en courant, claquant la porte de leur chambre.
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Il avait craqué. Il s'était pourtant promis de ne pas le faire pleurer durant le séjour, mais là s'en était trop ! Il fallait qu'il comprenne que se dénigré de la sorte avec ses costumes ridicules était stupide. Il l'aimait de toutes façons sans. Encore fallait-il pouvoir lui dire.
POV Yuki
C'est pas vrai, c'est idiot, pourquoi je lui ai crié dessus comme ça ! …ça m'énerve encore plus ! Ca m'énerve que je m'énerve contre lui…mais c'est sa faute, j'arrive pas à me contrôler avec lui, c'est tout ou rien…pas de demie mesures. Il pourrait le comprendre non ? … Ouais mais si je lui dit pas il peut pas le savoir… Faudra que je lui dise quand il reviendra…s'il revient…mais oui il va revenir…n'est ce pas ? …Allez on se calme, on attend qu'il revienne et quand il sera revenu, on sera gentil et aimant avec lui…oui c'est ça, je serai comme ça avec lui…. Et s'il revenait pas…moi sans lui je suis plus rien…à force de trop tirer sur la corde, il va peut être en avoir marre…NON NON NON NON NON NON NON Ne pas penser à ça ! Eiri, tu vas t'asseoir et tu vas attendre qu'il revienne.
FIN POV Yuki
Yuki s'assit donc et commença à fumer cigarette sur cigarette en attendant le retour de sa tornade rose.
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Shuichi se morfondait assis sur un banc dans un jardin non loin de l'hôtel. Il s'était enfui de la chambre, les larmes aux yeux, et avait tourné en rond autour de l'hôtel jusqu'à tomber sur ce petit jardin, caché à la vue de tous par de hauts buissons. Là, il avait lassé libre cour à ses larmes, pleurant de tout son soûl.
POV Shuichi
Il m'a encore crié dessus…je voulais simplement lui faire plaisir… bon d'accord c'était idiot de ma part de les mettre dans sa valise, mais quand même c'est pas la peine de me crier dessus et de se mettre en colère comme ça. Il est terrifiant… des fois je me dis qu'il pourrait me frapper… non ça c'est pas possible, il le fera jamais, j'en suis sûr… il a beau me crier dessus, mais à chaque fois que je reviens il est comme, comment dire, comme plus calme, plus apaisé que je sois revenu… finalement ma présence ne doit pas trop lui déplaire. J'aimerai qu'il soit un peu plus tendre voir un peu plus câlin, mais bon si quand je reviens il m'accepte c'est déjà bien. J'espère qu'il m'acceptera à chaque fois, faudrait pas trop que je tire sur la corde… on sait jamais, peut être qu'un jour il ne m'ouvrera plus la porte… Faut que j'arrête de faire l'idiot, que je fasse moins gamin, où je risque de le perdre. Allez courage Shuichi essuie tes larmes et remonte dans cette chambre lui présenter des excuses. Montre lui que tu n'es plus un gamin !
FIN POV Shuichi (1)
Shuichi fit ce qu'il s'était promis, il s'essuya les yeux et retourna vers l'hôtel.
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Il n'était pas très gai lorsqu'il se présenta devant la chambre, mais il fallait qu'il affronte Yuki. N'ayant pas la clé, Shuichi tapa à la porte. Yuki l'ouvrit à la volée voulant chasser l'intrus qui osé le déranger dans un moment pareil, mais lorsqu'il s'aperçut qu'il s'agissait du chanteur il paru soulagé. Shuichi s'en aperçu même s'il ne vit qu'un millième de seconde le micro sourire de l'écrivain. Yuki, finalement rassuré de revoir Shuichi, repris aussitôt ses mauvaises habitudes et retourna s'asseoir comme si de rien n'était, finissant sa cigarette. Le chanteur remarqua que le cendrier en était plein, signe qu'il avait dû les fumer les unes après les autres dans un moment de grande anxiété. Shuichi refusant l'idée qu'il en soit la cause se demandait ce qui pouvait bien tracassé ainsi son écrivain. Mais plus il y réfléchissait et moins il trouvait d'autres causes. Et ça il ne pouvait le croire ! Yuki, le grand Yuki champion toutes catégories pour dissimuler ses émotions, laissait apparaître son angoisse à l'idée qu'il ne revienne pas ! Ce pourrait-il que l'écrivain tienne un peu à lui, même avec ses attitudes de gamin ?
Même si Shuichi était heureux d'apprendre cela, il aurait aimé voir Yuki le lui dire explicitement au lieu de devoir le deviner, mais connaissant l'écrivain c'était beaucoup demander. Durant toute sa réflexion Shuichi ne s'aperçut pas que Yuki l'observait d'un œil attendrit
"Allez dit-lui quelque chose de gentil, pensa t-il. Dit lui que ça te fais extrêmement plaisir qu'il soit revenu. Que t'en es soulagé…"
Mais comme toujours, l'écrivain se fit plus cinglant qu'il ne l'aurait voulu.
- T'étais où ?
- Euh…j'étais dans un parc pas loin.
- Hum…
Comme toujours, Shuichi était inquiet après l'une de leur dispute, et n'osait rien dire ou faire de peur d'énerver de nouveau l'écrivain. Généralement Yuki aussi ne faisait rien pour arranger les choses, mais aujourd'hui il se montrait un peu plus aimable, enfin dans ses limites.
- Tu as mangé demanda t-il ?
- Non, J'espérais qu'on y aille ensemble.
Pour toutes réponses Yuki se leva, pris la clé de la chambre et sortit, invitant Shuichi à le suivre. Le chanteur le regarda perplexe, mais lui emboîta tout de même le pas.
Aucuns mots ne furent échangés pendant qu'ils attendaient l'ascenseur. Ils étaient tous deux trop absorbé par leurs pensées, essayant de trouver un moyen de se parler sans que l'un des deux ne se fâche.
Le romancier s'en voulait énormément. Il aurait aimé sautait au cou de son petit ami, ou même le prendre dans ses bras lorsqu'il était revenu, mais non, comme toujours il n'y arrivait pas. Il s'était encore caché derrière sa froideur. Yuki se détestait pour ça. Quelques minutes auparavant il s'était juré d'être plus gentil avec lui mais la seule chose qu'il trouva à lui dire fut des mots blessants, et non aimants.
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Comme l'écrivain n'était visiblement pas enclin à discuter de lui même, Shuichi essaya de lui parler durant tout le repas. Mais l'écrivain se contenta de lui répondre de façons distraites exclusivement composé de mots monosyllabiques. Finalement, le chanteur abandonna l'idée de lui parler et ils finirent le repas en silence. Yuki s'en voulait pour mutisme mais il essayait de comprendre pourquoi il réagissait comme cela. Mais la tâche semblait ardue et il avait complètement déconnecté durant le repas.
En fin de compte, ils étaient remontés dans leur chambre toujours aussi silencieux. Mais Yuki voulait se rattraper. Il s'apprêta à parler à Shuichi lorsque celui-ci lui coupa la parole pour lui dire qu'il allait prendre sa douche. Sans attendre de réponse le chanteur s'enferma dans la salle de bains.
"C'est malin, j'ai dû le vexer, il veut plus me parler. C'est sur qu'en ne disant rien pendant une demi-heure il allait mal le prendre. Mais aussi s'il ne laisse pas lui expliquer, il saura jamais à quel point je tiens à lui, pensa Yuki"
La détermination de Shuichi à s'excuser d'avoir encore une fois agit inconsidérément, s'était mué en une sorte de rage sourde lorsqu'il avait tenté d'en parler à Yuki durant le dîner. Mais celui-ci n'en n'avait apparemment rien à faire puisqu'il ne l'avait pas écouté et n'avait même pas réagit lorsqu'il lui demanda pardon. Shuichi boudait et s'était bien fait pour Yuki.
Lorsqu'il sortit de la salle de bain, Yuki semblait l'attendre, mais il ne lui ferait certainement pas le plaisir d'entamer la conversation. Yuki devrai se débrouiller seul.
- La salle de bain est libre.
- Shuichi…
- J'ai sommeil, je me couche.
Et il s'allongea sans un regard pour le romancier. Celui-ci entra à son tour dans la salle de bain en faisant claqué la porte d'agacement. Shuichi regarda en direction de la porte, quelque peu étonné de voir l'écrivain faire une démonstration de ses sentiments.
En fin de compte la douche l'avait calmé. Yuki sorti de la salle d'eau et s'aperçut de suite que son amant faisait semblant de dormir. Heureux de voir que malgré tout il l'avait attendu, l'écrivain pris place à ses côtés dans le lit. D'ordinaire Shuichi serai venu se coller immédiatement à lui, mais ce soir il boudait. C'est donc, une fois n'est pas commune, Yuki qui réduisit l'écart entre leur deux corps en se collant au dos du chanteur. Celui-ci malgré la surprise ne bougea pas.
- Tu fais encore la tête demanda l'écrivain d'une voix plus douce que d'habitude.
- …
- Je m'excuse pour tout, pour la valise, la colère, la dispute… Je suis désolé.
Shuichi n'en croyait pas ses oreilles Yuki, son Yuki, lui faisait des excuses. Malgré sa joie en entendant cela, le chanteur ne put s'empêcher de question son compagnon.
- Pourquoi ? Pourquoi tu n'as rien dit quand je te parlais à table ? Je me suis excusé et toi tu m'as ignoré,… alors que maintenant tu me dis la même chose que je te disais.
- Je suis désolé. J'essayais de comprendre comment tu arrives à me faire réagir comme ça, moi qui n'arrive jamais à dire ce que je ressens…
A ces mots Shuichi se retourna enfin vers Yuki, le regardant dans les yeux comme jamais auparavant.
- … Tu peux pas savoir comme je me suis senti soulagé quand tu es revenu, non je devrais dire à chaque fois que tu reviens malgré nos disputes. Je saurais pas quoi faire si tu revenais plus.
- Je t'aime Eiri … je reviendrais toujours répondit Shuichi en embrassant son homme.
Enormément troublé par ces propos Yuki répondit à peine au baiser, il se contenta de caresser simplement le visage puis les cheveux du chanteur. Il n'était pas encore à lui dire ces trois mots qu'il avait envie d'entendre, mais il était sûr qu'un jour il y arriverait. En attendant il lui montrerait par les gestes. Shuichi avait bien compris et ne lui demanda rien d'autre, après tout il s'était plus confié à lui ce soir qu'en une année de vie commune, et ça le chanteur en était ravie.
C'est donc blotti tout l'un contre l'autre que tous deux s'endormirent heureux.
Le 30/03/06
(1) Et ça, ça s'appelle un manque de communication ;)
Commentaire de fin :
Ca y'ai j'ai fini ! Hip hip hourra pour moi ! Je suis en retard certe ( j'avais promis un mois de délais) mais finalement j'ai reussi à finir, faut dire que j'ai eu pas mal de boulot. Par contre je donne plus de délais pour les prochains chapitres car je suis sure que je serai en retard, mais je vous promet de vous aurez la suite? Promis juré !
