8 jours,7 nuits : Vacances à Okinawa

Source : Gravitation

Genre: Yaoi, lemon (ou lime ou lemon ou...bref j'ai jamais su la différence entre les deux. Tout ça pour dire qu'il y a une scène etceux qui n'aime pas passent leur chemin)

Auteur : Shmi

Couple : Yuki x Shuichi

Disclaimer: Même si je le voudrai bien les perso ne sont pas à moi. Dommage…

Note : italique pensées des personnages

INCROYABLE j'ai enfin fini le chapitre 4 YOUPIIIIIII (fait une petite danse de la victoire et arrête vite parce qu'on me regarde bizarrement). J'ai eu du mal avec celui là. Déjà ce que j'écrivais me plaisait pas trop, puis j'avais pas le temps avec la fin de l'année scolaire (travailler avec des maternelles c'est épuisant!), puis comme j'écris avant à la main et j'en ai eu marre de taper à l'ordi (tape trop doucement) maisje me suis dit qu'avec les vacances j'aurais plus de temps (y'a quand même quelques avantages de bosser dans une école: deux mois de vacances par exemple ;) et ben NON c'est pas vrai qu'en vacances on a plus de temps! Mais heureusement tout c'est arranger et voilà un nouveau chapitre rien que pour vous! c'est pas beau ça?

Comme je suis sure que les débats d'une folle comme moi ne vous intérésse pas trop j'ai plus qu'une chose à vous dire :

BONNE LECTURE!


Chapitre 4 : Mercredi

Lorsque Yuki ouvrit un œil, le soleil était déjà haut dans le ciel. Essayant de sortir des dernières brumes de son rêve, il papillonnait des yeux tentant de serappeler où il se trouvait. C'est alors que les souvenirs de la veille lui revinrent en mémoire.

Quelque peu embarrassé par tout cela, et surtout par le fait qu'il avait plus ou moins dévoilé ses sentiments à Shuichi. Yuki se retourna pour observer son amant dormir et par la même occasion essayer de se calmer. Le romancier adorait le matin, lorsque sortant du sommeil il pouvait regarder son amant en train de dormir, calme et détendu, pas cette pile électrique qu'il était à longueur de journée. Mais ce matin, en se retournant, il rencontra deux orbes violines qui le regarder dormir lui.

- Bonjour

- Bon…bonjour répondit Yuki légèrement troublé de s'être fait épier durant son sommeil.

- Bien dormir ? demanda Shuichi

Reprenant contenance l'écrivain se força à parler de sa voix la plus glaciale :

- Tu me regardais dormir ?

- Vouiiii répondit Shuichi sachant très bien que Yuki essayer de paraître moins troubler en employant ce ton là.

- T'as rien d'autre à faire…

- En ce moment… exactement et puis d'habitude c'est toi qui me regardes dormir

- …

- Le chanteur souriait, Yuki n'avait pas contredit donc que son intuition était bonne.

- C'est vrai non ?

- …

- Allez dit quelque chose ! Je trouve ça très mignon que tu me regardes en train de dormir.

Le problème était bien là. Shuichi, apprenant cela allait être intenable, en demandant toujours plus. Et l'image glaciale de Yuki s'effriterait comme neige au soleil puisqu'il n'arrivait plus à lui dire non. Voulant à tout prix éviter cette discussion et plus éventuellement une dispute, l'écrivain se leva et attrapa ses vêtements.

- Qu'est ce que tu fais ? Où tu vas ?

- Manger ! fut la seule réponse du romancier

- Sans moi ?

- Ca dépend si tu te dépêche ou pas !

- C'est pas gentil, Eiri ! On est en vacances, pas besoin de me presser de bon matin !

Evitant de se poser trop que question quant à la réaction de son cœur au simple fait que Shuichi l'ai appelé Eiri et non Yuki, l'écrivain continua à s'habiller. Il ralentit sciemment ses mouvements pour attendre sans trop en avoir l'air son compagnon.

Shuichi avait fini par se dépêcher de se préparer pour éviter de faire râler son écrivain de bon matin. C'est donc d'une humeur plutôt joyeuse que s'en allèrent les deux amoureux.

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Tous deux arrivèrent à la salle du petit déjeuner et tombèrent sur la même hôtesse que la veille lors de leur arrivée.

- Bonjour Messieurs les salua la réceptionniste qui se souvenait très bien d'eux.

- Bonjour

- Hnm (1)

- Le numéro de votre chambre s'il vous plait

- 705 répondit Shuichi tout sourire.

La jeune femme cocha une case sur son planning et les conduisit à une table.

A peine arrivée dans le restaurant toutes les têtes se tournèrent vers eux. Il faut dire qu'un gamin à la chevelure rose suivit d'un homme blond comme les blés ça ne passait jamais inaperçu au Japon. Sans trop s'en formaliser, ils s'assirent à la table que leur présenta l'hôtesse.

- "Le petit déjeuner est sous forme de buffet. Les boissons chaudes sont à votre droite. S'il vous manque quoi que soit n'hésiter pas à venir me le dire. Bon appétit et bonne journée." Sur ce, elle les laissa tranquille.

- Dit Yuki, fit Shuichi en se levant à la suite de son amant, tu crois que je peux manger autant de trucs que je veux ?

- On a payé pour ça non ?

- Je pourrais me lever autant de fois que je le voudrais ?

- Oui

-Ohhhhh ! dit-il en commençant à baver dangereusement devant le buffet

- Mais t'as pas intérêt à te rendre malade, il est hors de question que je joue les infirmiers, tu m'entends….visiblement non! (2)

Shuichi était déjà en train de remplir son assiette. Excédé l'écrivain se retourna pour aller chercher un café noir, très noir, sentant qu'il en aurait besoin. C'est alors qu'il s'aperçut que quelques regards le suivaient toujours, pour la plupart essentiellement féminin.

"Aïe! Pourquoi je sens qu'on va pas finir le repas tranquille….et l'autre qui est toujours en train de s'empiffrer….il voit rien ma parole…..bénis soit les idiots"

- T'as fini, oui !dit Yuki qui s'était rapprocher de son chanteur

- J'arrive pas à choisir, alors je prends un peu de tout

- Tout en soufflant d'exaspération, Yuki se rassit à leur table.

- Tu manges rien ? interrogea Shuichi

- Je ne mange jamais rien le matin.

- Ah ? Bon d'accord on mange pas souvent ensemble le matin mais quand on est tous les deux tu manges non ?

- C'est parce que t'ais là, sinon je ne mange jamais.

- Mais je suis là aujourd'hui, alors mange !

- Shuichi lui tendit une pâtisserie que Yuki refusa.

- Non ! Et puis si tu pouvais te dépêcher se serai pas plus mal.

- Pourquoi t'es pressé ? demanda Shuichi la bouche pleine

- T'as rien remarqué ?

- Quoi ?

- "Pourquoi je pose la question moi?" Se demanda t-il pour lui-même, sous le regard étonné de son amant. T'as pas l'impression d'être observé ?

- Tournant la tête à droite et à gauche il répondit

- Pas plus que d'habitude…tu crois que c'est parce qu'on est deux hommes assis à la même table ?

- Non, je ne crois pas cette fois….disons que ta tignasse rose ne passe pas inaperçu.

- Parce que tu crois que toi et tes cheveux blonds vous êtes plus discrets?

Yuki se contenta de sourire, signifiant que Shuichi avait raison.

Le repas continua dans le calme, Shuichi dévorant son assiette et Yuki l'observant à la dérober. Mais ce que craignait le romancier arriva. En effet une jeune fille s'approchait d'eux en essayant d'être discrète. Raté pour elle, les radars de Yuki l'avaient vu arrivé de loin ! Elle s'approcha encore un peu, prit une grande respiration et alla leur parler quand elle rencontra le regard noir de Yuki qui semblait dire "si tu d'approches, je t'bouffes". La jeune fille fut coupée dans son élan et n'osa plus rien demander. Dépitée, elle s'en retourna s'asseoir à sa table.

- Qu'est ce qu'elle voulait ? s'enquît Shuichi

- Très certainement ton autographe.

- Ben pourquoi elle a rien demandé ? s'interrogea le chanteur qui n'avait rien vu de la stratégie de son compagnon.

- J'en sais rien mentit-il

- Si t'as fini, allons y avant que d'autres n'aient la même idée.

- Mais moi je veux bien lui signer son autographe à cette fille. Elle est où ?

- Non reste assis dit Yuki en rattrapant son petit ami au vol. Si tu commences avec elle, il va falloir que tu fasses des dédicaces à tout l'hôtel. Et on est pas venu pour ça !

- Bon bon d'accord….alors on peut y aller j'ai fini.

Yuki se leva donc et suivit Shuichi jusque dans la chambre.

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Shuichi toujours aussi enjoué commença à se préparer. Yuki qui n'avait pas oublié que son compagnon avait déjà prévu toutes les activités de la semaine, et surtout le premier jour de plage, fit semblant d'avoir oublier ce que lui avait dit le chanteur la veille dans l'espoir de voir son amant abandonner l'idée d'aller se griller au soleil. Espoir très très mince puisque Shuichi était déjà en train de sortir du placard tuba, masque, palmes, bouée, crème solaire, sceau, pelle etc. etc.…. Pas découragé pour autant Yuki ignora tous les signes en provenance de son compagnon pour s'installer devant son ordi. A peine avait-il touché à la chaise pour s'asseoir qu'il se reçut une serviette de plage sur la tête.

- Oh !

- Pas démoralisé pour si peut Shuichi lui répondit : Pas la peine d'allumer ton ordinateur on s'en va tout de suite !

- Ah oui ? Pour aller où? Demanda notre écrivain sur ton qui se voulait innocent.

- Tu ne m'auras pas comme cela ! Aujourd'hui toi et moi on va à la PLAGE !

- T'as pas oublier ?

- Non et apparemment toi non plus !

- …

- Allez Yuki ça peut être marrant ! Et puis faut bien utiliser ton maillot de bain.

- …

- S'il te plaît geignit Shuichi. Il intensifia sa demande par une attaque "Chibi-eyes" qu'il espérait pouvoir faire craquer le romancier.

Romancier qui de toutes façons avait déjà cédé en voyant son amant en maillot de bain jaune avec une bouée Kumagoro sur l'épaule et un ballon dans l'autre main. Mais bien entendu il ne fallait pas céder trop vite aux caprices des gamins.

- Pas envie

- S'il te plaît, t'avais dit oui

- Demain

- Si te plaît si te plaît si te plaît si te plaît (3)

- Là ça suffisait, où sinon sa tornade rose allait fondre en larmes.

- Bon d'accord si tu insiste (4)

- C'est donc vêtue en habit de plage qu'une demie heure plus tard tous deux partirent, Yuki devant tout de même porter la moitié des affaires de Shuichi.

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L'hôtel était idéalement situé, nota mentalement l'écrivain. Comme ils l'avaient constaté en arrivant, la plage setrouvait à ses pieds. Du rez-de-chaussée ils n'eurent que quelques pas à faire pour contourner la bâtisse et se retrouver les pieds dans le sable.

Des dizaines de transats et des parasols étaient sagement alignés en attente de leurs futurs occupants. Quelques touristes profitaient déjà les lieux, paressant au soleil, installant leurs serviettes ou même surveillant leur progénitures du coin de l'œil qui courraient sur un ponton de bois puis sautaient dans l'eau.

Yuki très peu habitué à être entouré de la sorte par autant de personnes commença à se diriger vers la dernière rangée de matelas afin de ne pas être trop dérangé. Shuichi qui, lui, avait espéré se retrouver près de l'eau ne dit pourtant rien, connaissant le tempérament de son amant. C'est alors qu'une scène se joua loin d'eux, et fit changé d'avis l'écrivain. Un des enfants qui courrait sur le ponton avait glissé, s'était cogné et avait finalement atterri dans l'eau. Tous les adultes présents s'étaient précipités vers lui mais heureusement il n'avait rien.

Néanmoins, cette scène avait touché Yuki, parce qu'il était sûr et certain que Shuichi ferai de même. Pas tomber à l'eau, quoique, mais courir sur le ponton et par la même risquer un accident quelconque : une écharde dans le pied, un ongle cassé, un pied foulé, et par conséquent redoutait le suite logique à un bobo de Shuichi, c'est-à-dire un "YUKIIIIIIIIIII j'ai mallllllllllllllll !", ce qui attirerai inévitablement les regards sur eux. C'est donc en toutes connaissances de causes que le romancier changea d'avis et se dirigea vers la première rangée pour le plus grand bonheur de Shuichi.

Malgré toute sa bonne volonté, Yuki ne put se résigner à rester trop près du ponton. Tous ces enfants braillards finiraient par lui taper sur le système. Il choisit donc un endroit assez éloigné mais pas trop pour pouvoir quand même voir le ponton et plus particulièrement Shuichi lorsqu'il y serait dessus.

Shuichi sembla content nota l'écrivain, aucunes remarques d'aucunes sortes sur le fait qu'ils se soient éloignés du ponton. Yuki posa ses affaires (enfin surtout celles de Shuichi) et sorti sa serviette pour l'étaler à l'ombre du parasol. Le chanteur l'imita, mais au soleil.

- Shuichi, tu vas attraper un coup de soleil dit l'écrivain avec une pointe d'exaspération dans la voix.

- Mais non, répondit celui-ci, j'ai acheté de la crème solaire exprès…

- Je t'aurais prévenu, ne viens pas te plaindre après.

Le chanteur, une fois n'est pas coutume, n'écouta pas son Yuki et s'allongea au soleil. Le dit Yuki ne fit pas de commentaire trop content que son amant ne sauta pas dans l'eau en essayant de l'y traîner de force.

Mais le bonheur du romancier fut de courte durée. Alors qu'il se reposait les yeux fermés, il sentit un poids sur son estomac. Ouvrant les yeux pour voir de quoi il s'agissait, il ne fut pas surpris d'y voir sa tornade rose.

- "Qu'est ce que tu fous là ?" N'attendant pas la réponse, il continua "Descend on va attirer les regards" et sans plus de cérémonie il l'éjecta au sol.

- Aiiiieeeeuuuuhhh ! T'es méchant ça fait mal. Voyant le regard noir de Yuki, il préféra changer de sujet "Dis, tu viens te baigner avec moi ?"

- Non

- Allez, s'il te plaît, t'avais dit que tu te baignerais avec moi !

- Ouais mais j'ai pas dit quand.

- …T'es chiant !

Yuki se releva d'un bond. De une Shuichi lui répondait, de deux il l'engueulait et de trois il était parti seul aux bords de l'eau. C'est avec des yeux étonnés que l'écrivain vit le chanteur partir loin de lui et s'asseoir dans l'eau. Shuichi boudait et bien il le laisserait faire. Non mais foi de Yuki il le laisserait seul ! "Gamin !…"

Néanmoins Yuki n'arrivait plus à retrouver son calme. Il tournait et retournait sur son transat. "Gamin, gamin, gamin…. Idiot, c'est qu'il me ferait une crise parce que je veux pas me baigner ! Il m'énerve… Je ne bougerais pas d'ici. C'est lui qui viendra me chercher".

Mais comme souvent, il fit l'inverse de se qu'il s'était promis et se leva en direction de Shuichi

Sans un mot pour lui il s'assit à ses côtés dans l'eau. Bizarrement le chanteur ne fit rien, et c'est ce manque de réaction qui fit tourner la têtede l'écrivain. Shuichi boudait réellement. Les jambes repliées sur son torse, les bras croisés sur ses genoux et la tête reposée sur eux, il semblait pleurer.

- J'en reviens pas que tu te mettes dans un état pareil pour ça !

Les épaules de Shuichi tremblaient toujours.

- /soupire/ …. Allez arrête de pleurer dit-il d'une voix plus douce qu'il ne l'aurait voulu.

Mais Shuichi ne s'arrêta pas pour autant, ces tremblements continuèrent. Pour essayer de le calmer Yuki passa une main dans les cheveux de son vis-à-vis. Les tremblements cessèrent et une fraction de seconde plus tard le romancier se retrouva plaqué au sol par un Shuichi …tout sourire.

- Je savais que tu viendrais, je savais que tu voulais te baigner avec moi, je savais que …

Shuichi ne put finir sa phrase, se retrouvant la tête sous l'eau. Yuki n'avait guère apprécié de s'être fait avoir par le chanteur. Lui qui se sentait honteux de l'avoir fait pleurer, était devenu la cible de ce maudit gamin. Par vengeance il essaya donc de le couler. Shuichi remonta à la surface étonner par la réaction du blond, mais ce qu'il vit l'étonna encore plus. Yuki lui souriait, pas d'un sourie sadique, pas ironique non plus, mais d'un sourire franc et touchant. C'était un micro sourire certes mais en langage Yukien cela voulais dire beaucoup.(5)

Fort de cet encouragement, Shuichi se permit d'asperger Yuki et celui-ci, visiblement de bonne humeur, lui rendit la pareille. Leur petit jeu dura dix bonnes minutes avant que Yuki ne rende les armes face à un Shuichi des plus déterminé et lui chatouiller insidieusement les pieds avec des algues. Toujours plein d'entrain, le chanteur montra à son amant son "étoile de mer". Shuichi, bras et jambes écartes flottait à la surface de l'eau, les yeux fermés et se laissait porter par les vagues. Il dérivait tranquillement laissant le soleil lui chauffer la peau.

- Et je peux rester des heures comme ça… Tu devrais essayer c'est drôle. Au bout d'un moment on sait plus où on ai, c'est reposant, on entend plus rien, juste les bruits des fonds marins.

- Non ça va, je préfère te regarder.

- T'es sûr ?

- Certain

La matinée se passa ainsi, Shuichi s'amusant sous l'œil attentif de Yuki, qui concéda finalement, au bout d'une heure de tractation, à faire lui aussi "l'étoile de mer", forcé de constater que ce n'était pas si désagréable.

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Midi sonna et l'estomac du compositeur s'éveilla.

Après un repas simple dans l'un des petits restaurants bordant la promenade de la plage, le couple rejoignit leur serviette près de l'eau.

- Tu viens te baigner ?

- Pas tout de suite. En plus on vient de finir de manger

- Mais qu'est ce qu'on fait alors ?

- Repose toi !

Dix minutes passèrent dans un clame relatif, entrecoupées par des soupirs de Shuichi.

- Qu'est ce que tu as ?

- Je m'ennuie

- Vas te baigner

- Tout seul c'est pas drôle ! ... Diiiiiis tu viens avec moi ?

- Non. Et cesse de faire l'enfant. Je me suis baigné ce matin, ça suffit.

Tout en ronchonnant, le chanteur se leva et alla dans l'eau.

Shuichi parti se baigner, Yuki se trouva dans le calme. Sans ordinateur, sans télévision et surtout sans bruit, il s'endormit facilement.

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Lorsqu'il se réveilla, Yuki fut tout d'abord étonné qu'il se soit endormi à la plage, en public, alors que d'habitude, jamais il ne montrait un côté humain en dehors de son appartement, surtout qu'une certaine personne ne le laissait que très rarement au calme. D'ailleurs où était il? Lui si bruyant et constamment en train de l'appeler ne donnait aucuns signes de vie. Yuki se releva brusquement et tourna la tête en direction du ponton "maudit". Mais non, Shuichi ne s'y trouvait pas. Par contre, il repéra sa tête rose près de l'eau en train de parler avec un autre gamin.

Le romancier se leva et alla en l'encontre du chanteur. Celui-ci était en grande discussion avec un enfant d'une dizaine d'année à priori, qui lui montrer comment faire tenir deux sceau de sable l'un sur l'autre.

- Shuichi qu'est ce que tu fous ?

- Ah Yuki ! Ca va ? Je suis en train de faire un château avec Tôji.

- Tôji ?

- Oui, c'est un nouvel ami. Regarde on a presque fini le donjon, mais je pense qu'il faudrait qu'il soit plus haut. D'où le fait d'essayer de mettre un autre sceau de sable par-dessus l'autre.

- Passionnant…

- C'est qui lui, Shuichi ?

- C'est Yuki, on vit ensemble répondit Shuichi aux anges qu'on lui pose la question.

- Ton colocataire ?

- Non, mon…

- Oui intervint Yuki

- Ah…

- Shuichi vient ici faut que je te parle.

Le dit Shuichi se leva et rejoignit Yuki un peu à l'écart.

- Que tu dises à qui veux l'entendre que l'on ai ensemble je m'en fiche à présent, mais lui il doit pas avoir plus de 12 ans et j'ai pas envie d'avoir ses parents sur le dos quand tu lui expliqueras pourquoi on vit ensemble et que eux viendront nous dire qu'il est trop jeune pour ces choses là.

- Mais… moi je voulais lui présenter l'amour de ma vie.

Troublé par ce doux surnom, Yuki répondit tout de même.

- Tu ne peux pas savoir comment vont réagir les gens

- Humm…

- Allez, c'est pas grave lui dit-il en lui caressant l'épaule.

- Ouais… Dis tu viens faire le château de sable avec nous.

- Non, n'abuse pas, - et avant que Shuichi n'ai pu dire quoi que ce soit il rajouta – je viendrais le voir une fois fini.

- Oui, tu verras il sera magnifique, le plus beau château de sable jamais construit.

- Hum hum répondit Yuki tout en repartant vers sa serviette.

Encouragé par la perspective que Yuki vienne voir son œuvre une fois fini, Shuichi s'en alla tout guilleret au bord de l'eau.

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L'écrivain ne voulu pas se l'admettre, mais il commençait vraiment à s'ennuyer. Pas de télévision pour s'abrutir devant, pas d'ordinateur pour écrire et pas de chewing-gum rose à taquiner ou même à déshabiller pour s'amuser. (6)

Le dit chewing-gum passait tout son temps avec l'autre gamin. Après avoir finit leur château fort (qui ressembler plus à un gros tas de sable avec un petit drapeau à son sommet, du point de vue de Yuki), ils s'amusèrent au ballon, aux raquettes de plage, au frisbee…enfin avec tout l'attirail qu'avait emmené Shuichi. Et cela agaçait prodigieusement le blond qui pour rien au monde ne lui dirait.

16 heures sonna lorsque Shuichi dénia enfin revenir vers Yuki.

- Ahhhhhh……. On s'est bien amusé. Tu aurais du venir avec nous Yuki.

- M'as-tu invité ?

- Ohhhh mon pauvre Eiri…tu voulais venir jouer avec nous, mais il fallait le dire j'aurais tout arrêter pour jouer avec toi !

- Non c'est bon

- …. Mais tu sais quoi, après le goûter on a qu'à jouer tous ensemble. Hein tu en dis quoi ? Eh Tôji ça te dit ça pourrais être sympa, je suis sûr que Yuki est très fort !

Yuki venait seulement de se rendre compte qu'une autre personne était présente. Le gamin ! L'autre, pas le sien.

- Qu'est ce qu'il fait là ?

- Il est venu goûter avec moi.

- Il à pas de parents ? Ils doivent le chercher ?

- Ma maman a dit que je pouvais venir.

- Toi je t'ai rien demandé microbe.

- Yuki soit plus gentil. Tu l'as dit toi-même il est petit.

- Chuis pas petit !

- Ouais ouais … Faut qu'en même pas que je lui paye à bouffer en plus ?

- Non ma maman m'a donné des biscuits.

- Et moi je vais m'acheter un truc? J'ai vu qu'ils vendaient des portions de pastèque. Tu en veux ? demanda-t-il en se retournant vers Yuki.

- Oui prend m'en une s'il te plait.

- D'accord j'y vais.

- Et prends le microbe avec toi.

Tout en se dirigeant vers le bar Tôji demanda :

- Comment tu peux habiter avec lui Shuichi, il est vraiment pas gentil !

- Mais non, il n'est juste pas très démonstratif avec les gens qu'il ne connaît pas. Avec moi il est très gentil…enfin pas tout le temps…parfois il me crie dessus…il me fout à la porte même…il me fait pleurer…mais quand j'ai besoin de lui il est toujours là. Et c'est tout ce qui compte.

Tôji n'ajouta rien de plus, apparemment Shuichi était heureux comme ça. Le chanteur acheta ses morceaux de pastèque et ils retournèrent se rasseoir à l'ombre du parasol. Shuichi et Tôji discutaient gaiement de ce qu'ils allaient faire après le goûter, tandis que Yuki les observait d'un air morose. Les morceaux de pastèque avalés, le chanteur se leva accompagné de son jeune ami et partirent faire une partie de raquettes de plage. Shuichi avait simplement dit à Yuki ce qu'il comptait faire mais ne lui avait pas demandé de venir. L'écrivain avait très moyennement apprécié cela. Non pas qu'il voulait jouer lui aussi, mais le fait que Shuichi ne lui ai pas demandé de venir avec eux le faisait se sentir complètement inutile. Et ça il détestait.

En plus c'était qui cette femme qui s'approchait d'un peu trop près de son Shuichi. Il les voyait discuter tous les trois joyeusement et son orgueil en pris un coup lorsqu'il vit la femme prendre des mains la raquette du gamin et jouer avec son Shuichi. N'y tenant plus Yuki se leva et se dirigea vers le groupe.

- Tôji, tu vois c'est comme ça que tu dois tenir ta raquette. Sinon à chaque fois tu envoies la balle n'importe où et Shuichi-kun ne fait que lui courir après dit la jeune femme.

"Shuichi-kun" tilta Yuki.

- Shuichi qu'est ce que tu fous demanda l'écrivain de mauvaise humeur.

- Je joue avec Tôji et sa maman est venue nous montrer comment faire.

Yuki dévisagea la jeune femme des pieds à la tête. Elle était grande, presque autant que lui, avait de longs cheveux bruns ondules, des yeux sombres et une bouche malheureusement trop grande pensa Yuki. Dans l'ensemble elle était plutôt jolie, voir même séduisante. Néanmoins il lui lança un de ses regards les plus glacials pour éviter tous rapprochements possibles de sa personne et surtout de son chanteur.

- Oh vous devez être Yuki-san, Shuichi-kun nous a parlé de vous. Je sui ravie de vous rencontrer, je suis Tsuda Isumi et voici mon fils Tôji, mais je crois que vous vous connaissez déjà.

- Oui, enchanté de vous connaître répondit Yuki en lui serrant la main de mauvaise grâce. Se tournant vers Shuichi il continua : "J'espère que tu ne lui à rien demander. Ils sont tous deux en vacances en famille et toi tu joues des pots de glue. Laisses les tranquille et viens t'asseoir tu vas attraper un coup de soleil."

- Mais vous savez, Yuki-san, Shuichi-kun, ne nous embête pas. Bien au contraire ça me fait plaisir que mon petit Tôji ne soit pas seul pour jouer.

- Si ça vous chante. Shû je retourne à l'ombre. "Vite, partons vite, avant qu'il s'aperçoive que je l'ai appelé Shû. Mais qu'est ce qu'il m'a pris à moi aussi de l'appeler comme ça. Y'a pas idée ! Mais c'est ça faute à elle avec ces Shuichi-kun par ci, Shuichi-kun par là, elle m'a énervé. Comme ça au moins, elle se fera pas idée, elle sait qu'il est à moi. Faut juste espérer que l'autre n'ai rien remarqué."

A peine fut-il assis, que Shuichi accouru vers lui.

- Yukiiiiii... et il lui sauta dessus, les renversant tous deux sur le transat.

- Lève toi, on n'est pas à la maison.

- Yuki, je suis tellement content…

- Oui oui je vois ça.

- Tu m'as appelé Shû. Enfin un petit nom doux. C'est trop mignon.

- Oui d'accord c'est mignon, mais maintenant lève toi !

Obtempérant, il ne se décrocha pas pour autant du cou de Yuki.

- Chuis trop content

- Tu l'as déjà dit

- Mais c'est la première fois

- Continue comme ça et se sera aussi la dernière.

- Yuki ne te fais pas plus méchant que tu ne l'ais

- Je suis méchant

- C'est pas vrai. J'ai hâte, peut être que tu finiras enfin par me dire à haute voix tous ce que tu me dis en rêve.

- Et que dis-je dans tes rêves?

- Pleins de mots doux et tendres

- Seulement dans tes rêves !

- Je sais, mais on verra ! ……Dis tu viens jouer avec nous. La maman de Tôji est super sympa.

- Non merci

- Bon alors je reste avec toi.

- Non c'est bon vas y. Au moins tu me casseras plus les pieds.

- Méchant !

- Je sais

- Diiiiiis t'es sûr que tu vas pas t'ennuyais si tu restes seul.

- Non vas-y

- D'accord, répondit Shuichi en l'embrassant, à tout à l'heure? Je suis pas loin si tu as besoin de moi.

- Mais oui mais oui

Il regarda Shuichi partir en direction du gamin et de sa mère en lui faisait un petit signe de la main.

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Tous trois jouèrent au ballon au bord de l'eau. Yuki dû bien reconnaître que cette Izumi avait la patience d'un ange, parce qu'entre son fils qui ratait toutes les balles et Shuichi qui les renvoyées n'importe où, elle continuait à garder le sourire s'amusant de leurs exploits catastrophiques. A sa place Yuki n'aurait pas tenu cinq minutes. A les regarder comme cela de loin au aurait dit une famille : maman et ses deux garçons. Cette contestation ne plus guère à l'écrivain et il se dit que dans le futur il devrait empêcher Shuichi de jouer avec le gamin. Toute à ses réflexions Yuki ne vit pas la jeune mère de famille se rapprocher de lui.

- Yuki-san, puis-je m'asseoir avec vous. Mon fils et Shuichi-kun m'ont épuisé.

Pour toutes réponses Yuki se contenta d'un signe de tête désignant le transat à côté de lui.

- Yuki-san …recommença la jeune femme mais fut interrompu par l'écrivain.

- Arrêtez

- Pardon ?

- Arrêtez avec la forme de politesse Yuki ou Shuichi suffise amplement. " Et par la même occasion tu sembleras moins proche de MON Shuichi".

- Ah, bien d'accord si vous y teniez. Yuki puis-je vous posez une question ?

- Hum

- Vous ne semblez pas de très bonne humeur. Es ce de notre faute ?

Lui lançant un regard inquisiteur pour l'avoir percer à jour il mentit :

- Non c'est juste que je n'aime pas la plage.

- Alors pourquoi êtes vous là ?

- "Pour faire plaisir à Shuichi". Pour éviter une discussion dont il n'avait pas envie, Yuki changea de sujet. "Au fait où sont-ils passés ?"

- Ils jouent au volley.

- Plus maintenant, je ne les vois pas.

- Ah si regardez, là, sur le ponton

- Quoi! J'en étais sûr, il va finir par se fracasser comme le gamin ce matin.

- Vous étiez déjà là? C'est mon fils qui est tombé ce matin. J'ai vraiment eu peur.

- Vous m'étonnez. Par contre ça me rassure pas qu'ils y soient tous les deux.

- Ne vous inquiétez pas, ils savent tous les deux nager. Tout ce passera bien.

"Ca c'est toi qui le dit. Shuichi quand il veut il a deux pieds gauche. Et après qui doit réparer les dégâts ? Moi ! Et en plus j'ai pas envie de la voir pleurer !"

- Vous tenez à lui n'est ce pas ?

- Oui " Mais pourquoi je lui réponds moi"

Yuki se leva pour aller chercher Shuichi, mais il fut retenu par le poignet par Izumi.

- Laissez les ils vont bien regarder !

Effectivement Shuichi venait de sauter dans l'eau et de remonter à la surface avec un grand sourire, calmant par la même l'angoisse naissante de Yuki.

Ne préférez vous pas restez en ma compagnie plutôt?

Ne l'écoutant plus, Yuki se rassit comme un automate, inconscient que pour la jeune femme ce geste laissait espérer plus que tout ce que l'écrivain aurait pu penser. Perdu dans ses réflexions il ne vit passon sourire.

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- … Et donc comme je vous le disais ma copine Kanoe qui travaille à la mairie avec moi m'a suggéré de partir de Tokyo et de prendre des vacances avec mon fils pour oublier mon ignoble mari qui nous a laissé tomber pour partir avec une fille plus jeune. J'étais pas persuadée par cette idée mais à force de discussions elle m'a convaincu et me voilà ici en votre compagnie. Etonnant non ? (7)

- Oui oui

Yuki n'en pouvait plus. Cette Izumi était un véritable moulin à paroles. Elle n'arrêtait pas. Cela faisait dix minutes qu'elle lui racontait sa vie. De son envie de quitter Tokyo, en passant par toutes les discussion qu'elle avait avec ses copines et bien sûr son sujet favori son ex-mari. Ca faisait pas deux heures que l'écrivain la connaissait et il aurait pu faire son autobiographie. Comment il l'avait trompé, comment elle l'avait découvert, comment elle s'était sentie trahie, comment elle était partie de chez eux emmenant leur fils avec elle, comment lui-même prenait la chose…….. en bref Yuki savait TOUT et il en avait rien à faire ! Elle lui pompait l'air, elle l'étouffait, il en avait marre.

Il y a deux ans, avant qu'il ne rencontre Shuichi, Yuki n'aurait pas pris de gants pour balancer à la face de cette femme ces quatre vérités. Il l'aurait fait pleurer et serait parti sans aucuns scrupules. Mais c'était avant Shuichi. Depuis qu'il avait connu le chanteur, il avait appris la compassion et la patience envers les autres. Mais là ses bonnes résolutions rétrécissaient comme peau de chagrin. Il fallait qu'il fasse quelque chose avant de redevenir cassant voir même violent avec cette femme.

C'est donc, décidé à récupérer son amant et à retourner dans leur chambre, que le romancier se leva et parti en direction du chanteur laissant une Izumi totalement étonnée par sa réaction.

- Shuichi, si on jouait à autre chose proposa Tôji?

- Oui pourquoi pas. On a qu'à aller plonger pour regarder les poissons.

- D'accord

- Shuichi ! cria Yuki se rapprochant de son amant

Celui-ci se retourna en entendant son nom.

- Yukiiiiiii!

- Ca suffit, j'en ai marre on rentre.

- D'accord répondit Shuichi tout content que son compagnon soit venu le chercher au lieu de le laisser et de partirsans rien lui dire.

- Mais Shuichi tu venais de proposer d'aller faire de la plongée

- Une autre fois, là faut qu'on rentre !

Totalement médusé par le changement de comportement de son compagnon de jeu, le jeu Tôji le suivit alors qu'il courrait après Yuki.

Le blond se dirigea vers ses affaires, qu'il commença à ranger, sans adresser un seul mot à Izumi qui le regardait de plus en plus étonnée.

- Vous partez déjà ? demanda t-elle

- …

- Oui répondit Shuichi vu que son amant ne semblait pas vouloir répondre.

- Mais il est encore tôt? Shuichi on avait plein de trucs encore à faire.

- Une autre fois Tôji. On est là jusqu'à mardi prochain on aura le temps

- Ouais … Mais si on se revoyait pas

Yuki qui commençait sérieusement en à avoir marre d'entendre râler le gamin répondit plus violement qu'il ne l'aurait voulu :

- Nous sommes "malheureusement pensa-t-il" tous dans le même hôtel, vous vous retrouverez certainement.

Ce qui eu pour effet de faire taire le jeune Tôji. Shuichi tentant d'être plus conciliant rajouta :

- Si jamais on ne se revoyait pas, t'as qu'à m'appeler. On est dans la chambre 705.

- D'accord.

Yuki resta silencieux mais le fait que Shuichi donne leur numéro de chambre ne lui plu guère. Néanmoins, ne disant rien, il finit de ranger les affaires et s'apprêta à partir.

- Shuichi, tu viens ou tu restes ?

- Je viens ! répondit-il sur un ton enjoué. Ce tournant vers ses nouveaux amis il leur lancèrent : " A demain peut être" et partit en suivant Yuki

La mère et son fils regardèrent partir les deux hommes totalement abasourdis par leur départ précipité.

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Shuichi toujours joyeux suivait son blond qui se dirigeait vers l'hôtel. Le chanteur lui racontait toute son après midi : tous les jeux qu'ils avaient faits, toues les discutions qu'ils avaient eues, tous les fous rire qu'ils avaient partagés.

Toute l'après-midi Yuki avait subi la conversation interminable d'Izumi, et là Shuichi faisait pareil. Mais bizarrement l'écrivain se rendit compte que l'effet produit n'était pas le même. Si en écoutant Izumi il avait été agacé, là en écoutant Shuichi il était comme apaisé. Seul le chanteur avait le droit de monopoliser le précieux temps du romancier sans qu'il en trouve à redire. Seul Shuichi réussissait à le calmer en parlant de choses des plus idiotes et des plus futiles, alors que tous autres se seraient reçus une répartie bien cinglante. Il devait bien se l'avouer, il était totalement dépendant du bubble-gum rose. (8)

Ils arrivèrent à leur chambre et Shuichi parlait toujours. Si le monologue du chanteur avait calmé Yuki, il commençait aussi à lui faire ressentir une pointe de jalousie à force de l'entendre parler de tout ce qu'il avait fait avec ce fichu Tôji. Tôji et moi ont à fait ça, Tôji et moi ont à fait ci, Tôji il dit que, Tôji il pense que….etc etc. etc. Yuki en avait vraiment marre de ce Tôji. Il était jaloux du gamin. Le grand Yuki Eiri jaloux d'un gamin de douze ans. Le comble !

Tout en ruminant ses noires pensées, l'écrivain ouvrit la porte de la chambre, fit entrer le chanteur et la referma en la faisant claquer plus que de raison. Le bruit fit sursauter Shuichi qui se retourna vivement pour voir un Yuki passablement énervé.

- Qu'est ce qu'il y a ? demanda innocemment le chanteur

- …

- Yuki !

- J'en ai marre dit-il dans un murmure

- Yuki ?

- Ca suffit. STOP ! Je ne veux plus rien entendre sur ce stupide gamin !

- Tôji n'est pas stupide

- Tôji par ci, Tôji par là. Y'a en marre tu m'entends !

- Eiri calme toi. Je ne faisais que te raconter ce qu'on avait fait dans l'après-midi.

- Et à moi, tu m'as demandé si je voulais savoir ce que vous avez fait. Tu m'as demandé ce que j'ai fait ?

Tout en parlant Yuki s'avança vers Shuichi qui, lui, recula n'ayant jamais vu le romancier dans cet état. Bientôt le chanteur fut acculé contre l'armoire, un blond très en colère en face de lui.

- Qu'as-tu fait cet après-midi Eiri ?

- Et bien je me suis ennuyé comme un RAT MORT et puis j'ai eu la malchance de subir la mère de ce maudit gamin qui m'a bassiné avec sa vie insipide et sans couleurs. Tout ce que cous avez toujours voulu savoir sur la famille Tsuda sans jamais oser le demander ! Quand toi tu t'amusais, moi j'étais harcelé par cette femme aussi soporifique qu'un prof d'histoire de l'Art. (9)

- Désolé je… je croyais bien faire… tu m'as dit que tu ne voulais pas venir dans l'eau avec moi.

- Et depuis quand est ce que tu m'écoutes ? Je déteste te savoir loin de moi

- Eiri …

Mais il fut interrompu par Yuki qui venait de poser brutalement ses lèvres sur les siennes, plaquant toujours un peu plus Shuichi contre l'armoire. Yuki força le passage des ses lèvres avec sa langue en s'y introduisant sans aucune douceur. Shuichi posa ses mains sur les épaules du blond dans une vaine tentative de le repousser. Ce fut peine perdue puisque Yuki était plus grand et plus fort que lui, et que surtout il commençait déjà à apprécier ce baiser, bien que brutal. Lorsque la langue de son amant joua avec la sienne, toutes les réticences de Shuichi s'envolèrent, et il s'abandonna dans ses bras. Malgré la brusquerie de l'échange Shuichi en voulait plus. Il voulait les mains de son amant sur lui, son corps soudé au sien, sa peau contre la sienne. Il le voulait lui.

- Eiri… gémit Shuichi

- Je ne veux plus entendre parler du gamin !

Et il reprit possession des lèvres du jeune homme le plaquant toujours plus. Le blond laissa descendre ses mains sur ce corps offert. Elle glissèrent en de simples effleurements qui eurent pour effet de faire gémir encore plus le chanteur. Elles allèrent directement au lacet de son bermuda de plage qu'elles défirent avec facilité. Les mains jouèrent un moment avec l'élastique du short puis l'enlevèrent complètement.

Yuki put enfin caresser les fesses fermes de son amant. Il le prit dans ses bras et posa les jambes de celui-ci sur ses hanches. Impatient. Le jeune homme ravit de la tournure que prenaient les événements, noua de lui-même ses jambes autour de la taille de son homme, tout aussi pressé que lui. Sans décoller leur bouche l'une de l'autre, le plus jeune commença des mouvements lascifs qui les firent haleter tous les deux.

Bien vite le pantalon du blond fut sur ses chevilles et il n'attendit pas plus pour prendre ce qu'il voulait. Brutal. Violent. Impatient. Tel était leur union.

Dans un cri Shuichi enfouit sa tête dans le cou de Yuki. Cette précipitation lui faisait mal, mais il recommençait de lui-même ses mouvements. Douloureux tout d'abord, mais tellement bons par la suite lorsque Yuki se joignit à lui. Les mouvements se firent plus amples, faisant cambré Shuichi de plaisir. Lorsqu'une main vint flatter sa hampe dressée, il ne put se retenir de crier. Dans la précipitation Yuki lui avait laissé son T-shirt, empêchant le chanteur de sentir sa peau contre la sienne. Dans un effort colossal celui-ci essaya de reprendre possession de son corps et se délesta de lui-même de son encombrant haut. Il arracha littéralement la chemise du blond et put enfin apprécier le contact de sa peau.

Les cris, les gémissements, les mouvements de Shuichi excitaient de plus en plus le romancier. Savoir que le chanteur était dans cet état à cause de lui rien que pour lui, lui plaisait. Il était réconforté dans l'idée que le jeune homme ne pouvait lui se passer de lui, autant que lui-même ne pouvait plus se passait du jeune homme. Les mains de ce dernier dans son dos eurent raison de lui, tant et si bien qu'il se libéra entraînant son amant avec lui dans un cri rauque.

Shuichi pantelant se laissa tomber dans les bras de Yuki. Celui-ci bien que dans le même état réussit à le porter jusqu'au lit, et ày déposer son précieux fardeau. Le romancier, une fois plus ou moins rhabiller correctement se laissa lu aussi tomber sur le lit à côté de son amant. La respiration saccadée, ils essayaient tous deux de reprendre leur souffle et de calmer les battements de leur cœur. C'est alors que Yuki prit la parole, chose qu'il ne faisait jamais après avoir faire l'amour avec le chanteur.

- J'ai été brusque. Désolé.

- C'est bien la première fois que tu t'en excuses.

- …

"Depuis quand il me tient tête"

Yuki lui lança un regard noir, mais ne répondit rien pour autant, conscient que le chanteur disait vrai.

- Désolé redit une seconde fois l'écrivain.

- Pas grave, j'ai bien apprécié en plus. Et puis je pense que c'est à moi de m'excuser de t'avoir laissé seul. Mais tu n'avais qu'à me dire de rester avec toi, tu sais bien que j'en aurais été ravi, au lieu de ruminer ta colère tout seul dans ton coin.

"Depuis quand il me connaît aussi bien"

- Tu sais bien que je ne dis jamais rien.

- Tu devrais essayer des fois ça serait bien plus simple

- …

"Depuis quand est-il devenu si mature"

- Mais bon après tout c'est ce qui fait ton charme dit-il en se lovant contre le romancier

- …

"Trop mature"

- Tu viens prendre une douche avec moi ? demanda Shuichi en se levant, une lueur coquine au fond des yeux

"Bien trop mature et trop aguicheur aussi"

Yuki regarda son amant disparaître dans la salle de bain, laissant la porte ouverte dans une invitation auquel l'écrivain s'empressa de répondre.

Une heure plus tard tous deux sortirent de la salle, propre comme des sous neufs. Ils s'habillèrent pour sortir dîner, en se dévorant du regard, comme si le fait d'être loin l'un de l'autre était un crime.

Après un dîner des plus romantiques, ils se baladèrent main dans la main pour oublier tous les déboires de leur journée, Shuichi faisant bien attention de ne plus parler de Tôji sous aucuns prétextes. L'écrivain quant à lui essaya de se montrer le plus galant possibleenvers son amant après sa crise de jalousie. C'est dans cette douce quiétude que tous les deux finirent leur journée se promettant d'être plus confiant à l'avenir.

A SUIVRE

Le 03/08/06


(1) est-il besoin de préciser qui à dit quoi ?

(2) Yuki en infirmier : baaaaavvvvve

(3) A votre avis lequel des deux fait le plus gamin ?

(4) Bouuuuuuuhhhhhhhh la mauvaise foi

(5) Je sais plus qui a inventé le terme mais je le trouve excellant

(6) Ils sont roses tous les 2, ils sont élastiquestous les 2 et quand ils sont collésà vous impossible de les faire partir

(7) Kanoe + Tokyo + Mairie ...X de Clamp j'adore !

(8) Vous trouvez vraiment pas qu'il ressemble à un bubble-gum ?

(9) Des restes de mes cours del'Artà la fac.Le prof était désolant...


Commentaire de fin:

OUF fini ! J'ai vraiment cru ne jamais voir le bout. J'espére que ça vous a plu. Qu'en pensez vous n'ai je pas fait Yuki un peu trop "mère poule" même moipar moment je me disais que j'exagéré un peu mais bon j'ai qu'en même laissé comme ça, je trouve de ça lui va bien dans la scène du ponton "maudit".

Je vous remercie pour toutes vos reviews elles m'ont fait super plaisir. J'espère avoir répondu à tout le monde. Le cas échéant pardonnez moi j'essayerai de n'oublier personnes la prochaine fois!

Je suis pas sûr de réussir à écrire un nouveau chapitre pour le mois d'aôut (enfin la fin du mois vu q'on est déjà en août!) mais je ne vous abandonne pas pour autant. A Bientôt pour le chapitre 5 (ce sera la moitié de l'histoire!)