8 jours, 7 nuits : Vacances à Okinawa

Source : Gravitation

Genre: Yaoi, lemon

Auteur : Shmi

Couple : Yuki x Shuichi

Disclaimer: Même si je le voudrai bien les perso ne sont pas à moi. Dommage…

Note : italique pensées des personnages

Oulala !!!! Ca fait trèèèèès longtemps que je n'ais plus posté de chapitre... Et j'en suis désolé vraiment vraiment vraiment. Je n'essaye pas de me chercher des excuses mais j'ai été hapé par ma fic sur Smallville (allez hop je me fais un peu de pub) et du coup j'ai un peu délaissé celle-ci. Ce qui me conforte dans ma décision de repousser l'écriture d'une fic qui me tient pourtant à coeur sur Hikaru no Go, j'ai peur de me concentré sur l'une au dépent de l'autre. Donc du coup ben j'attends !

Allez fini les blablatages inutiles et passons à l'essentiel : BONNE LECTURE à TOUS !!!!!!


Chapitre 5 : Jeudi

Lorsqu'on est une pile électrique ambulante, qu'on travaille 14 heures par jour et qu'on se donne à 200 sur scène, le bonheur en vacances est de se réveiller de par soi-même le matin et non à cause d'un réveil un peu trop zélé qui produirait un son infernal.

Ca c'est le bonheur.

Mais le bonheur ultime est de se réveiller de pas soi-même le nez dans le cou de son homme. C'est sous ces auspices plutôt favorables que se réveilla Shuichi en ce jeudi matin de vacances.

D'un tendre baiser dans le cou, il tenta de réveiller Yuki, qui grogna de mécontentement. Shuichi se mit à sourire fasse à ce comportement infantile se souvenant d'une discussion où son amant lui avait expliqué, avec ironie, qu'il était devenu écrivain pour avoir la chance de se lever et se coucher quand bon lui semblait en faisant abstraction de la routine du commun des mortels, à savoir : métro, boulot, dodo. (1)

Mais aujourd'hui point le temps de faire la grâce matinée. Le programme qu'avait concocté le chanteur était chargé.

-Allez Eiri, faut se lever !

-Grumph!!

-Allez…

Shuichi pour lui donner courage l'embrassa encore dans le cou, remontant vers la mâchoire où il déposa aussi un baiser, pour finalement atteindre ses lèvres closes.

-Eiriiiii…, chuchota-t-il, c'est toi qui ne voulais pas aller à la plage tous les jours, alors il faut se lever, on doit prendre le bus ce matin.

-Et pour aller où ? demanda enfin Yuki sortant des dernières brumes de son sommeil.

-Le Jardin Botanique de Naha !! annonça fièrement le chanteur comme si cela était une évidence. C'est le plus grand de tout le Sud-est ! Il nous faut une heure de bus pour y arriver….

Et blablabla et blablabla… Shuichi était déjà très en forme de bon matin, constata Yuki avec une pointe de résignation.

-D'accord ! Stop c'est bon j'ai compris je me lève. Mais s'il te plaît, tais toi.

-Eiri…. Fit Shuichi d'une petite voix triste

Mais il fut vite stoppé par les lèvres de son amant.

-Et non, je ne suis pas fâcher, répondit-il à la question muette du chanteur. Mais tout le monde n'a pas la même capacité que toi au réveil. Là j'ai besoin d'un peu de silence, après tu pourras reprendre ta litanie.

Sur ce, il embrassa Shuichi, puis se leva et se dirigea vers la salle de bain un peu au radar. (2)

Le jeune homme était perplexe. Jamais, au grand jamais, Yuki ne lui parlait avec tant de douceur comme ça le matin. Généralement il l'envoyait bouler, et s'enfermer dans la salle de bain à doubles tours en claquant la porte. Or là, il lui avait répondu gentiment, calmement avec un pointe de tendresse dans la voix.

Oui, décidemment se dit Shuichi, c'était un bon, un très bon jour même.

C'est donc avec plaisir, et surtout avec plein d'idées en tête, que le chanteur laissa volontiers tranquille son amant prendre sa douche.

10 minutes après, c'est un Yuki habillé, mais pas encore totalement réveillé, qui sortit de la salle d'eau. Sans un mot, Shuichi prit sa suite, étonnant par la même son compagnon qui était persuadé qu'il allait lui sauter dessus dès qu'il le verrait.

Deux cigarettes du blond plus tard, Shuichi était frais et dispo. C'est avec un sourire et toujours sans un mot plus fort que l'autre, qu'il prit la main de son homme et l'entraîna vers les ascenseurs pour se rendre au restaurant.

Arrivé dans la salle, le même scénario que la veille se produisit. Une réceptionniste les conduisit à une table et toutes les têtes se tournèrent à leur passage. Yuki exaspéré de bon matin se jura de penser à prévoir que tous leurs prochains petits-déjeuners se passent dans leur chambre à l'abri des regards.

Une fois installé, ils se dirigèrent vers le buffet où les attendait de quoi sustenter leurs estomacs, enfin surtout celui de Shuichi.

Un café noir armé à la main, Yuki retourna s'asseoir à sa table avec en face de lui un Shuichi qui dévorait littéralement son assiette. L'écrivain porta à ses lèvres la tasse contenant le précieux nectar et apprécia de le sentir couler dans sa gorge.

Se délectant du breuvage, il sentit tout de même le regard violine de son amant braqué sur lui. C'est, maintenant, totalement éveillé qu'il posa ses yeux dorés sur son vis-à-vis.

-Qui y'a-t-il ?

-Tu as bu ton café ?

-Oui, répondit Yuki soudain pris de méfiance.

-Parfait ! Alors où en étais-je ?? Ah oui ! continua-t-il en tapant du poing dans la main. Le Jardin Botanique !! Alors c'est le plus grand du Sud-Est ! Il y a plus de 2000 espèces végétales différentes ! Tu te rends compte ça doit être immense. Y'a même un petit lac entouré de palmiers. Ca va être magnifique, un vrai paradis…

-Stop !! Tu étais calme ! Pourquoi tu recommences à t'emballer et à t'exciter ?

-Tu as dit qu'une fois réveillé je pouvais reprendre… comment tu as dit déjà… ah oui ma litanie. Donc comme tu as fini ton café, et que c'est le café qui te réveille, alors je reprends ! Donc le jardin Botanique va être magnifique, tu imagines un océan de verdure. Qui sait on pourrait même se perdre peut être… dit-il une lueur coquine dans le regard.

Yuki ne releva volontairement pas, alors Shuichi continua.

-Puis cet après-midi on reviendra ici, et on ira visiter le marché couvert de Naha. Il paraît qu'on y trouve de tout, mais il est surtout connu pour ses denrées alimentaires exotiques et colorées………

Et le moulin à paroles était relancé. Mais avec étonnement Yuki nota que cela ne l'embêter pas plus que cela. Il n'écoutait pas les mots mais seulement la voix de Shuichi qui lui parvenait comme une douce mélodie.

Shuichi s'était levé pour se resservir lorsqu'il aperçut dans un coin de la salle deux visages familiers. Ni une, ni deux il se dirigea vers eux son assiette à la main.

Yuki commençait à se demander ce qui pouvait bien prendre autant de temps au chanteur. Il se retourna vers le buffet et constata qu'il n'y était plus. Il balaya la salle du regard et repéra facilement sa tête rose bonbon. (3) Et là horreur, malheur, son amant était en train de discuter avec l'insupportable gamin qu'il avait rencontré la veille et sa mère. N'ayant pas envie de leur parler ni de les voir, Yuki se retourna et se concentra sur sa tasse vide en espérant secrètement qu'elle se re remplisse d'elle-même, car dans le cas contraire il serait obliger de se lever, et deviendrait donc une cible potentielle pour la mère du gamin.

Un moment plus tard, que Yuki préféra ne pas minuter, Shuichi rejoint leur table tout sourire. L'écrivain détester voir son bubble-gum rose sourire à d'autre que lui surtout s'ils en étaient la cause.

-Yuki ! Tu sais qui je viens de voir, demanda-t-il tout sourire.

-Non, mentit celui-ci en serrant les dents.

-Tôji et sa maman ! On a parlé un moment et Tôji aurait voulu que je vienne à la plage aujourd'hui. Mais je lui ai dit que c'était pas possible, qu'on devait aller au Jardin Botanique tous les deux.

"T'en mieux, soit triste gamin ! Ca fait un point pour moi" pensa le romancier

-Comme il semblait tellement triste, continua Shuichi n'apercevant pas le sourire de satisfaction de son amant, je lui ai dit que si sa maman était d'accord on aurait qu'à aller au marché couvert cet après-midi tous les quatre.

-Bien bien bien… QUOI !! réalisa-t-il soudain.

-C'est une bonne idée, hein ?!

-Non pas vraiment répondit l'écrivain glacial.

-Pourquoi ? J'aurais cru que tu serais content de ne pas m'avoir sur le dos tout le temps?

-Shuichi quand comprendras-tu que… Oh ! Et puis je m'en fous, fait ce que tu veux, dit-il en se levant de la table.

Il sortit du restaurant, Shuichi sur ses talons.

-Eiri… attends s'il te plaît… explique moi !

Il avait faillit lui dire. Il avait réellement faillit dire à Shuichi que tout ce qu'il voulait c'était passé leurs vacances tranquillement tous les deux en amoureux. Mais encore une fois il s'était dégonflé au dernier moment. "Foutu caractère…".

Le chanteur le rattrapa près des ascenseurs et se dépêcha de s'y engouffrer car visiblement Yuki ne l'attendrait pas.

-Eiri… commença-il à bout de souffle, une fois en sécurité dans l'ascenseur… Eiri explique moi, je croyais bien faire. Tu avais l'air de bien les apprécier hier.

-Pas du tout, tu te trompes totalement.

-Mais pourtant… tu discutais avec Izumi alors j'ai cru…

-Ce n'est pas moi qui discutais avec elle. Elle parlait toute seule. De toute manière je m'en fous.

-Eiri… est ce que… est ce que par hasard tu voulais passer toute cette journée rien qu'avec moi ? demanda Shuichi d'une toute petite voix n'arrivant pas à y croire.

"Allez parle, ouvre le bouche, dit lui que c'est pas seulement cette journée mais toute la semaine que tu veux passer en tête en tête avec lui".

Détournant le regard Yuki répondit dans un murmure "Oui", tout en attendant la réaction de son amant.

Réaction qui se fit moins violente qu'il ne l'aurait cru. Shuichi vint simplement se blottir contre son homme l'enlaçant de ses bras fins.

-Merci, répondit-il intimidé, mais pourquoi tu ne me l'as pas dit avant ?

-Colle pas avec le personnage. Trop sentimental.

-Je t'aime dit-il en relevant la tête.

Yuki se pencha et captura les lèvres de Shuchi dans un tendre baiser.

-En ce qui concerne Tôji et sa maman, reprit le chanteur, on aura qu'à jouer à cache-cache avec eux dans le marché. Et lorsqu'on les reverra le lendemain je lui dirai qu'on les a pas trouvaient? Ca te convient ? En plus ça pourrait être drôle.

Yuki répondit d'un simple hochement de tête faisant sourire son bubble-gum rose, qui sortit de l'ascenseur à sa suite.

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La tempête passée, tous deux prirent leurs affaires et partirent pour le Jardin Botanique.

Comme l'avait dit Shuichi, le jardin était situé à plus d'une heure de bus, près de la base américaine de Kadena. Mais celle-ci passa excessivement vite puisque le romancier put observer du coin de l'œil son amant réagir à la manière d'un gamin aux différents paysages qui se succédaient.

Lorsque Shuichi posa pied à terre, il en resta subjugué. Une forêt verdoyante s'étendait là, semblant appartenir au pays des songes. D'immenses palmiers surplombaient une verdure luxuriante d'où s'envoler quelques oiseaux aux couleurs chatoyantes au grès du vent.

A l'entrée du parc on trouvait un petit kiosque distribuant différents prospectus allant d'un simple plan du parc jusqu'à de nombreux dépliants sur la protection de la faune et de la flore.

Alourdis de quelques documents en plus, le couple s'aventura dans le jardin aux merveilles.

Leur ballade dura toute la matinée, Shuichi lisant scrupuleusement les indications données par les fascicules sur les 450 sortes de palmiers différents. Yuki le suivait toujours de près, se laissant bercé par le son de se voix. Un moment de calme reposant.

L'écrivain s'était arrêté quelques instants pour admirer des hibiscus, dont le jardin regorgait, imaginant déjà les futurs personnages d'un de ses romans en train de se promener tendrement main dans la main, lorsqu'il s'aperçut que le chanteur n'était plus là.

-Shuichi! …Shuichi ! hurla-t-il. Puis il rajouta pour lui-même : Mais où est ce qu'il a bien pu passer ?

Le blond avança encore un peu sur le chemin en espérant retrouver son amant. Mais rien. Le chanteur semblait s'être volatilisé. Il décida donc de s'asseoir sur une souche d'arbre et d'attendre qu'il revienne de part lui-même puisque de toute façons c'était lui qui c'était perdu et non l'inverse pensa-t-il. (4) Ne pouvant fumer sans risquer de créer un incendie, il mâchouillait un brin d'herbe de façon frénétique, tentant de faire passer le temps.

De son côté, le chanteur continuait d'avancer, lisant à haute voix, lorsque n'ayant aucune réponse (ou plutôt aucun grognement en guise de réponse) à une question sur une fleur qu'il trouvait jolie, s'aperçut qu'il avait égaré son amant.

-YUKI !!! J'ai perdu mon Yukiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!! hurla-t-il.

Dans l'espoir de retrouver son amour rapidement et sain et sauf (5), il passa en mode tornade rose. Le seul problème était que dans cet état il ne faisait que courir, courir, courir, courir et courir sans réellement penser à la direction à prendre. Il fit trois fois du jardin (6) avant de s'apercevoir qu'il était déjà passer trois fois devant Yuki.

Le blond avait vu au loin des arbres s'affaissaient brusquement et s'était dit, à juste titre, que son amant avait enfin réalisé qu'ils étaient séparés. Cela ce rapprochait à vive allure abattant autant de travail qu'un bulldozer lancé à pleine vitesse, mais connaissant sa tendre moitié, l'écrivain ne bougea pas.

En effet il vit passer la tête rose une première fois où il ne tenta même pas de l'arrêter, une seconde fois où il émit un "Shû, je suis…" mais où il n'eut jamais l'occasion de finir sa phrase car le chanteur était déjà trop loin et enfin une troisième fois où visiblement le dit chanteur s'était calmé de lui-même et où il avait finalement repéré son amant assis en train de l'attendre.

-Yuki !!! J'ai cru que je t'avais perdu mon amouuuuurrrr dit-il en se jetant aux bras de l'écrivain.

-Ah bon, j'avais même pas remarqué que t'étais plus là.

-Méchant ! Je me suis fait du souci moi !

-Tu avais peur de ne pas savoir comment rentrer à l'hôtel ?

-Tu pourras dire ce que tu voudras, moi je sais que c'est pas vrai ! Je suis même sûr que tu commences à être inquiet hein? Avoue !

Yuki ne répondit pas confirmant les dires du chanteur. Chanteur qui se para de son plus beau sourire, étincellent à dix kilomètres à la ronde.

Sachant pertinemment qu'il ne résisterait jamais à une telle bouille, le blond décida de changer de sujet.

-Bon… comme il est presque midi, si on allait acheter de quoi manger et qu'on pique-niquait au bord du lac qu'on a vu tout à l'heure ?

-Si tu veux mon amour.

Yuki, attendrit par ce doux surnom, se releva tout de même comme de rien n'était. Shuichi allait ajouter quelque chose lorsqu'il vit le regard doré pétillé d'amour et de compassion envers lui. Il se ravisa donc et se contenta de suivre son rayon de soleil. (7) Ils achetèrent leur repas et retournèrent sur leurs pas pour retrouver le lac qu'ils avaient vu le matin même en arrivant.

Aidé par le calme ambiant et par la nourriture absorbée, le couple s'allongea à l'ombre d'un des nombreux palmiers et ils se laissèrent allé à un repos bien mérité après la longue marche de la matinée.

Shuichi boudiné contre l'écrivain ne dormait pas, mais se laissait porter par la calme respiration de ce dernier. Il se remémora tous les moments passés en compagnie du blond, les bons comme les mauvais, et constata que celui-ci avait vraiment changé.

Jamais avant il ne se serait endormi comme cela serrant possessivement le chanteur, jamais auparavant il ne lui aurait laisser voir autant de sentiments au travers de ses yeux dorés, jamais précédemment il n'avait exprimé aussi clairement ce qu'il ressentait que ce matin même dans l'ascenseur…

Il faisait des efforts pour lui, se dit le chanteur avec tendresse. Il resserra un peu plus les bras autour de son homme, et celui-ci inconsciemment fit la même chose en réponse. Shuichi était aux anges, conscient de son bonheur.

Peut être une demi-heure plus tard, Shuichi ne savait pas trop, le romancier ouvrit se grands yeux dorés. Le chanteur le vit papillonner des paupières, le regard incertain se fit plus lucide et la mémoire revint à l'écrivain. Celui-ci tourna alors la tête vers son compagnon et lui fit un doux sourire qui le liquéfia sur place.

-Qui y'a-t-il ? demanda Yuki

-Rien, rien, mentit le chanteur. C'est juste que là tu étais tellement mignon avec ce sourire que tu ne fais qu'à moi… … c'est trop de bonheur d'un seul coup pour moi. J'ai l'impression de rêver. C'est un moment parfait, magique rien qu'à nous !

-Tu es beaucoup trop romantique et fleur bleu si tu veux mon avis.

-Tout a fait. Et j'assume ! dit il en se levant dans un geste théâtral. Je suis totalement et irrécupérablement romantique et même fleur bleu, pire qu'une fille !!! J'en suis fier!!!

-Irrécupérablement idiot, oui !

Mais Yuki n'était pas fâché, il souriait même, puis il se mit carrément à rire devant de telles pitreries. Le rire du blond parvint aux oreilles du chanteur comme étant la plus belle des mélodies qui lui avaient été permis d'entendre. C'était la première fois que Shuichi assistait à ce magnifique spectacle. Totalement détendu et riant aux éclats toute la jeunesse de Yuki ressortait. Shuichi ne l'avait jamais vu ainsi. D'un simple regard il venait de tomber encore plus amoureux de son blond.

Submergé par tant de sentiments, le jeune homme réagit une fois de plus de manière totalement excessive. N'ayant aucun de ses éternels costumes sous la main, il se mit à sautiller partout de bonheur. Tant et si bien qu'il trébucha sur un caillou et qu'il finit sa course dans l'eau du lac.

Les quatre fers en l'air et le postérieur dans l'eau, Shuichi se trouva trempé jusqu'aux os. Yuki qui riait aux éclats se tut instantanément et le chanteur sut que son homme était en colère. Mais au lieu de lui crier dessus, il se leva, marcha jusqu'à son bubble-gum rose mouillé et lui tendit une main secourable pour le relever. Etonné, Shuichi l'accepta néanmoins.

-Idiot, tu aurais pu faire tout de même attention, ajouta Yuki pour la forme.

-C'est pas ma faute, c'est le caillou qui s'est jeté sur moi ! En plus j'aurais pu me faire vachement mal. Tu devrais être une peu plus câlin avec moi, qui sait je me suis peu être cassé quelque chose.

-C'est pas moi qui saute partout ! rétorqua le blond. Mais bon, vient par là avant que tu ne tombes encore une fois et que tu te fasses mal à ton joli petit cul.

Le romancier le tira par le bras pour le mettre en sécurité sur la berge.

-Tu devrais enlever tes fringues pour les faire sécher, sinon on ne pourra jamais prendre le bus dans trois quarts d'heure pour rentrer.

-Mais je suis en boxer en dessous. Si je me déshabille on va m'attaquer pour attentats à la pudeur ! s'indigna le chanteur.

-De toutes façons pour ce qui y'a à voir…

-C'est méchant. T'es tout gentil et le coup d'après tu m'enfonces !

L'écrivain qui repartait s'asseoir, se retourna vers son amant un doux sourire aux lèvres. Il n'était pas sarcastique, ni satirique mais juste amusé. Et le chanteur compris qu'il n'était pas médisant, mais qu'il voulait simplement s'amuser de sa propre réaction. Alors Shuichi décida de rentrer dans son jeu.

-C'est pas ce que tu me dis le soir venu.

-Ma vision nocturne semble être défaillante.

-Mais maintenant il fait jour, répondit-il tout en enlevant doucement son T-shirt trempé.

-Effectivement… cela commence à devenir intéressant, dit Yuki en asseyant dans l'herbe.

-N'est ce pas !

Shuichi tourna sa tête de droite à gauche pour voir si quelqu'un était près d'eux. Voyant personne à l'horizon il se décida à continuer.

-Tu vas donc pouvoir apprécier mon adorable petit cul au grand jour…

Le chanteur fit glisser son pantacourt laissant apprécier sa plastique à Yuki. Celui-ci n'en perdait pas une miette, il apprécia grandement ce strip-tease lorsque son chanteur vint s'asseoir sur ses genoux tout en laissant ses mains fureteuses se balader sur son torse.

-Je ne savais pas que tu avais des tendances exhibitionnistes, railla Yuki.

-Je ne fais que suivre tes désirs mon amour. Tu sais à quel point je veux être une parfaite épouse. Assouvissant tous tes désirs…

-Je ne veux pas d'une épouse… je ne veux que toi… je n'ai besoin que de toi.

Shuichi se pencha sur Yuki et captura ses lèvres dans un tendre baiser, tandis que l'autre caressait son dos le faisant gémir contre ses lèvres.

-Eiri…

Le romancier se laissa tomber dos au sol entraînant avec lui son compagnon.

Le baiser commençait à se faire plus profond, plus intense quand le couple entendit des bruits provenir de l'autre rive du lac. Se séparant à contre cœur, tous deux tournèrent la tête vers ces intrus qui osaient les déranger. Totalement insouciant quant au désagrément qu'ils procuraient, une famille avec ses quatre enfants venait de prendre ses quartiers à l'opposé d'eux.

Pour une fois d'accord, tous deux se séparèrent en râlant. Shuishi glissa sur le côté pour éviter tous problèmes et se tint à une distance respectable du romancier.

Yuki qui n'avait toujours pas dit son dernier mot, se retourna vers le chanteur, dos aux autres, et tenta de continuer ses délicieuses caresses.

-Eiri……on est plus tout seul.

-Je ne fais rien de mal. Juste quelques caresses sans aucunes arrières pensées…

-C'est ça oui ! Tous les deux on sait très bien comment cela va finir.

-Tu ne voudrais pas me frustrer n'est ce pas ? Alors laisse moi continuer.

-Pas ici, y'a des gamins.

-Ils ne voient rien de là où ils sont.

-Eiri s'il te plaît…

-… Comme tu veux, grogna-t-il en s'écartant.

Voyant que son amant râlait, Shuishi eu une autre idée.

-Et si on se trouvait un autre endroit plus tranquille, histoire de passer le temps en attendant le bus ?

Yuki sourit trouvant cette idée fort intéressante. Shuichi se rhabilla en un rien de temps, rassembla ses affaires et entraîna Yuki à sa suite dans l'espoir de trouver un endroit plus calme.

Il est étonnant de voir qu'en pleine jungle luxuriante deux hommes ne puissent pas facilement trouver un tronc d'arbre auquel s'adossait pour satisfaire une envie coquine. Il faut dire qu'avec quelqu'un comme Shuichi, Yuki avait de quoi s'arracher les cheveux.

Le premier arbre ne convenait pas car une famille de babouins semblait les observer en pleine action. Le second arbre n'allait pas non plus parce que les coléoptères qui y vivaient répugnaient le chanteur. Quand au troisième il semblait parfait à première vue. Ni singes, ni coléoptères, fourmis, vers de terre, ou autre petites bestioles en tous genres pour les ennuyer. Sauf que ce palmier là, précisément, était une variété rare et donc étudié par tous les botanistes en herbe venu en promenade.

Les deux hommes étaient déjà bien avancés dans leurs préliminaires lorsqu'ils entendirent un groupe braillard arrivé près d'eux. Ni une, ni deux, ils rangèrent en quatrième vitesse leur "petites affaires" et s'éclipsèrent avant d'être pris pour des exhibitionnistes.

Essoufflés par leur fuite, ils se laissèrent tombé contre un arbre à la ramure majestueuse.

-Hi hi hi… C'était drôle, rigola Shuichi.

-Baka!! On a faillit se faire prendre comme des ados en manque! râla le blond.

-Eh oh! C'est toi qui voulais faire ça ici !

-Non moi c'était près du lac.

-Mais c'était encore plus risqué ! s'indigna le chanteur.

-Parce que là c'était pas risqué ?

-J'ai pas dit ça! Mais il suffit de trouver le bon endroit.

-Ne me fais pas parler Shuichi, cria le romancier. C'est toi qui trouve des défauts à tous les arbres de cette fichue jungle !

-Je suis désolé, continua Shuichi en criant lui aussi, mais j'ai pas envie de l'envoyer en l'air devant une bande de macaques!!

-Tu oublies les coléoptères

-Et les coléoptères aussi ! dit-il en boudant.

Chacun faisait la gueule dans son coin. Les secondes s'écoulèrent sans un bruit, chacun refusant de faire le premier pas.

Puis tout d'un coup Shuichi sauta sur Yuki, s'affalant par terre. Le blond étonné, interrogea son amant du regard.

-Le problème, c'est que j'ai encore envie de toi.

-Moi aussi, rétorqua l'écrivain.

Le blond s'empara de la bouche du chanteur en un baiser passionné.

Bouche contre bouche, lèvres contre lèvres le romancier s'appliquait méthodiquement à faire gémir son compagnon, enroulant avec efficacité sa langue avec sa compère. Shuichi, totalement à la merci du blond, se tortillait sous lui en quémandant toujours plus.

-Impatient ? demanda l'écrivain.

-Oui. En plus on a pas beaucoup de temps.

Effectivement concéda Yuki, leur bus pour le retour ne les attendrait pas. Ils décidèrent donc d'assouvir leur passion immédiatement. D'un geste précis Yuki délesta Shuichi de son bermuda ainsi que de son sous-vêtement.

Celui-ci l'aida du mieux qu'il put, mais depuis quelques minutes déjà il s'employait discrètement à bouger une méchante pierre qui lui rentrer insidieusement dans le dos. Discrètement parce qu'il savait que si jamais il émettait encore des griefs en l'encontre du lieu où ils se trouvaient, le blond ne lui pardonnerait pas.

La tâche fut simplifiée lorsque son homme, en le retournant, envoya balader la méchante pierre d'un coup de main autoritaire. Le chanteur se retrouva à quatre pattes dans la terre s'agrippant désespérément aux racines de l'arbre dans l'espoir de se contrôler un minimum.

Yuki jouait avec son intimité essayant de le détendre au maximum. N'ayant plus le temps pour d'autres préliminaires, ni surtout l'envie, il se positionna derrière son compagnon et le pénétra d'un coup sec. Shuichi se retint de crier de douleur mais il ne put retenir les larmes.

Le blond était souvent impulsif mais jamais comme aujourd'hui. L'alchimie entre l'interdit, le lieu et l'instant semblait fonctionner. Leur étreinte était brutale, sauvage, bestiale mais terriblement excitante. La possibilité d'être surpris à tout instant augmentait le plaisir. La chaleur ambiante faisait suer les corps en mouvement, les faisant briller sous le soleil d'Okinawa. Tant et si bien qu'en quelques caresses appropriées, quelques mouvements bien exécutés et quelques baisers bien placés Yuki lui fit voir des étoiles en plein jour.

Le romancier, vaincu par la chaleur et épuisé par son amant, retomba lourdement sur celui-ci l'écrasant un peu plus par terre.

D'ordinaire Shuichi aimait toujours sentir Yuki sur lui ou tout simplement à ses côtés. Sentir son poids sur son dos ou sa chaleur le remplissait de bonheur, il se sentait aimer. Sauf qu'aujourd'hui la position n'était guère agréable. Le nez enfouit dans la terre il vit passer près de lui toutes sortes d'asticots. Et il détestait les asticots !! (8)

-Lève toi Eiri, s'il te plaît.

-Grumpf !! Je te connaissais plus romantique.

-Ca ce voit que c'est pas toi qui à la tête dans la terre, râla à juste titre le chanteur.

-C'est toi qui m'as sauté dessus !

-Après que tu ais commencé, corrigea Shuichi.

Pour toutes réponses le blond esquissa un sourire et alluma une cigarette.

-Eh ! T'as pas le droit ! Tu pourrais te faire arrêter, dramatisa-t-il.

-Je prends le risque !... Et puis après ce que l'on vient de faire il n'y a que ça qui me satisfasse. … Quoique réflexion faite, il y aurai peut être bien aussi autres choses…

Devant l'air interrogateur de Shuichi il poursuivit :

-Toi

Le chanteur rosit légèrement toujours peu habitué à de telles déclarations.

-Je croyais que tu étais fatigué… en plus tu me dis des trucs comme ça alors qu'on n'a plus de temps ! Ca va être l'heure du bus !

-Dommage…Alors laisse moi ma cigarette, répondit il avec un sourire charmeur.

Shuichi n'en rosit que plus. Il se releva, se rhabilla en enlevant la terre collée sur son torse et rangea ses affaires.

Yuki le regarda faire amusé par sa réaction. Visiblement intimidé il ne comptait plus le regarder dans les yeux. Mais contre toutes attente le chanteur, une fois qu'il eut tout rassemblé, se retourna vers son amant et le pria de bien vouloir se lever pour aller prendre le bus .Yuki, étonné par son bubble-gum rose qui semblait avoir finalement mûri, se leva et le suivit sans rien dire.

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Le trajet retour sembla plus court et surtout plus calme. Shuichi ne s'extasiant plus devant le paysage mais tenant simplement la main de son homme se laissant bercer par le roulis du bus.

Ce bus n'allant pas jusqu'au marché couvert, les deux hommes durent en changer. Le second bus, bien moins confortable et surtout bien plus rempli les conduisit sur "Kokusaï Street", (9)l'artère commerçante de la ville où tous convergeaient en quête d'emplette.

La "Kokusaï Street" abritait de grands magasins comme de petites boutiques artisanales. Malgré cette grande variété de commerces tout le monde venait pour le marché couvert.

Le marché couvert de Naha regorgeait de denrées alimentaires diverses et variés, ainsi que de magnifiques pièces de tissu dont du bashofu et du kasuri (10), mêlant de ce fait l'exotisme au traditionnel.

Les deux hommes décidèrent de se fondre dans la masse et d'arpenter les allées.

Une chose frappa cependant le chanteur.

-Dis Yuki, c'est normal que toutes les échoppes soient tenues par de vieilles grand-mères ? Ce doit être fatiguant.

-Fatiguant ou pas ça j'en sais rien. Par contre je sais que ce marché fut fondé par les veuves des victimes de la bataille d'Okinawa et que depuis il a toujours été tenu par elles…. Mais ne te fit pas aux apparences il paraît que ses grand-mères sont très énergiques et surtout très redoutables !

-Redoutables ??

Avant que Yuki n'ai pu répondre à la question de Shuichi, ils virent une grand-mère sortir comme une furie de son échoppe, chassant à coups de balai un adolescent qui avait s'en doute voulu lui dérober quelque chose.

-Redoutable, confirma un Shuici abasourdi avec des yeux ronds comme des soucoupes.

D'autres grand-mères vinrent voir ce qui se passait ici et la première leur expliqua toute l'histoire.

-Allez viens ! Allons y avant qu'elles ne croient qu'on ai venu pour leur piquer un truc, décida Yuki.

-Hun. Partons avant de se prendre un coup de balai.

L'écrivain entraîna son compagnon dans les allées suivantes. Au détour de l'une d'entre elles, il reconnu au loin le visage d'Izumi qui criait après son fils. Il prit Shuichi par le bras et l'entraîna dans la première échoppe venue, dans l'espoir de passer inaperçu.

Le chanteur s'étonna d'être ainsi poussé.

-Qui y'a-t-il ?

-Hein… euh rien. Je voulais voir ce qu'il y avait dedans, mentit il.

-Le tissu ? interrogea Shuichi

-Oui oui

Yuki fit mine de s'intéresser aux dits tissus, alors qu'il n'en avait cure.

Par contre, Shuichi fut finalement intéressé, lui. Depuis qu'ils étaient rentrés dans le marché, il essayait de trouver des idées cadeaux pour ses amis restés à Tokyo. Et là au milieu des pièces de tissus, il vit une adorable petite bourse qui ravirait certainement sa sœur. Il fouilla dans le tas pour trouver la couleur adéquate.

-Ces "Kinchaku" vous plaisez jeune homme, demanda la propriétaire des lieux.

-Des quoi, madame ?

-Des "Kinchaku", ce sont ces petites bourses que vous tenez dans vos mains. C'est l'une des spécialités textiles de l'île d'Okinawa. Je suis sûre que votre petite amie appréciera le geste.

-Euh non non ! C'est pour ma sœur… je …je n'ai pas de petite amie

-Ah d'accord. En tous cas, votre sœur appréciera sûrement. Je vous laisse choisir la couleur.

Shuichi farfouilla dans le tas pour dénicher la perle rare. Il s'arrêta sur une petite bourse de couleur mauve clair brodée de perles créant des motifs floraux.

-Shuichi qu'est ce que tu fous ? demanda Yuki.

-Je vais acheter ce Kinchaku pour Maiko, lui répondit-il. Puis se retournant vers la vieille dame il dit : " Obasan, finalement je vais prendre celle-ci" (11)

-D'accord jeune homme, répondit-elle.

-Ote-moi d'un doute. Tu ne compte pas ramener quelque chose à tout le monde, intervint le blond.

-Ben si bien sûr ! Sinon certains seraient tristes.

-… Et qui as-tu sur ta liste, demanda-t-il craintif.

-Et bien…euh ma sœur et mes parents, Hiro, Suguru, Sakano, K… euh Tatsua, Noriko, Ryuichi ainsi Tohma et Mika.

-Rien que ça ? répondit-il ironique? T'es tu demandé où est ce qu'on allait mettre tout ça sachant que nos valises sont pleines par ta faute !

-Euh ben non je sais pas.

-T'as qu'à pas ramener des trucs débiles à tout le monde !

-Oui mais sinon ils seront tristes.

-M'en fout !

-Tu sais j'ai aussi une autre personne sur ma liste

-Qui ?

-Euh et bien je me disais que peut être tu voulais ramener quelque chose à … ton père.

-Certainement pas !!! Je t'interdis de ramener un truc au vieux! Tu m'entends !!

-Mais…

-Il n'y a pas de "mais" ! Un point c'est tout ! Maintenant allons-y.

Yuki sortit du magasin sans plus attendre. Shuichi le regarda partir perplexe. Il serait temps que tous deux se réconcilient et le chanteur entendait bien y parvenir. Il attrapa son achat, salua la vieille femme et partit à la suite de son compagnon. Il le rattrapa facilement étant donné que celui-ci l'attendait un peu plus loin, faisant mine de s'intéresser à une nouvelle échoppe. Une fois Shuichi à sa hauteur il se remit en marche en silence rassuré d'avoir son Shû-chan à ses côtés.

Cette promenade continua dans le calme, le chanteur n'essayant plus pour aujourd'hui de combler le fossé entre Yuki et son père.

Mais alors que le romancier recommençait enfin à apprécier le moment présent en compagnie de son amant, il entendit une voix qui lui fit regretter son manque de vigilance.

-SHUICHIIIIIIII !!!!!!

Le dit Shuichi se retourna en direction de la voix et aperçut courir vers lui un Tôji totalement surexcité de l'avoir trouvé.

-Shuichi ! J'ai bien cru ne pas te trouver lui dit un Tôji Tsuda essoufflé.

-Tô… Tôji… Je … euh… je te cherchais moi aussi, mentit-il

Il se retourna vers le romancier ayant peur de sa réaction. Mais celui-ci semblait étrangement calme et serein en apparence.

En apparence seulement, et Shuichi s'en doutait bien, car intérieurement c'était tout autre. Non seulement il n'avait pas été assez vigilent, mais en plus il sentait remonté en lui une grande exaspération à l'encontre de ce gamin qui osait se pendre au cou de son amant. Mais extérieurement il n'en montrait rien. Des années d'entraînements pour avoir un air totalement détaché et "je m'en foutiste" alors qu'il avait envie de commettre un meurtre.

Arriva alors Izumi, la mère de Tôji, qui fit un sourire charmeur à Yuki en guise de bonjour. Celui-ci lui répondit par un rictus méprisant, qui fit détourner à la femme son regard vers les deux "enfants" plutôt que d'affronter ces yeux dorés mais tellement durs.

Shuichi ne savait plus sur quel pied danser. Il avait promis à Yuki de passer la journée ensemble, mais maintenant que Tôji était là il ne savait plus quoi faire. Comment faire comprendre à quelqu'un que l'on veut passer le reste de la journée avec son amant sans pour autant lui dire que cette personne est son amant ? En plus comment faire sans lui faire de la peine alors qu'on lui avait fait une promesse ?

L'écrivain connaissait bien son chewing-gum rose. Il savait qu'en ce moment précis il hésité sur quoi faire. Lui, son honnêteté et sa gentillesse étaient bien embêtées. Pour le chanteur une promesse était une promesse, on ne revenait pas dessus. Et il avait promis au gamin de passer l'après-midi ensemble.

Pour éviter que son bubble-gum n'ait une surchauffe aux méninges, il décida de faire le premier pas.

-Tu vois finalement nous les avons trouvé Shuichi, dit Yuki amicalement en posant une main sur son épaule.

-Euh… oui

-Nous pouvons donc continuer la visite du marché tous ensemble.

-Ah… euh…d'accord…

Et le petit groupe se remit en marche, avec un Shuichi étonné de la réaction de son amant.

Tôji et Shuichi marchait devant, suivit de près pas le romancier et la mère de l'enfant. Néanmoins le chanteur tournait la tête à intervalle régulier pour voir où était son compagnon. Et à chaque fois il était étonné de voir qu'il le regardait lui, et rien que lui. Savoir que le regard du blond était posé sur lui, mit Shuichi sur un petit nuage.

Du côté du blond les sensations n'étaient pas vraiment les même. Certes avoir Shuichi devant lui et pouvoir admirer ses délicieuses courbes était plaisant, très plaisant même, mais avoir Izumi qui n'arrêtait pas de lui parler était pas contre tout à fait horripilant.

Mais le pire était que même malgré les grognements ou tout simplement son manque flagrant d'attention, la secrétaire semblait ne pas s'apercevoir que le romancier se fichait royalement de ce qu'elle pouvait raconter. Elle se complaisait à déblatérer les unes après les autres des idioties sans nom étant certaine que l'écrivain l'écouter.

Leur promenade continua ainsi tout le reste de l'après-midi.

Shuichui trouva dans une petite échoppe le cadeau qu'il allait ramener à Sakano. Une autre des spécialités textiles de l'île : un mouchoir peint à la main. Ainsi son producteur pourrait pleurer de tout son saoul lorsqu'il ne lui ramènerait pas ses nouvelles chansons à temps. Pas que d'habitude il n'ait pas de mouchoir dans lequel s'épancher, mais quitte à le faire autant le faire avec classe dans une œuvre textile rare.

Il avait dut de par là même expliquer au jeune Tôji qui était Sakano et ce qu'il faisait réellement pour avoir un producteur. Le jeune homme le regarda alors avec plus admiration dans les yeux, si c'était encore possible.

Après cette courte pause ils reprirent tous les quatre l'exploration du marché. Au détour d'une allée, ils tombèrent sur des échoppes spécialisées dans les épices et la nourriture exotique. Ils apprirent alors quelques uns des secrets sur l'exceptionnelle longévité des habitants d'Okinawa : leur nourriture.

Tôji fut effrayé par un immense serpent séché. Tout en sachant pertinemment que ce moquer d'un enfant était un acte d'une grande lâcheté, Yuki ne put s'empêcher d'être content de lui être supérieur devant son amant. (12)

La journée s'acheva ainsi, somme toute dans la bonne humeur, chacun y trouvant son compte.

L'écrivain était heureux de paraître plus fort qu'un gamin de 10 ans.

Le chanteur était heureux d'avoir pu profiter de son amant sans pour autant avoir faillit à la promesse faite à Tôji.

La secrétaire était heureuse car elle était sûre que le romancier allait finir par lui tomber dans les bras.

Et l'enfant, le plus innocent de tous, était simplement heureux parce qu'il avait passer du bon temps avec son nouvel ami qui s'avéra être en plus un grand chanteur.

Tous rentrèrent donc à l'hôtel, exténué mais heureux, ce promettant, malgré les réticences du blond, de passer la journée de demain tous les quatre ensembles.

A SUIVRE

Le 09/03/07


(1) Dixit Shiguré Soma dans Fruits Basket, je l'adore

(2) Bizarrement ça me ressemble un peu

(3) Et oui ça aide finalement d'avoir un amant avec cette couleur de cheveux XD

(4) Quelle mauvaise foi……….

(5) Et oui c'est Shuichi, il se fait des films…

(6) Faite le tour du jardin, descendez les escaliers, s'essuyez vous les pieds, et entrez…C'est une comptine que me chantait ma maman quand j'étais petite. Quelqu'un la connaît ?? Oui oui je sais tout le monde s'en fiche, vous préférez lire la suite plutôt que mes bêtises ! ;)

(7) En hommage à Goku qui compare Sanzo à son rayon de soleil dans Saiyuki. J'adore. En plus on peut facilement faire une comparaison entre les deux séries (oserais-je dire entre les deux couples ?) Mais bon passons on est pas là pour ça.

(8) Comme moi !

(9) Littéralement "la rue internationale"

(10) Réalisés à partir de fibres végétales très fines

(11) Obasan : grand-mère en japonais.

(12) Comme s'il fallait qu'il se mesure à un gamin pour ça. Tu as d'autres avantages Yuki !!


Commentaire de fin :

Alors qu'en passez vous ? Vous avez attendu longtemps mais est ce que ça en vallait le coup ? Dite le moi dans une petite review.

Pour le prochain chapitre je vais essayer de le faire le plus vite possible parce que depuis le temps que vous attendez la suite et la fin j'ai peur que vous finissiez par desespérer et donc plus me lire... sniff

En tous cas merci de m'avoir lu jusque ici et à la prochaine.

Shmi