8 jours, 7 nuits : Vacances à Okinawa

Source : Gravitation

Genre: Yaoi, lemon

Auteur : Shmi

Couple : Yuki x Shuichi

Disclaimer: Même si je le voudrai bien les perso ne sont pas à moi. Dommage…

Note : Tous les lieux sont réels, je les ai juste un peu arrangé un peu à ma sauce. Il vienne du site http:// nezumi. dumousseau. free. fr/ japan/ naha. htm (enlever les espaces)

Je suis vraiment vraiment vraiment désolée pour cette longuuuuuuuuue attente. Gomen. En tous cas soyait sur que je n'abandonnerais pas cette fic. Il reste 4 chapitre à écrire et je les écrirais !!! Surtout que les choses sérieuses vont commencer...

Je souhaite une BONNE LECTURE à tous ceux qui sont encore là avec moi !


Chapitre 6 : Vendredi

Il est de coutume qu'en vacances les premiers rayons de soleil ne sont pas annonciateurs du réveil. Sauf si la journée en devenir est extrêmement chargée.

Tel est le cas en ce vendredi matin.

Après un petit déjeuner qui, grâce au romancier, pour une fois se passa presque tranquillement sur leur terrasse, le chanteur trouvant toujours un moyen pour animer l'ambiance, Shuichi et Yuki descendirent à la réception attendre Tôji et sa mère.

Bien que cela ne fasse guère plaisir à l'écrivain, il devait les supporter aujourd'hui, puisque le gamin (l'autre, pas le sien) était presque devenu hystérique lorsque Shuichi lui avait dit qu'ils devaient aller au parc aquatique. Pour le calmer sa mère n'avait rien trouvé de mieux que de dire qu'ils iraient eux aussi, s'imposant au couple de ce fait.

C'est donc contraint et forcé que Yuki avait due accepter cette journée à quatre.

Mais plus il attendait dans le hall de l'hôtel, plus il se dit que cela semblait être une très, mais alors une très très mauvaise idée. Supporter l'autre gamin, passe encore, mais ça mère ! Yuki craignait le pire.

Et le pire arriva. En fait ELLE arrivait, à grands pas, maquillé à outrance, coiffé comme si elle allait à une soirée, vêtue d'une robe trop courte et perchée sur des talons trop hauts.

Yuki, s'il n'était pas Yuki, aurait pu être effrayé surtout lorsqu'il réalisa que tout cela devait être malheureusement pour lui, mais c'est stoïquement qu'il salua les nouveaux arrivants.

Le gamin piaillait déjà, se plaignant de ne pas avoir vu Shuichi au petit déjeuner. Le chanteur quelque peu gêné, tenta de lui expliquer pourquoi ils étaient restés dans leur chambre. A cela Yuki crut bon d'ajouter que dorénavant tous les petits déjeuners se passeraient comme ça.

Le pauvre Tôji semblait vraiment déçu nota tout de même le romancier avec une très légère pointe de culpabilité. Après tout il n'avait pas fait cela pour éloigner le gamin de son amant, non, il l'avait fait pour ne plus être dévisagé de bon matin. Ce n'était pas de sa faute si cela faisait d'une pierre deux coups ! (1)

Prenant Shuichi par l'épaule, Yuki les emmena vers la sortie de l'hôtel. Ils se dirigèrent tout les quatre vers l'arrêt d'autobus qui devait les amener à Ocean Park. Très possessivement l'écrivain pris place à côté de son amant, laissant les autres se débrouiller. Il n'aurait su dire lequel des deux râlait le plus : l'enfant qui ne pouvait être à côté de son nouvel ami ou bien sa mère qui ne pouvait être à côté de sa nouvelle proie.

Après deux longues heures passées dans le bus à s'ennuyer, le petit groupe arriva enfin au parc.

Depuis l'entrée, on pouvait voir un immense dôme entouré de plusieurs bassins accueillant vraisemblablement des orques ou tout du moins des dauphins.

Un rapide passage en caisse plus tard, le petit groupe s'avança dans l'allée principale.

- C'est immense, je ne m'attendais pas à ce que ce soit si grand, s'émerveilla le garçon de 10 ans.

- C'est parce qu'en fait ils ont construit le parc sur l'emplacement de l'Expo Universelle de 1975, répondit le chanteur plein de sagesse.

- Comme tu sais tout ça, questionna le garçon?

- Tiens, c'est vrai ça, comment tu sais ça Shu, lui demanda son amant.

- Ah ah !! Le pouvoir des prospectus, dit Schuichi brandissant les dits prospectus, qu'il avait trouvé en caisse, sous le nez de Yuki. Tu vois que c'est utile mon Yuki. C'est marqué là, fit-il en pointant du doigt son plan.

- Tu sais lire toi ? plaisanta Yuki avec un de ses micros sourires.

Avant que Shuichi n'ai pu répondre quoi que ce soit, une voix aiguë les interrompit au milieu de leur petite joute verbale, leur rappelant cruellement qu'ils n'étaient pas seuls.

- Alors par quoi allons nous commencer Shuichi-kun ?

- Ah… euh... je ne sais pas. Vous avez envie de faire quoi ?

- Je veux aller voir les dauphins ! déclara Tôji.

- Alors euh… des dauphins… euh et bien y'a un grand spectacle avec eux ! Il faut aller au Théâtre Okichan mais ça ne commence qu'à11h. On a encore 1h à attendre.

- Tu sais Shuichi-kun on ne devait pas trop tarder, si on veut être bien placés. A mon avis on a encore un peu le temps de flâner en faisant les boutiques et puis après il faudra aller prendre nos places. Je crois que c'est ce qu'il y a de mieux à faire.

- Oui vous devez avoir raison Izumi-san.

Yuki n'avait rien dit jusqu'à présent parce que pour lui aller voir un spectacle de dauphins ou un autre truc, c'était du pareil au même tant qu'il était avec Shuichi et que celui-ci était content. Mais ce qu'il n'aimait pas, c'est que quelqu'un autre que son bubble-gum rose prenne les décisions à sa place.

Le blond se tourna donc vers son amant et lui proposa :

- Si tu veux Shuichi pendant qu'ils gardent les places, nous, on peut aller faire autres choses ?

Tellement surpris par cette proposition venant de son Yuki d'amour, Shuichi en resta interdit. D'un simple regard l'écrivain connut la réponse à sa question. Shuichi allait lui parler, mais c'était sans compté sur la ténacité d'Izumi.

- Vous n'allez pas nous laisser seul ? On aura tout le temps après pour faire ce que vous voulez.

- Ah oui Shuichi ! Dis, dis tu viens avec moi hein ?

- Oui oui Tôji je viens avec toi, répondit le chanteur légèrement contraint.

Le romancier le remarqua tout de suite. Lorsqu'il se mirent en marche vers la première boutique, il prit le bras de son amant et le retint quelques minutes pour lui parler.

- Un seul mot de ta part et on s'éclipse sans qu'ils puissent nous retrouver, dit-il tout bas au creux de son oreille.

- J'aimerais bien, crois moi Eiri, répondit Shuichi, mais j'ai fait une promesse à Tôji pour aujourd'hui, on reste ensemble tous les quatre. Désolé.

- Dommage, laissa échapper le blond.

Après quelques boutiques toutes plus semblables les une que les autres, le petit groupe se rendit au Théâtre Okichan, à ciel ouvert.

Yuki suivait Shuichi comme son ombre. Il avait opté pour cette technique car visiblement Izumi n'en comprenait pas d'autres. Il avait d'abord commencé par l'ignorer, la laissant parler seule. Voyant que cette indifférence n'y faisait rien et que surtout ça lui taper sur les nerfs, il avait essayé de se montré froid voir même abject. Mais là aussi cela n'y faisait pas grand-chose. Elle continuait inlassablement de parler. Ce qu'il avait reçu par contre c'était un méchant regard de la part de son amant trouvant qu'il aurait pu plus poli.

Pestant contre Izumi et contre son bubble-gum rose, il décida de s'écarter le plus possible de la femme et donc de coller Shuichi.

Ils arrivèrent aux gradins entourant le bassin du théâtre et allèrent s'asseoir au 5ème rang, Tôji les suppliants d'être au plus près de l'eau. L'écrivain allait protester qu'à coups sûrs ils finiraient trempés, mais un regard vers son amant et il comprit, rien qu'en regardant ses grands yeux suppliants, qu'il voulait lui aussi être tout près.

Ravalant sa remarque acide, il les suivit pour le plus grand bonheur du chanteur. Que ne ferait-il pas pour lui?

Shuichi s'assit suivit de près par Tôji. Sa mère s'assit à côté de lui, et lorsque Yuki arriva, elle lui proposa de s'asseoir à côtés d'elle.

- Yuki-san, laissons les seuls ensembles, ils ont l'air de tellement bien s'entendre. Venez à côté de moi, dit-elle en tapotant la place à côté d'elle comme s'il était un enfant qu'il fallait guider.

N'appréciant guère cela, Yuki qui n'avait jamais eu l'idée de rester près d'elle, lui passa devant, enjamba le sac de son fils, puis celui de Suichi sans se casser la figure et s'assit à la gauche d'un chanteur plus qu'heureux.

- Non merci, je vais plutôt rester ici, répondit il en désignant sa place.

Extrêmement déçue, choquée et blessée, Izumi ne pipa plus un mot de tout le spectacle.

Yuki savait que ce calme serait de courte durée. Un fois cette défaite provisoire digérée elle attaquerai de plus belle. Mais pour l'heure il allait être tranquille du moins autant que faire ce peut lorsqu'on se trouvait à même pas cinq mètres d'un bassin rempli de cétacés joueurs.

Les gradins se remplirent peu à peu emmenant avec eux une foule surexcitée. Ca crier, ça piailler, ça chanter le tout avec allégresse.

Pendant un instant Yuki se demanda ce qu'il faisait là au milieu de tous ces gamins avec leurs barbes à papa, leurs friandises glucosées, leurs ballons gonflés à l'hélium, leurs peluches aux couleurs criardes et leurs chapeaux ridicules. Puis il sentit la main de Shuichi chercher et attraper la sienne, lui rappelant qu'il était là pour lui, rien que pour lui.

Et pour lui il accepterait tout, même de se faire mouiller par des dauphins…

La musique se fit entendre et la rumeur de la foule se dissipa.

Un dresseur se présenta au bord du bassin sous les applaudissements. Il sauta dans l'eau et fut immédiatement propulsé dans les airs pour atterrir quelques mètres plus loin sous le regard ébahie de la foule. C'est alors que les dauphins firent leur apparition. Joueurs et espiègles ils attrapèrent un ballon qui se trouvait dans l'eau et jouèrent entre eux aux grands damnes de leurs dresseurs.

Tous les enfants autour de lui semblaient comme hypnotisés, remarqua l'écrivain. C'est fou comme ces énormes bestioles grises arrivaient à avoir le calme.

Tous ceux ayant encore une âme d'enfant étaient subjugués par eux. Mais lui adulte désillusionné, n'y voyait que de pauvres créatures privées de leur liberté et emprisonnés pour distraire la race des hommes. Il avait perdu son âme d'enfant il y a des années et même pas les dauphins arriveraient à la lui rendre le temps d'un spectacle.

Mis à part les états d'âme du blond, toute la foule semblait accro aux cétacés.

Shuichi t Tôji regardaient en direction du bassin avec des yeux émerveillés, des yeux de gosses songea Yuki avec un sourire. Après tout ce qu'avait subi Shuichi, lui arrivait encore à rêver comme un gamin.

Yuki aurait aimé se tromper pour une fois, mais non il eut raison. Dès que les dauphins commencèrent leurs sauts périlleux, pour le plus grand bonheur de tous, les six premières rangées furent mouillées. Et notre petit groupe avec.

A peine avaient-ils reçu les premières gouttes d'eau salée que Shuichi s'était retourné anxieux vers son amant. Celui-ci les cheveux dégoulinant et la chemise trempée, le regarda d'un regard qui voulait dire "J'avais raison !!". Le chanteur gêné implora son pardon d'un regard.

Mais bizarrement Yuki n'était pas de si mauvaises humeurs que cela. La vision d'un Shuichi mouillé qui le regarder de cette façon avec des vêtement ultra moulant grâce à l'eau, valait bien quelques sacrifices…

Alors il se contenta nonchalamment de retirer ses lunettes de soleil, d'essayer de les essuyer sur la partie de ses vêtements encore sec et de les replacer sur son nez avec classe. Shuichi était cette fois hypnotisé non plus par les dauphins mais par son homme qui avait fait tout cela de manières très très sensuelles. Les cheveux mouillés le gênant il replaça sa mèche blonde d'un geste nonchalant finissant d'achever le chanteur.

- Qu'est ce qu'il y a ? demanda le romancier

- Hein ?… Heu rien, rien, assura Shuichi. Eiri…

- Quoi ?

- Je… Je…

Mais une nouvelle vague l'empêcha de finir sa phrase. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette douche froide lui avait remis les idées en place. Il fit un sourire enamouré à Yuki et reporta son attention vers le bassin. Le romancier bien que perplexe laissa son amant tranquille se jurant de trouver ce qu'il avait lorsqu'ils seraient tous les deux seuls.

Quelques numéros brillement exécutés et plusieurs douches froides plus tard, le spectacle des dauphins prit fin.

Izumi se leva suivit par son fils et imité par Shuichi. Mais ce dernier fut retenu par la manche par Yuki. De ce fait la mère et l'enfant partir devant entraînés par la foule.

L'écrivain fit exprès de prendre son temps car il voulait questionner son amant à propos de sa précédente réaction.

- Qu'est ce t'as depuis tout à l'heure ?

- De quoi tu parles ? Je n'ai rien.

- Ne me ment pas Shû…

- Tout va bien Eiri, répondit celui-ci avec un tendre sourire. C'est juste que … je t'aime !

Il se haussa sur la pointe des pieds, et captura furtivement les lèvres de son amant; laissant un Yuki ébahi.

- Tu viens mon amour ?

Accompagnant la parole par le geste, Shuichi prit Yuki pas la main et l'entraîna dans la foule à la recherche d'Izumi et de Tôji.

Tous deux les attendaient patiemment à la sortie des tribunes.

- On croyait qu'on vous avez perdu ! s'exclama Tôji

- Ca aurait été bien… murmura l'écrivain.

Ce à quoi Shuichi rajouta bien fort pour masquer son amant :

- Mais non Tôji-kun, on est là ne t'inquiète pas !

C'est avec un grand sourire que l'enfant répondit au chanteur.

Après le spectacle le petit groupe se balada tranquillement découvrant le parc. Une chose frappa le chanteur. Les buissons avaient la forme de poissons, de dauphins, de poulpe et autres crustacés, les lampadaires étaient décorés d'étoiles de mer et les enseignes des magasins avaient la forme d'huîtres perlières… En somme tout avait attrait à l'océan bleu.

Il y avait même cette odeur d'iode caractéristique dans l'air remarqua-t-il.

Et il la vit.

Blanche, immense, avec au loin ce bleu turquoise qui vous appelez et vous disiez "Viens te baigner".

Au détour d'une rue ils étaient tombés dessus. Une magnifique plage de sable fin avec au delà l'océan. Une vraie merveille pour les yeux. Cette beauté répondait au doux nom d'Emerald Beach.

- On a la meilleur plage de tout Okinawa sous les yeux et nous on a même pas pensé à prendre un maillot de bain, se lamenta le chanteur.

- Et nous maman, on a pensé à les prendre ?

- Non désolé, je ne savais pas, s'excusa sa mère.

- A défaut vous n'avez qu'à y mettre les pieds, se sera toujours ça, suggéra le romancier.

Séduit par cette idée Shuichi et Tôji se déchaussèrent rapidement et coururent jusqu'au bord de l'eau.

- C'est une charmante idée que vous avez eu là Yuki-san. Mon fils et ravi, il vous en sera reconnaissant.

- Hum…

En fait Yuki s'en fichait un peu de son fils. Lui tout ce qui l'importait, c'était que Shuichi soit heureux. Et visiblement il l'était à l'entendre rire et crier lorsque Tôji s'amusait à le mouiller.

Yuki s'assit dans le sable et regarda les deux "gamins" s poursuivre pour tenter de se mouiller l'un l'autre. Izumi vint se poser à ses côtés se serrant presque exagérément contre lui. Le blond ne savait plus quoi faire pour s'en débarrasser. Alors faute de moyens, il la laissa jouer les sangsues.

Une bonne heure plus tard, Shuichi se laissa tomber à ses côtés, mort de fatigue.

- J'en peux plus !

- Toi aussi à courir comme ça en pleine chaleur, tu vas t'attraper une insolation, baka !

- Chuis pas idiot ! protesta Shuichi. Et puis c'était trop rigolo.

Tôji assit en face de lui opinant de la tête pour montrer son assentiment.

- Tsss… vous êtes deux idiots, trancha Yuki.

S'en fichant d'être traiter d'idiots par sa moitié, Shuchi continua comme si de rien n'était.

- Bon, et maintenant qu'est ce qu'on fait ? J'ai faim !

- Moi aussi, s'exclama le plus jeune.

- Et bien dans ce cas allons manger, proposa sa mère.

Tous acceptèrent et se dirigèrent vers un petit restaurant situé près de la plage pour pouvoir encore profiter de ce magnifique paysage.

Le repas se déroula presque calmement, les deux célèbres amants cachés derrière chapeaux et lunettes noires. Il fallait constater qu'ils avaient réussit, par je ne sais quel miracle pensa Yuki, à passer inaperçus. Ce n'était pas le moment que cela change. Après tout pour une fois qu'ils arrivaient à passer incognitos.

Après un rapide repas, ils décidèrent de se rendre à l'Aquarium Okinawa Churaumi pour éviter la chaleur extérieure. Un peu d'ombre et de frais leur feraient à tous le plus grand bien.

Le Okinawa Churaumi Aquarium était un immense complexe comprenant plus d'une centaine d'aquariums de différentes tailles : de petits aquariums avec quelques membres d'espèces de poissons tropicaux, à des immenses bassins d'où on pouvait voir de puissants requins. Tous vouaient à faire découvrir aux visiteurs la splendeur et les mystères de la mer.

Mais l'attraction principale, celle qui les attirait tous, était l'Aqua Room ou plus spécialement son aquarium panoramique. Cette fenêtre ouverte sur l'océan était le clou du spectacle.

Le concept avait été savamment étudié. Tout d'abord lorsque vous rentriez au Okinawa Churaumi Aquarium votre regard ne pouvait être que capturé par le bleu omniprésent. Au fil de la visite l'atmosphère devenait plus sombre, les murs étaient bleus marines ou même noirs et les lumières plus tamisées. Tout ça pour guider vos pas vers l'Aqua Room et plus précisémment son joyaux : le plus grand aquarium panoramique du Monde. Seul celui-ci était éclairé donnant l'impression d'être totalement immergé dans l'eau.

- Wouawwwwwwwwww, dit Tôji émerveillé

- C'est magnifique. On se croirait au milieu de l'océan, rajouta le chanteur.

- C'est vrai je dois avouer, acquiesça Yuki

Le grand, le glacial Yuki était lui aussi époustouflé par la beauté du lieu.

- La paroi de l'aquarium peut résister à une pression de 7500 tonnes. Il mesure 21 mètres de long et 7 de large, pour une épaisseur de 60 centimètres; lut Izumi sur la pancarte accrochée au mur. Il est immense…

- T'imagines Yuki, la vitre est épaisse comme ça fit Shuichi en écartant les mains pour montre l'épaisseur.

- Tu vois un peu trop petit. C'est plus comme cela. Yuki écarta un peu plus les mains de son amant pour lui montre ce que représentait vraiment 60 cm.

- Mais elle est vachement épaisse !

- T'as vu combien y'a de litres d'eau la dedans !?

- Ouais, mais quand même…

Ils s'assirent sur des bancs et admirèrent le paysage qui s'offrait devant eux.

Il y avait là toutes sortes de poissons aux couleurs chatoyantes, des Raies Manta qui nageaient avec volupté, des tortues de mer géantes qui se laissaient flottées au gré du courant et des requins qui tournés en rond ou reposés tranquillement au fond sur une couche de sable blanc. Tout ce petit monde semblait être en parfaite harmonie.

- Comment ça ce fait que les requins mange pas les poissons, demanda Tôji ?

- C'est parce qu'ils sont rassasiés. On leur donne à manger tous les jours, ils n'ont donc pas besoins de chasser. Ils savent qu'ils vont être nourris, répondit Yuki sur le ton de l'évidence.

- Waow, tu es sais des choses mon Yuki, dit le chanteur admiratif.

- Je suis écrivain, idiot, il me faut bien un minimum de culture.

- Quand même t'es trop fort.

- Ouais ça c'est vrai, surenchérie Tôji

- Où c'est plutôt vous qui êtes deux baka

Izumi était ravie de voir que son fils s'entendait aussi bien avec l'écrivain. De plus celui-ci semblait faire des efforts pour se montrer aimable avec son fils. Le jeune femme s'imaginait déjà en jeune mariée comblé avec un beau père parfait pour on fils. Ce n'était plus qu'une question d temps avant que le beau blond ne lui déclare sa flamme, pensa la secrétaire. (2)

A milles lieues de penser à quelque chose comme cela, l'écrivain se maugréa pour avoir été aussi sympathique avec le gamin. Après tout n'était-il pas quelqu'un d'associable, d'acariâtre et de glacial ?

Bon d'accord, Shuichi avait commencé à faire fondre son coeur de glace, peut être qu'il avait réussit à le rendre plus ouvert aux autres, peut être aussi qu'il l'avait rendu plus abordable, mais jamais au grand jamais il ne serait plus sympathique avec la personne qui tentait de détourné Shuichi de lui, et ce même si c'était un garçon de 10 ans. C'était donc un pur hasard s'il lui avait répondu gentiment. (3)

Le chanteur le coupa dans ses pensées lorsqu'il posa sa main sur la sienne.

- Yuki regarde, dit-il en pointant son autre main vers l'aquarium. Y 'a un docteur qui vient pour examiner une tortue. Qu'est ce qu'elle a ?

- Un vétérinaire Shu, un vétérinaire.

- C'est pareil. Tu crois qu'elle est malade ?

- Comment veux tu que je le sache, répondit le blond excédé.

Mais Shuichi s'en fichait, il regarder le vétérinaire soigner la pauvre tortue.

Après de longues minutes d'observations, le petit groupe s'obligea à partir s'il voulait finir de visiter le parc avant la fermeture.

Quelque peu déçu de devoir s'en aller, le chanteur prit des photos pour immortaliser les lieux. Pour une fois qu'il n'avait pas oublié son appareil autant en profitait. (4)

Au bout d'une dizaine de photos, il fut tiré par le col par son blond d'amant qui était exaspéré de le voir agir comme tout bon touriste qui se respecte.

Une fois dehors au soleil, ils s'aperçurent que la clim c'était bien ! Bravant la chaleur de l'été, le petit groupe se rendit au Studio des Dauphins.

Ce pavillon expliquait tous ce qu'il fallait savoir sur les dauphins. Ce qu'ils mangeaient, où ils vivaient, la taille et le poids qu'ils pouvaient atteindre, ainsi que les différentes espèces qui existaient. Et comble du bonheur les vacanciers pouvaient les approcher et même leur caresser le museau. Shuichi et Tôji étaient excités comme des puces, tellement que Yuki eut envie de les noyer dans le bassin.

Tout cela tapait sur les nerfs de l'écrivain, si bien que lorsque Shuichi proposa une deuxième visite pour pouvoir encore caresser les dauphins, Yuki agrippa son amant par la manche et le tira manu militari hors de là. Après tout ces sales bestioles avait tout de même ruiné son superbe brushing.

Après avoir vu le pavillon des cétacés, ils se dirigèrent vers la maison des Raies Manta. Là ils purent apprendre tout ce qui avait attrait à cet animal hors du commun, calme et gentil. L'océanographe qui s'occupait des visites leur proposa un jeu simple : trouver les raies manta qui se cachaient parmi le sable et en donner le chiffre exact.

La tâche fut ardue. Les Raies Manta avec leur large corps s'enfouissait dans le sable par peur des prédateurs. Elles étaient difficiles à trouver. Après plusieurs échecs infructueux, et aux réponses plus invraisemblables les unes que les autres de la part de Tôji et de Shuichi (24, 46, 2, 30, 0, 25…), Yuki grâce à son immense savoir donna la réponse 9… et se trompa aussi. Izumi qui n'avait pas parlé et qui se contentait de fixer l'aquarium, émis un petit 6 qui leur fit gagner des bons de réductions pour des glaces.

- Waowww maman comment t'as fait, t'es trop forte !

- J'ai fixé le sable et par endroit j'ai l'impression de voir des yeux.

Les 3 autres fixèrent à leur tour le bassin en quête de petits yeux noirs. Une fois que tout le monde eut réussit à les voir, ils partirent en direction du pavillon suivant.

Et quel arrêt ! La nursery aquatique. Le petit groupe put y voir des bébés requins et des bébés raies. Il était étonnant de voir qu'un requin adulte de plus de 15 mètres de long ne faisait plus 15 centimètres à la naissance. Un bassin tactile était là sous surveillance, pour permettre à tous de pouvoir admirer ses magnifiques créatures sous tous les angles. Bien que l'employé du parc mit la main dans le bassin, Yuki refusa catégoriquement que Shuichi en fasse de même. Il ne manquait plus qu'un bébé requin lui arrache un doigt, après fini les tendres caresses, fini, ses petites mimines qui parcourt votre corps, pensa le blond. C'était égoïste certes, mais il en allait de sa santé mentale. Comment arriverait-il à survivre sans les caresses langoureuses de son Shû-chan ?

La catastrophe écartée, ils se rendirent à l'ultime pavillon qui leur resté à faire. Et là, la patience du blond fut mise à rude épreuve, très rude épreuve.

La dernière halte se trouva être la Piscine des Tortues de mer. Chaques années, les tortues de mer venaient pondre leurs œufs dans le sable des plages d'Okinawa. De part leur nature, les mamans tortues ne restent pas avec leur œufs, elles les abandonnent à leurs sorts. Pour éviter que trop ne périssent le parc les récupérait pour les mettre en couveuse. De ce fait tous plein de bébés tortues étaient présents. Shuichi écouta attentivement le discours de l'océanographe et ce qui devait arriver arriva. Le chanteur se laissa attendrir par ses adorables bébés tortues et surtout se laissa émouvoir par leur triste abandon, si bien qu'il voulut les adoptés immédiatement.

- Non, il est hors de question que tu ramènes quoi que ce soit à la maison ! (5)

- Mais ils sont tous seuls Yuki, abandonner par leur maman. Les pauvres petits ! C'est trop injuste.

- Non c'est non Shuichi. Et puis tu penses à ces pauvres bêtes ? Ce sont des animaux sauvages ! SAUVAGE ! Ils sont pas fait pour vivre dans une maison ! Et t'as vu leur taille une fois adulte. Non mais ça va pas ! Ils nous manquent plus qu'une tortue géante à la maison et c'est moi qui sort !

Les yeux larmoyants de Shuichi n'y firent rien. De plus Yuki avait raison se dit le chanteur, ces pauvres bêtes devaient vivre en liberté.

- D'accord pas celle-la, mais pourquoi pas un tortue d'eau douce ?

- Non

- Mais elles sont toutes petites

- Shu…

- Mais c'est pauvres tortues elles me font trop de la peine !!

- Shuichi maintenant ça suffit, fini les caprices ou je te laisse ici !

Shuichi ravala ses larmes de crocodiles et se tint correctement de peur que le blond ne mette sa menace à exécution. Dieu sait qu'il en serait capable. Voyant qu'il avait tout de même blessé son bubble-gum rose, le romancier, pour se faire pardonner, l'entraîna dans la boutique spécialisée dans les tortues de mer. Là, il permit au chanteur d'acheter tout ce qu'il voulait.

Un quart d'heure plus tard, Shuichi ressortit enfin du magasin. Dire qu'il avait eu un coup de cœur pour les tortues était un doux euphémisme. Le chanteur avait dévalisé la boutique : sac à dos tortue, casquette ridicule en forme de tortue, tortue en port-clé, tortue en peluche, tortue en bibelot, tortue en crayon, tortue gomme, tortue taille-crayon, chaussette avec des tortues, caleçon avec des tortues…… bref tout ce à quoi le romancier avait dit oui, il l'avait acheté. La seule chose à laquelle l'écrivain avait dit non, était une affreuse lampe dont le pied était une tortue. Il se sentait assez coupable d'avoir fait de la peine à Shuichi, mais tout de même pas à ce point là.

C'est ainsi délesté d'une partie de son argent, que le blond avait mis fin à cette journée craignant de tomber sur d'autres pauvres animaux en perdition que Shuichi voudrait sauver à tous prix.

Shuichi et Tôji n'avaient pas râlé, après tout ils avaient fait le tour du parc. Par contre le gamin ronchonna lorsqu'il s'aperçut que Yuki avait l'intention de s'asseoir aussi à côté de Shuichi pour le retour.

Ayant compris plus ou moins comment fonctionnait le blond, Tôji essaya quelque chose de nouveau.

- Euh Yuki-san… est ce que vous accepteriez de changer de place avec moi ? Je voudrais être à côté de Shuichi, dit-il d'une petite voix.

L'écrivain n'était pas de ceux qui se laisser avoir facilement, alors encore moins par un gamin de 10 ans. Mais derrière celui-ci il y avait son amant. Son amant avec ses grands yeux suppliants et son timide sourire qui voulait dire que lui aussi voulait être à côté de son ami.

Yuki se savait faible, mais pas à ce point là. Ne pouvant se résoudre à vexer encore une fois son amant, le romancier accepta donc à contre cœur. Parce que s'il n'était pas à côté de son bubble-gum rose, il se trouvait donc automatiquement à côté d'Izumi. Et il fallait bien l'avouer, il n'en n'avait pas du tout envie, mais alors pas du tout. Ne pouvant faire autrement (la femme aurait trouvé n'importe quel prétexte pour s'asseoir avec lui) il s'assit dans la rangée derrière les garçon avec Izumi se collant à lui.

Yuki râlait pour deux raisons. Tout d'abord parce que Izumi l'énervait à lui parler de tout et de rien, et à le regarder comme s'il était un demi dieu, et puis surtout parce que Shuichi se fichait totalement de savoir ce qu'il advenait de lui.

Le chanteur et l'écolier discutaient joyeusement de la journée qu'ils venaient de passer ensemble, ainsi que de tout ce qu'ils avaient acheté. Shuichi ayant profité pour continuer sa quête aux souvenirs, Hiro et Suguru s'étaient donc vu attribuer des bibelots aquatiques. Il avait aussi craqué sur une adorable peluche tortue pour sa sœur.

Quelques minutes plus tard, Yuki vit la tête de Tôji doucement s'affaisser vers l'épaule de Shuichi. Curieux le romancier se leva pour voir ce que ces deux idiots étaient en train de faire. Le gamin, aidé par le roulis du bus, s'était tout simplement endormi. Shuichi, soucieux de ne pas le réveiller, le laissait faire au plus grand déplaisir de son amant.

Comme toujours dans n'importe quel trajet, le retour leur sembla plus court que l'aller. Pas assez au vu de l'écrivain qui s'était levé comme une flèche à l'arrêt du bus.

- Excusez-moi Yuki-san, mais pourriez-vous m'aider à porter mon fils jusqu'à notre chambre, s'il vous plaît ? je ne voudrais pas le réveiller.

Pas du tout emballé, l'écrivain allait refuser lorsqu'une idée lui sauta à la figure. S'il portait le gamin, il ne se réveillerait pas, donc il ne l'aurait plus dans les pattes et il pourrait profiter pleinement de son amant.

Alors il accepta, râlant tout de même pour la forme. Izumi n'e croyait pas ses yeux, Shuichi aussi. Devant eux le grand Yuki Eiri faisait tout pour s'attirer ses bonnes grâces, même porter son fils sur son dos. Pour la femme, c'était sûr il était tomber sous son charme.

Le blond prit délicatement le garçon sur son dos et suivit sa mère jusqu'à l'hôtel puis jusqu'à leur chambre.

- On est presque arrivé Yuki-san, c'est la 216

Le romancier se hâta, plus vite arrivé, plus vite il en serait débarrassé. Izumi ouvrit la porte de leur chambre et lui indiqua le lit de son fils. Content de les quitter, il posa le gamin sur son lit et empoigna Shuichi avant que cette mégère ne lui demande autre chose.

- Oh vous partez déjà ? arriva-t-elle à leur demander avant qu'ils n'aient franchi le pas de la porte.

- Oui, nous sommes nous aussi fatigués, dit précipitement Yuki, devançant ainsi son amant

- Oh c'est dommage !! Mais maintenant vous savez où est ma chambre, vous pouvez venir nous voir quand bon vous semble ! N'oubliez surtout pas Yuki-san c'est la 216.

- D'accord c'est ça j'oublierais pas, répondit-il totalement indifférent mais pressé de s'éclipser.

Et c'est ce qu'il fit sans demander son reste et surtout en entraînant son amant avec lui. Une fois dans le couloir, Shuichi ne se laissa plus faire telle une poupée de chiffon et s'arrêta anxieux pour demander :

- Dis Yuki, tu… tu ne reviendras pas dans cette chambre hein ??

Pour une fois, le chanteur avait capté les messages d'Izumi.

- Mais ça va pas non ! Qu'est ce que je vais faire avec une greluche pareille, surtout quand je t'ai toi rajouta-t-il mentalement.

Rassuré Shuichi lui fit un immense sourire.

- Alors qu'est ce qu'on fait maintenant ? demanda-t-il tout son entrain retrouvé.

- Et bien on pourrait commencer par aller prendre une douche, puis peut être aller manger ?

Parler de nourriture à Shuichi revenait par le prendre par les sentiments. C'est donc totalement d'accord avec son amant qu'ils se dirigèrent vers leur propre chambre.

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Une fois douché et lavé nos deux tourteaux descendirent dîner.

- Allons dîner dehors, proposa Yuki, on sera plus tranquille, après tout on a pas passer beaucoup de temps rien que tous les deux aujourd'hui.

- Avec plaisir Eiri, répondit son Shû-chan avec un immense sourire plein d'amour.

Alors qu'ils se dirigeaient vers la sortie de l'hôtel, le chanteur stoppa net sa progression.

- Qu'est ce qu'il y a, demanda son amant.

- Chut… T'entends pas ?

- Quoi ??

- Ecoute

Le romancier se tut et se concentra pour trouver de quoi parler son amant. Et alors il l'entendit, une mélodie familière… The Rage Beat.

- On dirait ta chanson Shuichi…

Relevant la tête, l'écrivain se rendit compte que son petit ami n'était plus là, la tournant à droite et à gauche, il le repéra non loin de là devant la porte entrouverte d'une salle.

Plus il se rapprochait de lui, et plus Yuki entendait distinctement la mélodie et les chanteurs.

- Ils sont en train de chanter ma chanson Eiri…

- Dis plutôt qu'ils sont en train d'estropier ta chanson.

- C'est méchant ils font de leur mieux

- C'est peut être méchant mais c'est vrai, ils sont nuls. Ils ne t'arrivent pas à la cheville.

- Merci c'est gentil ça ! Ca me fait bizarre d'entendre des fans chanter mes chansons dans un karaoké. Je me revois encore chanter celles des Nittle Grasper avec Hiro, dit-il avec nostalgie.

- C'est la rançon de gloire. Plus un groupe est connu et plus ses chansons sont massacrées par des fans qui ne savent pas chanter.

Mais Shuichi ne l'écoutait déjà plus. Inconsciemment, il était en train de fredonner la chanson en battant le rythme avec le pied.

- Ca fait même pas une semaine qu'on est parti et ça te manque n'est ce pas ?

Shuichi les yeux brillants comme ils les avaient seulement quand il chantait, répondit un petit "oui" craignant la réaction de son blond d'amant. Après tout ils étaient en vacances et lui ne pensait qu'à chanter.

- Je t'en veux pas. Après tout moi aussi je n'ai pas tenu sans écrire.

Le chanteur répondit par un sourire, finalement ce n'était pas faux. Il reporta toute son attention sur les apprentis chanteurs qui enchaînaient avec un autre de ses tubes Spicy Marmalade.

Yuki le laissa volontiers faire, après tout son Shu-chan n'était jamais plus attirant que lorsqu'il fredonnait et se trémoussait. Il avait déjà eu l'occasion de l'épier à la maison, lorsque le chanteur était dans la salle de bains se préparant avant de partir travailler. Et il devait admettre qu'il ne l'avait jamais trouvé aussi craquant qu'à ce moment là. C'était un privilège qui n'appartenait qu'à lui. Dans ces moment là, il était à mi-chemin entre la bête de scène qu'il se forçait à être et le gamin insupportable qu'il était naturellement. Yuki alluma une cigarette en se délectant de la vision.

Mais Shuichi étant Shuichi, celui-ci se mit à fredonner de plus en plus fort, puis à murmurer et finalement à chantonner ses propres chansons. Si bien que la rumeur des conversations se répandit comme une traînée de poudre. La dernière rangée, la plus près d'eux, se retourna pour voir d'où venait cette voix. Ils furent stupéfaits d'y voir leur idole. Puis ceux-ci se penchèrent vers la rangée de devant, leur racontèrent leur découverte et on vit l'avant dernière rangée se tourner vers l'arrière de la salle, s'étonnait à leur tour et puis se penchait vers l'avant avant dernière rangée qui se retourna aussi et etc etc… jusqu'à ce que toute le monde se soit retournés vers le fond de la salle au lieu de regarder l'avant où se trouvait pourtant la scène.

Conscient d'avoir gaffé en attirant l'attention, le chanteur ne savait plus quoi faire, surtout que l'animateur du karaoké venait de lui proposer de monter sur scène.

- Vas-y, conclut Yuki sachant pertinemment que cela tentait le chanteur.

- Mais on est en vacances…

- Vas-y, je sais que tu en meurs d'envie, lui dit Yuki en se penchant en avant pour lui murmurer à l'oreille.

Quelques filles gloussèrent faisant rougir le chanteur. Que ne ferait-on pas pour ses fans. Alors Shuichi accepta et s'avança vers la scène. Le présentateur lui donna un micro et le laissa faire, après tout se n'était pas tout les jours qu'ils avaient une vedette à porter de mains.

Le chanteur salua ses fans, les remercia et les pria de ne pas trop lui en vouloir parce qu'il ne chanterait qu'une seule chanson, vu qu'il était là en vacances. Il y eut bien quelques protestations, mais elles s'évanouirent lorsque Shuichi commença à chanter. Il reprit la chanson que chantaient ses fans lorsqu'il était arrivé, à savoir The Rage Beat.

Là où les apprentis chanteurs s'étaient lamentablement illustrer, Shuichi, lui, faisait des merveilles. Rien de plus simple puisque c'était tout de même sa chanson. Les dernières notes arrivèrent et les fans en demandèrent une autre. Yuki sut, rien qu'en regardant Shuichi, comment cela aller finir. Celui-ci emportait par son plaisir de ce trouver sur scène enchaîna avec une, puis deux, puis trois, puis quatre chansons avant de voir son amant griller cigarettes sur cigarettes signe d'une profonde exaspération.

- Mes chers amis, je crois que je me suis laissé emporté. Il est temps pour moi de vous dire au revoir.

Mais les fans ne l'entendaient pas de cette oreille, ils en voulaient encore. Là, ce dit Shuichi, K manquait vraiment. Il l'aurait extirpé de scène sans ménagement. Mais K n'était pas là, il faudrait faire sans.

- D'accord, d'accord on se calme. Je vais vous chanter une dernière chanson et même pour vous faire plaisir se sera une exclusivité de notre prochain album. Alors soyez gentil parce qu'après se sera fini.

Shuichi se mit à chanter à capella, et Yuki, bien qu'exaspéré par tout cela, dut se rendre à l'évidence : c'était tout simplement merveilleux. On aurait dit un ange. Tout le monde l'écoutait religieusement. Si bien que lorsqu'il eut fini tous restèrent subjugués, laissant Shuichi coi.

- Euh… c'était pas bien ? interrogea-t-il

C'est alors que le public se mit à applaudir comme jamais. Shuichi, rassuré, sauta de scène pour rejoindre son amant, heureux que sa prestation est plue. Mais le chemin du retour ne fut pas aussi simple que l'aller. En effet tous les deux pas on lui demandait de faire une photo, de signer un autographe ou simplement de lui serrer la main. Shuichi fit comme il put mais la progression fut rude.

Par bonheur son Yuki vint à sa rescousse, se frayant un chemin jusqu'à lui. Il lui attrapa le bras et l'entraîna à sa suite devant des fans mécontents. Arrivé dans le hall de l'hôtel il le relâcha et lui dit, plein de sagesse, de courir le plus vite possible, pour échapper à ses fans. Shuichi ne se le fit pas redire deux fois. Il se mit à courir suivit par son amant.

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Un sprint plus tard, tous deux se retrouvèrent planquer comme des voleurs dans une ruelle sombre. Ils avaient réussi à semer leurs fans au détour d'une petite rue, puis s'étaient mis à l'abri derrière des bennes à ordure.

- C'est pas possible ! Tu vois ce que tu m'obliges à faire ! On est planqués à côté des ordures, c'est la très grande class !!

- Oh ça va ! Qui est ce qui m'a dit d'aller chanter hein ?

- Je t'ai dit d'aller chanter, pas de les rendre hystériques ! (6)

- Mais j'y peux rien moi si elles sont comme ça. Je choisis pas mes fans !

Yuki plaqua sa main sur la bouche de Shuichi. Un autre groupe de fans était repassé près d'eux. Visiblement elles les cherchaient toujours.

- Vois ce que tu es en train de me faire faire.

- On n'en serait pas là si tu ne m'avais pas dit d'y aller !

- Une chanson Shû ! Tu n'avais qu'à chanter une seule chanson, une seule. Mais non, toi tu donnes un mini concert !

- D'accord, désolé de mettre laisser emporté… T'es content je me suis excusé, mais tu savais tout comme moi ce qui aller arriver. Je me laisse toujours emporté !! Pourquoi crois tu que mes concerts finissent aussi tard ?

L'écrivain ne répondit rien. Il boudait. Très bien Shuichi savait faire pareil !

Cela donna une scène assez surréaliste où le blond et le décoloré se faisait mutuellement la gueule planqué derrière une poubelle.

Au bout de quelques minutes de silence pesant, Yuki entendit son amant ricaner dans son coin.

- Quoi ? Qu'est ce qu'il y a ?

- Non rien. J'étais juste en train de penser à la tête des autres quand je vais leur raconter ça.

Pour toutes réponses, Yuki se contenta de micro sourire. Après tout la situation était assez cocasse.

- Eiri… qu'est ce qu'on fait, j'ai faim ! Elles ont dues partir non ?

- J'espère. J'en ai marre d'être assis dans la fange.

Les deux hommes se relevèrent donc en catimini, essayant de ne pas trop se faire remarquer. Avec une chanceuse extraordinaire, Yuki se demanda comment elles n'avaient pas fait pour repérer les cheveux roses de leur idole, ils arrivèrent à trouver un petit restaurant à l'air sympathique où ils purent sustenter leurs estomacs.

Entre deux plats, Yuki se promis de ne plus jamais laisser chanter Shuichi sans l'américain psychopathe blond à ses côtés. Faut dire que question dissuasion il assurait un max.

En face de lui Shuichi semblait pensif nota l'écrivain. Visiblement cette épreuve l'avait fait réfléchir. Yuki pria pour qu'il réfléchisse à ces futures bonnes résolutions, du style de ne plus jamais créer d'émeutes, de ne plus chanter seul sur scène, ou tout simplement de penser au moins à une stratégie de repli pour l'une de ses futures bourdes. Parce que Yuki n'était idiot, des scènes comme cela se représenterait encore et encore et encore et encore… après tout Shuichi est Shuichi

Mais le chanteur loin de toutes ses réflexions métaphysiques, était tout simplement en train de penser que la bouffe mettait vachement longtemps à arriver…

A SUIVRE

Le 23/08/07


(1) Ben tiens on va te croire Yuki

(2) Ouais ouais on y croit tous

(3) Tu te ramollis Yuki…

(4) Et oui désolé c'est moi qui ai oublié de fournir l'appareil photo !

(5) Je suis scrupuleusement les 15 commandements de Patpat ! n° 6: Des animaux à la maison tu ne ramèneras pas. J'adore cette fic (un mot à nos fans), si vous ne l'avais pas encore lu, courez-y.

(6) Faut pas s'habiller comme ça Shû tu te le cherche bein…


Commentaire de fin:

Merci énormément de m'avoir lu jusqu'ici. J'espère que ce chapitre vous a plus. Il a été le plus dur à écrire pour moi parce que je n'étais pas vraiment insprié par le parc aquatique...

Comment ça c'est moi l'auteur j'avais qu'à changer... ouais pas faux, mais j'ai fait un plan (à faire palir tous mes profs de français que j'ai eu) et j'ai pas eu le courage d'en changer.

Je sais que à cause de ma longue attente j'ai perdu beaucoup de lecteurs, mais j'espère que ça a plu à tous ceux qui me reste encore ! Promis je vais essayer d'écrire plus vite le prochain chapitre !

Biz à tous!