8 jours, 7 nuits : Vacances à Okinawa
Source : Gravitation
Genre: Yaoi, lemon
Auteur : Shmi
Couple : Yuki x Shuichi
Disclaimer: Même si je le voudrai bien les perso ne sont pas à moi. Dommage…
Note : italique pensées des personnages
Je viens de m'apercevoir d'une énorme coquille dans le chapitre 6 : "Une fois douché et lavé nos deux tourteaux descendirent dîner."
Le tourteau étant un crabe à la chair délicieuse il fallait bien évidemment lire "Une fois douché et lavé nos deux tourtereaux descendirent dîner." Quand j'ai relu le chapitre 6 pour voir s'il n'y avait pas d'incohérence avec le nouveau je me suis poilée toute seule pendant 5 bonnes minutes ;)
Je viens de m'apercevoir que je ne vous avais jamais mi le site sur lequel j'ai trouvé les photos qui m'ont donné les idées pour ces chapitres. http:// nezumi. dumousseau. free. fr/ japan/ naha. htm (enlever les espaces). La chose est donc reparer!
Allez fini les blabla et passons aux choses sérieuses : BONNE LECTURE !!!
Chapitre 7 : Samedi
Les vacances sont généralement faites pour se détendre. Mais lorsqu'on vit avec un chanteur de J-Pop totalement excentrique il faut s'attendre à tout. C'est ce qu'avait fini par apprendre Yuki Eiri.
Des réveils improbables il en avait déjà vécu. Notamment grâce à un psychopathe blond venant chercher son gagne pain à coup de bazookas, d'hélicoptère ou même de robot panda géant. Mais être réveillait par le directeur d'un grand hôtel venu s'excuser, ça il n'avait encore jamais fait.
Pas très réveillé à 8 heures du mat', il avait mis un certain temps à comprendre ce qu'on lui disait. Le directeur de "l'Impérial Hôtel" se tenait devant lui, une corbeille de fruits dans les bras.
- Excuser moi de vous déranger, mais je suis venu pour m'excuser du désagrément que vous avez subit hier soir.
Trop de mots. Phrase trop longue. Yuki n'avait rien compris.
- Quoi?
- Euh… pour hier soir, fit le directeur surpris par ce manque de réaction. La séance de karaoké et surtout pour votre sortie précipitée. Mais si Shindo-san nous avez prévenu de ce qu'il voulait faire nous aurions pu arrangé quelque chose et préparé une barrière de sécurité.
- Ne vous en faite pas, Shuichi lui-même ne savait pas ce qu'il allait faire dix minutes avant, répondit le blond comprenant enfin où voulait en venir l'homme.
- Ah bien, bien… euh alors je peux espérer que vous ne nous en tiendrez pas rigueur…
- Absolument pas!
- Parfait… mais est ce que Shindo-san est là. Je voudrais m'excuser de vive voix.
- Oui mais il dort.
- Pourriez vous peut être le réveiller?
- Non
- … euh pourquoi ? Si ce n'est pas trop indiscret.
- Parce que primo on est en vacances et que deusio s'il n'a pas ses 8 heures de sommeil il va être chiant.
- Ah… bien… bon… euh… pourriez vous lui transmettre mes plus sincères excuses pour ce qui c'est passé hier soir et lui remettre ce modeste présent.
- Bien sûr bien sûr, répondit il en prenant la corbeille des mains du directeur de l'hôtel et en le poussant vers la sortie.
Ni une ni deux, le romancier claqua la porte au nez de l'autre homme, déposa les fruits sur la table et rejoignit la chaleur du lit qu'il avait dûe quitté.
Mais bien entendu comme à chaque fois qu'un tel cas se présente, l'écrivain fut incapable de retrouver le sommeil. Shuichi dormant comme une marmotte à côté de lui ne l'aidait pas non plus, il le faisait même enragé de le voir si paisible alors que c'était de sa faute si ce foutu directeur était venu le réveiller si tôt.
Pas vraiment d'humeur à réveiller le chanteur au risque d'avoir une sangsue collé à lui toute la matinée; Yuki se releva de mauvaise humeur et pris son ordinateur.
Une bonne heure passa avant que le chanteur ne papillonne des yeux en se réveillant.
- Il me semblait bien avoir entendu le bruit des touches du clavier, dit il en baillant.
- …
- Tu aurais pu rester au lit avec moi Eiri.
- Ca fait plus d'heure que je suis réveillé, il fallait bien que je m'occupe comme je pouvais. En plus j'ai l'inspiration.
- Tant mieux pour toi, mais moi je me sens seul dans ce grand lit froid…
- C'est de ta faute!
- Quoi… mais je viens de me réveiller alors comment j'aurais pu faire une connerie ?
- C'est par ce que tu l'as faite hier soir avant de te coucher !
- Oh ça…
- Oui ça. C'est le directeur de l'hôtel en personne qui m'a réveillé. Il est venu pour t'engueuler d'avoir foutu le bordel dans son hôtel.
- Eh! Mais c'était pas faute! Elles sont toutes hystériques!
- Je croyais que tu aimais tes fans, dit-il tout en continuant de taper comme si de rien n'était.
- Ouais, je les aime mais quand même ça serait bien qu'elles se calment.
- …
- …
- …
- Yuki j'ai faim
- Téléphone au room service et dit leur de monter le petit dej'
- Ca veut dire que tu m'as attendu pour manger? C'est gentil ça !
- Hum… téléphone tu veux
- Hai
Shuichi prit le combiné téléphonique et resta le doigt suspendu en l'air.
- Euh… C'est quoi le numéro de la réception?
- Chais pas, doit y avoir le numéro quelque part.
- Non je le trouve pas
- T'ais même pas foutu de téléphoner pour avoir ta bouffe.
- Oh ça va hein! C'est pas vraiment ma faute si t'a été réveillé ce matin!
- Si c'est entièrement ta faute, répondit il en se levant, un sourire en coin.
Le romancier s'approcha du lit, pris le téléphone des mains de son amant, ouvrit le tiroir de la table de chevet et sortit la carte de l'hôtel avec tous les numéros inscrit dessus.
Il lança un regard oblique à son chanteur et composa le dit numéro. Il demanda à ce que soit monter leur petit déjeuner dans la chambre, raccrocha et s'assit sur le lit.
Il s'avança vers Shuichi comme pour l'embrasser mais s'arrêta à quelques centimètres de ses lèvres pour lui dire :
- Au fait, je t'ai menti. Le directeur n'ait pas venu pour t'engueuler mais pour s'excuser de ne pas avoir pu mieux protéger tes petites fesses à la fin de ton show.
Ne lui laissant pas de temps de répondre, Yuki s'empara de ses lèvres pour un langoureux baiser. Lorsqu'il prit fin Shuichi, bien que ravi d'un tel baiser, n'avait pas oublier ce que son amant venait de lui dire.
- Quoi ! Tu m'a mentis ! Tu t'es foutu de ma gueule !
- Ouais
- Et t'es content en plus!
- Ouais, dit-il en se relevant
- Bien, si c'est comme ça… VENGEANCE!!
Shuichi prit le bras de Yuki et le tira vers lui de toutes ses forces en l'obligeant à s'allongeait sur le lit. Il ne lui laissa pas le temps de réagir qu'il était déjà assit à califourchon sur lui, lui bloquant toutes retraites possibles.
- Qu'est ce que tu crois faire baka?
- Moi, rien répondit-il d'une petite voix qui voulait dire tout le contraire.
En une impulsion, Shuichi se jeta au cou de Yuki, visant plus particulièrement son oreille gauche.
Yuki attaqué sur son point sensible, ne put réagir qu'en gémissant. Le chanteur ravit de ne pas s'être fait propulsé hors du lit continua appréciant les murmures de son amant. Ce n'est qu'à contre cœur qu'il se leva lorsque le room service tapa à la porte.
Vêtu en tout et pour tout d'un boxer et d'un T-shirt, le musicien fit entrer le service d'étage dans la chambre alors que son amant était toujours allongé sur le lit en train d'essayer de comprendre comment il avait pu laisser échapper de tels gémissements de béatitude.
Auparavant, jamais au grand jamais il n'aurait réagit de la sorte, mais depuis quelque temps maintenant lorsque Shuichi lui sautait dessus il devait bien admettre qu'il semblait réellement apprécier.
Le serveur parti, le chanteur s'installa à table, se rendant compte soudain que son amant n'avait pas bougé d'un poil.
- Yuki, ça va pas ?
- …
- Yuki ??
Le blond ne répondant toujours pas, Shuichi se releva et se redirigea vers le lit.
- Eiri ? Quelque chose ne va pas ? dit il en s'asseyant à ses côtés.
- Hein ? répondit-il en tournant la tête vers son Shû-chan
- T'as pas l'air…
- Mais avant qu'il ait pu finir sa phrase, deux lèvres s'abattirent sur les siennes les emprisonnant pour un doux baiser.
- Eiri…, l'interpella Shuichi d'une toute petite voix
- Ca va, allons manger.
- Mais ?
Sans dire quoi que se soit d'autre, le blond se leva sans que cette fois ci son amant ne le retienne. Il s'installa à table comme si de rien n'était. Mais Shuichi n'avait pas dit son dernier mot.
Il se leva lui aussi et au lieu de s'asseoir sur sa chaise, préféra les genoux de son amant.
- Qu'est ce que tu fous ?
- J'attends une réponse.
- Et depuis quand es-tu aussi exigeant quand je ne te donne pas de réponse ?
- Mais c'est grâce ou plutôt à cause de toi, si tu préfères. J'ai jamais de réponse alors j'ai appris à aller les chercher.
- Toi t'as appris un truc ? Laisse moi rire.
- Oui j'ai appris comment tu fonctionnais. Là par exemple je sais que tu veux être méchant pour que je te foute la paix et que je ne te demande rien sur ta réaction de tout à l'heure. Mais moi je veux savoir pourquoi, bien que j'en sois ravi note le bien, pourquoi donc tu ne m'a pas éjecté du lit alors que j'offensais cette charmante oreille gauche.
Yuki était abasourdi. Depuis quand son ouistiti rose était-il devenu aussi perspicace ? Il est vrai que d'habitude Shuichi aurait fini par terre pour avoir osé jouer avec son oreille mais aujourd'hui il n'avait pas voulu que ce doux traitement s'arrête, il n'avait pas voulu que Shuichi s'éloigne, il aurait voulu plus. Il aurait voulu renversé son amant sur le lit, il aurait voulu le sentir frémir sou ses doigts, il aurait voulu l'entendre gémir contre sa bouche, il l'avait voulu lui attisé par ce simple contact.
Mais il n'avait pas pu bouger, tant la réalisation de tout cela le perturbait. Même le service d'étage n'avait pas réussit à le sortir de sa léthargie. Et là Shuichi voulait qu'il lui raconte tout ça ? Certainement pas !!!
- Eiri ? Tu es toujours avec moi ??
- Bien sur, idiot !
- Parfait, alors peut être pourrions nous continuer ce que nous avons laissé en plan, lui dit-il en se repenchant vers son oreille gauche.
- Cette fois ci le chanteur fut arrêté avant d'arriver à ses fins. Grognant de frustration il regarda son amant d'un air interrogateur.
- Quoi ? Tu n'en a pas envie ?
- …
- Pourtant d'après ce que j'ai entendu lorsqu'on était sur le lit, tu ne semblais pas contre…
- Peu être mais maintenant c'est trop tard, répondit Yuki en reprenant ces esprits et son masque d'impassibilité.
- C'est dommage... moi qui avait plein d'idées…
Associant le geste à la parole, Shuichi prit délicatement la main de son blond d'amant et trempa son index dans la chantilly d'un gâteau à la crème. Le chanteur approcha ainsi le doigt plein de crème de sa bouche et le lécha avec application.
Yuki regarda son amant avec intérêt. Jamais Shuichi ne c'était comporté ainsi. Parfois lorsqu'ils étaient tous les deux au lit il se montrait plus entreprenant, plus coquin, plus aguicheur, mais jamais comme aujourd'hui. Là sur ses genoux il était un véritable appel à la luxure. Pas que cela déranger vraiment l'écrivain, bien au contraire, mais ce comportement l'intriguait.
- Je peux savoir ce que tu fais ?
- Ca se voit pas, dit il en suçant encore plus le doigt
- Si je vois très bien, mais ça ne te ressemble pas… Qu'est ce qu'ils ont foutu dans le thé pour te rendre comme ça ??
- Ca ne te plait d'avoir un amant un eu plus entreprenant.
- Très franchement… non. Je préfère quand tu joues les petites choses fragiles.
- …
- …
- Parce que Izumi-san aurait joué les "petites choses fragiles" ? demanda-t-il en colère.
- Izumi-san ?? Qu'est ce qu'elle vient faire là ?
- J'ai bien compris ce qu'elle essayait de faire hier soir !
- Et qu'est ce que je t'ai dis hier soir ?
- De me pas m'en faire, parce que tu me préférais à elle.
- Exact, alors tâche de t'en souvenir parce que je ne le répèterais plus, trancha Yuki.
Le romancier, bien que ravi de savoir le pourquoi du comment son Shû-chan s'était transformé en bombe sexuelle, était assez inquiet que son bubble-gum pense encore à de telles choses.
Ce qu'il y avait de bien avec Shuichi c'est qu'il ne faisait attention à rien, sauf à ce qu'il considérait comme très très important. Autrement dit tous ce qui avait un rapport avec le romancier. Mais jamais il n'avait montré autant d'inquiétude envers une autre femme, si ce n'est pour Ayaka au début de leur relation.
Mais la jeune femme de Kyoto appartenait au passé. Depuis plus aucune femme ne c'était mise en travers d'eux. Alors pourquoi Shuichi pensait-il maintenant que cela allait changer ? En plus Izumi était très loin de correspondre aux anciens critères de Yuki concernant les femmes.
L'écrivain s'était aperçu qu'il les préférait dorénavant plus petite, avec de grands yeux violets, des cheveux court et colorés, et surtout avec une voix douce dans les moments calins et plutôt enjouée dans tous les autres moments de la journée notamment durant le retour à la maison auquel il fallait obligatoirement ajouter un "Tadaïma Yuki", sans quoi l'écrivain n'était pas de bonne humeur.
Le fait que cette description collait parfaitement au chanteur était totalement et absolument fortuit. En aucun cas le romancier ne serait devenu accro au chanteur au point de ne plus voir personne d'autres.
Son chewing-gum rose se dandinait sur ses genoux, mal à l'aise, ayant peur d'avoir vexé son homme.
Les mots n'avaient jamais été le fort de Yuki, si ce n'était à l'écrit. Des mots doux, Shuichi rêvait d'en entendre de la bouche du blond, mais celui-ci avait du mal à les exprimer. Alors il préférait lui montrer ce qu'il ressentait par des gestes.
Sans un mot, il prit un gâteau à la crème, et entreprit de faire manger son Shû-chan.
D'abord étonné, le chanteur se laissa finalement faire avec plaisir…
Ce jour là le petit déjeuner dura plus longtemps que prévu et fut suivit par une douche commune pour enlever tous excédants de sucre qui avait lâchement couler sur le torse de l'un comme de l'autre durant leur petits jeux…
La matinée par conséquent bien entamée, le jeune couple décida d'aller se prélasser au bord de la mer. Les visites touristiques pouvaient bien attendre l'après midi.
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Shuichi n'était pas du genre calme. Etre allongé au soleil plus de dix minutes était un exploit. C'est donc pas du tout étonné que Yuki l'entendit râler à peine allongé sur la serviette.
- Je croyais que tu voulais venir ici.
- C'est le cas mais je te l'ai déjà dit, pour moi aller à la plage c'est pas ça ! Pour moi c'est allé dans l'eau !
- Et bien vas-y
- …
- …
- Yu…
- Non
- Mais quoi j'ai encore rien dit ?
- Je sais très bien ce que allait dire et la réponse et non!
- Oh allez Yuki vient te baigner avec moi ! s'il te plaiiiiiiiiiiiit
- Non
- S'il…
- Non
- S'il te…
- Non
- S'il te pl…
- Non
Yuki allait céder comme toujours quand il s'agit de son Shû-chan quand au loin ils entendirent un "Shuichi-kun" retentissant.
- C'est pas vrai! On peut pas être tranquille deux minutes vacances!! Râla Yuki
- Ce n'est que Tôji, sa mère n'est pas avec lui
- Mais bien sûr! Malheureusement pour nous elle doit pas être loin.
Les dires de l'écrivain se réalisèrent quelques instants plus tard lorsqu'ils virent arriver Izumi quelques pas derrière son fils.
C'est donc avec un sourire des moins chaleureux que Yuki accueillit les nouveaux venus.
- Bonjour Yuki-san, dit Izumi un grand sourire aux lèvres.
- Qu'est ce que vous foutez là ? répondit-il de manière hostile
- On est venu se baigner, répondit Tôji heureux de retrouver Shuichi.
- Quelle heureuse idée… nous ont allé partir, tu viens Shu, demanda le romancier à son amant.
- Euh…déjà ?
Devant le regard noir de son amant il s'empressa de rajouter :
- Mais oui on doit y aller, on a pleins de visites qui nous attendent ! On doit aller au Château Shuri et aux Grottes de Gyokusendo.
- Oh… mais vous devez déjà partir, s'attrista l'enfant.
- Oui oui
- Mais moi je viens juste d'arriver à la plage
- Comme c'est dommage, rajouta le blond, allez au revoir
- Ah mais j'ai une idée, s'écria Izumi juste avant que l'écrivain ne lui échappe, et si on y aller nous aussi ? Hein Tôji se doit être sympa de voir des grottes ?
A ce moment précis, Shuichi dut retenir son amant par le bras, car celui-ci s'apprêtait, il en était sur, à sauter sur la jeune femme pour l'éparpiller façon puzzle.
C'est donc une fois encore contraint et forcé que le jeune couple fut suivit par l'enfant et sa mère.
Ils décidèrent de commencer par visiter la Grotte de Gyokusendo. L'écrivain ayant la vague idée de perdre les empêcheurs d'aimer en rond au fond de ladite grotte.
Arrivé là bas Shuichi fut stupéfait de voir le nombre impressionnant de touristes qui venait la visiter. Rien d'étonnant pensa-t-il lorsqu'il apprit qu'il s'agissait de la deuxième plus grande grotte calcaire de tout le japon. Elle s'étendait sur plus de 800 mètres pour le plus grand bonheur du romancier qui avait bien l'intention de mettre son plan à exécution.
Contrairement à tout ce qu'ils avaient visiter jusqu'à présent, pénétrer dans la grotte nécessitait la contrepartie d'un guide. Leur jolie guide leur appris que cette grotte fut seulement découverte en 1967 par un pur hasard, et qu'elle contenait plus de 400 000 stalactites et stalagmites.
- Yuki… je sais jamais la différence entre les stalactites et les stalagmites, demanda Shuichi
- Qu'est ce que ça peut te faire, de tout façon ça m'étonnerait qu'un jour tu utilises ses mots dans l'une de tes chansons…
- Et alors j'ai bien le droit d'être cultivé !
- Cultivé toi? Laisse moi rire…
- Si t'es de mauvaise humeur c'est pas ma faute ! T'en prends pas à moi!
- Shuichi vexé et fâché par la conduite de son amant accéléra le pas pour se mettre à la hauteur de Tôji.
Yuki ne pensait pas avoir tellement vexé son bubble-gum, mais lorsqu'au bout de cinq minutes il ne le vit pas revenir vers lui il se dit que peut être effectivement il avait été trop loin. Se rapprochant de son Shu-chan, il profita d'un moment d'inattention pour le tirer vers l'arrière. Toujours en colère Shuichi le regarder avec un regard féroce.
- Une stalagmite monte et une stalactite tombe.
- Quoi??
- Je réponds à ta question… pour différencier une stalagmite et une stalactite.
- J'ai toujours pas compris
- Une stalagmite monte et une stalactite tombe, c'est pas bien compliqué !
- …???
- Dans stalagmite il y a un "m" donc ça monte et dans stalactite il y a un "t" donc ça tombe.
- Ca y ai, moi j'ai compris ! répondit Tôji tout content, merci Yuki-san
- Même le microbe a compris, me dit pas que toi…
- Non non c'est bon j'ai compris moi aussi… j'étais juste un peu étonné que tu me répondes finalement. J'y pensé déjà plus !!
- Ca ne m'étonne pas avec ta petite cervelle…, répondit l'écrivain avec une petite derrière la tête rose fuchsia.
- Aiiiiiieuh
La "aïe" était plus pour la forme et tous deux le s'avaient, alors ni l'un ni l'autre de poursuivit cette amicale dispute.
La visite prit fin rapidement, la totalité de la grotte ne pouvant être visité par les touristes. Yuki fut déçu, il avait bien essayer de semer Tôji et sa mère mais la guide s'en été aperçue et les avez rappelé à elle. Trop doué dans ce qu'elle faisait nota l'écrivain.
Ensuite les quatre compagnons forcés, décidèrent d'aller explorer le château Shuri, ancienne demeure des rois des Ryûkyû, dont Okinawa fut la principale île. Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, le château et son parc, autrefois relié par une chaussée pavée, étaient aujourd'hui inclus dans la zone urbaine. Vestige de temps anciens, une parcelle de l'antique route fut conservée menant avec plaisir les visiteurs jusqu'au Shurei-Mon, l'entrée de cérémonie du château.
Shuichi, tout excité comme lui seul savait l'être, se dirigeait à grands pas vers l'antique porte. Tôji sur ses talons devait presque courir pour ne pas se faire distancer.
- Pourquoi t'es aussi pressé Shuichi-kun ?
- J'adore les châteaux, je trouve ça très intéressant ! On peut imaginer que pleins de choses se sont passé ici…. En plus ça ne rappelle un film que j'ai vu avec Yuki !
- Lequel ?
Tout à coups gêné par cette question anodine, le chanteur stoppa net sa progression. Pouvait-il dire à un enfant de 10 ans quel film cela lui rappelait ?
- Oh… Tu ne dois pas le connaître…
- T'es sûr ? Quand je suis avec mon papa, on regarde pleins de films.
- Non, celui là il est euh… trop violent
- Ah bon, répondit l'enfant dépité.
Essayant de changer de sujet, Shuichi se retourna vers Yuki et Izumi pour voir ce qu'ils faisaient. Son blond d'amant avait la tête des mauvais jours, alors que la jeune femme continuait inlassablement de parler.
Arrivé à leur hauteur, le romancier se précipita vers son compagnon et le prit par le bras pour l'entraîner à l'écart.
- T'avais pas dit que tu ne me laisserais pas seul avec cette folle ?
- Ah désolé, j'ai pas fait exprès !
- Désolé… tu es désolé, tu te fous de moi ! Je suis sûr que ça doit bien te faire marrer de savoir qu'elle me pompe l'air !
- Mais pas du tout mon Yuki. C'est juste qu'en voyant le Shurei-Mon, ça m'a fait pensé à un film qu'on a vu ensemble…et du coup j'ai plus pensé à autre chose
- Comme d'habitude quoi ! … Et puis-je savoir quel grand film, que tu m'as obligé à voir, t'as fait m'oublier ?
- Je ne t'ai pas oublié ! …bon enfin si un peu, mais juste pour quelques secondes…
- Shuichi !
- Oui oui j'en viens à l'essentiel… Fuyo no Sémi (1)
- Quoi ?
- Fuyo no sémi, le film ! Tu te souviens pas !
Yuki essaya de se rappeler. Le nom lui disait vaguement quelque chose, mais rien de très concret. Il faut dire que Shuichi lui avait fait qu'en même voir un nombre conséquent de navets à l'eau de rose, style qu'il n'appréciait pas vraiment mais dont le chanteur raffolait. Plus c'était mièvre et dégoulinant de bons sentiments, plus il adorait.
- Non je vois pas.
- Mais oui ce film, tu te souviens pas ! Avec les deux samouraïs amoureux !
- Là il commençait à chauffer.
- Mais tu le fais exprès ! Avec les deux acteurs principaux qui sont aussi un couple dans la vie !
- Là il voyait enfin parfaitement.
- Ah oui ! Les deux idiots qui ont clamé haut et forts qu'ils étaient gays et en couple.
- Je te ferais remarqué que tu as fait la même chose ! A la télé aussi.
- …
Yuki venait, une fois n'est pas coutume, de rater une occasion de se taire, puisqu'il avait effectivement fait la même chose.
- Mais bon passons, oui c'est de ce film là dont je parlais.
- Et alors, je vois pas le rapport, ça ne se passait pas ici que je sache.
- Euh non je crois pas, mais le château m'y a fait pensé.
- Le château ressemble à n'importe quel château de la même époque, baka.
- C'est méchant ! C'est avec des remarques comme ça que tu brides mon imagination ! Après j'arrive plus à écrire mes chansons !
- Je te bride ?
- Mouis
- Est ce que tu sais au moins ce que ça veut dire ?
- Ben oui. Ca veut dire que tu bloques mon inspiration. Ne me prend pas non plus pour un illettré! Je suis pas totalement inculte !
- Mais t'en ais pas loin. C'est rare que tu utilise ce genre de mots et à bon escient en plus, ricana le romancier.
Boudant, Shuichi continua la visite en rejoignant Tôji. Il était sûr que comme ça la mère de l'enfant irait enquiquiner son amant et cela équivaudrait à une punition.
Mais ce qu'il n'avait pas pris en compte, c'était qu'une punition pour l'un valait une occasion en or pour une autre.
De son côté Yuki n'en menait pas large. Non seulement il se coltiner une fois de plus la secrétaire, mais en plus son bubble-gum rose lui faisait la gueule. Bon peut être avait-il été un peu trop loin en lui disant toutes ces choses, mais c'était aussi un peu de sa faute s'il était en pétard. Ne l'avait-il pas oublié en s'imaginant les scènes d'un stupide film !
" Et comme toujours il m'a servi de défouloir. Mais après tout n'est ce pas le rôle de tout bonne épouse……… Attends je viens bien de penser à Shû comme à une épouse?... Je crois que je deviens marteau, faut que j'arrête là… "
Perdu dans ses pensées, l'écrivain ne vit pas, une fois de plus, les œillades énamourées de la jeune femme.
Une fois le château et le parc visité, ils décidèrent de prendre une collation, vu qu'ils avaient sauté de déjeuner. Le reste de l'après-midi fut consacré au lèche vitrine, Shuichi pouvant enfin acheté les souvenirs qu'il lui manqué pour ses amis.
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Yuki fut étonné de voir qu'en plus de ramener des trucs pour sa famille et Hiro, il comptait acheter aussi quelque chose pour K, Sakano, Suguru, Sakuma, Noriko, son frère (ce qui désola Yuki, son crétin de frère n'ayant pas mérité qu'on pense à lui), mais aussi pour Tôhma et Mika.
Son beau-frère et sa sœur n'ayant jamais été très "pour" leur relation, cela étonna encore plus l'écrivain.
- C'est pour enterrer la hache de guerre, avait déclaré le chanteur.
Eiri fut donc obligé de porter un nombre incalculable de sacs, tous plus lourd les uns que les autres. Il avait dévalisé le magasin d'alcool en pensant à l'américain psychopathe et à la claviériste aux cheveux violets, il avait dépouillé le magasin de poteries pour ses potes musiciens qui devaient le supportait à longueur de journée, il s'était ruiné pour rapporter une magnifique Laque, dont Okinawa en faisait sa spécialité, à ses parents, il avait dénicher une petite verrerie artisanale où il avait acheté un truc pour son beau-frère, et maintenant il voulait aller dans un pâtisserie pour ramener des douceurs qu'on ne trouvaient d'ici.
- Shuichi, maintenant ça suffit ! On rentre poser tous ça, je n'en peux plus !
- Mais je voulais encore aller à la petite pâtisserie qu'on a trouvée la dernière fois.
- Shuichi, j'ai été très concilient. Tu as dévalisé bons nombres de magasins sans que je ne dise rien, mais là ça suffit on ira à cette pâtisserie plus tard en plus on ne part que dans 3 jours, tes gâteaux ne tiendront jamais aussi longtemps hors d'un frigo. On ira les acheter mardi matin en partant. Mais maintenant on rentre !
- Dépité mais d'accord avec son amant pour les pâtisseries, le petit groupe rentra à l'hôtel.
Heureux de quitter enfin les deux autres, Yuki se dirigea d'un pas pressant vers les ascenseurs, lorsque la voix du gamin se fit entendre.
- Oh maman regarde ce soir il y a un festival au temple qui est pas loin de l'hôtel. Dis on peut y aller ?
- Oui pourquoi pas ce serait une bonne idée, répondit la mère de l'enfant.
Se doutant de la réaction de Shuichi en entendant cette information, le romancier ne prit pas la peine de se retourner et attendit la sentence.
- Euh… et nous Eiri on peut y aller aussi?
Yuki détestait lorsque Shuichi utilisait son vrai prénom pour l'amadouer de la sorte, mais comme à chaque fois il ne pouvait jamais dire non.
- Si tu veux… dit-il dans un souffle vaincu.
- Ouais c'est génial Shuichi-kun, on va bien s'amuser!
- Oui, répondit-il au garçon.
Voyant que son amant c'était finalement retourné vers lui, il ajouta, avec un grand sourire, dans un murmure à peine audible rien que pour eux
- Merci, mon Eiri…
Se qui acheva le romancier.
- Bon, reprit Shuichi plein d'entrain, il faut aller poser tous les paquets puis on doit aller louer des yukatas pour la soirée.
- Ah oui, tu as raison Shuichi-kun, approuva la mère. On a qu'à dire dans 30 minutes ici et on ira les louer tous ensembles.
Dans un assentiment plus ou moins général, chacun partirent dans leurs directions.
- Shuichi, t'es au courant qu'il est hors de question que je me mettes en yukata?
- Allez s'il te plaît Eiri…
- Et arrête de m'appeler Eiri pour obtenir ce que tu veux!
- Mais je croyais que tu aimais ça quand je t'appelais ainsi?
- Oui mais là tu l'utilises pour m'avoir et j'aime pas ça!
- D'accord d'accord…. Mais j'aurais crû que ça t'aurait fait plaisir de me voir en yukata. Moi qui ne sais jamais comment les attacher… Ca tombe toujours et me dénude soit une épaule soit mes jambes… Mais bon puisque tu ne veux pas en porter, je n'en porterais pas non plus…dommage, dit-il avec un œil coquin et un sourire des plus aguicheur.
Et là Yuki ce dit qu'il était faible, très faible face à son Shuichi. Il est vrai que les rares fois où il portait un yukata ou un kimono, il était absolument à croquer.
Shuichi savait qu'il avait réussit à le convaincre quand celui-ci détourna la tête une adorable petite rougeur sur ses joues.
Il s'approcha donc de son amant, se hissa sur la pointe des pieds et déposa un délicat baiser sur sa joue tout en murmurant :
- Je t'aime mon Eiri…
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Une fois les paquets déposés, des baisers et des caresses échangées, les deux amants redescendirent dans le hall.
Là ils récupérèrent les deux autres casses pieds et partirent en quête d'un loueur de yukata. Yuki dans son immense sagesse, et surtout parce qu'il voulait se débarrasser au plus vite des deux autres, avait pensé à demander des renseignements à la réception. Bien malgré lui il prit donc la tête du groupe.
Grâce à son sens de l'orientation hors du commun, d'après les dires de Shuichi, ils trouvèrent rapidement la boutique en question.
Le magasin n'était pas très grand, mais il était bien achalandé. Lorsqu'ils se présentèrent au comptoir une jeune fille les accueillit.
- Salut, vous voulez quoi ? demanda-t-elle.
- Etant donné que vous ne louez que des yukatas, et bien je dirais des… yukatas ! répondit Yuki
- Oh voila encore un comique.
- Attends gamine, t'es une vendeuse, et tu parles comme ça à tes clients ?
- Laissez moi rire, moi une vendeuse dans une boutique pareille ! Ca va as la tête ! Je donne juste un coup de main à ma grand-mère. C'est elle qui a cette boutique, un truc de vieux ! Et comme y'a festival ce soir elle a besoin d'aide pour servir des touristes comme vous !
- Suzu-chan, ne parle pas comme ça aux clients, intervint sa grand-mère avant qu'un problème ne survienne. Enchanté messieurs dames, veuillez excuser ma petite fille qui à la langue un peu trop bien pendue. Alors il vous faut à tous des yukatas ?
- Oui, répondit Izumi.
- Bien alors les femmes se trouvent à votre gauche, le rayon des hommes à votre droit et celui des enfants au fond du magasin. Mais pour vous jeune homme, dit-elle en regardant Shuichi, je vous conseille de voir aussi dans le rayon enfant.
Faisant fi des ricanements de son amant, le chanteur se dirigea de mauvaise grâce vers le fond de la boutique.
Malheureusement pour lui tout ce qu'il y avait ne lui convenait guère. Certes la taille était bonne mais les motifs représentés étaient trop enfantins, même pour lui. D'un pas désespéré il se dirigea vers le rayon homme où son homme à lui guère motivé par tout ça, regardait d'un air exaspéré les yukatas exposés. Shuichi n'y prêta pour l'instant aucune attention. Il avait une mission à menait à bien. Il lui fallait un yukata dans lequel il serait irrésistible ! Ici les yukatas étaient mettables, bien qu'un peu trop stricte pour Shuichi, mais la taille était bien trop grande. Il ne ressemblerait à rien avec ça sur le dos. Pas du tout irrésistible comme il aurait voulu.
Alors en dépit du fait qu'il soit un homme, il se dirigea vers le rayon des femmes.
Izumi le regarda avec un drôle d'air mais ne fit aucune remarque, en plus son fils venait de l'appeler pour lui montrer ce qu'il avait trouvé.
C'était la dernière chance pour Shuichi de trouver un yukata dans lequel il ne ressemblerait pas à un gamin de 12 ans.
Suite à des fouilles méticuleuses il dénicha un yukata qui semblait fait pour lui. La gérante du magasin lui proposa de l'essayer, puisque après tout il s'agissait d'une coupe de femmes.
Après avoir lancé haut et fort à Yuki qu'il ne devait sous aucuns prétextes venir le voir, il s'enferma dans la cabine d'essayage. Avec l'aide de la petite fille de la propriétaire il réussit à se vêtir correctement. Malgré les remarques acerbes de la jeune fille, il décida de prendre ce yukata.
Lorsqu'il ressortit de sa cabine d'essayage il vit à sa droite Tôji en train d'essayer le sien. Dans les tons de vert le kimono représentait l'un de ses dessins animés préférés, à savoir Pokémon.
Sa mère attendait patiemment que lui ou son fils est fini pour essayer à son tour sa trouvaille. Lorsque le chanteur passa près d'elle pour aller rejoindre son amant il entendit distinctement celle-ci marmonner quelque chose qui ressemblait vaguement à un « avec ça c'est sûre il me tombera dans les bras ». Shuichi nota que le « il » devait surement faire référence à SON Yuki et qu'il devrait faire bien attention à me pas le laisser seul ce soir.
Mais pour l'instant une chose plus importante attendait qu'il s'en occupe. Lorsqu'il était allé voir dans le rayon des hommes, il avait bien vu que son amant n'était pas vraiment décider à mettre de la bonne volonté dans le choix de son yukata. En bonne épouse qu'il était il devait donc aller habiller son homme.
- Yuki… T'as trouvé ton bonheur ? Tu vas porter lequel ce soir ?
- Bof y'en a aucun qui me convienne, alors finalement je crois que je vais être obligé d'y aller habillé comme ça ! mentit-il
- Oh c'est dommage ça ! répondit Shuichi entrant dans son jeu.
- N'est ce pas !
Cela faisait quelque temps que Shuichi avait un peu plus de répondant face à Yuki, et il devait bien l'admettre le romancier adorait cela. Une petite joute verbale de bon matin, le plus souvent gagné il va s'en dire par l'écrivain, c'était sa conception de la bonne humeur. En plus cela mettait un peu de piquant dans leur vie de couple. Fini le Shuichi passif et disant oui à toutes ses demandes, il fallait maintenant qu'il se montre plus persuasif, plus attentionnés, plus câlins.
- Donc je n'ai plus qu'à laisser mon yukata moi aussi…
- …
- Ou alors je te choisi moi-même ton kimono… peut être un magnifique jaune poussin, ou un rouge bien criard…
- Shuichi…
- Un mauve pétant…
- Shuichi…
- Oui, demanda-t-il innocemment
- C'est bon t'as gagné je vais en choisir un !
- Merci mon amour, répondit il.
Après plusieurs choix que Shuichi refusa tous catégoriquement, les deux amants tombèrent d'accord sur un yukata bleu marine avec de fines rayures verticales bleues claires. « Au moins se dit l'écrivain en sortant du magasin j'ai échappé au jaune poussin »
Yuki put enfin se débarrasser, pour une heure, des deux autres, chacun remontant dans sa chambre pour se faire beau.
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Nos deux tourtereaux (2) furent à peine arrivés dans leur chambre que Shuichi laissa en plan son homme pour s'enfermer dans la salle de bains.
Yuki connaissant sa tendre moitié par cœur, pris tout son temps pour revêtir le yukata que celui-ci l'avait forcé à prendre. Habillé par la contrainte des choses comme son père aimerait le voir vêtu constamment, l'écrivain s'assit à table et ouvrit son ordi pour continuer le nouveau roman qu'il était en train d'écrire.
De longues minutes passèrent quand enfin Shuichi dénia sortir de la salle de bain.
- Né Yuki est ce que je suis beau ?
- Ouais ouais, répondit le romancier totalement plongé dans ce qu'il faisait.
- Yukiiii !!!!! Tu ne me regardes même pas !
- Afin d'éviter toutes crises éventuelles, le blond leva les yeux de son écran.
Et là non seulement il ne le regretta pas mais en plus il en fut ravi.
- Dis Shû ? Tu t'es habillé tout seul ?
- Bien évidemment ! Je ne t'ai pas appelé il me semble ?
Ce qui expliqué pourquoi le chanteur avait une épaule presque dénuée laissant apparaître une clavicule blanche.
- Le fait que je vois tes jambes était-il fait exprès ?
- Bien sûr que non ! s'exclama-t-il en essayant en vain de rabattre les pans de son kimono sur ses jambes.
- Hummm…. Et la fleur dans les cheveux ? dit-il en s'approchant de son amant
- Ah ça c'est fait exprès pour sûr ! Je trouvais que ça allait avec l'ensemble.
- Donc le fait que tu ressemble à une femme et qui plus ai, à une prostituée des anciens temps et tout à fait normal ??
- Comment oses-tu !!! Je ne ressemble pas à une prostituée !
- Je t'assure Shû, avec ton yukata rose dégradé de blanc aux manches et en bas, cette fleur dans les cheveux, ton épaule à moitié nue et tes jambes diaphanes à découverts on dirait que tu travailles dans une maison close et que tu viens chercher un client.
- C'est méchant Yu….
- Avant que tu ne dises quoique se soit, dit-il en posant sa main sur la bouche de son amant, sache que je te trouve très mignon comme ça, dit-il en l'embrassant.
- …Eiri…
- Tu te rends compte que si je te laisse sortir comme ça le premier mec un peu chaud qu'on va croiser va te sauter dessus ?
Shuichi était trop perdu dans les caresses de son amour pour dire quoique se soit.
- Il est donc de mon devoir de t'enlever ces vêtements, murmura-t-il près de son oreille tout en l'embrassant dans ce lieu si sensible.
- Eiri… il m'a fallu plus de 30 minutes pour arriver à le mettre…
- Et moi il me faudra pas plus de 30 secondes pour te l'enlever…
- Mais Izumi et Tôji nous attendent…
- Tant mieux, elle ne comprendra que mieux ce que l'on vient de faire.
- Eiri…
- Quoi tu vas me dire de la ménager, que c'est pas de sa faute si elle est idiote au point de croire que je pourrais la préféré elle à toi ? dit-t-il sur la défensive
- …euh en fait non. J'allais simplement te demander si tu ne pouvais pas descendre ta main un peu plus bas…
- Oh…, répondit-il agréablement surpris, ça je peux faire, j'en serais même ravi.
- Eiriiii
- C'est assez bas ?
- Hum hum… c'est bon
Comme si ces mots étaient le signal tant attendu, l'écrivain enserra la taille de son homme et le porta jusqu'au premier mur venu où il le plaqua avec force.
Le romancier se colla contre le torse de son compagnon visant sa bouche avec précision, appréciant son contact velouté. Le baiser d'abord doux devient progressivement plus violent, rendant la chose encore plus savoureuse pour les deux hommes.
Shuichi se trouva fermement enlacé dans les bras de son homme, la main de celui-ci sur sa nuque empêchant toute tentative d'évasion. Comme si le chanteur en avait envie…
Leurs langues étaient maintenant en train de jouer l'une avec l'autre créant des sensations exquises leur envoyant à tous deux des frissons de plaisir. Le baiser prit fin les laissant tous les deux à bout de souffle, la respiration erratique.
Yuki fixa quelques secondes son amant, appréciant la vue qu'il s'offrait à lui. Avec un plaisir à peine dissimulé, il s'attaqua à l'obi qui enserrait la taille fine de son homme. Les délicates mains de celui-ci cherchaient désespérément un moyen de passer sous le haut du kimono de son blond d'amant afin de pouvoir sentir la chaleur de sa peau contre lui. Mais la manœuvre n'était pas si simple.
- Tu vois lorsque tu attaches correctement un yukata il ne se défait pas si facilement, ricana Yuki qui avait bien compris ce que son amant essayait de faire.
- C'est pas juste Eiri, tu sais que je veux te sentir totalement collé contre moi.
- Crois moi tu vas me sentir…
- Eiri !! Pervers !
- Quoi c'est pas vrai ??
- Mais si mais je disais pas ça comme ça, dit-il rouge pivoine.
Clément, il se décolla du mur, posa Shuichi à terre et fit glisser lui-même le haut de son yukata, dévoilant au chanteur ce torse qu'il aimait tant. Il en profita pour débarasser son homme de son sous-vêtement le laissant simplement vêtu de son yukata partiellement défait. Le kimono du jeune homme glissait de ses épaules diaphanes, mais était retenu par l'obi que le blond n'avait pas totalement détachée. Le tout le rendant incroyablement sexy.
Le sourire carnassier du blond envoya une décharge électrique aux creux des reins de la pauvre victime totalement consentante, tout en frottant négligemment sa cuisse recouverte de tissu contre le bas ventre de celui-ci. Le chanteur gémissant avança son bassin, en réclamant toujours plus.
Leurs nuits d'amour n'étaient généralement pas si tendre, ni même véritablement attentionné, elles étaient plutôt chaudes mais aujourd'hui le blond semblait être passé directement au coté extatique de la chose.
De nouveau collé au blond, Shuichi pouvait enfin apprécier la texture de sa peau sous ses doigts, ses muscles roulant sous sa paume. Toutes ses petites attentions n'étaient pas sans déplaire au romancier qui grogna de contentement. Sentir les mains graciles de Shuichi sur lui était toujours un pur bonheur.
Torse contre torse, lèvres contres lèvres, yeux dans les yeux, Yuki semblait près à fondre sur sa proie.
Shuichi pas vraiment en reste, et surtout tout aussi passionné, se fit un devoir de délester son blond d'amant du bas de son yukata. Il glissa une main vers le large obi dans l'espoir de le desserrer, tandis que l'autre tentait de forcer les pants du kimono du blond, le tout sans décrocher leur bouche l'une de l'autre et surtout sans cesser de sucer la langue de l'écrivain qui n'était à sa place qu'entre ses lèvres.
D'un mouvement sec, le chanteur réussit à entre-ouvrir le bas du yukata de son amant et parvint dans un même mouvement à le délester de son boxer. Pas peu fier de son œuvre, il lui offrit un immense sourire victorieux avant d'étouffer un cri de surprise alors que Yuki le souleva de terre pour l'installer sur ses hanches, sous son regard devenu de l'or en fusion.
Shuichi, totalement envouté par ces yeux était comme une poupée de chiffon dans les bras de son homme. Une poupée certes mais doué de parole. Le chanteur lui murmurait des choses délicieusement obscènes à son oreille, qu'il le voulait en lui maintenant, dur et brûlant, qu'il voulait qu'il s'enfonce en lui, qu'il pénètre son corps avec force, qu'il voulait crier sous ses coups de reins forts et brutaux, qu'il voulait s'empaler sur lui pour n'être plus qu'un râle de plaisir…
Les doigts du blond, sous les ordres de Shuichi s'infiltrent avec brusquerie en lui. Malgré l'expérience, pas du tout préparé, il avait mal. Sous ces assauts brutaux, le chanteur lui mordit le cou en signe de protestation mais le romancier ne s'arrêta pas pour autant, il bougea même son bassin pour forcer Shuichi à aller à l'encontre de sa main.
En pouvant rien faire d'autre, le jeune homme répéta son nom contre sa nuque telle une litanie ne s'adressant qu'à lui, lui demandant d'arrêter, de s'arrêter, de… continuer là encore, comme ça, de ne plus jamais s'arrêter. Quand les gémissements se firent plus rauque, il retira ses doigts et força le chanteur à le regarder.
Les yeux de l'écrivain était un peu flous et ses sourcils froncés faisaient presque penser qu'il s'inquiétait pour son bubble-gum rose. Shuichi, connaissant bien son amant, lui fit un tendre sourire et dans un mouvement sec et violent se laissa glisser le long de sa hampe gorgée de sang, laissant un cri s'échapper de sa gorge blanche.
Yuki ne disait rien, mais était profondément impressionné par sa tendre moitié qui jusqu'à présent n'avait jamais été comme cela, toujours à chouiner pour n'importe quel petit bobo, et là, il se transformait en bête de sexe ! Ce qui n'était pas pour lui déplaire…
Shuichi, accroché aux épaules de son blond, ses jambes enserrant durement sa taille, n'était pas loin de l'extase. Les soupirs du blond contre son cou, ses râles contre ses lèvre et surtout ses vas et viens l'y emmenaient doucement mais surement. Il avait la tête qui tournait, et faisait tout son possible pour ne pas simplement jouir comme ça parce que le blond pilonnait son corps avec force.
Malgré la force de ses coups de reins, la main de Yuki entre leurs deux corps se faisait douce et légère lorsqu'elle caressait le sexe du chanteur, l'emmenant toujours un peu plus vers le septième ciel.
- Eiri, je…, tenta le chanteur, mais il fut arrêté par la bouche de son amant
- Attends… encore un peu… s'il te plaît…, dit il d'une voix éraillée tout contre sa bouche
- D'accord
La voix de Shuichi n'était qu'un murmure mais elle sonnait clair aux oreilles de Yuki. Alors pour garder un minimum de contrôle sur lui le chanteur bascula sa tête en arrière contre le mur auquel il était plaqué. Il sentait avec une acuité affolante le sexe du blond en lui, ses mains sur son corps, sa bouche dans son cou… Puis soudain la cadence ralentit et la main du romancier se retrouva dans le rythme de ses coups de reins…
- Maintenant, murmure t-il
Les yeux écarquillés à cause des vagues de plaisir, leurs lèvres l'une contre l'autre, le sexe du blond enfoui dans son corps, ses mains enroulées contre sa peau moite, Shuichi jouit appréciant les pulsations erratiques du plaisir de son homme entre ses reins.
Les secondes s'éternisaient alors que les deux hommes tentaient de reprendre possession de leurs esprits et de leur respiration. Shuichi, encore dans les bras de Yuki, lui flattait doucement les cheveux.
Avec les dernières forces qui lui restaient, le romancier se dégagea de son amant, le porta jusqu'au lit où il l'allongea et se laissa tomber sur lui comme une masse inerte.
- Eiri… tu m'étouffes un peu…
- Hum quel romantisme de ta part
- Désolé mais là vraiment j'ai du mal à respirer.
Tout en râlant, le blond se dégagea un peu, permettant à son bubble-gum rose de ne pas mourir asphyxié.
- Merci
Les minutes passèrent sans qu'aucun des deux ne parlent, ne voulant pas briser cet instant de félicité.
- Dis Eiri, tu ne crois pas qu'on devrait descendre? Ca doit bien faire 30 minutes qu'ils doivent nous attendre? Demanda Shuichi reprenant la parole.
- On s'en fout ! On est pas bien ici?
- Si bien sûr que si…mais je voulais aller à cette fête. Je veux voir les feux d'artifices!
- D'accord mais ne commence pas à râler.
- Je ne râle pas, je dis juste qu'avoir louer des yukatas et ne pas aller à cette fête c'est idiot!
Yuki le regarda, prêt à lui faire une remarque bien cinglante comme il en avait le secret, mais se ravisa au dernier moment se souvenant de l'allure qu'avait son amant dans son yukata rose. Rien que de l'imaginer ainsi il avait envie de le déshabiller à nouveau.
Devant le regard lubrique du blond Shuichi eut un mauvais pressentiment.
- Eiri… Le yukata tu ne voudrais pas m'aider à l'attacher correctement? Comme ça il n'y aura plus aucuns problèmes…
- S'il le faut… Mais dis-toi bien qu'une fois de retour dans la chambre, tu ne vas pas le garder bien longtemps.
- Je n'en ai pas l'intention. Après je compte bien prendre une douche et me coucher parce que je suis E. P. U. I. S. E.
- …Ce n'est pas ce que je voulais…
- Je sais très bien ce que tu voulais dire… Mais pour ça il va falloir être gentil et m'accompagnait à cette fête… dit il en se levant.
L'écrivain suivit son amant du regard se demandant depuis quand il était aussi entreprenant. Il se leva à son tour et commença à se vêtir à nouveau puisque son compagnon tenait absolument à aller à cette stupide fête.
Rapidement vêtu, il se complaisait à voir son amant se dépêtrer avec son yukata. Clément comme toujours après avoir partagé un moment sauvage avec son Shû-chan, il consentit à lui filer un coup de main. D'une main experte, il rabattit les pans du vêtement du jeune homme sur ses jambes diaphanes et les noua à l'aide de l'obi. En moins de cinq minutes le chanteur était prêt. Ils ne leur restaient plus qu'à chausser leurs gêtas, puis à partir pour le temple et éventuellement récupérer les deux autres au passage.
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Dans l'ascenseur qui les menait au hall, Yuki se fit un plaisir d'ébouriffer les cheveux de son amant ainsi que les siens, leurs donnant cet air négligé qui signifiait clairement "on vient de s'envoyer en l'air". Peut être que ça la secrétaire comprendrait, se dit il.
Ils étaient à peine arrivé dans le grand hall que le gamin leur sauta dessus commençant à râler à cause de leur retard, du fait qu'il avait cru qu'ils ne viendraient pas ou qu'ils avaient peut être oublié.
Pour une fois Yuki l'écouta sans trop rien dire. Il était surtout concentré sur la tête que faisait la mère de l'enfant. D'un air doucement choqué, elle regardait les deux hommes avec les yeux ronds. Visiblement le message de l'écrivain était bien passé. Au cas où elle n'aurait tout de même pas tout compris il passa un bras possessif autour des épaules du chanteur et il éffleura sa tempe de ses lèvres.
Shuichi étonné par le comportement de son homme tenta de ne pas trop réagir à ses douces lèvres. Il proposa donc de partir avant de ne perdre encore plus de temps.
Le petit groupe s'aventura donc dans les rues de la ville en direction du temple.
Yuki était aux anges, son plan fonctionnait à merveille. Ce qu'il ne soupçonnait pas c'était le fait que pour la jeune femme cela ne signifiait rien. Après tout quelle personne sensée choisirait un gamin plutôt qu'elle ?
Ils arrivèrent finalement au temple où se déroulait le petite fête. Et là les ennuis de Yuki commencèrent.
Non seulement le gamin était exaspérant à vouloir faire tous les stands présents, mais en plus son amant était dans le même état ! Un vrai gamin. Age mental 10 ans. Profession : chanteur de J-Pop aduler as des millions de personnes. Yuki se dit que c'était vraiment effrayant.
Il fallut donc que tous les deux jouent au stand de tir à l'arc (où Shuichi au lieu de toucher la cible transperça une malheureuse peluche), à la pêche aux poissons rouges (où Yuki du venir en aide à Shuichi qui cassait chacune de ses petites coupelles en papier), au stand de lancer de cerceaux (où Shuichi réussit à casser deux objets au passage), au stand de massacre de pauvres boîtes de conserves qui n'avait rien demander (où Shuichi, malgré les craintes du romancier de se recevoir une balle dans la tête, s'en tira honorablement) etc etc etc etc…..
En plus de "divertir les gosses" il fallut aussi les nourrir. Et c'est fous ce qu'un gamin de 10 ans peut absorber comme nourriture. Même Shuichi qui avait un bon appétit se laissa distancer.
En suite le chanteur supplia pour aller faire une prière. Après tout avait-il dit "nous sommes dans un temple alors allons prier les Dieux". C'est donc contraint et forcé, comme toujours, que Yuki suivit son amant.
Dieu merci pour lui le moment des feux d'artifices était arrivé. C'est avec un soulagement non feint qu'il suivit, de bonne grâce cette fois-ci, son bubble-gum rose vers les étendues d'herbes pour s'y asseoir et admirer le spectacle.
Toutes les lumières s'éteignirent et le spectacle commença. Les couleurs se succédèrent les unes après les autres pour le plus grand ravissement de tous.
Yuki, lui, regardait d'un œil blaser tout cela. En fait il préférait observait son amant. C'est vrai se dit-il, qu'il est absolument sublime dans ce yukata.
Tandis qu'il l'observait, il le vit avoir un frisson du à cause d'un léger vent qui se levait. Alors comme si de rien n'était, se fichant éperdument du fait qu'ils n'étaient pas tout seul, Yuki se rapprocha de son amant et passa un bras autour de sa taille pour le ramener près de lui.
Bien qu'étonné, Shuichi fut ravi de pouvoir se blottir contre le torse de son homme et partager ainsi un peu de sa chaleur. Après tout ce n'était pas tous les jours que son Eiri était aussi démonstratif, alors il fallait en profiter.
A SUIVRE
Le 22/12/07
(1) Pour ceux qui ne connaissent pas je vous conseille de vite aller lire Haru Wo Daiteita
(2) Notez bien que cette fois ci je l'ai écrit comme il faut :)
Commentaire de fin :
Coucou c'est encore moi !!
J'espére que ce chapitre vous aura plus et que vous avais aimé le lemon. J'ai voulu le faire "hot" mais je suis pas sur de l'avoir bien réussit comme je le voulais. Mais comme je voulais vous faire un cadeau de noël... Dites moi ce que vous en pensez comme ça si c'est vrai trop nul je le retravaillerais.
Encore merci de me suivre jusque là et je vous dit à bientôt pour le chapitre 8 qui sera... fort intéréssant. Vous verrez bien!!
JOYEUX NOEL ET BONNE ANNEE
Shmi
