8 jours, 7 nuits : Vacances à Okinawa

Source : Gravitation

Genre: Yaoi, lemon

Auteur : Shmi

Couple : Yuki x Shuichi

Disclaimer: Même si je le voudrai bien les perso ne sont pas à moi. Dommage…

Note : italique pensées des personnages

Alors là c'est incroyable non? Un seul mois et demi et vous avez déjà la suite c'est pas beau ça!!!!

Je vais essayer de faire aussi bien pour le prochain mais je ne garantis rien.

Je tiens à remercier tous mes reviewers pour tous vos encouragements et toutes vos félicitations. J'espère n'avoir oublié personnes en vous répondant. Si c'est le cas désolé je vais essayer de ne pas vous oublier cette fois ci.

Sur ce BONNE LECTURE à TOUS !!!!


Chapitre 8 : Dimanche

(ou les milles et uns malheurs de Yuki Eiri)

Dimanche soir :

Il y a des jours où tout va mal.

Il y a des jours où lorsqu'on se réveille on se dit qu'un truc de moche va arriver mais qu'on se lève quand même.

Il y a des jours où on ferait mieux de ne pas se lever.

Des jours comme celui-ci.

Pourtant ce matin quand Yuki s'était réveillé il n'avait rien imaginé de tout cela. Non, il était même content. Il avait Shuichi collé à lui, il faisait beau, ils étaient en vacances. Tout était parfait… jusqu'ici. Jusqu'à cette baffe monumentale qu'il venait de se recevoir de la part de son amant.

Non, des jours comme aujourd'hui ne devraient pas exister.

Il aurait du rester coucher.

-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/

Dimanche matin :

En ce matin de dimanche, Yuki se réveilla de bonne humeur. Il avait passé une soirée plutôt agréable malgré une stupide fête, et il avait passé une excellente nuit avec son Shuichi. Rien d'étonnant donc à ce qu'il se réveille de bonne humeur.

Son Shû-chan collé à lui comme un koala, la douce lumière du soleil filtrant à travers les rideaux et surtout le faite qu'il était plus de onze heure et qu'aucun psychopathe blond n'avait surgit dans la chambre, l'y aider agréablement.

Comme souvent Yuki se laissa aller à admirer son compagnon. Vêtu en tout et pour tout d'un drap, le blond put contempler ce corps qu'il aimait tant. De la tignasse rose fuchsia, jusqu'aux jambes galbées, en passant par les frêles épaules et le torse diaphane où il y vit ses propres marques, vestige de leur nuit passée, il aimait tout.

Alors il ne se privait de rien. Et surtout pas de caresser délicatement ce corps endormi contre lui. De douces caresses en douces caresses, le chanteur se réveilla avec volupté pour tomber sur deux orbes dorées directement suivit par deux lèvres qui s'abattirent sur lui attiré comme un aimant.

- Bonjour, souffla le blond contre les lèvres de son amant.

- B'jour, répondit-il encore tout endormi de sommeil.

- Bien dormi ?

- Hum… pas assez

- Il est plus de onze heures

- Oui mais certaines personnes m'ont tenu réveillé jusqu'à très tard cette nuit.

- Pauvre petites choses… surtout que tu n'avais pas l'air d'apprécier.

Pour toutes réponses Shuichi lui fit un immense sourire.

- Tu semble bien câlin ce matin, Eiri

- N'ai-je pas le droit ? demanda-t-il sur la défensive.

- Je n'ai pas dit ça bien au contraire. J'adore quand tu es câlin comme ça.

- Alors c'est bien

- Voui

Tout doucement, délicatement, le chanteur finissait de se réveiller sous les caresses aimantes de son amant.

Puis d'un coup, se rappelant de ce que son Yuki venait de dire, Shuichi se leva d'un bout expédiant son grand amour par terre.

- Oh mon Dieu, mais si c'est plus de onze heure ça veut dire que le petit déjeuner est déjà fini ! Mais comment on va faire ? J'ai faim moi !

- Shuichi, gronda Yuki, tu viens de m'envoyer balader par terre pour de la bouffe !

- Oh désolé mon amour ! J'ai pas fait exprès, dit-il en se précipitant vers le blond pour l'aider à se relever.

- C'est bon, je suis pas infirme, répondit le blond avec hargne.

- Désolé.

Shuichi était tout piteux devant le regard de colère du blond, et attendant la sentence il baissa la tête. Voir son Shu-chan avec cette tête là, fit radicalement disparaître la colère du romancier.

- C'est pas grave.

Voyant que ces maigres paroles ne firent pas grand choses, Yuki se rapprocha de son amant, le prit dans ses bras et lui murmura tout bas :

- Désolé, je voulais pas m'énerver…

Shuichi lui fit un sourire plus encourageant, lui montrant que c'était oublié.

- Et puis, pour la bouffe, dans même pas une demi-heure le resto servira le déjeuner, tu pourras te remplir l'estomac. Bien que je me demande toujours où es ce que tu peux bien mettre tout ça, dit-il en regardant la taille fine de son homme.

- Haha ! Ca a certains avantages d'être une boule d'énergie ! Je brûle les calories comme personnes !

- Si tu le dit.

Yuki se leva sous le regard étonné de son amant.

- Où tu vas ?

- Prendre une douche, si tu veux aller manger autant être un minimum présentable.

- Mais je vais m'ennuyer tout seul…

Comprenant la demande muette de Shuichi, le romancier laissa la porte ouverte à sa suite, invitant son amant à le rejoindre. Celui-ci ne ce le fit pas redire deux fois et emboita le pas de son homme.

Yuki n'aurait peut être pas du laisser Shuichi venir avec lui.

Le chanteur s'était mis dans la tête de laver les cheveux de son amour. Yuki étant plus grand que lui, il dut s'asseoir dans la baignoire pour le laisser faire. Mais bien entendu Shuichi étant Shuichi celui-ci réussit, en moins de cinq minutes, à mettre du shampoing dans les yeux du blond lui causant une terrible souffrance, et voulant réparer sa bêtise, il finit par lui tomber dessus en glissant sur le carrelage.

C'est dans des moments comme celui-ci que Yuki remerciait le ciel pour avoir un amant plutôt léger, faute d'avoir un amant moins idiot.

Après cette douche oh combien rafraichissante et particulièrement douloureuse, l'œil du romancier refusant toujours de voir clair, les deux hommes se vêtir pour descendre déjeuner.

Au moment de nouer ses chaussures le romancier tira un peu trop fort sur ses lacets et en cassa un.

- Et merdre !

- Est-ce qui y'a mon Yuki ?

- Rien, j'ai cassé mon lacet, faut que je change de chaussure. Attend moi deux minutes tu veux.

- Bien sûr. Mais tu sais tu devrais faire attention. Casser un lacet ça porte malheur !

- Qu'est ce que tu racontes encore comme histoire ?

- Mais oui tu sais, casser un lacet porte malheur comme voir un chat noir ou passer sous une échelle…

- Ne me dit pas que tu crois à tout ça ?

- Bien sur j'y crois ! Quand je vois une échelle je passe à côté et jamais en dessous, quand j'ai le nez qui me gratte ça veut dire que je vais avoir une rentrée d'argent, quand j'ai l'oreille qui siffle ça veut dire que quelqu'un parle de moi etc etc etc…

- Y'a bien que toi pour croire à tout ça !

- C'est faux y'a pleins de gens qui y croient. Par exemple les comédiens au théâtre ils ne se disent jamais "bonne chance", et même ils ne portent jamais de vert ça porte malheur. C'est d'ailleurs pour ça que moi non plus je n'en porte jamais du vert.

- De tout façon tes tenues de scènes ne laissent pas de place à de la couleur, y'a tellement de tissu…

Faisant fi de la remarque, Shuichi continua :

- Je suis sûr que même toi tu crois en certains trucs !

- Pas du tout.

- A rien

- A rien

- C'est pas drôle alors, je pourrais même pas te taquiner

Pour toutes réponses Yuki lui fit un sourire narquois. Ayant fini de chausser d'autres chaussures, il ouvrit la porte de leur chambre et invita Shuichi à sortir.

Les deux hommes descendirent à la salle de restaurant pour remplir l'estomac sur patte.

Mais lorsque la malchance vous poursuit vous ne pouvez pas faire grand-chose.

Les deux hommes étaient en train de déjeuner pour une fois tranquillement, Shuichi étant calme, assit en train de s'empiffrer. Un serveur qui passait les bras charger de plats, eut alors un geste malencontreux et laissa tomber sur le romancier tout ce qu'il portait. Yuki se retrouva donc recouvert de divers plats en sauce.

Le serveur confus et anxieux quant à sa future sentence, se répandait en excuse à n'en plus finir. Le pauvre jeune homme était quasiment à genoux aux pieds du blond, lorsque celui-ci comprit enfin ce qui venait de se passer.

Bien entendu l'écrivain entra dans une colère noire, que seul le chanteur était habitué à recevoir, et par conséquent liquéfia le malheureux serveur. Le maître d'hôtel alarmé par ces cris vint constater les dégâts et ne put qu'à son tour s'excuser pour la maladresse de son serveur.

Yuki, toujours dégoulinant de sauce, dut ravaler ses sarcasmes lorsque son amant vint à la rescousse des deux hommes.

- Allez Yuki, c'est pas très grave, une petite douche et il n'y paraîtra lus rien !

- Tu te fous de moi ! Mon costume est ruiné !

- Tu en achèteras un autre

- Certainement pas !

- Monsieur si je puis me permettre nous avons un très bon pressing à l'hôtel. Remettez moi votre costume et je vous jure que je vous le rendrait impeccable. Bien sûr se sera offert cela va sans dire.

- J'espère bien ! répondit le romancier au maître d'hôtel. Shuichi tu n'as qu'à m'attendre ici le temps que je remonte prendre une douche.

- Si tu veux.

Le chanteur savait pertinemment que dans ces moments là il valait mieux laisser son Eiri se calmer tout seul. C'est donc sans aucune culpabilité qu'il se remit à manger finissant son repas en attendant le retour de son blond.

Son amant réapparut une demi-heure plus tard, propre comme un sou neuf. Avant de s'asseoir face à son bubble-gum rose, il lança un regard de la mort qui tue au pauvre serveur qui se tenait non loin de là. Celui-ci en resta pétrifier.

- C'est bon je crois qu'il a compris Yuki, dit le chanteur

- …, en s'asseyant à table.

- Il n'a pas fait exprès tu sais ?

- …

- Et qu'as tu fais de ton costume ?

- Je l'ai laissé à la réception, où ils se sont encore confondus en excuses.

- Ben c'est quand même un peu de leur faute.

- Je croyais que tu venais de dire qu'il ne l'avait pas fait exprès

- Ben c'est juste, il a peut être pas fait exprès mais il l'a quand même fait. C'est normal qu'ils se débrouillent pour arranger ça non ? Et puis tel que je te connais tu as du bien faire leur sentir que c'était entièrement de leur faute s'ils engagent des incapables. Et le tout sans ouvrir la bouche ! T'es très fort à ce jeu là. Arriver à faire se sentir les gens minables d'un seul regard…

- C'est un reproche ?

- Disons simplement que ce pauvre serveur ne l'a pas intentionnellement.

- Alors c'est vraiment un reproche !

- …

- Shuichi, gronda l'écrivain

- Disons que pour l'avoir expérimenté un grand nombre de fois, oui.

- C'est faux, je t'ai jamais fait ça

- Yuki, tu ne t'en peut être jamais rendu compte, mais au début de notre relation tu m'envoyer chier d'un seul regard comme tu viens de le faire avec ce pauvre malheureux.

- …

- …

C'étaient parfait maintenant ils se faisaient la gueule tous les deux !

- Mais bon, c'était au début, alors c'est du passé. Maintenant tu ne le fait plus.

- …

Yuki boudait toujours. S'entendre dire les quatre vérités de la propre bouche de son amant, il aimait moyennement.

Le reste du repas se déroula dans un étrange silence. Shuichi qui avait fini de manger se contentait de regarder son homme. Yuki, lui toujours fâché, manger de mauvaise grâce tout en réussissant l'exploit de regarder ailleurs qu'en face de lui où se trouver son amant.

La dernière bouchée avalée, Shuichi reprit la parole.

- Dis, qu'est ce qu'on fait cet après-midi ?

Sachant pertinemment qu'aujourd'hui il n'aurait pas gain de cause, Yuki laissa choisir Shuichi sans trop la ramener.

- Ce que tu veux ?

- Alors on va à la plage ! On devait déjà y aller hier mais on a dut changer nos plans.

Sous entendu, à cause de toi hier j'ai pas pu allé me baigner, alors aujourd'hui tu n'y coupes pas ! Yuki parlait extrêmement bien le Shuichi quand il le voulait.

- Bien sûr ! Ce sera bien !

- N'en fait qu'en même pas trop, où je vais finir par croire que tu n'as pas envie d'y aller, alors que tu viens de me dire qu'on ferait ce que je voulais.

Yuki prit sur lui de ne pas répondre. Il n'était pas non plus suicidaire.

Le couple se leva donc de table, avec pour l'un un éblouissant sourire et pour l'autre une tête digne d'un enterrement. Ils remontèrent donc jusqu'à leur chambre… et restèrent bloqué devant.

Le romancier fouilla, re fouilla, rere fouilla ses poches en quête de la carte magnétique de sa chambre d'hôtel.

- Putain, mais c'est pas vrai, elle est où cette foutue carte !

- Tu ne l'as pas oublié sur la table ? tenta Shuichi

- Mais non je l'ai pas sorti au restaurant... Je la garde toujours dans la poche de ma veste, je l'avait encore quand je suis remonté… Et merde ! Je l'ai posé sur la table de la chambre et j'ai oublié de la reprendre en redescendant tout à l'heure, dit-il en donnant un grand coup de poing à la malheureuse porte qui n'avait rien fait.

Comme un malheur n'arrive jamais seul Yuki se fit mal à la main.

- Attend fait voir ta main au lieu de gesticuler tout seul… Tiens c'est bizarre les rôles sont inversés, j'ai l'impression de t'entendre parler, s'amusa Shuichi.

Remarque qui ne fit pas sourire le blond.

- Mais arrête un peu de râler, on va descendre à la réception et ils vont nous refaire une nouvelle carte, puis on remontera et au passage je prendrais de la glace parce que sinon ta main va enfler, tu ne pourras plus taper à l'ordinateur de toute la journée et là tu seras vraiment en colère !

Yuki l'avait déjà remarqué, mais son Shuichi avait drôlement mûri. Il était agréable de se laisser diriger par lui une fois de temps en temps. Et puis il avait raison s'il ne pouvait plus taper à l'ordi il allait être impossible. Il le connaissait bien son Shû-chan.

Ravi que lui seul le connaisse ainsi, il se laissa guider vers les ascenseurs pour redescendre à la réception. Là Shuichi s'occupa de tout. Il demanda un double de la carte magnétique, et où est ce qu'il pourrait trouver de glaçons. La réceptionniste qui les avait accueillit au début de leur séjour, lui remit une nouvelle carte et le renseigna pour les glaçons.

Ils reprirent donc l'ascenseur, en faisant une halte au deuxième étage pour prendre de la glace et se dirigèrent vers leur chambre.

Shuichi toujours carte en main, ouvrit la porte et fit entrer son amant. Il le fit s'asseoir sur une chaise et partit chercher une serviette dans laquelle il déposa les glaçons. D'humeur très dirigeante, il appliqua lui-même la glace sur la main de Yuki.

Très concentré, le chanteur ne vit pas le doux sourire qui ornait les lèvres de son homme. Yuki le trouvait attendrissant qu'il s'occupe ainsi de lui.

Cinq minutes passèrent dans ce doux silence sans que l'un ou l'autre n'aient envie d'exprimer quoi que ce soit.

- La réceptionniste m'a donné de la crème contre les bleus quand je lui ai dit pour quoi c'était faire les glaçons. Il vaudrait mieux en mettre si tu veux mon avis. Je peux ?

Pour toutes réponses, le blond lui retendit la main, savourant le contact des mains de son Shû-chan sur les siennes. Il massa avec application chaque phalange, le dos de la main et le poignet, avec une douceur qui fit frissonner le blond.

- J'aurais peut être due demander une bande pour ta main, mais du coup tu n'aurais pas pu écrire cet après-midi.

- C'est bon Shû je ne me suis tout de même pas casser la main. J'aurais tout au plus un .bleu peut être. Ne t'en fais pas autant.

- Ouais mais si tu peux pas taper à l'ordinateur tu vas être…triste

- Tu voulais pas plutôt dire grognon, chiant, casse pied…

- J'ai pas dit ça

- Tu aurais due. T'es trop gentil avec moi, dit-il en se relevant avant d'embrasser le front de son amant. Allez viens, allons à la plage.

Les deux hommes prirent leurs affaires et descendirent à la plage de l'hôtel.

Lorsqu'ils installèrent leur serviette, Yuki regarda avec attention si les deux plaies d'Egypte étaient là. Avec une chance extraordinaire, ce dit le romancier, ils étaient seuls. Pas de gamin casse pied, ni de sa mère envahissante.

Avant que Shuichi ne lui demande quoique ce soit, Yuki prit les devants.

- Je veux bien aller me baigner un moment avec toi, mais après tu me laisses un peu écrire.

- Je n'en demander pas tant. Merci, répondit-il un immense sourire aux lèvres

Sans en comprendre réellement le sens le cœur du blond rata un battement et une douceur chaleur naquît en lui.

Qu'il était bon de faire plaisir à Shuichi.

Ils se dirigèrent vers le bord de l'eau, avec un Shuichi sur excité. Le blond le regarda se jeter à l'eau comme si de rien n'était attendant visiblement qu'il en fasse de même. Yuki voulait bien être conciliant mais il y avait tout de même des limites. Celle de se comporter comme un gamin en était une.

Néanmoins pour éviter toute crise il s'assit au bord de l'eau et contempla son amant comme il l'avait fait la première fois qu'ils étaient venus.

Mais le soleil cognait fort, alors il fut obliger de céder à l'appel de l'eau pour le plus grand bonheur du chanteur.

Ils restèrent là à faire trempette jusqu'à ce que le blond décide de sortir pour ce mettre sur sa serviette, avec l'accord de son bubble-gum. Celui-ci préféra rester encore un peu dans l'eau plutôt que de faire le homard au soleil.

Shuichi ne le saurait probablement jamais mais son compagnon aurait référé qu'il sort lui aussi de l'eau, cela lui aurait évité d'avoir à le surveiller de loin comme un gosse. Il faut dire l'écrivain n'était jamais sûr lorsque son Shû-chan était loin de lui seul, même pas surveillé par K, Sakano ou même Hiro.

Yuki était en train de se prélasser au soleil quand une ombre vint le déranger lui obscurcissant l'astre lumineux. Prêt à réprimander tous ceux qui n'avaient pas de cheveux roses bonbon il ouvrit les yeux et tomba, sa malchance du jour aidant, sur la secrétaire et son fils.

J'aurais mieux fait de garder les yeux fermés.

- Bonjour Yuki-san, comment allez vous aujourd'hui on ne vous pas vu ce matin, dit-elle de sa voix geignarde.

- Ca allait mieux avant, grogna-t-il

Faisait comme s'il n'avait rien dit la femme enchaina de plus belle.

- Comme y'a plus de places ça vous dérange pas qu'on se mette avec vous ?

Et avant que Yuki n'ai pu dire quoique ce soit la femme avait déjà éjecté la serviette de Shuichi pour pouvoir se mettre à côté de lui.

- Eh ! C'était la place de Shuichi !

- Oui mais il est dans l'eau et puis je suis sure qu'il sera ravi d'être par terre dans le sable avec Tôji.

- Bon maintenant ça suffit, écoutez moi bien…

Mais avant qu'il n'ait pu finir sa phrase, Shuichi rappliqua au galop, ayant vu la scène de loin, pour tempérer son amant.

- C'est bon c'est bon Eiri, ne t'en fais pas ça va…

Puis ce retournant face au deux autres Shuichi plaqua sur ses lèvres un sourire factice et s'exclama :

- Izumi-san quel plaisir de vous voir aujourd'hui encore ! Tu vas bien Tôji ?

- Oui, répondit le gamin avec un immense sourire. Tu viens de te baigner, tu veux pas y retourner avec moi ?

- Oh pas tout de suite après, d'accord.

- Ok dit-il un peu dépité. M'man je peux aller dans l'eau ?

- Oui mais ne t'éloigne pas du bord surtout.

- D'accord.

Le gamin ne se le fit pas redire, pour une fois que sa maman le laissait aller seul…

Izumi s'installa sur le transat et lança un regard noir au chanteur faisait facilement comprendre qu'il la dérangeait.

- Tu ne m'en veux pas Shuichi-kun, je t'ai pris ta place croyant que tu restais dans l'eau, fit-elle tout en restant allongée.

- Non, ce n'est pas grave ne vous inquiétez pas.

- Tu n'as qu'à mettre ta serviette par terre à côté de celle de Tôji ?

- Non, je crois pas.

Il prit sa serviette que la femme avait mise par terre lorsqu'elle s'était installée et la déposa sur le bord du transat de son amant. Il s'assit dessus et appuya son dos sur les jambes repliées de son amour, sous les yeux noirs de la secrétaire.

- Ne vous en faîtes pas, on a l'habitude de tout partager.

Le romancier surprit par l'attitude de son amant, fut ravit de la tournure des évènements. Il arriva à retenir son rire mais ne put cacher son sourire. Shuichi se retourna pour regarder son amant ricaner et décida de continuer le jeu.

- Je te fais pas mal comme ça Eiri ? T'as pas trop chaud ?

- Non c'est bon tu me refroidis les jambes.

- Alors ça va.

Et il se retourna pour se remettre dos aux jambes avec un immense sourire aux lèvres.

- Et vous vous avez fait quoi ce matin Izumi-san ?

- On est allé se promener dans la ville, dit-elle les dents serrées.

- Nous, on est resté dans la chambre toute la matinée.

- Pourtant Tôji à essayer de vous appeler pour vous proposer de venir vous et Yuki-san bien entendu.

- Le téléphone devait être en dérangement, suggéra Yuki

A vrai dire il l'avait surtout pensé à le débrancher hier soir avant de ce coucher. Quelle intuition il avait eu !

Pour tenter d'éviter de répondre à d'autres questions, Yuki ferma les yeux et fit semblant de dormir. La secrétaire n'ayant visiblement pas envie de parler seul avec Shuichi en fit de même, créant enfin le calme.

Shuichi en chien de garde était très efficace pensa le blond.

Au bout de ce qui semblait une demi-heure, Yuki sentit son amant commencer à bouger. Visiblement il avait atteint sa limite. Il ne pouvait plus rester immobile.

Alors Yuki se redressa et vint lui chuchoter à l'oreille :

- C'est bon vas te baigner, je peux m'en occuper. Je ferais comme si elle était pas là. De toute façon j'ai l'intention d'écrire alors elle peut bien me tourner autour, tu sais bien comment je suis dans ces cas là

- Totalement absorbé dans ton roman

- Exact !

- Ca me donne une idée ! dit-il en se levant. Izumi-san vous venez dans l'eau avec votre fils et moi.

- En fait je crois que je vais rester ici avec Yuki-san, on ne va pas le laisser tout seul quand même?

- Non en fait je crois que vous ne m'avais pas compris. Vous venez avec Tôji et moi dans l'eau. Eiri doit travailler à son dernier roman et il doit être au calme pour ça.

- Mais je resterais là sans faire de bruit

- Peut être mais son roman est top secret il ne faudrait pas que vous le lisiez avant tout le monde. Alors à l'eau dit-il d'une voix plus dure.

- Bien alors s'il le faut, répondit-elle résignée.

- On te laisse alors Eiri, travaille bien.

Et il se pencha pour embrasser son homme étant sûr que la secrétaire les regarder.

Yuki les regarda partir avec un sourire aux lèvres. Il ne savait Shuichi si possessif.

-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/

De longues minutes passèrent, où Yuki put rester au calme. Il eut ainsi tout le loisir d'avancer son dernier roman. Contrairement à d'habitude où il ne levait jamais le nez de son écran, aujourd'hui il n'arrêtait pas de lever la tête. Savoir son Shû-chan seul avec cette maudite secrétaire n'était pas fait pour le rassurer. Il levait souvent les yeux dans leur direction pour voir si son amant était toujours là, s'il ne s'était pas fait mal où s'il n'était pas aux prises avec la jeune femme.

Mais Shuichi semblait bien s'adapter à cette présence pesante. Lui n'aurait pas tenu cinq minutes avec elle. Shuichi devait être un saint.

Du fait qu'il n'arrêtait pas de regarder son amant, le roman de Yuki lui donnait quelques soucis. Son auteur le trouvait décousu et surtout de bien médiocre qualité. Autant dire qu'il n'était pas très content de lui. Une réorganisation allait s'imposer lorsqu'il serait enfin au calme dans leur chambre.

Toutes à ses réflexions il ne vit pas revenir les trois autres qui avaient fini de jouer et qui revenaient se prélasser sur leur serviette.

Il ne s'aperçut de leurs présences que lorsqu'il sentit de fines gouttelettes d'eau lui tombaient dessus. C'est alors qu'il remarqua Shuichi qui le regardait avec un air interrogateur dans les yeux. Il devait venir de lui poser une question qu'il n'avait pas entendu.

- Quoi ?

- Je t'ai demandé si tout allait comme tu voulais ?

- Ouais ouais ça va.

- Tu veux boire quelque chose ? Je voulais aller m'acheter un soda.

Revenant dans la "réalité" Yuki posa son ordinateur portable sur la table séparant les deux transats pour fouiller dans l'une des poches de sa veste et sortit un portefeuille.

- Ouais prend moi un jus de fruits s'il te plait.

- D'acco….

Shuichi ne finit jamais sa phrase. Il venait d'être interrompu par un petit "oups je l'ai pas fait exprès" émis par Tôji et qui n'augurait rien de bon.

Yuki, se retourna pour voir ce que le gamin avait fait comme conneries, et se figea sur place en le voyant au dessus de son précieux ordinateur.

Le blond arracha violement le portable des mains du garçon, craignant le pire. Et le pire avait été fait.

Tout ce qu'il avait écrit dans l'après midi, avait disparu. L'écran était blanc.

C'est alors que Yuki entra dans une rage sourde.

- Espèce d'imbécile, incapable ! Qui t'a permis de toucher à mon ordinateur ! Tu viens de foutre en l'air une après-midi d'écriture ! A cause de toi il va falloir que je réécrives plus de deux chapitres !

- Eiri calme toi, suggéra le chanteur

- QUE JE ME CALME ! ELLE EST BIEN BONNE CELLE LA ! EST CE QUE TU TE RENDS COMPTE QU'IL A FOUTU MON TRAVAIL EN L'AIR ??

- Oui je vois ça…mais il n'a pas fait exprès…

- D'après toi pourquoi je t'interdis de toucher mon ordinateur ?

- ??

- Et bien pour la même raison ! VOUS ETES TOUS LES DEUX DES INCAPABLES. PAS FICHUS DE FAIRE UN TRUC DE VOS DIX DOIGTS !!!

- Ca c'est méchant Eiri ! Il n'a pas fait exprès et moi j'y suis pour rien dans cette histoire. T'avais qu'à sauvegarder tes chapitres !

Parfait, tout était parfait !! Maintenant Shuichi me fait lui aussi la gueule ! Décidemment aujourd'hui je n'ais vraiment pas de chance. Tous les Dieux sont contre moi ou quoi ? Qu'est ce que j'ai fait pour mériter ça ! Je vais finir par croire à toutes les idioties qu'il m'a racontées ce matin.

- Je suis désolé Shuichi, je me suis emporté contre toi pour rien. Mais admet que tout est la faute de cette andouille.

- Il n'a que 10 ans

- Ben justement à 10 ans on joue pas avec les ordinateurs des autres

- Et à 22 ans on devrait apprendre à sauvegarder ses chapitres ! (1)

- …

Je rêve ou il vient de me moucher là ? Effectivement j'aurais du faire une sauvegarde. Mais c'est ça faute aussi je m'inquiétais à savoir s'il allait bien.

- …

- …

- …

- …

Ah très bien tu veux bouder et bien je sais très bien faire le gamin moi aussi !

- J'en ai marre je remonte dans la chambre essayé de rattraper cette bourde ! déclara Yuki

- Parfait ! T'as qu'as rentré !

- Parfait !

La secrétaire était aux anges. Les deux hommes se disputaient pour cette histoire d'ordinateur. Parfait ! Elle n'avait osé rien dire et elle avait bien fait ! Elle allait récolter les pots cassés. Ce soir le grand Yuki Eiri serai à elle.

Yuki rassembla toutes ses affaires, se rhabilla, et partit en direction de l'hôtel, alors que Shuichi boudait toujours. A peine avait-il fait trois pas, qu'il se retourna attendant Shuichi.

- Bon alors tu viens ?!

Le chanteur le regarda étonné, jamais au grand jamais son Yuki ne lui avait demandé de venir avec lui après une dispute. Généralement il le laissait là où il se trouvait et c'était à lui de se démerder pour rentrer à la maison. Mais là, il s'était retourné et était en train de l'attendre. C'était incroyable.

Avec un immense sourire Shuichi sauta sur ses pieds, prit ses affaires et courut rejoindre son amant qui l'attendait.

Il lança à Tôji un au revoir et partit sans plus de cérémonie.

Ce n'était pas grave ce dit la secrétaire, elle avait un plan pour ce soir….

-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/

Bien que Yuki l'ai appelé pour qu'il vienne avec lui, Shuichi savait comment ça allait ce passer.

Ils allaient remonter dans leur chambre et son homme allait se remettre sur son ordi et rattraper ses chapitres perdus. Il ne décrocherait que lorsqu'il aurait terminé. C'est-à-dire dans un long moment.

Donc si le chanteur voulait récupérer au plus vite son amant, il allait devoir se faire minuscule. Chose pas vraiment facile lorsqu'on s'appelle Shuichi Shindo et qu'on est une pile électrique qui ne tient pas en place plus de quelques minutes.

D'habitude il se serait exilé dans le salon devant la télé et son blond se serait cloîtré dans son bureau. Mais ici ils partageaient la même pièce. Le chanteur allait devoir trouver quelque chose à faire et très vite ou il se ferait éjecter de la chambre manu militari par un blond en colère.

Le blond en question ne pipait mot depuis la plage. Il faut dire que son propre geste l'avait surpris.

Depuis quand j'appelle Shuichi pour qu'il me suive après qu'on se soit engueulés. C'est inédit. Mais il faut bien avouer que je ne voulais absolument pas le laisser seul avec cette bonne femme. Alors du coup je l'ais appelé. Ca ce tient comme raisonnement non ? C'est pas du tout parce que je le voulais avec moi.

Fort de cette conviction le romancier se permit un sourire à son amant que celui-ci lui rendit un peu crisper.

Arrivé dans la chambre, le blond posa son ordinateur sur la table et s'assit devant lui ne prêtant aucune attention à son compagnon. Celui-ci fut quelque eu déçu de cette réaction même s'il si attendait.

Fort de sa décision Shuichi essaya de laisser son amant tranquille le plus possible. Il s'enferma donc dans la salle de bain pour prendre une douche bien mérité après une journée à la plage.

Un moment de détente plus tard et Shuichi ressorti de la salle d'eau propre comme un sou neuf. Son amant, lui par contre, n'avait pas bougé d'un pouce. Il tapait inlassablement sur son ordi sans se soucier de tout le reste, sans se soucier de son amant.

Le chanteur en conclu donc qu'il n'avait toujours pas fini de rattraper son retard. Il se vautra donc sur le lit et alluma la télévision. A peine le son se fit-il entendre que le romancier émit un grognement de désapprobation à son encontre. Shuichi parlant le Yukien mieux que personne comprit le message et éteignit la télé.

Toujours allongeait sur le lit, il contempla la chambre avec l'espoir de trouver quelque chose à faire. Le tour étant vite fait, il opta pour son baladeur MP3 dernier cri, cadeau de son Yuki d'amour, et s'exila sur leur immense terrasse. Là il s'allongea sur l'un des transats et se laissa bercer par le vent tiède de cette fin d'après midi.

-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/

Shuichi se retourna et agrippa son coussin comme s'il s'agissait d'une bouée de sauvetage. Il papillonna des yeux et se réveilla dans la douceur de son lit. Il se redressa encore embué de sommeil et mit quelques secondes à se réveiller. Puis une question lui sauta aux lèvres.

- Qu'est ce que je fais dans le lit ?

- Tu t'es endormi dehors, répondit le blond sans lever les yeux de son écran.

- … Et tu m'as ramené à l'intérieur ?

- Hum

- Merci c'est gentil Eiri, lui dit le chanteur avec un immense sourire.

- Hum… manquez plus que tu t'enrhumes… après t'aurais été insupportable, rajouta-t-il pour ne pas faire trop attentionné.

- Je t'aime, répondit le plus jeune qui avait bien compris ce qui se passait dans la tête de son homme.

Si son blond lui répondait en faisait des phrases, cela voulait dire qu'il avait fini ou presque fini ses chapitres et donc Shuichi pouvait s'approcher sans crainte.

Le chanteur se leva donc, s'approcha de son amant et passa tendrement ses bras autour de son cou tout en nichant sa tête sur son épaule. Instinctivement le romancier bascula sa propre tête en arrière de telle façon qu'elle toucha, elle aussi, l'épaule de son compagnon. Yuki remonta sa main gauche sur l'avant bras de son homme et savoura le doux contact.

- Tu as fini, demanda le jeune homme.

- Ouais, j'ai réarrangé les chapitres que le gamin avait perdus, dit-il en éteignant son ordinateur

- Tant mieux alors !

Tout en parlant, il laissa ses lèvres dériver sur la nuque du blond, où il déposa un tendre baiser, le faisant frissonner.

- T'es bien câlin ?

- Je le suis toujours Eiri. Mais disons que là c'est pour te remercier de m'avoir porté jusqu'au lit.

- Je ne t'entendais plus, je me suis demandé ce que tu fabriquais encore ?

- Pourquoi ne pas simplement dire que tu t'inquiétais ?

- Je m'inquiétais pas, mentit il assez mal

- D'accord, lui répondit Shuchi pour éviter toute querelle inutile.

- …

- Et si on sortait ? On pourrait aller se balader avant de diner ?

- Si tu veux. Laisse moi prendre une douche et après on y va.

Il se leva, déposa un baiser sur les lèvres du musicien et s'enferma dans la douche.

Une fois le blond lavé et habillé, ils décidèrent donc de faire une balade en amoureux. Ils se promenèrent main dans la main sur le bord de mer, dans les ruelles commerçantes et admirèrent le coucher du soleil.

Pour une fois qu'ils furent libéré des deux autres, ils en profitèrent pour diner en tête à tête.

- Dis Yuki, après il y a à l'hôtel un spectacle. On va le voir ? Ca pourrait être sympa ?

Shuichi omis de lui dire que c'était le jeune Tôji qui lui avait suggéré cette soirée et que par conséquent il y avait de forte chance de le retrouver lui et sa mère, là bas.

- Si ça peux te faire plaisir.

- Oui

C'est donc plein d'entrain que Shuichi les conduisit jusqu'à la salle de spectacle de l'hôtel.

Là, la malchance poursuivit encore le blond. Après une fin de soirée calme et agréable, sans aucuns incidents, il avait espéré que son infortune était finie, mais visiblement ce n'était pas le cas. Les deux cas pieds étaient de retour.

- Oh Yuki-san quelle bonne surprise de vous voir là. Je ne mis attendait pas, dit-elle alors qu'elle portait une affreuse mini jupe et qu'elle était maquillé comme pour un rendez vous.

- Visiblement c'est une surprise.

- Je suis content que tu ais pu venir Shuichi-kun, lui dit Tôji

- Euh oui moi aussi, répondit-il en faisant un piètre sourire en guise d'excuse vers son amant.

- Tu savais qu'il serait là, Shu ?

- Euh… oui on en avait parlé cet après-midi avec Tôji

- Voyez-vous ça.

Le blond n'ajouta rien de plus mais Shuichi savait qu'il était fâché de s'être fait manipulé de la sorte. Shuichi était encore entier que parce qu'il était Shuichi. Un autre que lui se serait reçu un coup de poing bien sentit.

Le petit groupe prit la direction de la grande salle. Au moment de s'asseoir Yuki prit soin de laisser le plus de distance possible entre lui et la secrétaire, soit deux places Tôji et Shuichi.

Pour Shuichi le spectacle était des plus extraordinaires. Mais pour Yuki il était désolent de médiocrité. A tel point qu'il sortit de la salle pour fumer une cigarette. Shuichi avait voulu l'accompagnait mais l'écrivain lui avait dit de rester et d'admirer le show puisqu'il l'aimait tant.

Le blond s'assit dans l'un des canapés du bar de l'hôtel et alluma sa clope. Un serveur se dirigea vers lui pour rendre sa commande. Après réflexions le romancier se décida à rendre un verre.

Il sirotait tranquillement son whisky lorsqu'une vision horreur s'avança vers lui. Qu'est ce qu'elle pouvait bien faire là.

La secrétaire clopinait vers lui faisant balancer exagérément ses hanches dans une piètre tentative de séduction. Comme si de rien n'était, elle s'assit à ses côtés sur le canapé et héla un serveur pour qu'il lui apporte à boire.

Yuki, bien que profondément énervé tenta de savoir pourquoi elle était là.

- Qu'est ce que vous faites là ?

- Je me disais qu'un peu de compagnie vous plairez. Il est vrai que le spectacle n'était pas très intéressant. Seuls les enfants peuvent apprécier de telles choses.

Etait-elle en train de se foutre de la gueule de SON Shuichi ?

- Vous savez il n'y a pas d'âge pour apprécier un spectacle de magie.

- Certes mais celui-ci était particulièrement mal fait.

Là, effectivement Yuki ne trouva rien à redire, lui aussi trouver ce spectacle assez nul.

- Non il est bien plus intéressant de rester entre adulte, dit-elle tout en se rapprochant de Yuki.

- Mais il n'y a que votre fils qui ne le soit pas.

- Peut être, mais admettez que Shuichi-kun n'est pas très mature.

- Détrompez vous il l'est bien plus qu'il ne veut le faire croire.

- Peut être mais certainement pas dans tous les domaines, dit-elle en se collant contre l'épaule du blond.

- Je vous l'ai déjà dit, il ne faut pas se fiait aux apparences, Shuichi est très compétant. Il me suffit amplement.

- Je suis sûre que je connais des choses qu'il n'imagine même pas.

- Ne vous en faite pas, mon amant peut être très imaginatif. Et même si se n'était pas le cas je le serais assez pour deux.

- Ne faites pas votre timide Eiri, je saurais garder le secret, dit-elle en lui caressant le bras.

- Vous ne voulez pas comprendre n'est ce pas ? Alors je vais vous le dire une bonne fois pour toute aussi clairement que possible : premièrement il n'y a que lui qui ai le droit de m'appelait Eiri et deuxièment JE NE SUIS PAS INTERESSE PAR VOUS. NOUS NE COUCHERONS JAMAIS ENSEMBLE, dit-il en retirant son bras des griffes de cette sorcière. Et très franchement vous ne me donnez pas envie, il faudrait être désespéré pour coucher avec vous. Changez de tenue, de maquillage, de coiffure et surtout, si vous voulez quelqu'un, évitez de rire. Non mieux évitez de parler.

Sur ce il se leva prêt à retourner dans la salle, quand elle le saisit brusquement par le bras, et qu'elle plaqua violement ses lèvres sur les siennes.

Pris au dépourvu, ce dernier ne réagit pas tout de suite, laissant la jeune femme approfondir le baiser. Lorsqu'il sentit une langue tentée de passer la barrière de ses dents, Yuki se dit que ce petit jeu avait assez duré. Il l'écarta de force en la saisissant par les bras.

- En plus vous ne savez même pas embrasser correctement. Vous êtes pitoyable.

- Vous savez Yuki-san il ne faut jamais être trop cassant avec les femmes. Elles peuvent être impitoyables en amour. Leur vengeance peut être terrible.

- Laissez moi rire, qu'est ce que vous allez faire trouver Shuichi et lui dire que vous m'avez embrassé ?

- Ce ne sera pas la peine. Je ne connais personne qui aime voir son amant se faire embrasser par une autre, dit-elle avec un sourire goguenard.

- De quoi…

Yuki se retourna brusquement pour voir Shuichi planté derrière lui, le regardant fixement une peine immense dans les yeux.

Il s'avança vers eux, dépassa Yuki qui tentait de dire quelque chose et se planta devant la jeune femme. Là il la regarda droit dans les yeux et sans un mot lui administra une claque magistrale sous le regard étonné de son amant. Ensuite le chanteur se tourna vers son compagnon et lui prodigua le même traitement. Il se retourna une nouvelle fois et partit en direction des ascenseurs.

Yuki était épaté, jamais il n'avait vu son Shu-chan comme cela. Il jeta un coup d'œil à la secrétaire et fut ravi de la voir se tenir sa joue meurtrie. Lui était bien trop fier pour laisser paraître ne serait ce qu'un soupçon de douleur. Il ne se rappela pas avoir déjà vu Shuichi frappa quelqu'un aussi fort.

Néanmoins il fit comme si de rien n'était et fini ce que son amant avait commencé, il acheva la secrétaire.

- Ne vous avais-je pas dit de ne pas vous filler aux apparences. Ca vous apprendra à tenter de vous mettre entre nous. Vous êtes bien tous pareils, vous ne voulez pas reconnaître qu'on est bien ensemble. Ca me dépasse. Qu'est ce que ça peut vous foutre que je sois avec un homme ? Vous avez vraiment cru que vous pouviez le surpassé, vous ne lui arrivez même pas à la cheville, ricana-t-il.

Yuki tourna les talons et se dirigea lui aussi vers les ascenseurs. Maintenant le plus dur restait à faire : convaincre Shuichi qu'il s'agissait d'un malentendu. Foutue poisse !

Lorsqu'il arriva devant leur chambre il remarqua qu'il n'avait pas la clé, Shuichi l'avait gardée. Il tapa à la porte espérant que son chewing-gum rose veuille bien lui ouvrir. Mais bien entendu il ne fit rien. Il retapa une nouvelle fois à la porte et obtint cette fois ci un "va t'en je veux plus te voir". Pas décourager pour si peu, il tapa une nouvelle fois mais n'obtint pas de résultat. Ce petit manège dura cinq bonnes minutes où la patience du blond rétrécissait comme peau de chagrin. Il tapa une dernière fois à la porte en y ajoutant un ultimatum.

- Shuichi ouvre moi ou je descends à la réception pour dire que j'ai perdu ma carte ! Et dis toi bien qu'une fois que j'aurais ouvert cette foutue porte je ne vais pas être très conciliant !

Il attendit quelque secondes et la porte fini par s'ouvrir. Il espérait enfin pouvoir parler avec son amant, lorsqu'il réalisa que celui-ci venait de s'enfermer dans la salle de bain.

Dépité, il poussa un profond soupir et se laissa glisser le long de la porte de la pièce d'eau. Bien que celle-ci ne fermait pas à clé il n'essaya pas pour autant de l'ouvrir. Se devait être Shuichi qui devait sortir et pas lui qui devait entrer par la force.

Assis contre la porte, l'écrivain cherchait un moyen de le faire sortir de là. Tous deux coincés dans deux pièces différentes, il n'y avait qu'un seul moyen de le faire changer d'avis : lui parler.

Et dieu sait que je ne suis pas doué pour parler

- Shuichi, commença t-il, euh… Ce qui c'est passé n'est pas ma faute… en fait il s'est rien passé… C'est sans importance….

Vas y continue comme ça tu t'enfonces tout seul mon pauvre Eiri…

- Shu…je veux dire…elle n'est rien pour moi. T'as bien vu comme elle nous tournait autour depuis qu'on la connaît…On est venu ici en vacances pour être seul tranquille tous les deux et y'a cette bonne femme qui s'incruste…Et ce soir c'était pareil. Je sais pas ce que tu as vu mais elle est sortie après moi et à jouer les pots de colle. Je l'ai envoyé promener, je t'assure, j'allais rentrer quand elle m'a agrippé le bras et m'a embrassé. Elle pas moi. T'imagine bien que je voulais pas l'embrasser…

- On aurait pas dis ça, murmura le chanteur contre la porte en bois.

- Je sais pas ce qu'on aurait dit mais je sais ce que je te dis. Je ne voulais pas l'embrasser! Et d'ailleurs pourquoi je voudrais l'embrasser elle est moche, elle ressemble à rien et surtout elle n'est pas toi.

- …

- Shuichi quand vas-tu comprendre qu'il n'y a que toi qui comptes?

- Tu sais si tu ne me dis jamais rien je peux pas le savoir…

- …

- …

- … T'as raison, dit-il en se retournant à genoux devant la porte. Alors écoute bien ce que je vais te dire parce que je ne le dirais qu'une seule fois!

- …

- …

Allez Eiri courage. Tu sais ce que tu dois dire. Ca fait très longtemps que tu n'as pas dit ces mots, mais si y'a bien une personne qui as le droit de les entendre c'est bien lui.

- Shuichi…je…je…Allez courage… je t'aime.

- …

Yuki c'était attendu à une autre réaction venant de la part de son amant. Or là la porte restait hermétiquement close.

Et si c'était trop tard, et s'il ne voulait plus de moi…

A cet instant la porte s'ouvrit à la volée laissant apparaître un Shuichi en larmes.

- Répète… s'il te plait

- Shuichi…

- Répète les! Ca fait des années que j'attends ces mots tu ne peux pas les dire à une porte et faire comme si tu me les avait dit! S'il te plaît Eiri… redis les moi, à moi, murmura-t-il la voix pleine de sanglots, en se laissant tomber à genoux.

- …

Yuki devait bien admettre que c'était beaucoup plus difficile de les lui dire en face. La porte avait bien aidé.

- Shu…

Ledit Shuichi le regardait avec ses grands yeux larmoyants, sa bouche tremblante et son nez coulant.

Yuki passa une main sur son visage et effaça les larmes de sur ses délicates joues. En le voyant dans cet état, il se demanda comment il avait fait pour tomber sur quelqu'un qui puisse l'aimer autant. Comment cet ange pouvait être amoureux de lui, le plus grand des insensibles et des idiots. Il lui avait fait de la peine un nombre incalculable de fois et pourtant il était toujours là. Oui si quelqu'un méritait bien ces mots c'était bien lui.

Alors il prit une grande inspiration et lui dit enfin les mots qu'il rêvait t'entendre.

- …Je t'aime Shuichi, comme je n'ai jamais aimé personne.

Et là, la réaction qu'il espérait arriva. Son Shu-chan lui sauta au coup et l'embrassa passionnément, amoureusement et avec une infinie douceur.

Qu'il était bon d'embrasser Shuichi.

D'une impulsion soudaine, le chanteur les fit basculer lui et son amant à terre, où il prit un malin plaisir à lui dévorer le cou. Généralement l'écrivain était presque toujours l'instigateur de leurs moments de plaisir, mais de temps en temps le chanteur prenait le dessus pour leur plus grand bonheur à tous les deux.

Shuichi parsemait de multiples baiser sur la gorge de son amant descendant de plus en plus bas jusqu'à arriver au premier bouton de sa chemise. Là, il commença à les défaire les uns après les autres avec une sensualité que Yuki ne lui avait vu que rarement.

Si le simple faite de lui dire ces trois mots mettait Shuichi dans cet état, le romancier se jura de faire plus souvent l'effort de lui dire.

L'écrivain ainsi délesté de sa chemise se trouva devant un bubble-gum rose avec une lueur gourmande dans les yeux, qui l'espace d'une seconde lui procura de délicieux frissons le long de sa colonne vertébrale.

Mais Yuki n'était homme à rester passif. D'un mouvement de hanches savamment calculé, il retourna la situation et se retrouva allongé sur le corps de son amant.

- On reste par terre, ou on se détache quelques secondes le temps d'aller jusqu'au lit? demanda le blond

- Au lit sans pour autant se détacher, répondit son amant entre deux baisers.

Problème épineux pour le romancier: comment se levait de par terre avec un amant collé à lui en position koala?

- Shu… on va pas y arriver là

N'ayant pas envie de finir leur nuit par terre, Shuichi consentit à lâcher son amant un millième de seconde le temps que celui-ci se lève et ne le soulève à son tour en le tirant par la main.

Ainsi debout et toujours collé l'un à l'autre, les deux hommes avancèrent à l'aveuglette vers leur lit. Tout en marchant Yuki réussit à enlever son T-shirt à Shuichi, non sans quelques grognements de désapprobation de sa part d'être ainsi arraché aux lèvres de son blond.

Lorsque les genoux de Yuki touchèrent le bord du lit, il se retourna et s'y laissa tomber avec Shuichi dans les bras. Là dans la foulée il réussit à ôter le pantalon du décoloré sans que celui-ci n'y prête attention. Lorsque Shuichi remarqua qu'il se trouvait déjà en sous vêtement il se dit que son amant était quand même vachement doué. Il n'avait presque rien remarqué.

Par contre ce qu'il vit tout de suite, c'est que son amant portait encore trop de vêtements.

De ses graciles mains il entreprit de déposséder son amant de son pantalon. Tout en continuant à l'embrasser comme un affamé, il descendit ni vu ni connues ses mains vers la fermeture éclair de son homme. Une petite claque sur cette vilaine main, vint le stopper dans sa tentative. Avec un regard étonné, le chanteur regarda son amant.

Celui-ci tout sourire, se releva et enleva de lui-même son pantalon, laissant découvrir au jeune homme le faite qu'il ne portait rien en dessous.

Sous le regard appréciateur et gourmand du décoloré, le romancier se rallongea sur son amant.

De ses habiles mains, il caressa le cou fin du jeune homme, remontant à la base de sa nuque, laissant ses doigts s'entortiller joyeusement dans les mèches roses. Elles redescendirent le long de la colonne vertébrale envoyant de délicieux frissons dans le jeune corps l'emmenant inexorablement à se perdre dans les limbes d'un plaisir sans nom.

Elles revinrent taquiner les flancs du chanteur passant sur l'aine si délicate et qui attendait que l'on s'occupe d'elle. A la fois coquines et câlines, elles remontèrent harceler les bourgeons de chair déjà durcis d'anticipation. A ces mains vinrent s'ajouter une langue curieuse qui créa de nouvelles sensations exquises, faisant toujours un peu plus gémir le musicien.

Les soupirs de Shuichi étaient le puissant des aphrodisiaques pour le blond, toujours à exciter un peu plus ses sens, toujours à l'encourager à faire un peu plus… Il n'en fallait généralement pas plus pour rendre dingue le blond.

Yuki toujours un peu plus enhardi par les gémissements de son compagnon descendit sa langue taquine plus bas, beaucoup plus bas avec l'espoir d'entendre encore plus, si c'était possible, son Shû-chan crier de plaisir.

A peine avait-il commencé sa descente que la respiration du chanteur se fit plus erratique, plus saccadée. Lorsqu'il arriva en terre promise, Shuichi avait comme cessé de respirer, attendant le bon vouloir de son amant.

Celui-ci délicatement et avec une lenteur toute calculée décida de s'en occuper. D'une main experte il le délesta de son caleçon et commença par donner de petits coups de langue afin de l'exciter encore plus. Puis il s'attaqua au gland turgescent prêt à tout moment à exploser.

- Eiri…. s'il te plaît, supplia Shuichi en mouvant ses hanches dans l'espoir d'en avoir toujours plus

Le romancier ne répondit pas, mais lui lança un regard gourmand. Yeux dans les yeux, Shuichi vit Yuki s'abaisser lentement et le prendre entièrement en bouche. Comme hypnotisé, le chanteur ne pouvait que fixer son amant, totalement perdu dans le doré de ses yeux. Il voyait la tête blonde qu'il aimait tant, monter et descendre avec grande application le long de son membre, l'envoyant toujours un peu plus vers l'extase. Le romancier décidemment très câlin aujourd'hui succomba aux gémissements de son amant, et avec une pression un peu plus appuyée que les autres lui fit voir le nirvana.

Les yeux clos, totalement perdu dans son plaisir, Shuichi ne senti pas son amant remonter vers lui et lui capturer les lèvres avec tendresse.

La vision d'un Shuichi alangui sur le lit l'excita encore plus. Il avait le chanteur à porter de main, près à le laisser faire tout ce qu'il voulait. Mais encore une fois, tout ce qu'il voulait aujourd'hui, c'était entendre son Shû-chan crier de plaisir.

Yuki fit glisser une de ses mains dans le dos du chanteur, le gratifiant au passage d'une caresse qui le fit soupirer de contentement, et descendit jusqu'aux fesses rebondie à souhait. Là tout en embrassant son compagnon, il le prépara à le recevoir. Le blond ne voulait pas voir les larmes inondait les beaux yeux violines.

Shuichi, en mouvant ses hanches avec harmonie, lui fit comprendre qu'il était près et que surtout qu'il n'attendait plus que lui. Dans ses moments là d'un simple regard ils se comprenaient à merveille. Shuichi écarta ses jambes dans une position totalement indécente mais si excitante que Yuki en profita pour le pénétrer avec une délicatesse qu'il n'avait jamais eut auparavant.

Posséder Shuichi était un véritable bonheur.

Le chanteur était si étroit, si chaud et si accueillant que Yuki ne se sentait entier qu'en lui. Chaque courbes épousaient un creux, chaque caresses en engendraient une nouvelle… Les deux hommes ainsi unis l'un à l'autre se créaient un monde rien qu'à eux. Un monde où les mouvements du blond donnaient naissance aux gémissements du décoloré. Un monde où rien à par l'autre n'existait.

Les va et viens se firent plus langoureux, plus profonds, plus sensuels touchant à chaque coups ce point si sensible qui faisait s'arquer un peu plus le chanteur, jusqu'au paroxysme de leur danse enflammée.

Toujours les yeux dans les yeux, les deux hommes atteignirent le plus époustouflant orgasme qu'ils n'aient eu ensemble. Pour une fois tous deux étaient aussi bien connecté physiquement que psychiquement.

Yuki embrassa amoureusement son Shû-chan, il n'avait plus honte de se le dire. Après avoir faillit le perdre, il ne voulait plus fermer les yeux.

Il aimait sa tête de linotte un point c'est tout.

A SUIVRE

Le 06/02/08


(1) J'ai du chercher son âge parce que je n'étais pas vraiment sûr. Mais 22 ans je trouve que ça fait un peu jeune! Je le voyais un peu plus vieux peut être 25.


Commentaure de fin :

Je sais pas vous mais c'est le chapitre que j'attendais le plus. Je l'ai écrit avec un réel plaisir d'ailleurs le temps d'attente très court le confirme!!! J'espère qu'il vous a plus autant qu'à moi.

Biz à la prochaine

Shmi