CHAPITRE QUATRE!

Je remercie une fois encore pour tous ces agréables commentaires :D

/ attention scènes légèrement explicites! /


« Restons sérieux, pour une fois, d'accord ?

-D'accord. Tu vas revoir Sarah ?

-Sherlock ! »

Le brun alla directement s'allonger sur le canapé, et se colla deux patchs sur le bras, sans rien dire. Watson allait encore monter sur ses grands chevaux, beugler que cela ne le regardait pas, et juste pour l'énerver allait accepter ce rendez-vous stupide. Sherlock ne voulait pas ça. Aussi fut-il presque surprit quand son collègue posa son postérieur sur un bout de sofa, au niveau de ses jambes. Il semblait fatiguer.

« Non, je ne crois pas. Ca ne mène à rien, je le sais surement aussi bien que toi. »

Sherlock se redressa. C'était à lui de dire quelque chose, visiblement.

« Cette fille n'était qu'une punaise.

-Merci, Sherlock, tu m'aides tellement. Passons. Tiens, j'ai volé ça. »

Il lui tendit, sans le regarder, la photographie que le détective scanna rapidement de ses yeux. Puis, il poussa un soupire :

« Comment est-ce sensé nous aider, au juste ?

-Et bien je ne connaissais pas l'homme de gauche, alors… »

Sherlock allait répliquer sèchement, mais se stabilisa, et ses prunelles scrutèrent de nouveau le cliché. Son regard s'éclaira, et un léger sourire fendit ses lèvres. Mais bien sur ! C'était limpide. Il venait de résoudre l'affaire. Mais pour tout exposer au grand jour, il faudrait attendre le moment propice, sinon, cela perdrait de sa superbe.

« John, avec cette image, tu viens de me révéler l'identité du coupable.

-Ah ? Qui est-ce ?

-Je trouve qu'il te ressemble, l'homme de gauche, non ?

-Un peu. Qui est le coupable, alors ?

-Je ne peux pas te le dire, tu ferais n'importe quoi. Pour le moment, nous allons nous lever, aller boire un verre dehors, dîner, et revenir nous coucher tôt pour être frais et dispo demain matin.

-Je n'ai pas envie de sortir. »

Sherlock sentit à son ton qu'il était inutile d'insister. Il s'assit sur le tapis, les jambes contre son torse, et posa son menton sur ses genoux. Un silence désagréable prit place, alors que le détective s'ennuyait doucement. Cette mission, qu'il pensait drôle au premier abord, devenait de plus en plus dangereuse, sans qu'il puisse rien faire pour changer les choses. John se battait contre lui-même.

« Sherlock, pourquoi fais-tu ça ?

-Ca quoi ?

-Tout ça. Tu ne vois pas que ça me gêne, que ça me perturbe ?

-Je ne t'ai pas obligé à mettre mes mains dans ton boxer, que je sache. »

Sherlock savait qu'il était de parfaite mauvaise foi. Après tout, à chaque fois, l'action était venue de lui. Il avait su manipuler le blond dans son intérêt, oubliant qu'il puisse en souffrir. Et maintenant, il réfléchissait. John gronda qu'il se foutait de tout, que pour lui, la vie n'était qu'un jeu, un jeu stupide ou il se permettait tout.

« Tu n'as pas songé un seul instant que ces contacts à répétitions auraient pu briser notre amitié ?

-Non, après tout c'est dans le cadre d'une mission…

-ARRETE DE TE CACHER DERRIERE CETTE EXCUSE ! »

Sherlock ne répliqua pas. Il s'était, en effet, tout autorisé, profitant de la situation, de leurs rôles. Et John qui ne comprenait pas, qui ne comprenait jamais. Sherlock eut envie de se lever, pour lui crier qu'il n'avait jamais joué avec lui, que tous ces contacts, il les chérissait car c'était la seule façon de pouvoir le tenir contre lui, au moins quelques minutes. Il aurait dit qu'il vivait dans une illusion cruelle qu'il maintenait pour ne pas devenir fou. Il aurait dit qu'il n'en pouvait plus , qu'il n'arrivait plus à garder sa place de colocataire sociopathe, et il l'aurait embrassé. Mais le brun leva simplement ses yeux délavés vers lui avant d'hausser les épaules. Comme s'il s'en foutait, au demeurant. Watson ne fut pas totalement dupe, il se souvenait de l'attitude d'Holmes à son égard, et son délire de devinette.

« Tu es attiré par moi ? C'est ça ?

-Ce n'est pas ça. »

Le brun ne pouvait pas cracher le morceau. C'était au dessus de ses limites, de ses possibilités. Et puis, il n'aurait jamais la force d'accepter le rejet de Watson, en face à face. Il fallait changer de sujet, vite, très vite.

« Tu as reçu un autre message de Sarah. Ton portable s'est allumé.

-Je ne vais pas te laisser fuir, Sherlock. »

Sarah : Je dois prendre ça pour un non ?

John : Je suis désolé, je suis très occupé en ce moment…

Sarah : Par Sherlock ?

John : Une mission…

Sarah : Par Sherlock.

Sarah : Je vous souhaite du bonheur. A plus tard.

Watson reposa l'appareil et se frotta les paupières. Pourquoi ne ressentait-il aucune tristesse en sachant qu'entre Sarah et lui, tout était terminé avant même d'avoir commencé ? Et surtout, pourquoi n'avait-il pas voulu la contredire, quand elle avait établit une relation entre Holmes et lui ? Il soupira.

« Sherlock ? »

Son manteau n'était plus là. Il avait fuit.

"..."

Sherlock buvait un cocktail. Lui qui d'habitude ne le faisait jamais, il s'était laissé tenté par un Daikiri à la fraise qu'il sirotait à une terrasse. Il savait que Watson allait lui en vouloir de cette couardise , mais il n'avait pas pu faire autrement. Encore un peu, et il aurait perdu le contrôle de lui-même, chose qu'il ne pouvait définitivement pas se permettre. Et demain les photos…L'épreuve s'annonçait rude, à présent.

« Le beau gosse n'est pas la ? »

Sherlock tourna son visage triangulaire, et remarqua la présence du travestit. Que faisait-il encore là, celui-là ? Peu importait.

« Ne soyez pas stupide, vous voyez bien que non.

-Vous n'êtes pas sorti pour le tromper, j'espère !

-Il n'y a que lui, à mes yeux. »

Encore une fois, l'homme déguisé le cru sur parole. Il s'installa à côté de lui, le jaugeant des pieds à la tête. Il lui murmura qu'il était un drôle de bonhomme, quand même. D'après lui, John n'avait visiblement besoin que d'amour, de sexe, et d'une dose de Whiskey de temps en temps. Soit rien d'insurmontable.

« Il croit encore qu'il est hétéro, lâcha le brun, et moi…Je ne suis qu'un vilain garçon.

-Ca, c'est sur. Vous avez une tête de manipulateur. Sans offense.

-Vous ne ressemblez pas à une femme. Sans offense.

-Il est là votre problème ! Vous êtes agressif, vous attaquez tout le monde ! Pourtant, je suis sur que vous êtes très sympa, au fond. »

Sherlock s'étrangla. Ah, là, il y avait quand même un petit bémol. Il ne fallait pas trop pousser non plus. Le brun décida de laisser couler. Dans deux jours, cette histoire serait oubliée, et la vie reprendrait son cours. Tant pis pour lui, il devait se sacrifier, après tout, John méritait de conserver cette amitié qui lui tenait à cœur.

« Ah, vous, vous venez de prendre une mauvaise décision.

-Une décision qui ne me plait pas, nuance. »

Le travestit haussa les épaules. Si maintenant on s'arrêtait à ce genre de détail…

"..."

John devait réveiller le brun, sinon ils allaient être en retard. Mais Sherlock, roulé en boule au centre de son lit, dormait si bien, pour une fois, que cela lui faisait mal de gâcher ce sommeil réparateur. Il finit, à regret, par aller poser sa main sur son épaule. Le détective, sursautant à cause de cette source de chaleur inconnue, fit rapidement le point, et se replongea dans ses couvertures :

« Ce n'est pas la peine d'y aller, John, Je sais qui est le coupable, et tu n'as pas la moindre envie de faire ces séances de poses.

-Pardon ? Tu veux lâcher Arty comme ça ?

-Ne joues pas à ça avec moi, je t'offre une occasion d'échapper à ces photos, tu n'es pas heureux ?

-Lèves-toi, Sherlock. Arty nous attends. »

Le blond quitta la pièce. Aussitôt, Sherlock se redressa, abasourdit. Il ne s'attendait pas à cette réaction, plus qu'étonnante à ses yeux. Voila que le médecin acceptait de le toucher, mais que lui passait-il par la tête, exactement ? Il se promit de réfléchir. Le brun souriait en enfilant rapidement ses vêtements. La journée serait bonne.

Watson, dans la petite cuisine, se tenait la tête à deux mains. Lui qui était persuadé de faire plaisir à Sherlock, en venant poser avec lui ! S'était-il trompé sur toute la ligne, alors ? Pas de désir, rien ? Il ne comprenait plus.

"..."

« Ah, John, Sherlock, pile a l'heure, c'est parfait! C'est votre tour, voici votre décor. Très sobre. »

Un lit gigantesque, dont le cadre couleur ébène contrastait avec la blancheur des draps. Encore un doux cliché qui ne manquait pourtant pas de sensualité. Arty semblait plus agité que d'habitude.

« Bon, bon, allons-y ! Sherlock, une chemise rouge, et c'est tout, mon ange, oui, va te mettre la bas, cache un peu quand même, c'est érotique, pas porno, et toi John, mon chéri, le même boxer que la dernière fois, oh ne grimace pas tu es superbe dedans, avec peut être un pantalon pour les premières photos. »

Quand Watson sortit de la salle d'habillage, il comprit- inutilement- qu'il allait avoir un gros problème avec le contrôle de sa libido. Sherlock était dans le lit, son torse blanc mit en valeur par la chemise seulement fermée de deux boutons. Un drap, terriblement fin, couvrait juste son entrejambe, laissant le reste à découvert, gracieux, enjôleur. Il avait clos ses paupières, et rejeté ses bras de chaque côté de sa tête.

Totalement offert. Tellement humain, dans cette scène de séduction. Le blond déglutit, à l'étroit dans son boxer. Il ouvrit la braguette de son jean – comment un vêtement pouvait-il être aussi moulant ?- le descendit légèrement pour permettre à son sexe de pulser sans lui faire mal, et s'avança vers le lit :

« Charmante tenue », essaya t-il de plaisanter. Sherlock ouvrit les yeux, les braqua sur lui, et sourit.

« Merci. Tu crois être capable de faire semblant de me donner du plaisir ? »

Le blond se répondit pas, il grimpa agilement sur le lit, et resta en suspend au dessus du brun, une jambe de chaque côté de son bassin.

« Sherlock, si tu me permet la moindre chose, je vais certainement abuser, murmura t-il sourdement.

-Nous sommes là pour çà, fais plaisir au photographe, et arrête de faire le coincé, je sais me tenir, moi. »

Sherlock ricana. Le blond n'apprécia pas le commentaire. Il sourit, glissa une main entre les omoplates du jeune hommes, au niveau de la colonne vertébrale, sous la chemise.

« Tu sais que je suis médecin, n'est-ce pas ?

-Oui, John, je pense être au courant.

-Et sais-tu que je connais tous les points sensibles du corps humain, homme et femme confondus ? »

Sherlock sentit comme une boule dans sa gorge, et il voulu dégager le bras du blond. Mais Watson avait trouvé ce qu'il cherchait, il appuya donc doucement, faisant rouler son doigt, et le brun se cambra d'un coup, lâchant un gémissement rauque alors que son bassin se propulsait en avant, toujours protégé du drap, contre celui du blond. La bouche du médecin mordillait l'oreille de l'autre, jubilant de sa supériorité dans ce domaine. Il posa doucement son corps contre le sien, ôtant la chemise écarlate d'une seule main.

« J…John… »

Sherlock ne s'était jamais senti aussi bien de toute sa vie. Les joues rosies, il n'arrivait pas à reprendre son souffle. Ses yeux doublèrent de volume quand il sentit le blond lui joindre les poignets avec la chemise qu'il venait de déchirer d'un geste sec, plaçant ses mains au dessus de ses boucles noires.

« Tu m'as provoqué, Sherlock. Tu es prêt à découvrir tous tes points sensibles ?

-N…

-Ce n'était pas une question. »

Le pantalon le gênait plus qu'autre chose, et fut vite ôté. Watson réalisait, au fil des minutes, a quel point le corps laiteux du brun était sensible. D'une caresse, il se tendait, d'un titillement de la langue, il se cambrait et d'une morsure, il gémissait tout entier, se tordant sur les côtés pour échapper à la délicieuse torture. Leurs lèvres se scellaient, leurs peaux se cherchaient, se complétaient, se frottaient dans une chaleur qui se faisait insupportable. Sherlock refusait de perdre.

« C'est…C'est t…Tout ? »

Son sexe, tendu sous le drap et collé à son ventre, exacerbait son excitation. Il en voulait plus. Il voulait que Watson se lâche totalement, qu'il laisse court a ses désirs les plus noirs, les plus tenaces. Le blond se lécha les lèvres, le souffle rauque, et eut un sourire torve, déposant un baiser sur son téton. Il le mordilla, le suçota, et descendit d'un cran, tournant autour du nombril, le titillant au passage. Ses mains, brûlantes, saisirent brutalement les cuisses du détective, les plaquant sur les côtés tout en les pétrissant. Sherlock se cambrait à chaque baiser, la bouche ouverte, gémissant, la lèvre inférieur rouge de sang à se l'être trop mordue.

« J…John!… »

Jamais personne n'avait gémi son prénom de façon plus indécente. Le blond saisit le drap entre ses dents, le rejeta sur le côté, lâchant un souffle de brasier près du sexe prêt à jouir. D'un coup, Watson embrassa la peau de l'aine, celle qui se situe juste entre le sexe et la cuisse elle-même, celle qui est terriblement fine, et sensible. Ses dents se firent un plaisir de marquer l'endroit comme lui appartenant pendant que Sherlock, comme fou, tirait sur la chemise pour la défaire. N'y parvenant pas, il se contenta de laisser ses mains s'enfouir dans les cheveux du blond qui léchait avec avidité la base de son sexe, ses doigts glissants parfois jusqu'à agripper le fessier blanc du détective.

D'un coup, il se redressa, comme sonné. Il s'écarta, fouilla rapidement dans la poche de son pantalon abandonné a côté, en sortit son téléphone.

Il prit une photo, se colla au brun et l'embrassa suavement, sa main empoignant son sexe avec une dureté jouissive alors qu'Holmes criait, se tendait pour faciliter le mouvement.

« Pas comme ça. »

Ce furent ses seules paroles. Ensuite, le blond sauta du lit, quitta le plateau, l'atelier, et le bâtiment sans un regard en arrière, les yeux fous, le sang en ébullition. Il faillit s'arrêter en entendant le brun crier son nom d'une voix entre le déchirement et la rage, mais ne le fit pas.

"..."

Dans le studio, un léger silence avait prit place. Sherlock , enfouit sous toutes les couvertures réunies, semblait terrassé. Arty ne quittait pas la forme blanche des yeux. Un assistant vint le tirer par le bras :

« Les photos ?

-Superbes.

-…Et pour le prochain shooting… ?

-Laisse tomber. Ce qui vient de se passer parle de lui-même. Je ne comprends pas pourquoi il ne lui a pas fait l'amour, il s'est arrêté d'un coup ça n'a aucun sens. Et tu as entendu le cri de Sherlock ? »

L'assistant frissonna. Arty hocha la tête, et jeta un œil a son appareil. Le dernier cliché représentait Sherlock, les poignets toujours liés, à genoux et serrant le draps contre son bassin, la bouche ouverte , criant à s'en faire éclater les poumons. Il zooma. Etait-ce bien des larmes, dans ses yeux ? Oui, certainement. Sherlock s'était laissé aller, lui aussi, pour la première fois. Arty ne souriait pas.

« C'est moche, l'amour, parfois. »

Il demanda a tout le monde de partir, et s'avança vers le lit. Il souleva doucement le drap, et trouva un Sherlock égal à lui-même, bien que ses yeux soient rougis.

« Ne faites pas le moindre commentaire.

-Vous ne comprenez rien, c'est ce pas ? »

Sherlock allait se redresser pour lui arracher les yeux, mais Arty reprit, avec un léger ton condescendant qui ne lui allait pas si mal :

« Cette gifle, cette énorme gifle que vous venez de vous prendre, cette déception qui vous étreint le cœur, cette douleur même, qui vous vrille le cerveau, c'est ce que vous lui faites ressentir à longueur de temps. Et vous savez quoi ? Je pense que John n'a même pas voulu, lui, vous faire de mal, contrairement à vous qui savez exactement quels sont vos tors. »

Il se leva, et partit. Sherlock crispa violemment ses doigts sur con cœur, se sentit comme prit d'un malaise, et soudain se pencha au dessus du sol pour vomir .

"..."

« Bonjour beau gosse ! Ca ne va pas fort, on dirait. »

John, pieds et torse nu, s'installa au comptoir, adressant un pauvre sourire au travestit qui le couvait du regard, une fois encore.

« Qu'est ce qui s'est passé ?

-J'ai…J'ai craqué. »

Alors, il raconta, un peu. Que lui et Sherlock étaient mannequins, qu'ils posaient, mais qu'entre eux, ça n'allaient pas fort. Et que là, sur le plateau, dans ce lit, il s'était lâché. Il avait tout oublié, et s'était fait plaisir. Mais au dernier moment, il n'avait pas pu. Quelque chose, dans sa tête, lui avait hurlé d'arrêter avant de commettre l'irréparable.

« Tu sais, faire l'amour sur un plateau, ce n'est rien de très surprenant, pour les gens du métier. »

John avala cul sec son verre, les yeux vitreux. Le travestit soupira :

« Vous n'êtes pas en couple, c'est ça ?

-C'est ça.

-Juste deux amis mannequins qui ont voulu tenter une aventure ?

-…A peu près.

-Et là, tu as réalisé que tu voulais vraiment lui faire l'amour, a ton pote. »

Il avait réalisé qu'Holmes l'excitait comme personne d'autre. Que sa bouche, sur la sienne, lui faisait faire des folies. Qu'il voulait plus que tout cela, plus qu'une amitié, qu'une colocation. Il avait comprit que s'il gardait contact avec Sarah, c'était simplement pour le rendre jaloux. Simplement.

« Et du coup tu t'es enfuis ? Pas très futé.

-Je sais.

-Et s'il t'aimait lui aussi ? Tu m'as dis qu'il avait hurlé ton nom.

-Il joue. Il passe son temps a expérimenter des choses, comme ça, pour voir. Il a du être vexé que je le laisse tomber. »

Le travestit pencha la tête sur le côté. Watson remarqua qu'il avait l'air bien plus fatigué que la veille, comme usé.

« Vous êtes aveugles, vous, les hommes. Tu ne serais pas en train de te voiler la face ? Va lui dire, que tu l'aimes. Qu'as-tu a perdre ?

-Notre amitié !

-Qu'en reste t-il, de cette amitié ? »

Watson ne sut que répondre. Il avait envie de pleurer, là, d'un coup, mais il ravala courageusement ses larmes et soupira :

« Toi non plus, tu n'as pas l'air au mieux de ta forme.

-Je n'ai plus grand-chose à faire de ma vie, voila tout. Ce sont des choses qui arrivent. »

L'autre hocha la tête, se leva pour aller à l'hôtel. Il éteignit son téléphone, alla se prendre un bain, guettant le retour de Sherlock. Un retour qui ne se fit pas. A huit heures, il ralluma son appareil, et fut inquiété par une absence de message.

Mycroft, aurais tu eu des nouvelles de ton frère pendant l'après midi ? JW

Pourquoi en aurais-je eu. Qu'est ce que tu as fais à mon frère. MH

Je ne sais pas. C'est compliqué. Est-ce possible qu'il ai de l'attirance pour moi ? JW

J'arrive tout de suite. MH

John roula des yeux. Il était dans de beaux draps . Ses doigts se crispèrent soudain sur son appareil.

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La photographie lui apparue, crue, flagrante de vérité. Tout le désir, et la douleur qui suintait du jeune homme. Pour lui. Uniquement pour lui.


bon, j'ai un peu déliré, vouii c'est possible :)

- On approche de l'épilogue ! -

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