Ceci DEVAIT etre le dernier chapitre, mais en fait j'ai encore trop de chose à écrire ( dont un petit lemon ahah) , donc je vous laisse lire en paix, et retourne écrire la suite :D

( merci de vos commentaires ! )

ENJOY IT


« Ecoutez, ce qui se passe entre votre frère et moi ne vous regarde pas. C'est juste que je ne sais pas ou il est pour le moment, mais…

-Il s'est produit quelque chose de grave. Vous l'avez rejeté après son aveu ?

-Aveu ? Quel aveu ?

-Bon, s'il ne vous a rien dit, c'est qu'il ne s'agit pas de cela.

-Mais de quoi parlez-vous, bon sang ? »

Mycroft ne lui répondit pas, et croisa les bras, grondant qu'il était déjà neuf heures, et qu'il fallait faire évacuer au plus vite la totalité de l'atelier. Le blond secoua la tête, répliquant que le détective avait déjà découvert l'identité du coupable. Le frère de Sherlock pencha la tête sur le côté, souriant :

« Dans ce cas, pourquoi ne pas l'avoir déjà fait arrêter ?

-Je…Crois qu'il voulait faire les photos.

-Plus que probable. »

Watson leva les yeux au ciel. Il se faisait un sacré sang d'encre pour le brun, et regrettait presque son geste. S'il ne s'était pas enfuit, peut être aurait-il pu, pour une fois, s'expliquer avec le jeune homme. S'expliquer. L'idée même de parler après ce qui était arrivé lui paraissait absurde.

"..."

Sherlock s'adossa au mur, les paupières baissées.

Contrôle physique, total.

Contrôle mental, incertain.

Il s'habilla, et sortit dans la rue jusqu'au premier tabac, et acheta quatre paquets de Winston. Ensuite, il alla se poster sur un muret, et s'alluma une cigarette. Cela faisait un bien monstrueux. Il regarda son téléphone, et remarqua les dix-huit messages du blond, qui d'hésitants étaient devenus paniqués, mais n'y répondit pas. Il n'était pas encore prêt pour ça. Le détective, tout en absorbant la fumée, se mit à réfléchir sur l'attitude de Watson. Il avait fuit car il avait brisé lui-même la bulle d'illusion, il s'était rendu compte qu'il agissait selon sa volonté, et non celle d'Holmes qui, attaché, impuissant, se laissait faire. Il lui avait fait tout ça car il le désirait ardemment. Et cette phrase. Cette stupide phrase, qui redonnait un infime espoir au brun ? « Pas comme ça. »

Pas dans cet endroit, devant ces gens ?

Ou bien pas avec lui ?

Une frustration peu commune avait envahit le détective quand le blond avait sauté du lit, mais il n'avait pas pu le poursuivre, nu et les poignets attachés. Et puis à quoi bon suivre quelqu'un qui ne veut pas rester?

On s'est disputé avec son amoureux ? M

La ferme. Ca ne veut pas dire que je veux de toi. SH

Quitte à choisir, il à l'air meilleur au lit que toi. M

Ne le touche pas. SH

Et sinon, tu n'as pas une bombe sur le feu ? Tu me parais bien perturbé par cette affaire. M

Sherlock ne répondit pas. Foutue bombe. Foutu criminel. Foutu Watson qui l'avait obligé à refumer. Son portable le fit sursauter : le blond l'appelait, probablement inquiet. Sherlock envoya un message à son frère, rangea son appareil, et, reprenant du poil de la bête, s'engagea dans les ruelles. Il allait devoir se préparer à affronter son ami le soir même, et pour cela, il avait besoin de calme.

"..."

Je vais bien. Ne me cherche pas. Rassure John. SH

Il s'inquiète beaucoup pour toi. Tu ne voudrais pas arrêter de faire le crétin ? MH

Non. Ne viens pas ce soir. Repars chez toi. SH

Mycroft soupira, et montra les messages au blond qui sembla soulagé. Le frère du détective fit la moue, et lui demanda pourquoi s'était toujours lui qui semblait s'inquiéter, souffrir, devoir tout accepter sans discuter.

« Ca ne vous gêne pas, qu'il fasse la loi comme ça ?

-Chacun son terrain, sourit Watson avec maladresse, chacun son terrain… »

"..."

« John, je ne pensais pas que vous viendriez après…Ce qui s'est passé. »

Le blond eut un sourire crispé, et Arty, son appareil autour du cou, l'invita à entrer. Il devait y avoir une bonne centaine de personnes dans la salle, flûte en main, discutant de choses et d'autres. Ses yeux fouillaient activement la foule, mais sans jamais rencontrer le regard azur de Sherlock. Et dire qu'il ne savait toujours pas qui était le poseur de bombe ! Cette ignorance l'horripilait. Il se cala dans un coin de la pièce, la mort dans l'âme. S'il avait préféré envoyer un message à son frère plutôt qu'à lui, c'était que le brun devait sacrément lui en vouloir. Watson se demanda un court instant comment il aurait réagit si Sherlock avait disparu juste après l'avoir mit dans un tel état.

Il aurait été furieux. Evidemment.

Son portable le démangeait, mais il se refusa à regarder l'image du brun. Il se sentait comme un voyeur, un pervers, mais ne parvenait pas à supprimer le cliché. Une tête aux sourcils bien dessinés s'arrêta devant lui :

« John, vous avez une mine épouvantable, vous devriez rentrer…

-Non, je…Je vais bien Arty, merci. »

Le photographe le força à manger un cake salé , puis lui en fourra un autre dans la main avant de disparaître, happé par la foule. Watson déglutissait, songeur. Il était diablement bon, ce petit apéritif, mais un arrière goût, très léger, le perturbait. Il connaissait cet aliment, il le savait, mais le nom lui échappait. Sherlock n'ayant toujours pas fait d'apparition, il ouvrit le cake, et se permit une rapide autopsie. Ses yeux s'ouvrirent en grand lorsqu'il remarqua un minuscule cristal blanc, sans aucun doute issu d'une pastille qui n'avait pas totalement fondue lors de la cuisson. Sortant sa loupe de sa poche, il gratta avec son ongle le petit intrus, le pressa entre deux doigts, et au final le posa sur le milieu de sa langue.

« Mais… ? »

Le docteur cracha le tout discrètement derrière une plante, plus blanc qu'un linge.

De l'ecstasy, naturellement.

Essayant de se calmer, il réfléchit. Que dirait Holmes, s'il avait découvert la même chose ?

Ecstasy. Ou méthylène-dioxy-méthylamphétamine. Produit de synthèse chimique.

Le poseur de bombe avait-il décidé de droguer les invités pour ne pas provoquer de panique ? Ses yeux tombèrent sur deux hommes en train de s'embrasser à quelques mètres. Il comprit.

Ecstasy. Usage récréatif. C'était destiné à rendre une meilleure ambiance. Il réalisa avec stupeur qu'il en avait lui-même consommé, ça ne faisait pas sérieux pour un médecin.

« Il faut que je trouve Sherlock. Maintenant. »

Il tapa rapidement sur le clavier de son téléphone, priant pour que le détective lui réponde.

Ai découvert que les gâteaux sont drogués. Ou es-tu ? JW

En face de toi, à l'autre bout de la salle. Je croyais que tu m'ignorais volontairement. Quelle drogue ? SH

Watson ne prit pas la peine de répondre, et fila vers le brun. Arrivé, il remarqua qu'ils semblaient tout deux prêt à se concentrer sur l'affaire plutôt que leurs histoire, et il ne remit donc pas sa fuite sur le tapis.

« Ecstasy. J'ai trouvé un fragment de cachet.

-Bon sang, je n'ai rien sentis.

-Tu…Tu en as mangé ? »

Sherlock ne mangeait que très peu, et le blond avait du mal à croire qu'il puisse apprécier ce genre d'aliment. Le brun fronça ses sourcils, détournant le regard :

« Je n'ai rien mangé depuis deux jours, et je commençais à avoir des vertiges.

-Mais tu as mangé ce matin !

-J'ai rendu. Passons.

-Attends, combien en as-tu… ?

-Six. »

Le blond soupira. Voila qui n'allaient pas les aider. La tension montait doucement dans les veines de Watson, après tout, dans une heure trente, la salle était sensée exploser. Il était vraiment temps de faire quelque chose. Ses doigts se saisirent du bras de Sherlock, mais celui-ci s'écarta doucement. Troublé, le blond se reprit :

« Sherlock, qui est-ce, alors ? Lestrade est là ?

- Non. Je viens de lui envoyer un message. Combien de temps mets l'ecstasy pour agir ?

-Entre vingt minutes et une demi-heure.

-Je n'ai plus qu'un quart d'heure, voire plus, j'ai déjà prit des drogues beaucoup plus fortes, donc je vais surement résister. »

Sherlock voulu avancer, mais subitement le blond le colla au mur, et avança son visage vers le sien, comme méfiant. Le brun sentit son cœur faire un bond. Trop près. Trop près. Watson renifla :

« Tu as fumé.

-Oui.

-Ce n'était pas une question ! Pourquoi as-tu fumé ? Je te croyais plus fort que ça.

-Je le croyais aussi, avant que tu ne me laisse seul entre ces draps. »

Watson remarqua leurs proximité, rougit, se perdit un instant dans les yeux de l'autre avant de s'ébrouer :

« Plus tard, les explications, il faut faire vite !

-D'accord. Alors fais du bruit, il faut que tout le monde nous regarde. »

Watson se mordit l'intérieur des joues. Il n'était pas doué pour faire ce genre de choses. Agacé, Sherlock attrapa un homme qui passait, et l'embrassa violemment, avant de le rejeter un peu plus loin. Le blond, abasourdi, ne comprit pas le geste :

« Mais tu es fou ?

-Quoi, ça te gêne ? Pourtant tu t'en fiches, de moi, tu ne me regardes même plus ! »

Sherlock criait. Sherlock simulait. Sherlock jouait à l'amoureux trahit qui fait un scandale. Le blond renchérit, parlant plus fort jusqu'à couvrir Scorpions, la musique d'ambiance. Les visages se tournaient vers eux, peu à peu, étonnés ou amusés de voir ces deux mannequins se faire une scène de ménage devant tout le monde. Arty arriva, furieux de ce remue-ménage, et leur ordonna de s'arrêter sur le champ, ou d'aller hurler dehors. Sherlock, dont les pupilles commençaient doucement à se dilater, eut un sourire mauvais :

« Pourquoi ? On peut bien faire du bruit, vu que dans…Une heure et deux minutes, cet atelier ne sera plus qu'un tas de cendres. »

Arty fit un pas en arrière, les yeux grands ouverts :

« Je vous demande pardon ? »

Sherlock fit signe au blond de rester derrière le photographe, au cas ou il aurait voulu s'enfuir, et de sa belle voix rauque débuta son raisonnement tout en sortant la photo légèrement cornée :

« Voici un cliché de votre équipe, il y a un an, lorsque vous étiez tous très soudés. Vous, Arthur, vous êtes sorti, a cette époque, avec cet homme là – il pointa celui de gauche, le seul inconnu-. C'était le second photographe, et à vous deux, vous faisiez un travail excellent. Mais voilà… C'était un solitaire. Il préférait travailler sans vous, et il vous a quitté, comme ça, du jour au lendemain. Vous avez donc perdu d'un coup l'amour, et l'espoir d'une belle carrière, car, vous devez l'avouer, il était plus doué que vous. Quelques mois plus tard, déjà, son travail était couronné de succès, et l'on vous oubliait… »

Arty avait blanchit , et ses ailes du nez frémissaient dangereusement.

« …Je l'ai su car John, ici présent , ressemble fort à l'homme de la photo, et que vous nous avez fait comprendre que vous le trouviez attirant. De plus, le petit monologue que vous m'avez servit, en me croyant sincèrement blessé par le départ de John m'a convaincu sur le fait que votre amour déçu vous avait rendu amer, et torturé. »

Watson eut un sursaut. Tout cela n'avait donc été qu'une mascarade ? Sherlock n'avait pas été le moins du monde affecté par le fait qu'il l'abandonne ? La question se poserait, mais plus tard, ce n'était pas le moment d'être déconcentré. Le blond avait le cœur serré.

« Vous l'avez menacé, cet homme. Cet homme qui est venu nous voir, notre client. Vous lui avez dit que s'il ne quittait pas le métier, vous feriez tout sauter. Et il ne se doutait de rien, lui qui vous faisait confiance ! C'est également pour ça que vous avez glissé de l'ecstasy dans les gâteaux, il ne s'agit, pour une fois, nullement d'une idée récréative, vous vouliez rendre les invités les plus allègres possibles, avant de les tuer, oui, Arty, les tuer, tuer ces gens qui n'ont pas su reconnaître votre talent. »

Le photographe semblait calme. Il mit ses mains sur ses hanches, haussa les épaules, et un tic nerveux agita sa paupière droite. Sa voix frisait l'hystérie :

« Et alors ? C'est bien beau, d'avoir deviné, Monsieur le faux mannequin ! Mais jamais je ne vous dirais ou est la bombe. Vous êtes morts, tous autant que vous êtes ! »

Sherlock plongea ses mains dans les poches de son manteau, chancelant quelques peu. Il souriait.

« Oh, mais, la bombe, elle est là, sous nos yeux. Dans l'appareil photo. »

Watson cilla, surprit. Il ne pensait pas qu'il fut possible de changer ce genre d'instrument en arme. Quand il était à la guerre, c'était bien plus basique. Mais pourtant, Arty les avait prit en photo ce matin même! Comment avait-il fait ?

« John, je vois que tu es chiffonné. Cet appareil photo ressemble trait pour trait à celui que nous avons vu il y a peu de temps, mais ce n'est pas le même. Celui-ci n'a pas le moindre éclat, il est parfaitement neuf, et pourtant, même un photographe ne peut garder son outil dans un état parfait. Les boutons s'usent. Cet objet n'a jamais fait la moindre photo. »

Une veine battait aux tempes du jeune homme. Sherlock ouvrit sa chemise, se sentant comme brûlant de l'intérieur. Il jeta un œil à sa montre. Quarante minutes. Il fallait en finir, Lestrade n'allait pas tarder à arriver, et il commençait à ressentir les doux effets de la drogue :

« Aller, Arty, tu as perdu, avoue-le. Dis nous comment la désamorcer, ça plaidera en ta faveur. »

Le photographe se mit à pleurer silencieusement. Ses doigts se crispaient, et son corps était agité de tremblements nerveux. Il craquait. Mentalement et physiquement. Puis, son visage se fendit d'un sourire terriblement large :

« Oui, j'ai perdu, c'est vrai. Mais vous n'allez pas gagner, oh non ! »

Il se tourna d'un geste brusque vers Watson, et lui cria qu'il ne devait pas s'attacher au brun, que c'était un être abject, comme celui qui lui avait brisé le cœur, et il sortit un petit objet rectangulaire qui s'allongea soudainement, renvoyant un éclat métallique.

« JOHN ! »

Mais le blond n'eut pas le temps de l'arrêter, déjà Arty s'était planté le cutter en travers de la tête, d'un geste précis et puissant. Son corps vibra quelques secondes, puis s'effondra en arrière, au sol, d'une seule masse. Watson se précipita, prit le pouls, secoua la tête tragiquement alors que le brun se saisissait de l'appareil, le retournant en tout sens, alarmé :

« John, je suis incapable de désamorcer ça dans l'état actuel…Et…Il ne reste pas beaucoup de temps. John ? »

Le blond était au téléphone, et criait des ordres à Lestrade dans une panique désordonnée :

« Maintenant ! Oui, la totalité du pont, et les quais alentours, c'est une question de vie ou de mort ! »

Sherlock comprit immédiatement ou l'autre voulait en venir. Il se releva, la bombe entre les mains, et sortit de l'atelier. Arrivé, il prit son portable.

Map. Soho. Itinerary.

« TAXI ! »

Watson arriva derrière le détective qui se tenait à un lampadaire, et lui prit l'objet des mains. Sherlock avait un souffle rapide et désordonné qui, malgré la situation, plu au médecin. Le brun papillonna des cils :

« John…En taxi…Sachant que l'on est près du Soho Theatre et que l'on doit aller au Waterloo Bridge, il faut dix minutes…

-J'y vais seul, Sherlock. Tu restes là, et tu te reposes. TAXI ! TAXI ! »

Les ongles du brun se plantèrent dans ses épaules quand il s'accrocha à lui, l'air mauvais. Il lui siffla qu'il était hors de question qu'il le laisse affronter cette épreuve seul . Il lui murmura que si la bombe venait à sauter, il voulait être à ses côtés. Un taxi s'arrêta. Watson voulu laisser le détective sur le trottoir, mais celui-ci s'engouffra le premier dans la voiture. Le blond jura sourdement, tout en gardant ses yeux rivés sur sa montre.

« John…Je…J'ai un peu chaud…

-C'est normal, et crois-moi ce n'est que le début. Bon sang, quel monde ! Chauffeur, faîtes un détour ! Nous sommes de la police, ACTIVEZ ! »

Sherlock rit du mensonge, et posa sa tête sur l'épaule du médecin qui tressaillit.

« Excuse-moi. Mais…Ce sera peut être la dernière fois.

-C'est nouveau, ce pessimisme ? ». Watson avait peur, lui aussi.

Sherlock, ou es-tu ? MH

Sur l'épaule de John. SH

NE JOUE PAS AU CON OU ES-TU ?

Sherlock ne répondit pas. C'était trop tard ou trop tôt.

« Sherlock, je veux savoir… Tu m'en veux d'être parti ?

-Evidemment. »

Watson le laissa l'embrasser, mettant son geste sur le compte de la drogue. Pour le moment, et une fois encore, il ressentait le besoin de faire ce que son envie lui dictait, même s'il ne pouvait admettre le danger qui était posé sur ses genoux. Il approfondit le baiser, laissant sa langue jouer avec celle du détective, alors que ses doigts caressaient la joue blanche et douce.

« Pourquoi es-tu si compliqué ?

-Pourquoi es-tu si aveugle ? » répliqua l'autre en fermant les yeux, savourant la caresse. Le taxi s'arrêta au barrage de police. Les deux hommes sautèrent de la voiture, Watson plus rapidement qu'Holmes, et se mit à courir, courir à s'en faire éclater les poumons, dépassant les agents, dérapant parfois sur une plaque dégout. Le pont était là. Arrivé assez loin, il gonfla son torse, et lança l'objet le plus loin qu'il pu. Il entendit le bruit qu'il fit en touchant l'eau, et s'apprêtait a faire demi tour, quand quelqu'un, juste derrière lui, le fit sursauter.

« T…Toi ?

-C'est une bombe, n'est-ce pas ? »

Le travestit avait le regard vide. Il avait ôté sa perruque et tenait ses talons à la main. Watson regarda sa montre. Cinq minutes.

« Viens !, cria t-il en le tirant par le bras, ça va sauter ! »

Mais l'homme se dégagea presque calmement, et lui sourit.

« Je vais sauter, beau gosse. La vie n'a plus rien à m'apporter. C'est comme ça. »

Le peu de couleurs présentes sur le visage du blond disparurent. Personne n'avait osé venir pour arrêter ce travelot qui s'approchait de la bombe. Et à présent, lui était sensé le laisser là, le laisser mourir, sans rien faire ?

« JOHN, beugla Sherlock, fermement tenu par Lestrade à trois cent mètres de là, JOHN REVIENS !

-Va y. Moi je reste. Toi, tu as encore des choses à vivre, avec ton brun. »

L'ancien soldat, désespéré, essaya encore de le tirer avec lui, mais le travestit secoua la tête en le repoussant sèchement.

« JOOOHN ! »

Sherlock tomba à genoux, les yeux écarquillés d'horreur. S'il mourrait. S'il mourrait…Oh, s'il mourrait…


Pas taper ! Oui, faut bien un peu de suspense, non :3 ? Ce chapitre était assez long, désolée s'il l'est un peu trop !

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