MERCI POUR VOS COMMENTAIRE ! et MERCI d'avoir suivit cette histoire! Je vous présente la véritable fin de cette fiction, en espérant qu'elle vous plaise :)
ATTENTON LEMON
Watson serra les dents, et repartit en sens inverse. Plus que deux minutes. Tous avaient désertés les barrières de sécurité, se mettant plus loin à l'abri. Sherlock se releva, repoussa sèchement Lestrade qui lui demandait de s'abriter, et sentit que le blond, en passant près de lui, lui attrapait violemment le bras en l'entraînant à sa suite.
« A TERRE ! »
Le médecin refusa de se retourner pour voir le travestit sauter dans l'eau, pour ensuite nager jusqu'à l'emplacement de la bombe. Non, il se contenta se fermer fort les paupières tout en serrant le jeune homme contre lui, le protégeant de son corps par la même occasion.
La bombe ne fit pas le moindre bruit. Mais l'eau se mit soudainement à enfler, enfler, enfler encore, telle une bulle, pour ensuite crever et se propulser en l'air. Les vagues crevèrent le pont, l'envahirent, engloutir les quais alentours. Watson, dans un dernier sursaut de soldat, s'agrippa à une barrière de métal, et ordonna au détective de ne le lâcher sous aucun prétexte.
« Tu ne pourras pas soutenir mon poids ! »
Watson lui mordit les lèvres, ignorant le goût salé due à ses propres larmes.
Puis, la vague passa sur eux.
"..."
Sherlock eut l'impression que cela dura une éternité. Mais, comme il nota ensuite, il ne vit pas sa vie défiler devant ses yeux, et comprit donc qu'il n'allait pas mourir ici. La drogue, dans son corps, avait atteint son paroxysme. Il sentit ses doigts se détacher lentement de la taille du médecin, alors que la pression de l'eau se faisait plus forte, et d'un coup, il céda. Bien sur, Watson le retint, d'une main, puis de deux, abandonnant la barre de métal, et ils se mirent à rouler sur le bitume avant d'heurter le dessous d'une voiture qui s'était retournée. Holmes s'évanouit quand sa tête heurta le véhicule, et le blond, en sentant sa main devenir molle dans la sienne, sentit son cœur se déchirer.
Puis, tout cessa.
"..."
L'eau disparue d'un coup, les laissant sur le sol, hagards, détrempés. Watson crachota légèrement, puis retrouva ses esprits, et apposa ses deux doigts sur la gorge du brun. Soulagement.
Il vivait.
Watson se mit à rire, comme lorsqu'il venait d'échapper à un bombardement particulièrement féroce, tout en embrassant les doigts repliés de Sherlock.
« …Uuuh… »
Le brun voyait des étoiles. Ses yeux roulèrent dans ses orbites, puis il fit le point, ses pupilles dilatés ne l'aidant pas.
« …John ? »
Le blond le redressa, secoua un peu les boucles noires collées à son crâne, et lui offrit un chaleureux sourire :
« Nous avons réussi.
-Tu as réussi, sur ce coup là. Même si j'ai cru que ton héroïsme stupide allait…
-Sherlock. S'il te plait. Dis-le.
-Dire quoi ?
-Je ne sais pas, que tu as eu peur, que je t'aurais manqué, quelque chose comme ça…
-Mais tu sais, tu sais tout ça, c'est d'une banalité… »
Sherlock se mit à genoux, abasourdi, totalement à côté de ses pompes. Il s'accrocha aux épaules du blond, puis saisit son visage entre ses mains glacées. Il secoua la tête, incrédule, approchant ses lèvres des siennes :
« Je…Je t'aime ? »
Il l'embrassa, se serrant contre lui, laissant ses mains parcourir ce corps chaud, ce corps en vie, ce corps qu'il adorait tant. Sans attendre l'accord du médecin, il s'installa sur son bassin, désirant le tenir tout entier contre lui, toujours plus, alors que leur baiser se faisait passionné.
"..."
Lestrade, ruisselant, chercha les deux hommes des yeux. Il vit Watson prendre le pouls du brun, et rire de soulagement . L'homme leva un bras pour l'interpeler, mais s'arrêta en voyant le blond saisir le visage du détective à deux mains pour l'embrasser.
« Je savais qu'ils étaient pédés !
-La ferme, Anderson. »
Lestrade fit volte face, essora sa chemise, et s'avança vers la ville pour constater les dégâts, ses agents à sa suite.
"..."
« Ce n'était pas si dur, si ?
-Chut, John, je suis en état de choc.
-Toi ?
-Oui, j'ai une couverture, je suis en état de choc, alors arrête d'être agaçant. »
Watson eut un grand sourire. Une heure plus tard, Holmes était redevenu lui-même, quoi qu'un peu plus renfrogné, se souvenant parfaitement de ses paroles prononcées sous le coup de la peur de perdre le blond. Ses doigts tâtonnèrent ses poches, sortirent son portable.
Imbibé d'eau.
« …Le tien ?
-Le même état, j'en ai peur. Mycroft doit s'inquiéter.
-Possible, ce n'est pas ce qui me préoccupe. Et si nous rentrions ? L'ambulance peut certainement nous déposer, et je pense que…Tu as des choses à me dire. »
Sa voix exprimait un regret non camouflé. Sherlock n'aimait pas les grandes explications tortueuses, bien qu'il ait toujours le dessus en pareille situation.
"..."
« Home sweet home… »
Watson se laissa tomber dans son fauteuil préféré, et souffla, la tête reposant contre le dossier moelleux. Pour une fois, Mrs Hudson ne les avait pas retenus trop longtemps, et les deux hommes pouvaient donc essayer de se calmer. Ces trois derniers jours avaient été monstrueusement éprouvant autant pour l'un que pour l'autre. Le blond se frotta les yeux alors que Sherlock s'allongeait sur le canapé, sur le ventre pour une fois.
« Je vais faire des pâtes. Il ne doit plus y avoir grand-chose d'autre, et tu as besoin de manger.
-Je n'ai pas faim.
-Ne fais pas l'idiot. Tu devrais ranger un peu la cuisine, aussi, il y a une odeur épouvantable… »
Sherlock ouvrit un œil. Le danger était passé. Certes. Mais la douleur persistait. Combien de temps allait-il devoir attendre avant que le blond ne lance le sujet ? Il devait être encore secoué par la mort du travestit. Mais il connaissait John, et il savait qu'en ce moment même, il était en train de se torturer pour répondre aux questions qui lui trottaient dans la tête. Le brun eut un léger sourire. Et si, comme d'habitude, il allait jeter de l'huile sur le feu de façon totalement irréfléchie ? Watson faisait chauffer de l'eau dans une casserole épargnée par l'ennemi. Le détective consultant se leva donc sans faire de bruit, ôta son manteau, et alla s'adosser au mur de la cuisine
« Je crois que j'ai pris froid avec toute cette eau.
-Ah ?
-Je suis glacé.
-Tu es toujours glacé, marmonna Watson en se versant une tasse de thé.
-Réchauffe-moi. »
La tasse ne tomba pas, mais le blond se renversa la moitié de la théière sur les doigts, le faisant hurler. Sherlock le regarda bondir sur place avec un intérêt mitigé, et fit la moue alors que le médecin se passait les mains sous l'eau en grondant des insultes inénarrables. Ensuite, abandonnant l'idée de boire un thé, il se tourna doucement vers le jeune homme qui n'avait pas bougé :
« Je te demande pardon ?
-Je t'ai demandé de me rechau-
-J'ai bien compris ! Qu'est ce qui te prend de me demander ça…Comme ça ?
-J'ai crus comprendre que l'on avait passé le stade du…Euh… »
Sherlock ne connaissait absolument pas les stades du flirt, de l'amour, de la relation, de tout ce qui concernait le cœur humain. Et à vrai dire, il s'en fichait pas mal. Il voulait que le blond lui dise qu'il l'aime, qu'il lui attache les poignets et lui fasse l'amour contre un mur. Point barre.
« Sherlock…Si on parlait, un peu, tu-
-Parler, parler, toujours parler ! Si tu savais depuis quand j'attends que… »
Watson attendit la fin de la phrase avec intérêt, mais le brun, conscient d'en avoir trop dit, fit volte face, décidé à fuir une fois de plus. Le blond le saisit par le poignet, les yeux brillants, et lui demanda sèchement de s'expliquer. Sherlock ne se dégagea pas, soutenant son regard .
« Depuis quand tu… ?
-Depuis que tu as ramené la punaise lors de l'enquête.
-Tout ce temps ? »
Watson le lâcha, étourdit, et alla s'asseoir sur le canapé, croisant les bras. Le détective l'y rejoint rapidement, allongeant ses longues jambes sur les siennes.
« Et pour ma…Ma fuite, sache que…Je suis déso-
-Arrête de t'excuser tout le temps, c'est insupportable, et j'ai l'impression d'être un monstre ! »
Les doigts de Watson jouaient avec les plis du pantalon, pensif. Il tourna son doux regard vers le brun, et lui demanda s'il s'était passé quelque chose, après qu'il soit parti. Sherlock se revit, tremblant, détruit, vomissant sa haine de lui-même. Il fut tenté de mentir, mais comprit que cela ne le mènerait nulle part, et hocha la tête, suivant le mouvement des paumes chaudes sur ses jambes.
« Explique-moi, s'il te plaît.
-Arthur a fait partir les autres, et il est venu me parler. Là, il m'a expliqué que cette douleur que je venais de ressentit, c'était ce que je te faisais subir à longueur de temps.
-Mais c'est faux !
-C'est vrai, John. »
Le détective se cala un peu plus contre un coussin, oubliant de signaler que l'eau des pâtes était en train de déborder, et murmura qu'au contraire, le photographe avait eu raison. Il avait toujours tout fait pour protéger son secret, s'obligeant parfois à s'éloigner du blond pour ne pas céder, et John n'avait pas du comprendre ce qui se passait.
« Je croyais que je t'agaçais.
-Tu es stupide. »
Les doigts frivoles tripotaient les fines cuisses du brun, à présent. Sherlock avait fermé les yeux, et Watson, toujours soucieux, lui fit remarquer que peu de temps après leur première rencontre, il lui avait clairement dit être marié à son travail.
« Et je t'ai aussi clairement dit que j'aimais les hommes, John. Et puis…Tu fais parti de mon travail.
-Je…Je croyais que tu t'intéressais à…C'est stupide, mais à…
-A Moriarty. »
Gêné, le blond ne répondit pas. Leur relation prêtait à confusion, était-ce sa faute ? Les deux hommes étaient ambigües, et Watson savait que le brun avait tout de même un certain respect pour l'assassin. Un sentiment réciproque, à ce qu'il avait comprit. Les doigts titillèrent la braguette, l'ouvrir. Le brun répliqua qu'il ne pourrait jamais aimer quelqu'un d'aussi fou que lui, et Watson du admettre qu'il avait raison.
« Tu vois, John, tu es doux, patient, tu me supportes quoi que je fasse. Tu es raisonnable. Même si quelque fois ton intellect semble limité, tu… »
Le bouton du jean avait sauté, et l'index du médecin caressait le léger renflement visible sous le boxer. Il sourit :
« Continue, je t'écoute.
-C'est à toi de parler. Que ressens-tu, exactement ? »
Watson sentit dans la voix du brun qu'il n'attendait que ça : qu'il se mette enfin à nu, qu'il dégage la dernière zone d'ombre. Sherlock voulait le connaître sur le bout des doigts. La main brûlante remontait doucement sur le ventre, puis vers les tétons, sous la chemise. Le médecin était surprit de sentir la peau frissonner sous chaque caresse.
« Je suis hétérosexuel, Sherlock. Ne lève pas les yeux au ciel ! Tu es l'exception qui confirme la règle. Je le sais. Et…Et on est quoi, en fait ? »
Sherlock n'avait jamais comprit, non plus, pourquoi la plupart des êtres humains voulaient toujours mettre un mot sur la situation. Ils étaient là, l'un près de l'autre – l'un sur l'autre-, et ils se sentaient bien, n'était-ce pas le principal ? Pour le blond, non, apparemment. Le détective, tout en se tortillant alors que la main pinçait son téton droit, grogna qu'il s'en foutait, et que le médecin pouvait bien décider tout seul.
« Alors…En couple. C'est étrange de dire ça, non ?
-Non.
-Mais…Si !
-Alors ne soyons pas en couple.
-Mais je préfère officialiser… »
Sherlock lui jeta un regard mauvais. Il savait de quoi avait peur l'ancien soldat : que le brun change d'avis, et se fasse la malle. C'était bien mal le connaître en ce cas. Mais Watson était jaloux. Il n'aimait pas qu'on touche à ses affaires, et le détective accepta mentalement d'être l'unique propriété de l'autre homme. Watson fronça les sourcils, et le jeune homme devança sa question :
« Si nous nous séparons, John, nous redeviendrons amis, et il n'y aura pas de soucis. D'accord ? Maintenant arrête de m'effeuiller et fais quelque chose de plus concret. »
Sherlock se redressa, et s'assit à califourchon sur le bassin du blond, sa bouche au coin de ses lèvres pleines. Watson baissa les yeux :
« Tu sais, euh…Le pelotage d'adolescents, je connais, mais ensuite…C'est nouveau, pour moi…
-Tu es médecin, comme tu me l'a si bien fais comprendre. Et adulte, de surcroît. Et amoureux d'un homme. Et excité. Je pense que tu t'en sortiras très bien, et que tu sauras quoi faire. »
Watson l'embrassa, et lui demanda d'attendre au moins jusqu'à ce qu'ils atteignent le lit. Le brun regarda le mur avec envie, et se dit que ce serait pour une prochaine fois, puis se leva prestement tout en défaisant sa chemise, mais le médecin le poussa en avant, murmurant qu'il le ferait lui-même dans peu de temps.
Sherlock ne dit rien quand, une fois encore, le blond démontra sa force en déchirant sa chemise. Il ne dit rien non plus quand il se retrouva attaché à un barreau du lit. Mais quand le blond se mit en tête d'appuyer sur trois points sensibles en utilisant ses deux mains et sa langue, il commença à se demander si le fait d'être immobilisé n'allait pas lui faire du tors.
« …J..John, si…Si tu arrêtais de…
-Shhht, j'expérimente, ricana le blond en lui mordillant gentiment la hanche, tu ne m'ôteras pas ce plaisir… »
Le brun était entièrement nu, et Watson ne se lassait pas de caresser ce long corps sans la moindre pilosité. « C'est de naissance » avait lâché le détective devant l'air surprit de l'autre, et le sujet avait été clos. Sherlock se tendit. La bouche du blond était plus chaude encore que ses mains. C'était divin de la sentir s'approprier son corps, tout faire pour lui faire ressentir le désir le plus intense possible. Watson léchait ses tétons, alors que d'une main il le masturbait, l'autre le tenant fermement contre lui. Le brun commença à défaire ses liens, il était hors de question que le médecin ne profite pas également de quelques soins.
« Hhhhnn… »
Le brun se cambra alors que John, très à l'aise, laissait une quantité impressionnante de suçons sur tout son corps, ses doigts passant sous les genoux du détective pour les maintenir sur les côtés. C'était maintenant que cela allait se corser. Son index et son majeur droit allèrent caresser les lèvres du brun, demandant un accès que le médecin n'osait exprimer à voix haute, et Sherlock les happa sensuellement, les suçant tout en fixant le blond de façon légèrement obscène. La main gauche de Watson enferma le gland rougit de son amant, et celui-ci poussa un cri rauque, tendant son bassin en avant pour ne rien perdre de la caresse.
« John…Va-y… »
Le blond ôta ses doigts, et les dirigea vers l'intimité de Sherlock dont la respiration s'était faite sifflante. Watson posa son corps sur le sien, et pencha la tête pour l'embrasser, alors qu'il pénétrait dans l'intimité du jeune homme, sentant l'anneau de chair s'agrandir pour faciliter le passage.
« Tu as mal ?
-N…Non…Mais ne…Ne fais… »
John sourit, et continua son mouvement de ciseaux, caressant les parois tendres de son intimité, alors que l'autre gémissait, son bassin s'agitant. Ses poignets finirent par glisser de la chemise, et Sherlock se redressa, poussant le blond en arrière. D'un geste rapide, il tira de la table de chevet un préservatif dont il déchira l'emballage avec les dents. De toute sa vie, John ne vit jamais chose plus sensuelle que le brun crachant le bout de plastique au sol, sans le quitter de ses yeux délavés.
« Ecarte les jambes. »
Watson pouvait bien être actif, il ne parvenait à garder le contrôle total, et se hâta donc d'obtempérer. Le brun fit glisser le condom sur le sexe tendu, remarquant au passage la taille flatteuse de l'engin, et baissa la tête, mais le médecin le retint, rouge vif :
« Ne fais pas ça, c'est…C'est…
-Je n'ai pas de lubrifiant. Tai-toi. »
Sherlock mentait. Mais l'autre avait-il réellement besoin de le savoir ? Il se pencha, et prit le bout du membre dans sa bouche, lui faisant part d'une chaleur bienfaitrice. Il comprit à cet instant que tout ne rentrerait pas, c'était trop imposant. Ses doigts, toujours étrangement froids, allèrent caresser la base du sexe, alors que le brun jouait de sa langue, mordillant parfois, alternant des rythmes lents et rapides, démontrant tout son savoir faire. Watson, la tête reposant contre le mur, les mains perdues dans les boucles noires, les yeux clos et la respiration brûlante, ne regrettait plus de l'avoir laissé faire. Quelle bouche il avait ! La tête du détective faisait des mouvements de va-et-vient de plus en plus rapide, et le blond dut l'arrêter.
« S…Stop. »
De nouveau, Watson se remit au dessus de lui. Il embrassa le brun, souriant pour lui-même en reconnaissant le goût de la cerise. Il ne savait pas que Sherlock aimait les préservatifs fruités. Peu importait, au demeurant. Le brun, que le contact de l'érection du médecin contre la sienne électrisait, lui murmura que pour une première fois, il serait plus simple qu'il s'empale sur lui, mais Watson secoua la tête. Il voulait le prendre comme ça.
« John…S'il te plait… »
Le brun n'avait jamais été aussi poli qu'en cet instant. D'une main, le médecin souleva le bassin de l'autre, et entra en lui d'un coup, sèchement. Sherlock se cambra, les yeux grands ouverts, partagé entre douleur et sentiment d'intense satisfaction. Le blond se pencha sur son ventre, lui faisant nouer ses jambes autour de sa taille, et commença ses coups de butor dans un rythme soutenu, provoquant des déferlantes de plaisir dans les entrailles du brun qui avait les doigts crispés dans les draps.
« JOHN ! »
John lui mordillait l'oreille, le pressant toujours plus vite, toujours plus fort, se laissant aller dans ses désirs de le posséder entièrement, violemment. Ses pénétrations secouaient le frêle corps du détective qui, loin de s'en plaindre, ondulait lui-même des hanches pour rendre l'action plus brûlante encore. Watson n'arrivait pas a fermer ses paupières. Il regardait son amant se cambrer de plaisir, et il réalisait qu'il était la cause directe de cette situation.
Il aimait cette idée.
Sa main gauche alla maintenir le bassin du brun contre le sien, et de la droite il alla caresser vigoureusement le sexe du jeune homme, plaqué contre son ventre, alors qu'il le pénétrait dans toute sa longueur. Sherlock le fixa du regard, et, le souffle brisé, laissa ses doigts blancs caresser son propre corps tout en gémissant, provoquant chez le blond une stimulation jouissive.
« Sh…Sherlock je vais…Je…
-Fais-moi jouir. », lâcha crument le brun dans un murmure, les yeux brillants. Quand Watson sentit son bassin trembler sous la puissance de l'orgasme, il se colla puissamment contre son amant, le masturbant toujours, et d'un coup lui mordit l'épaule à sang. Le brun jouit violemment, criant son plaisir dans un bruit animal, sa semence se déversant entre leurs bas ventres respectifs. Watson fit encore quelques mouvements, puis se retira, totalement exténué. Il retira le condom, le jeta par terre, et s'effondra sur le torse du brun qui, un bras sur ses yeux, peinait à reprendre sa respiration.
Le blond eut un hoquet en remarquant les gouttelettes de sang sur la peau blanche.
« J…Je…Pour la morsure…Je ne fais jamais ça d'habitude, je…
-C'était bon. »
Sherlock enroula ses longues jambes entre celles du blond, et l'embrassa , décollant les mèches pleines d'eau et de sueur. Le médecin le serra fermement contre lui, fermant ses paupières :
« Je t'aime, Sherlock. »
Le brun frissonna de plaisir, se tendit, et se laissa câliner sans un mot, sourire aux lèvres. Il n'aurait jamais imaginé que l'ancien soldat était une bête de sexe, mais à présent, le doute n'était plus permit. Watson se cala dans son cou, et s'ébroua, grognant qu'ils devaient prendre une douche. L'autre n'avait pas la moindre intention de se lever. Ils s'endormirent ainsi.
"..."
Sherlock se redressa mollement. Il avait un peu mal partout après cette partie de jambe en l'air, et le fait d'avoir dormir à deux dans un lit simple n'avait pas facilité sa remise en forme. Il réalisa qu'il était seul dans le lit, bailla, fit le point.
Il était nu.
Il avait du sang sur l'épaule.
Du sperme séché sur le bas ventre.
Une quantité impressionnante de suçons sur la totalité du corps.
Bon.
« …Café, ou thé ? »
Watson, frais, habillé, rasé, et parfumé lui faisait face, les joues rouges. Sherlock se sentit légèrement sale, et extrêmement désirable en même temps quand le blond vint l'embrasser.
« Je vais aller me décrasser. Tu viens avec moi ?
-Ce soir, promit le blond en souriant, tu veux rire ? Regarde le mur. »
Sherlock se tourna vers le cadre du lit, leva la tête, et remarqua qu'en effet, le mur avait souffert des ébats, et possédait a présent une jolie trace due au déplacement du lit par la force du blond.
« On a du faire du bruit. Mrs Hudson nous croyait ensemble depuis le début, de toute façon… »
Watson haussa les épaules avec fatalité, alors que l'autre se posait l'index sur le menton, souriant :
« J'ai quelque chose à te proposer. On met un lit double dans ta chambre, et je transpose mes expériences dans la mienne.
-Comme ça on sauve la cuisine ! Oui, j'adhère. Bon va te laver, tu pues le sexe. »
Sherlock ouvrit des yeux ronds. Ca, c'était plutôt vulgaire, comme expression, non ? Le blond disparu dans la cuisine, et il se leva, grimaçant. Son coccyx lui faisait remarquer qu'il avait prit cher, cette nuit. Sans plus se soucier de la légère douleur, le détective alla prendre sa douche. Malgré lui, il ne pu qu'avoir un tendre sourire en remarquant que dans la buée déposée sur le miroir, le brun avait dessiné un petit cœur.
« Sherlock ? J'ai une bonne nouvelle !
-Tu veux venir te laver, finalement ? »
La tête du blond apparu près de la porte, et il dégaina un vieux téléphone prêté par la logeuse :
« Lestrade à besoin de nous. Un triple meurtre.
-Triple ? C'est décidemment une très belle journée !
-Ah, ça sonne. Je reviens. »
".."
« Bonjour Mycroft. »
Watson eut un léger sourire devant son air furibond, et le laissa entrer. Le frère du brun se mit à grincer qu'ils auraient pu mourir, qu'ils avaient été stupide, et que plus jamais ils ne devaient se mettre en danger de la sorte. Puis, il renifla :
« Il y a une étrange odeur, dans votre appartement.
-C'est hier…C'est l'eau des pâtes qui… »
L'autre haussa les épaules alors que Sherlock , enfin habillé, sortait de la salle de bain. Leurs politesses d'usage une fois échangées « Tu n'en as fais qu'a ta tête !– et alors ça te regarde ? », Mycroft tendit au détective un nouveau portable, qui gardait le même numéro. Le brun ouvrit la boîte de messages, et supprima tous ceux de son frère, puis se stabilisa.
Alors, c'était bon, avec le soldat ? A entendre tes cris, je dirais oui. Tu devrais faire attention à ce que ça ne s'ébruite pas, ça ferait tâche, non ? Au passage, tu diras à Johnny boy que je veux bien être mordu, moi aussi.M
Sherlock blanchit instantanément, et ses yeux firent le tour de la pièce. Comment les observait-il ? Que comptait-il faire en sachant que lui et John… ? Il se calma.
Deuxième avertissement : Ne touche pas à John. SH
Je me demande pourquoi il reste avec toi, il doit pourtant savoir que tu ne l'aimes pas réellement. Tu es possessif, comme moi. Moi aussi, je tiens à toi, chéri. M
Ne compare pas ça. SH
Ou alors c'est juste qu'il aime te sauter. Je ferais aussi bien l'affaire. M
Alors comme ça on est en manque ? SH
Moriarty ne répondit pas à la provocation. Le brun sentit une sueur froide lui couler dans le cou, et il sursauta quand John mit sa main sur son épaule :
« Ca va ?
-Oui, je…J'ai juste un peu faim. »
Il mentait, même s'il savait que les vertiges reviendraient bien vite. Le médecin sauta sur ses pieds et se dirigea vers la cuisine, ayant en tête de lui préparer quelque chose qui tienne au corps. Dès qu'il fut parti, Sherlock se pencha en avant, ses pupilles dilatées par l'angoisse :
« Moriarty sait pour John et moi. Il…Il m'a envoyé des messages, il… Il me titille, car il connait mon…Mon point faible », termina t-il rageusement. Il saisit le bras de son frère, et lui siffla qu'il fallait faire quelque chose.
« Et si tu commençais par arrêter ton blog ?
-Mon blog ? »
Mycroft eut un soupire, et croisa ses longues jambes. Il murmura que les criminels avaient des réseaux, dans lesquels circulaient des informations cruciales. Et le détective se faisait de plus en plus connu, inquétant les bandits, qui, peu à peu, se renseignaient sur lui, à la recherche d'indice pour le contrer.
« Comme Mortiarty, qui se dit être ton fan. Il adore ton blog. Et il a trouvé ton point faible. Sois plus discret, Sherlock, de mon côté je vais mettre en place une protection. »
Mycroft prit congé alors que le blond revenait, un imposant plateau en travers des bras. Il jeta un regard mi-figue mi-raisin au détective qui fixait l'écran de son lap-top d'un air presqu'inquiétant.
« Un problème ?
-Non. Rien. »
John roula des yeux, et s'accroupit à côté du brun qui ne voulait pas le regarder en face. La voix du médecin se fit plus ferme.
« Sherlock, si tu continues de tout me cacher, je vais tout arrêter, et tu le sais.
-…Moriarty veut se servir de toi pour m'atteindre. »
Il fallu quelques minutes a l'ancien soldat pour digérer l'information. Bon. D'accord. Il eut un petit sourire timide :
« Mais on va s'en sortir, je pense. On fera plus attention.
-Je crois qu'il veut t'avoir, pour me détruire.
-Pardon ? »
Sherlock fit un signe en l'air de la main pour signaler qu'il ne voulait pas en parler, et éteignit son ordinateur. Il n'aimait pas ce que l'assassin lui avait dit. Il les avaient comparés. Sherlock secoua la tête. Plus de blog. Disparu. Terminé. Il faut faire des compromis, dans une relation, n'est ce pas ? Sherlock se redressa, et serra les poings :
« Il y a un triple meurtre qui nous attends, mon cher Watson ! Il est temps d'aller résoudre ce petit amuse-gueule. »
Avant de franchir la porte, le blond le saisit à la taille, le retourna, et l'embrassa sur le menton. Sherlock haussa un sourcil, baissa la tête, et le médecin réitéra son baiser, à la bonne place, cette fois-ci. Il lui murmura que même s'il avait l'impression que tout allait vite entre eux, il en était content. Et le sourire de John fit comprendre au brun que même Moriarty n'arrivait pas à gâcher tout ça.
« Aller, avance, j'ai déjà envie d'être ce soir. »
Ils riaient en descendant les escaliers.
ALORS! Ceci est donc la fin. J'ai deux choses à vous proposer : un ou deux épilogues bonus, assez courts, ET/OU une suite, une autre fiction, ou Moriarty va semer le doute dans l'esprit de Sherlock.
Ca vous tenterait :) ?
Reviews? J'espère que cette histoire vous à plu du début à la fin :D
