Voici le chapitre 2, merci pour toutes vos reviews ;) On rentre dans le vif du sujet!
Le lendemain matin arriva bien vite. Bien trop vite au goût d'Elena. Elle demeurait toujours aussi fatiguée que si elle n'avait dormit et pourtant, elle avait disposé de 8 heures pour rattraper son sommeil. La jeune fille étira ses bras au dessus de la tête, plissant les yeux à plusieurs reprises pour s'habituer à la fine lumière du jour avant de se souvenir. Elle était dans la chambre de Damon. Dans le lit de Damon. Elle s'écarta machinalement vers le bord , réalisant qu'ils étaient proches l'un de l'autre, un peu trop peut-être. Il grogna légèrement et elle sursauta de surprise avant de se rendre compte qu'il dormait paisiblement, sans faire semblant cette fois. Elle laissa échapper un petit sourire attendri à la vue d'un Damon dormant comme un bébé, les cheveux en bataille et la bouche entre-ouverte. Il avait ici un air si vulnérable et enfantin qu'on ne pouvait que se laisser attendrir.
Elena se leva discrètement, prenant garde de ne pas réveiller Damon. Elle contourna le lit pour atteindre la sortie, mais se stoppa brusquement à quelques pas de lui. La morsure…se souvint-elle amèrement. Faisant demi-tour, elle avança à pas feutré jusqu'à lui et se pencha un peu, vérifiant s'il dormait toujours. Un petit ronflement sincère le lui confirma. Elle souleva doucement les draps recouvrant son bras et releva le plus délicatement possible sa manche de chemise. Et ce fut avec satisfaction qu'elle trouva son coude presque indemne, le seul souvenir d'une blessure étant une petite cicatrice ronde, de 4 centimètres de diamètre persistant sur sa peau pâle, mais qui ne devrait plus paraître dans quelques heures. Elena souffla de soulagement avant de le recouvrir et de sortir de la chambre pour se diriger…vers celle de Stefan. Le cadet des frères ne quittait son esprit.
Dès qu'elle eut poussé la porte, les souvenirs l'assaillirent. C'était sa chambre…sa pièce qu'on pouvait presque qualifier comme leur chambre. Elle avait dormi tellement de fois ici, à ses côtés, que voir le lit vide et parfaitement en ordre lui fit presque mal au cœur. Il avait occupé cette chambre pendant si longtemps qu'elle ne pouvait s'imaginer qu'il n'y reviendrait peut-être jamais.
Elena referma la porte et se traîna jusqu'au matelas, avant de s'effondrer dessus. L'odeur de Stefan y était encore partout, les draps, les oreillers… Elle se saisit d'un de ses derniers et enroula ses bras autour, s'appuyant contre la tête de lit, inspirant profondément son odeur : légèrement mentholée, un peu d'eau de Cologne… La jeune femme commença sans s'en rendre compte à effectuer un petit mouvement de bercement, d'avant en arrière si bien qu'elle ne remarqua pas tout de suite que des larmes s'étaient échappées de ses yeux pour venir rouler sur ses joues. Elle était si inquiète pour Stefan. Elle croyait avoir perdu assez de gens qu'elle aimait jusqu'à maintenant pour obtenir un répit : Ses parents, Isobel, John, Jenna…puis on lui annonçait que Damon était mourant et quand enfin on l'écartait de la liste des 'personnes en danger de mort' Stefan disparaissait de sa vie. C'était tellement injuste et dur à supporter. Elle serra encore un peu plus fort l'oreiller contre sa poitrine avant de le relâcher, pour s'essuyer les yeux. Ils trouveraient un moyen de le sortir de ce pétrin. Elle renifla une dernière fois, ferma les yeux pour se persuader que tout s'arrangerait, puis finalement jeta un œil au réveil : 9h08. La jeune femme se leva du matelas avec regrets, refit rapidement le lit et sortit, le cœur lourd et les yeux toujours rouges puis se dirigea vers la cuisine. Elle avait envie d'un grand verre d'eau fraîche pour se remettre de sa peine et s'éclaircir les idées.
La jeune femme s'appuya contre l'évier, trempant ses lèvres dans l'eau dont elle venait de remplir son verre. La fraîcheur du liquide glissant dans sa gorge sembla la revigorer quelque peu, et elle engloutit le reste immédiatement, se sentant obligé de remplir à nouveau son verre. Posant ce dernier sur le rebord de l'évier, Elena sortit son portable de sa poche, l'alluma, remarqua au passage que la batterie était presque déchargée, puis elle composa le numéro de Bonnie.
-Allo ? Elena ça va ? répondit celle-ci, la voix encore ensommeillée.
-Pas vraiment commença la jeune fille en se passant la main dans ses cheveux pour les remettre en place.
-C'est Damon ? Je t'assure que j'ai tout essayé et que…
-Non, la coupa Elena en laissant retomber lentement sa main. Non, Damon va bien, il dort. C'est…c'est Stefan déclara-t-elle, des sanglots dans la voix.
-Stefan, répéta la sorcière après un bref silence, signe de son étonnement, alors que l'inquiétude devenait plus véhémente.
- Oui, il est aux prises de Klaus.
Un silence demeura de nouveau au bout du fil, plus long que le premier. Bonnie cherchait ses mots.
-Comment ? Je…que s'est-il passé Je, il… Puis soudain elle se tut, la réponse se dessinant clairement dans son esprit alors qu'elle se souvenait, quelques heures auparavant, lorsque Stefan essayait coûte que coûte de trouver un remède pour son frère et qu'il avait dit…vouloir aller voir Klaus. J'aurais du l'en empêcher ! Pesta-t-elle tout bas, une petite part de culpabilité alourdissant son cœur.
-Il a réussi à sauver Damon mais…en échange il a dû s'offrir à Klaus, expliqua-Elena, alors qu'une larme venait de s'échapper à nouveau de son œil.
-Elena, écoute moi on va trouver une solution, quelque chose et…
-Bonnie, l'interrompit fébrilement Elena. Klaus est un originel, un hybride, mi vampire-mi loup-garou. Il est tout puissant ! Nous n'avons aucune chance et maintenant qu'il a en plus Elijah à ses côtés…soupira Elena, se penchant vers la table pour y poser ses coudes, et en même temps soutenir sa tête sur sa main libre.
-Nous trouverons une solution, tous ensemble…tenta de la rassurer Bonnie, même si l'incrédulité transperçait sa voix.
-Hum hum…souffla Elena en secouant la tête.
-Je…écoute je dois y aller. Je te tiens au courant, tiens le coup Elena.
-Merci Bonnie, ça va aller assura Elena alors que ses jambes tremblantes indiquaient le contraire. A+
-Bye'
Elle raccrocha et fit glisser son téléphone sur le marbre de la table avant de se relever avec difficulté. La jeune femme fit quelques pas pour boire à nouveau une gorgée, mais elle eut à peine atteint son verre qu'il lui échappa des mains et vint se briser dans l'évier, éclatant en milles morceaux, lui arrachant un petit cri. Désemparée, Elena posa fermement ses mains sur le bord du lavabo et s'en servit d'appui, expirant à rythme régulier. Une idée, il fallait qu'elle trouve une idée sûre pour sauver Stefan, sans mettre en danger les autres…
-Elena ? Ca ne va pas ?
Une voix la sortit de sa torpeur, et elle se retourna rapidement pour trouver Damon debout devant elle, portant toujours sa chemise couverte de sueur, arborant un regard inquiet.
-Tu es vraiment maladroite…fit-il remarquer avec légèreté.
Elle ne répondit rien, n'appréciant pas du tout son humour dans une telle situation et ne fit qu'aller chercher la poubelle pour la rapprocher et déposer doucement les morceaux brisés dedans, prenant garde de ne pas se couper.
-Je vais t'aider, lui dit-il en la rejoignant à ses côtés. Ce serait très dérangeant pour nous deux si tu te coupais…
Ils restèrent silencieux un instant, affairés à ramasser les dégâts, Damon se préoccupant surtout des mains d'Elena, sur lesquelles il ne souhaitait voir aucune égratignures : les coupures sanguinolente très peu pour lui…surtout quand le sang appartenait à Elena.
-Tu as l'air d'aller mieux déclara finalement la jeune femme, brisant le silence pesant qui s'était installé.
-Je n'ai jamais été mal fit-il innocemment, lui prenant la poubelle des mains pour aller la reposer à sa place.
-Damon, je sais bien que pour ta fierté tu préfère dire qu'il ne s'est rien passé, que tu n'as jamais rien eu mais…le déni n'effacera rien. Ca n'effacera pas notre baiser pensa-t-elle avec gêne.
-Elena, j'aimerai bien dire que j'ai été malade, ou blessé, mais…je n'ai rien eu. Pas de déni…lui dit-il, une étrange franchise se reflétant dans ses yeux alors qu'il la fixait.
-Très bien, continue comme ça…murmura-t-elle pour elle-même en traversant la cuisine pour sortir, légèrement irrité de son attitude.
-Au fait, Elena ? L'interpella-t-il, un verre déjà à la main alors qu'elle allait remonter les escaliers pour s'habiller puis partir. Elle se retourna :
-Où est Stefan ?
Les yeux de la jeune fille s'agrandirent et elle se tendit immédiatement. Comment osait-il ? Après tout ce qu'il s'était passé entre eux, ces aveux, leur baiser auquel elle n'avait pas encore réfléchit , le réconfort sur le lit, elle pensait qu'elle avait ouvert une nouvelle voie au Damon d'autrefois, celui de 1864 comme il le disait. Le Damon bon ! Mais cette phrase lui laissa penser qu'elle avait finalement redécouvert une couche du même salaud qu'il était, que la gentillesse était encore trop profondément enfouie.
-Qu'y a-t-il ? Il est parti chasser les petits lapins ? lança-t-il encore, la scannant du regard.
-Et tu te crois drôle ! Cracha-t-elle dégoutée, rebroussant chemin à toute vitesse, laissant Damon planté là, au milieu du salon, ne comprenant absolument rien.
-Elena attends !
-Qu'est ce que j'ai dit de mal ? Souffla-t-il pour lui-même en haussant les épaules, faisant quelques pas vers la bouteille de Whisky pour se remplir un verre. Il envisagea pendant un instant de boire sans se soucier d'autre chose mais il ne pouvait pas…il n'entendait que trop bien Elena éteindre et allumer brutalement le robinet d'eau de la douche, respirant fortement. Elle n'allait pas bien et il le savait. Mais bon sang où était son petit frère !
Il reposa son alcool et grimpa à vitesse vampirique à l'étage, frappant à la porte de la salle de bain où il entendait désormais l'eau couler.
- Laisse-moi Damon. Si tu préfère te réjouir, tant mieux pour toi mais je trouverai un moyen de le sortir de là !
-Elena, je suis désolé, je ne voulais pas te…t'énerver mais je ne vois même pas de quoi tu parles ! annonça-t-il.
Il entendit l'eau s'arrêter de couler et la porte s'ouvrit, découvrant une Elena encore habillé, qui n'avait qu'enlever ses chaussures.
-Tu ne vois pas de quoi je parle ? répéta-t-elle en fronçant les sourcils.
-Non ! Non je t'assure s'empressa-t-il de répondre. Je pensais que vous alliez vous rendre à la projection d'Autant en emporte le vent, c'est pour ça que j'ai été surpris de te trouver là. Tu ne trouveras plus de bonne place si tu ne pars pas tout de suite…
-Damon, quel jour sommes nous ? lui demanda Elena soudainement, refermant la porte de la salle de bain pour le regarder avec attention.
-Quel jour ? Tu ne sais plu quel jour nous sommes…pouffa le vampire.
-Non, je le sais très bien ! Toi par contre…
-Arrête un peu…je sais très bien la date du jour.
-Réellement ? Insista-t-elle perplexe
-Oui, réellement. Je…je sais bien où est-Stefan, je blaguais juste. Désolé de t'avoir agacé s'excusa-t-il en se pinçant les lèvres.
Elena garda les sourcils froncés, quelque chose clochait dans son attitude mais elle n'arrivait pas à déceler le problème.
-Elena, je vais bien ! Lui dit le vampire en posant une main sur son épaule, avant de l'enlever quelques secondes plus tard, remarquant que la jeune femme demeurait perplexe.
-Je voulais aller voir Jeremy mais…si tu ne te sens pas bien je peux rester lui proposa-t-elle, redoutant que le remède ne soit que temporairement efficace et qu'elle trouve Damon agonisant à nouveau à son retour.
-Va s'y, déclara-t-il simplement en s'écartant de son chemin.
-Si tu as quoi que ce soit, appelle moi, se sentit-elle obligé de lui rappeler, la perte d'un Salvatore pesant déjà beaucoup dans son cœur, elle comptait veiller sur le second comme jamais, peu importait que ce soit Damon et qu'elle savait pertinemment qu'il ne voudrait pas, et n'avait pas besoin d'être surveiller, elle se devait de prendre soin de lui, pour sa conscience.
Il hocha la tête et elle récupéra ses chaussures dans la salle-de-bain, attrapa son sac à main laissé sur le canapé puis partit sans finalement prendre de douche.
Dès qu'elle eut quitté la maison, Damon alluma la télévision puis zappa sur la chaîne des informations. Le vampire se précipita ensuite vers le calendrier et vérifia la date du jour. Ces yeux durent relire plusieurs fois le chiffre inscrit pour qu'il s'ancre enfin dans son cerveau. Il ôta son doigt qui pointait la date et laissa sa main retomber faiblement le long de son corps tout en secouant nerveusement la tête.
Il remarqua ensuite que sa chemise était particulièrement sale et remplie de transpiration. Souhaitant se changer les idées et en même temps redevenir propre, il se rendit dans sa chambre pour prendre une bonne douche.
Il défit les boutons de sa chemise noire et la laissa glisser le long de son dos, pour finalement atterrir sur le sol. Et c'est lorsqu'il allait enlever son pantalon qu'il la remarqua. Une petite marque en forme d'arc de cercle qui dormait au creux de son coude, sans avoir cicatrisé, ou du moins pas encore. Pourquoi ? Fut la première chose qui lui vint à l'esprit. Comment s'était-il fait ça et pourquoi les traces demeuraient visibles ?
Même s'il détestait être dans l'ignorance, ne pas savoir le pourquoi-du-comment, il mit cette petite découverte dans un coin de sa tête et décida de ne plus y penser. Damon termina de se déshabiller et entra dans la douche, savourant immédiatement la chaleur de l'eau qui coulait le long de sa nuque et de sa colonne vertébrale, lui donnant l'impression d'être débarrassé de tout fardeau, de tout péchés…
Etrangement, malgré l'aptitude revigorante de la douche, une fatigue perpétuelle lui pesait encore et il dut secouer plusieurs fois la tête pour ne pas s'endormir debout. Alors qu'il pensait retrouver enfin sa vigueur, il s'effondra au sol, sa tête heurtant durement le parement de carrelage. S'il n'avait pas été vampire, il se serait certainement évanoui réalisa-t-il horrifié de sa faiblesse. Damon se releva immédiatement, coupa l'eau et s'enroula dans une serviette avant de sortir et de tituber jusqu'à son lit, mais il n'eut pas le temps de l'atteindre qu'il s'écroula par terre et tout devint noir…
Lorsqu'Elena revint le soir, après avoir passé la journée avec Alaric et Jeremy, parlant d'ores et déjà du plan qu'il allait mettre en place pour secourir Stefan, elle fût étonnée de découvrir la maison plongée dans le noir complet et totalement silencieuse. Elle fit quelques pas dans le salon : il était vide, la cheminée n'était pas allumée, un verre de bourbon n'était même pas posé sur la table, attendant d'être bu.
-Damon ? Appela-t-elle l'inquiétude grimpant en elle à la vitesse de l'éclair. Peut-être était-il juste parti se nourrir ? Ou même se balader… Ou peut-être quelque chose de grave était-il arrivé !
Elle marcha à tâtons jusqu'à l'interrupteur et éclaira enfin le salon. Une fois cela fait, elle monta l'escalier à petit pas, se dirigeant immédiatement vers sa chambre.
-Damon, tu es là ? Tenta-t-elle à nouveau, tout en frappant à la porte. Toujours aucune réponse. Décidée, elle poussa la porte et pénétra dans la pièce, elle aussi non-éclairée. Alors que ses yeux s'habituaient doucement à la vision nocturne, elle fit quelques pas dans la pièce. Quand soudain, son pied heurta quelque chose elle trébucha et s'effondra sur le dur parquet d'ébène de la chambre, gémissant lorsque ses genoux heurtèrent le sol. La jeune femme s'assit par terre pour frotter ses jambes meurtries. Puis, elle réalisa qu'elle avait buté sur quelque chose et elle baissa immédiatement les yeux pour y trouver un objet indistinct couinant tout bas. Elle sursauta lorsque la chose se mit à bouger et s'écarta le plus vite possible, cherchant le bouton de l'interrupteur, paniquée.
-Qu'est ce que c'est ? murmura-t-elle tout bas, pour elle-même, en reculant contre le mur le plus proche alors que la forme se redressait péniblement.
-Qui est-ce ? répéta-t-elle en voyant la personne se mettre difficilement sur ses jambes.
Elle se retint de pousser un cri quand l'homme se dressa devant elle. A la lumière de la lune extérieure qui donnait sur la fenêtre de la chambre, elle le reconnut tout de suite et hésita un instant entre un soupir de soulagement ou un cri outré. Trouvant enfin l'interrupteur de la lampe de chevet, elle fit revenir une faible lumière dans la pièce.
-Damon ça va ? je…débuta-t-elle en soufflant un peu avant de remarquer que la serviette qui le recouvrait venait de tomber au sol et qu'il était nu devant elle. Elle posa une main sur ses yeux après que son regard se soit malencontreusement attardé un instant sur son corps et pointa le linge jonchant le sol, s'attendant déjà à une remarque du style : « Oh aller Elena, on n'est plus des enfants pour se cacher les yeux » ou « Apprécie la vue au lieu de l'éviter »
- Couvre-toi ! ordonna-t-elle légèrement énervée. S'il comptait lui faire le même genre de blague inutile que ce matin ca n'allait pas du tout la faire rire.
Elle attendit un instant et lorsqu'elle découvrit sa vue, il venait de se pencher timidement pour récupérer la serviette de bain et l'enrouler à nouveau autour de sa taille.
-La prochaine fois que tu décides de prendre une douche dans le noir, réponds quand je t'appelle ! grommela-t-elle, en le dévisageant. Il avait toujours les yeux baissés, fixant le sol, ses lèvres pincés et ses mains croisés pendant devant lui, comme un petit enfant devant une classe remplie d'élève se moquant de lui. Ce n'était pas une attitude habituelle pour Damon réalisa Elena en atteignant l'interrupteur du plafonnier, à quelques mètres d'elle. Lorsqu'elle alluma Damon recula vivement, comme une bête sauvage à laquelle on présenterait une torche enflammée et alla se tapir contre le mur opposé.
-Je…je, désolé, je…bafouilla-t-il en faisant une visière avec sa main pour se protéger de la lumière éblouissante.
Elena remarqua immédiatement que quelque chose ne tournait pas rond chez lui.
-Tu es sur que ça va ?
Il essaya de reculer encore mais heurta le mur. Elena put le détailler un peu mieux à la lumière : ses cheveux de jais étaient un bataille sur sa tête, ses yeux d'un bleu acier ne reflétaient pas l'arrogance comme d'habitude, mais…la confusion ? Son corps était légèrement couvert de sueur et il empoignait la serviette qui le recouvrait comme s'il tenait entre ses doigts un revolver. C'était à peine s'il ne tremblait pas. Damon n'était pas lui-même !
