Voici le second chapitre ! Petite note :) Pendant un moment les personnages parlent de Dumbledore et Lord Voldemort. Ils sont dans cet univers associés à Dieu & au Diable. Il n'y a pas vraiment de religion dans les livres, mais ils ont Merlin, donc moi j'ai choisit deux autres grandes figures pour remplacer, car je pense qu'avec les siècles cela à évoluer. Enfin voilà pour que vous ne soyez pas perdu.

Merci pour vos review, elles sont très gentils :) J'ai relu le chapitre 1 avec vos remarques en tête et il est vrai qu'il est un peu embrouillé. Je pense le réécrire. J'espère que celui-ci sera moins embrouillé :D


Chapitre 2 - L'enterrement

Où est-ce qu'elle était ? Qu'est-ce qu'elle faisait là ? Une douleur vrilla son crane, non c'était plus comme si quelqu'un s'amusait à serrer un étau autour. Il serrait tellement fort. Elle poussa un gémissement de douleur et puis il y avait ces gens dehors qui criaient. Que ce passait-il ? Lullaby était on ne peut plus perdue. Enfin, pas totalement, il y avait une chose qu'elle savait. Elle connaissait cette chambre. C'était celle d'Andrew, il l'avait fait bien trop souvent venir ici, quand il était petit c'était pour la torturer comme un enfant peut le faire loin du regard des adultes et à partir de l'adolescence c'était d'un autre niveau. C'était quelque chose qui lui faisait regretter les tortures d'enfant d'antan. Donc le fait qu'elle soit dans cette chambre l'inquiétait fortement. Pourquoi l'avait-il laissé endormi ici ? Généralement après l'acte il la jetait à moitié nue dans le couloir. Et puis… elle avait la totalité de ses vêtements sur elle. Non il y avait autre chose. Mais voulait-elle vraiment savoir qu'est-ce qu'était cette chose ? Il y a quelque chose de dérangeant, qui l'empêche de… Oui, elle se souvient maintenant. Elle était en train de s'admirer dans le miroir, quand…

« -Maître ! »

Il fallait à tout prix qu'elle découvre ce qu'il était devenu. Le cœur battant, elle ouvrit la porte et partit en direction du bureau de son maître. Plus elle approchait, plus ce pressentiment que tout était finit augmenter en elle. Il y avait sur sa route les miroirs couverts de tissu noir, pas un seul esclave dans les couloirs, pas un bruit alors que normalement ce soir là une réception était prévue. Tout ce qu'elle pouvait faire c'était courir plus vite, appuyer sur ses jambes pour mieux s'élancer. Elle avait l'habitude de fuir, mais elle n'avait jamais couru aussi vite et rapidement sa poitrine se retrouva être en feu. Mais elle ignorait cette douleur, focalisait sur l'idée de retrouver son maître. Le seul qui lui permettait d'être humaine. Le seul… Ho grand Dumbledore faite qu'il ne soit pas mort ! Que tout ceci soit pour un autre pas pour lui.

« - Hey toi ! Tu fais quoi là ! »

Elle cessa brusquement sa course, se retournant pour voir un homme à l'autre bout du couloir. Il est étranger au manoir. Sinon il saurait qui elle était. Ici tous se connaissait, c'était beaucoup plus simple pour dénoncer les esclaves récalcitrants au maître. Lullaby n'avait pas envie de le rejoindre, elle voulait savoir ce qui était arrivé à son maître. Toutefois quand on est esclave on n'a jamais le choix. Même cette liberté leur ait retiré. La brunette se dirigea donc vers l'homme, tête baissée – un esclave ne doit jamais croiser les yeux d'un sang pur sauf si celui-ci lui demande – et fit une légère révérence avant d'attendre ce qu'il voulait. Il la jaugeait du regard. Trop au goût de Lullaby, comme si c'était un acheteur potentiel. Cette idée lui donna des sueurs froides. L'homme ne semblait pas presser de faire cesser le supplice de l'absence de réponse et son regard brulant glissait sur son corps. Elle détestait lorsqu'ils faisaient ça, elle avait la désagréable impression qu'ils la déshabillaient du regard. Mais elle n'avait pas le droit de faire la moindre protestation, simplement de baisser la tête. Et encore ce n'était pas un droit, mais une obligation. Sinon elle aurait osé relever la tête pour voir qui était-il. Toutefois, elle devait se contenter de ses pieds, il portait des chaussures noires serrés et ciré. Probablement du cuir. Malgré leurs luxes, elle n'avait pas l'air confortable. Il était de toute évidence un riche homme d'affaire ou bien… Non, que ferait le notaire du maître ici ? Pourtant cela ressemble bien au genre de chaussures qu'il pourrait porter.

« - Comment-tu t'appel ? »

Prise dans la contemplation des chaussures de l'homme, elle sursauta lorsque ce dernier lui posa la question. Ce n'était non pas le fait qu'il la sorte d'une quelconque rêverie, mais il avait une voix qui lui rappelait avec inquiétude le notaire du maître. Froide et dont on sentait le mépris suinté. Elle releva la tête par inadvertance pour pouvoir voir son visage et être bien certaine que c'était lui. Lourde erreur, elle venait de croiser son regard d'acier froid et méprisant. Elle baissa la tête, tendit qu'une rougeau désagréable s'emparait de son visage. Montrant qu'elle était bien consciente de sa position. Elle fondit donc en excuse, s'excusa pour son impertinence, dit qu'elle le fera savoir pour être punie et toutes les autres formules que tout bon esclave et censé appliquer à la lettre, mais qui étrangement évite toujours au dernier moment. On raconte qu'autrefois les anciens esclaves – ceux qui n'étaient pas humains – ce punissaient réellement eux même. Lullaby était bien heureuse de ne pas appartenir à cette époque.

« -Et bien ! Cesse de te répandre en excuse et dit moi qui tu es ! A moins que tu sois trop stupide pour cela ? Cela ne m'étonne pas d'une sang de bourbe.
- Lullaby monsieur.
- Lullaby… Lullaby… »

Soudainement l'homme saisit brutalement le bras de la jeune femme d'une poigne de fer. Cette dernière oubliant toutes règles leva de grands yeux d'incompréhension envers ce dernier. Son regard n'était pas empli du désir qu'habitait celui d'Andrew, mais d'une satisfaction cruel qu'elle ne pouvait saisir. Elle ne connaissait que le prénom de cet homme, Lucius, que pouvait-elle lui avoir fait ? Elle osa pousser de faibles protestations et des questions impertinentes pour une fille comme elle qui furent rapidement tues par un sort. Mais elle ne comprenait pas, il n'avait pas le droit… Elle ne lui appartenait pas… Son bras lui faisait mal à cause de sa poigne de fer et le fait qu'il ne cessait de la tirer brutalement n'arrangeait en rien à la douleur. Que lui voulait-il ? Ils passèrent des couloirs, des escaliers, des pièces en tout genre pour finalement arriver dans le grand salon où tous étaient réunis. Les esclaves étaient dans un coin, tous au regard terrifié, même la Grosse Dame, elle si fière d'habitude avait la tête baissée. Il y avait aussi de nombreux sang pur, certains faisait parti de la famille proche, d'autres étaient des amis du maître, il y avait aussi ses associés, ainsi que des inconnus. Tous affichaient le même mépris sur le visage et cette tristesse hypocrite. Seule Guenièvre semblait avoir une peine sincère, elle sanglotait silencieusement dans un coin. Un acte déshonorant pour une sang-pure, elle ne devait en effet montrer ses émotions en publique, alors pleurer ! Et puis il y avait Andrew, ce démon envoyé par Lord Voldemort lui-même pour lui pourrir la vie. Mais ce n'était pas de la peine qui se lisait sur son visage, c'était plus de la surprise… De la déception ? Non, il lui semblait qu'il était agacé par quelque chose qui ne se passait pas comme prévu. L'avocat dû surprendre son regard, car il lui baissa violemment la tête. Un autre mauvais point pour elle, une esclave ne devait pas observer son environnement avec curiosité comme elle venait de le faire.

« - Et bien Lucius, ne nous ramènes-tu pas la criminelle ? »

Criminelle ? Pourquoi Andrew disait qu'elle était une criminelle. Elle avait toujours fait ce qu'une esclave devait faire et bien plus. Son seul crime devait être de paresser au lit. Rien d'autre.

« - Oui, la sotte ne s'est pas enfuit. Je l'ai surprise en train d'aller vers le bureau de feu Lupin. Probablement pour dérober quelques objets de valeurs.
- Je ne voulais pa-
- Si ! Si elle voulait voler la baguette du maître puis rejoindre l'Ordre ! Elle me l'a dit, elle m'a tout raconté !»

Des murmures suivirent la déclaration de Peter. Lullaby jetât un regard d'incompréhension à son meilleur ami. Enfin, maintenant son ex-ex- meilleur ami. Elle le dévisagea surprise d'un tel acte. Il lui avait juré que plus jamais il ne la trahirait ! Non là c'était pire qu'une trahison, c'était une condamnation à mort ! Elle comprenait tout maintenant, ces regards méprisants, mais aussi inquiets dans sa direction. Cette façon de la traitait comme une criminelle. Ainsi le maître était mort. Finit. Tout était finit. Son seul protecteur avait disparu. Non, il était bien plus qu'un protecteur. Et on pensait qu'elle l'avait tué. Elle. Probablement celle qui l'aimait le plus. Pourquoi Peter avait fait ça ? Pour un espoir de reconnaissance probablement, rien de plus, peut-être par jalousie. Il pensait peut être qu'il obtiendrait de l'argent, de la prestance ? Il ne pouvait pas espérer plus que ça. Mais est-ce que tout ceci était plus important que sa propre vie ? Il savait ce qui arriver aux esclaves rebelles, ils étaient tous condamnés à mort. Mais elle, c'était bien pire qu'une simple rébellion. On pensait qu'elle avait tué son propre maître ! Son destin était maintenant tout tracé, on l'emmènerait au QG de l'inquisition, la maison du Jeu du Sort, là où l'on décidait de ce que vous alliez subir comme torture avec un jeu de dés. Ensuite après lui avoir posé des questions auquel elle apportera des réponses fausses faute de pouvoir dire la vérité et espérant qu'on cesse enfin tout cela. Elle subira un jugement factice au tribunal. Le juge sera probablement la célèbre Dolores. Connu pour sa particularité d'enchaîner les procès d'esclave rebelle, criminel, annonçant des sentences toujours plus terribles. Elle, elle aura le droit probablement au baiser. Bien pire que la mort. Elle vivra dans une terreur éternelle, sans espoir, sans amour, sans rien. Non, c'était pire que le vide, pire que le croquemitaine, c'était imaginable. !

« - Silence ! Qui nous dit que tu dis la vérité ? Tu as trahit l'une des tiens, qu'est-ce qui nous prouve que tu n'es pas en train de trahir. »

Tous regardaient le petit-fils de Teddy Lupin avec surprise. En particulier Lullaby. Comment lui, connu pourtant pour être cruel avec les esclaves, pouvait-il défendre la principale suspecte du meurtre de son grand-père ? Après tout, tous les faits se retourner contre elle, elle était seule avec lui, elle lui a apporté son petit-déjeuner et n'a prévenu personne. De plus personne ne l'avait vue jusqu'à Lucius l'avocat de feu Teddy l'amène ici. Nombreux pensèrent que sa fiancée avait finalement déteint sur lui. L'amour que cette dernière portait aux nés-moldus était tout simplement indécent ! Mais les esclaves qui connaissait la relation qu'entretenait Lullaby et Andrew s'étonnèrent qu'il la défende simplement parce qu'elle était sa catin personnelle. Certaine furent jalouse, coucher pour avoir la protection d'un sang pur ne les gênaient absolument pas. Au contraire, elles enviaient la pauvre Lullaby pour cela. Pour cette dernière c'était autre chose, il y avait des dizaines d'esclaves avec qui il pouvait coucher sans aucun problème. Alors pourquoi la protéger ? De plus il allait bientôt se marier, malgré son aire candide, Guenièvre était réputée pour sa jalousie et sa possession, jamais elle n'accepterait que son mari ait des maîtresses. Non, il y avait autre chose…

« -Je connais bien les esclaves de mon grand-père et je sais que notre cher Peter est prêt à tout pour récolter ne serais-ce qu'une once de gloire. Je me propose donc d'interroger personnellement cette esclave. Je sais que mon grand-père détestait les jugements hâtives et serait peiné qu'une jeune innocente soit condamné à la place du vrai criminel. »

Un murmure d'approbation parcourut la salle. Bien que derrière ces paroles se cachaient une curiosité ardente de s'avoir plus sur la raison qui poussait le rejeton Lupin à vouloir protéger cette fille. Toutefois on ne dit rien, on ne disait jamais rien, du moins pas devant. Tous attendaient avec impatience qu'Andrew sorte avec Lullaby. Sauf cette dernière qui était inquiète du sort qui l'attendait. Mais ce n'était pas Andrew qui l'inquiétait vraiment là, c'était plutôt Guenièvre. Le regard noir qu'elle posait sur elle lui rappelait que malgré sa jovialité et l'amicalité dont elle faisait preuve vis-à-vis des né-moldus qu'elle était une sang pure. Ho, elle ne s'inquiétait pas au sujet que Lullaby lui vole sa place de fiancée, mais plutôt celui d'amante. Même si certains n'hésitaient pas à comparer les relations esclaves/sangs purs à des relations zoophiles. Nombreux étaient les sangs purs qui avaient des relations avec les nées-moldus. Certaines d'entre elles avaient la chance de devenir la favorite de leur maître, relation privilégié mais qui finissaient souvent par la mort de l'esclave en question. Les épouses n'appréciaient pas vraiment de voir leur mari rechignait d'avoir des relations avec elle, et ensuite forniquer en toute tranquillité avec leurs maîtresses. Le meurtre était donc la façon la plus simple de se débarrasser de ces dernières. Et pour la plus grande crainte de Lullaby, il semblait que Guenièvre semblait faire partie de ce genre de femme. Il se racontait que parmi les esclaves empaillés chez elle, certains avaient provoqué sa colère. Cela allait à celui qui avait renversé le thé, à celle qui avait piqué son amoureux lorsqu'elle avait 5 ans, en passant par celle qui en avait asse d'être traité comme un animal de compagnie.

« - Si demain vous retrouvez mon cadavre et bien vous aurez la certitude qu'elle est la criminelle ! »

Quelques rires nerveux fusèrent dans la pièce, un sourire s'attifait s'étira sur les lèvres d'Andrew. Il aimait avoir le contrôle sur le monde. Il ignora donc le regard furieux et les lèvres pincés de sa très chère fiancée. Entrainant à sa suite Lullaby, il marchait d'un vif et sautillant. Si on oubliait les circonstances on pourrait pense que quelqu'un venait de lui annoncer une très bonne nouvelle. Mais ca poigne de fer démontrait le contraire. Il la serrait fort, trop fort. Pas qu'il fasse attention lorsqu'il la trainait d'habitude. Toutefois cette fois fois-ci c'était vraiment douloureux. Elle retint de pousser un gémissement de douleur. Elle avait peur, il l'entrainait plus bas, toujours plus bas. Dans les sous-sols, là où il y avait la salle de torture. Cette dernière n'avait pas été utilisée depuis des années. Toutefois elle avait l'impression que bientôt elle serait de nouveau en vigueur. Plus ils approchaient, plus son cœur battait fort, ses jambes devenaient flageolantes, maintenant elle ne pouvait plus le suivre. Il l'a tiré de force, ses pieds ne faisaient que trébucher. Toutefois ils n'entrèrent pas dans la salle de torture, ils passèrent à côté, pour allez toujours plus loin. Enfin ils arrivèrent à un cul de sac. Andrew lâcha l'avant bras de la jeune femme et frappa plusieurs pierres avec sa baguette magique. Et là sous les yeux ébahit de cette dernière le mure se démontât pour se reconstruire en une forme d'arcade. Un petit sourire moqueur était présent sur les lèvres d'Andrew, elle ne s'étonnait d'un rien ! Il était courant maintenant que les vielles demeures et un accès personnel au chemin de traverse ou autre lieux magiques. Cela permettait aux habitants d'éviter de prendre la poudre de cheminette qui était maintenant très peu utilisée.

« - Ne lâche surtout pas main, pas un cri, pas un bruit, tu me suis, tu souris et si tu fais la moindre chose qui me déplait tu regretteras amèrement le fait que je t'ai sauvé la mise. Tu as déjà fait asse bien de bêtises. »

Sa voix était cruelle et grondante, telle la bête dans son cauchemar. Elle secoua la tête lentement, bien décidée de suivre dès lors ce qui lui demandait. Elle plaqua sur son visage son faux sourire, sourire que l'on demandait d'avoir à chaque instant lorsqu'elle servait des sangs-purs. Modeste et sincère. Après des années d'entrainement il venait sur commande. Par contre s'empêchait de regarder tout autour d'elle, lutter contre ce désir de flâner et s'efforcer de suivre le pas rapide d'Andrew malgré les merveilles nouvelles qui l'entouraient était difficile. Elle qui n'avait jamais quitté le manoir ! Elle en oubliait presque la situation dans laquelle elle se trouvait. Elle s'inquiétait pourtant, elle se demandait où Andrew l'amenait. Ils avaient maintenant quitté le chemin de traverse, la ruelle dans laquelle ils étaient dorénavant et petit, froide et écœurante. Rat et mendiant cohabités ensemble dans des éléments qu'elle ne voulait pas connaître la nature. Au coin de la rue une vielle femme aux dents édentés vendait des… ongles humains. La magie avait disparu, mais maintenant que la véritable face de la magie apparaissait tout ce dont elle avait envie c'était de fuir. Elle avait cessé de regarder de tous les côtés. Serrant à son tour la main d'Andrew avec inquiétude. Il lui jetât un regard étonné, ce n'était pas tous les jours qu'une esclave s'accroche à lui ! Mais il fut rapidement remplacé par un sourire méprisant. Toutefois il ne fit aucune remarque à ce sujet et se contenta de la faire entrer dans ce qui ressemblait à un hôtel. Malgré le fait qu'il se trouve dans un endroit plutôt miteux, l'intérieure n'était pas désagréable. Celle qui semblait la maîtresse des lieux approcha en courant d'Andrew, mais s'arrêtât d'un signe de tête de sa part.

« - Faites en sorte que personne ne rentre dans ma chambre. Je veux que vous ne parliez à personne.
- Bien monsieur. »

Il était clair qu'Andrew venait ici régulièrement Pour quelle raison venait-il ici ? Lullaby ne put retenir un regard curieux, mais il ne jugea pas bon de lui donner la moindre explication, après tout elle n'était qu'une sange de bourbe ! Il se contenta de monter les escaliers d'un pas assuré, montrant qu'il savait où il allait. Ils montèrent, toujours plus haut. Jusqu'au dernier étage, puis ils traversèrent un couloir, un long couloir. Au bout se trouvait une chambre. Andrew la jetât brutalement sur le lit sans un mot.

« - Tu resteras ici, ne te fais connaitre de personne. En fait ne sort même pas de la chambre, je reviendrai ce soir. Après l'enterrement.
- Andrew ! Qu'est-ce -»

Mais il ne sut jamais ce qu'elle voulait dire, il avait transplané au manoir. Il était temps de mettre son plan en action. Ouvrant brutalement les deux portes qui menaient au grand salon tout se tournèrent vers lui. Des visages avides de connaître ceux qui venaient de se passer s'étalait devant lui. Il prit cet air peiné et poussa un lourd soupire.

« - Elle n'était pas… coupable. Mais elle ne pouvait pas vivre sans son maître. Elle s'est donc donnée la mort. »

Un silence de mort envahit la pièce, il y avait de la surprise, de la tristesse et du dégoût. C'était déjà arriver que des esclaves se donnent la mort suite à la disparition de leur maître. Toutefois ceci était rare. Aussi l'annonce d'une telle nouvelle fut un choc pour tous. Un sanglot brisa le silence qui pesait sur la salle, c'était la Grosse Dame, elle ne cessait de sangloter en murmurant des paroles inaudibles dont on ne pouvait entendre que jeune... pourquoi et étrangement, adorable. Même Peter, celui qui avait trahit par deux fois son amie, qui avait consciemment menait cette dernière à la mort semblait sincèrement peiné par la disparition de cette dernière.

« - Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, cet après-midi se déroulera l'enterrement de Teddy Lupin, mon grand père, au mausolée familiale. C'était un grand homme ! Et il m'attriste de le voir partir seul, aussi ais-je pris la décision en tant que légitime successeur que tous les esclaves de m'ont grand-père soit enterrés avec lui. Ainsi tels les pharaons de la grande Egypte, mon grand-père ira dans le royaume des morts en compagnie de ses serviteurs. »

Des glapissements d'horreurs se firent entendre du côté des esclaves. Ceci n'était pas interdit par la loi, étant considérés comme de simples objets les enfermer avec leur maître décédé n'apparaissait pas comme immoral. Certains arrivaient à s'enfuir, mais c'était dans des familles modestes qui s'accrochés désespérément à une gloire d'antan. Il était impossible de s'enfuir du mausolée des Lupin. Après la disparition du grand héros, la famille Lupin n'avait cessé de monter en puissance usant de la prestance de leur ancêtre et de son rôle dans la guerre contre Voldemort. Aujourd'hui, elle faisait partie d'une des plus puissantes familles de l'empire d'Angleterre. L'annonce d'Andrew sonnait donc comme une mise à mort pour tous les esclaves. La terreur se lisait sur leur visage, toutefois personne ne faisait un geste, pas une seule protestation. Au contraire, tous semblaient approuver. Même Guenièvre trouvait la décision de son fiancé très noble et faisait honneur à son grand père.

« - Je ne peux pas en faire partir ! Vous m'aviez promis ! Vous m'aviez promis que si je vous disais qui est-ce qui avait tué le maître je serais libre ! »

En quelques paroles malheureuses, Peter avait réussit à se mettre à dos toutes personnes présentes dans la pièce. Les regards qui convergeaient vers lui allaient du dégoût au mépris. Dans ce genre de situation, il était de mise de ne pas faire bande à part et au contraire de se serrer les coudes entres esclaves. Toutefois Peter était probablement le plus beau spécimen du genre humain : chacun pour soit. Ceux qui étaient proche de lui se reculèrent, dégoûter de côtoyer un tel être. Les sangs purs avaient eux un demi-sourire sur le visage, du moins pour la plupart. D'autres étaient outrés d'un tel comportement et malgré la règle d'impassibilité du visage qui régnait sur la vie sociale, ils ne pouvaient s'empêcher d'afficher un air surpris et dégoûter à la fois. Certains d'entre eux reculèrent, comme s'il était touché par une étrange maladie contagieuse qui pouvait à tout moment les toucher.

« - Et bien Monsieur Andrew Lupin est l'unique successeur de Monsieur Teddy Lupin. Il a donc tous les droits. »

La voix de Lucius venait de glacer le sang de plus d'une personne dans l'assemblée et pas seulement des esclaves… Ce n'était pas une simple affirmation qu'il venait d'annoncer. Mais bel et bien une condamnation. Lucius était connu pour être non seulement le notaire de la famille Lupin, mais aussi comme l'avocat personnel d'Andrew. Autrefois, Andrew n'était pas le seul successeur de Teddy Lupin. Mais étrangement ils avaient tous disparu les uns après les autres. Lucius avait réussit à chaque fois à innocenter Andrew malgré les nombreuses preuves qui l'inculpaient. Soudainement Andrew s'enfouit le visage dans ses mains, se mettant à pleurer ou dû sembler pleurer…

« - Comment… Comment peux-tu oser ? Rien que penser… Je… Moi qui pensais que les esclaves de mon grand père lui étaient fidèles ! Je découvre avec honte que ce ne soit pas le cas. »

La haine s'afficha sur le visage de Peter, mais il n'avait jamais était asse courageux pour tenir tête à quelqu'un, il ne faisait que suivre et trahir. Il se contenta donc de reculer devant la voix haineuse d'Andrew. Qui pouvait penser qu'un tel ange puisse se montrer d'une telle cruauté ? Guenièvre fit un pas en avant, elle comprenait ce pauvre Peter et voulait prendre sa défense. Même si elle approuvait le fait que les esclaves leur maître dans la mort. N'avaient-ils pas le droit d'avoir peur ? Et se montrer si cruel était… Mais Andrew l'a dissuada d'un simple regard. Alors elle ne dit rien et fit comme tous les autres. Cette scène n'échappa pas au regard perçant de Blake. Voir son amante ainsi humiliée, alors qu'elle appartenait à la plus puissante famille de l'empire de l'Angleterre lui donner la rage. Mais sa famille n'était dans la haute que depuis peu, de plus ils n'étaient que des serviteurs en fin de compte. Et malgré le fait qu'ils possèdent leur propre blason : noire et blanc avec le Sinistros, ils n'avaient absolument pas le droit de tenir tête aux sangs-purs. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était d'éviter plus de désagrément à sa belle et de détourner l'attention des personnes présentes.

« - Monsieur Lupin, puis-je emmener les esclaves pour les préparer ? La cérémonie pourra ainsi commencer dans deux heures.
- Faites, faites mon ami. Quant à vous cher invités, je vous propose un repas léger avant la cérémonie. N'ayant point peur de la mort et fêtons là au contraire en faisant grâce au dernier repas préparé par ces esclaves. »

Des applaudissements polis accueillirent la déclaration, tous avaient le regard sur Andrew. Ils étaient impatient de voir ce que ferais ce dernier. La relation belliqueuse entre Andrew et Blake était connue de tous. Andrew n'avait jamais apprécié les nouveaux sang-purs comme il les appelait, mais Blake avait la particularité de l'agacer à tourner ainsi autours de Guenièvre. Non qu'il aime Guenièvre, mais son mariage avec cette dernière lui permettait de monter socialement et d'atteindre son but. Le fait Et qu'elle ait un amant ne le dérangeait pas dans la chose même, mais ce Blake avait de l'ambition. Et depuis des siècles les relations amoureuses et les affaires politiques étaient étroitement liés. Toutefois il ne fit rien, se contentant d'attraper la main de sa fiancée et l'emmena avec les invités à sa suite dans la salle un demi sourire sur les lèvres.

Blake les regardas partir en direction de la salle. Il ne pouvait rien dire, seulement se tare et regarder. Il s'inclina légèrement devant le couple qui passait devant lui, croisant le regard d'excuse de Guenièvre, son cœur rata un battement à la vue de sa belle. Jamais il ne pourrait posséder la femme qu'il aime. Il devait se contenter d'être son amant. Enfin tous les sangs purs disparurent, Blake se tournant vers les esclaves leur fit signe de les suivre. Il détestait les enterrements de ce genre. Cela faisait bien des années que sa famille n'avait pas enterré d'esclaves en compagnie du défunt. Son père n'avait jamais eut cette chance, quant à lui c'était sa première fois. Il n'arrivait pas à comprendre comment même Guenièvre pouvait accepter ça ! Parmi ces pauvres êtres il y avait même des enfants qui ne comprenaient rien à ce qui leur arrivait. Teddy Lupin n'aurait jamais accepté cela. Il jetât un regard aux enfants, autant les adultes il s'en moquait un peu, mais des enfants. Peut être qu'il pourrait les faire fuir ?

« - Monsieur. Dites moi que tout ceci est une mise en scène et que… et que nous n'allons pas mourir. »

Il regarda avec tristesse cette pauvre femme. Tout ceci était la faute d'Hermione Granger. Elle avait réussit à libérer les elfes de maison, mais on les avait rapidement remplacé par des nés-moldus... Il aurait bien aimé leur sauver la vie, en particulier les enfants. Toutefois avait-il vraiment le choix ? C'était lui ou eux. Peut-être pourrait-il au moins sauver les enfants ? Non, non il n'avait pas le choix, Andrew le verrait et il en serait finit de lui, tout comme il serait finit de ces esclaves. Il se contenta donc de rien dire emmenant les esclaves jusqu'au mausolé. Ils entrèrent les uns après les autres, ils ne savaient pas trop quoi faire. Certains d'entres eux pleurer, d'autre rester amorphes et puis y avait ceux qui trainait de force Peter. Ce dernier se débattait, lui seul semblait vraiment vouloir s'enfuir. Mais les autres étaient biens conscients que c'était inutile. Se battre contre un sorcier ? Même s'ils étaient en supériorité numérique, ils se feraient forcement attrapé. Et puis c'était un ordre, on ne désobéissait pas aux ordres. Les nés moldus avaient en effet cette étrange capacité à suivre tous les ordres, tel que les elfes de maisons, même si cela leur coûtait leur vie. Il jetât un sort et des chaines magiques attachèrent les esclaves. Son cœur se déchira quand il entendit les cris de supplication. Mais sa famille était maudite, ils étaient le sinistros en personne et annonçaient la mort. Il vérifia les chaînes, faisant attention que tous étaient bien attachés. Tout se passait bien, du moins jusqu'à ce qu'une petite main attrapa son poignet. C'était une petite fille blonde, elle avait un long cou et un visage peu gracieux.

« - Monsieur. Je vous en pris sauvez ma sœur, c'est moi la sorcière, pas elle… Elle, elle n'est qu'une moldue.
- Pets, je t'en prie ne ment pas.
- S'il vous plait, sauvez là, elle est normale ! Elle n'est pas un monstre, pas comme moi.
- Pets ! »

Ce qu'il détestait dans ce boulot c'était d'enterrer des enfants, mais de devoir les enterrer vivants. Il déglutit. Les deux petites filles étaient sœurs de toutes évidences et cela se voyait que la dénommée Pets mentait. C'était de la rouquine qu'on sentait une puissance magique, pas d'elle. Mais il ne pouvait rien faire. Tout sauf… Il sortit une fiole de sa poche et la tendit à la blondinette.

« -Si personne ne vient, fait en boire une gorgé avec ta sœur, avant d'en boire toi aussi. Je suis désolé je ne peux rien faire de plus pour vous. Tout ce que je peux faire c'est que vous ne souffrez pas. »

Après un soupir de désespoir il sorti à toute vitesse, honteux, fuyant. Sa situation était au final aussi minable que les esclaves. Il n'avait pas le choix, mais au moins était payé et avait une liberté, illusoire certes, mais peut être plus que le reste de la population qui étaient eux aussi condamné à suivre la vie qu'on leur avait imposé dés leur naissance. Il pressa le pas, il avait entendu les premières paroles du mage. La cérémonie avait commençait. Se glissant discrètement dehors, il posa une fiole de poison suffisante pour tous les esclaves à côté du mausolée. C'était à Andrew de décider s'il la leur donner ou non. Toutefois il doutait fortement qu'il le ferait, c'était pour cette raison qu'il avait donné cette mini fiole à la moldue blonde. Maintenant il était temps de partir pour lui et de ressortir cette vielle potion de famille qui permettait d'oublier les évènements. Sans cette potion, il serait incapable de vivre la conscience tranquille. Qui le serait après tout ? Enfin, mis à part ces sangs-purs pour qui les esclaves ne sont rien. Au final, même Guenièvre qui se présentait comme une protectrice des nés-moldus était comme eux. Elle n'était pas différente. Peut être était-il temps de mettre un terme à leur relation ? Mais il ne savait pas s'il avait vraiment le droit d'en décider. Et c'est sur cette pensée pleine d'inquiétude qu'il transplana chez lui.

Blake ne pouvant pardonner Guenièvre de n'avoir rien fait alors qu'elle avait le pouvoir, la quitta après l'enterrement. On le retrouva mort quelques jours après qu'il lui ait annoncé. Ou du moins comme mort, son corps était encore vivant, mais son esprit avait disparu. Cependant ceci est une autre histoire.


Merci d'avoir lu et j'espère que ca vous a plu :D

u.u ca rime