Et hop, hop, on arrive au chapitre 6 :D Et pour ceux qui lisent aussi mes O.S un nouveau a été publié : Une chance sur deux. Je n'ai plus qu'à vous souhaiter une bonne lecture !
Chapitre 6 - Espoir et désespoir
Comme à son habitude Lullaby n'était pas du matin et se levait était pour elle une torture. Aussi quand elle décida vraiment à s'éveiller, elle était seule dans le lit. Du moins seul avec ce mot que lui avait laissé Harry. Elle poussa un léger soupir, elle faisait tout de travers. Lui raconter ses maux, lui ouvrir ses sentiments, rester endormis au petit matin alors qu'elle devait se lever avant lui pour être prête à le servir. Mais non, lui l'avait laissée dormir. Un doux sourire s'étala malgré elle sur ses lèvres, elle se sentait heureuse. Oui, elle était heureuse, car il avait prit la peine de lui expliquer qu'il était partie à la banque et qu'il avait retrouvé des vêtements féminin qui semblait être à sa taille. Elle n'arrivait pas à comprendre comment il pouvait être si attention, si sympathique avec elle. Même le maître qui l'aimait beaucoup, la considérait parfois même comme sa fille en privé, n'avait pas eut autant d'égard vis-à-vis d'elle. Mais il était ainsi, car il était encore sous le choc des cultures, bientôt tout redeviendra comme avant. Elle poussa un soupire et saisit l'une des tenues. C'était les anciennes tenues de la fille du maître, elle avait dû les abandonner ici lors de son mariage. Lorsqu'elle était petite, elle avait toujours rêvé de pouvoir porter les mêmes tenues. Et bien maintenant c'était possible ! Avec un petit cri de joie, elle enfila la robe. Toutefois le sourire de son visage disparu rapidement, le remord la saisissant. Elle devrait avoir honte, elle n'était qu'une esclave et elle portait une telle tenue. Et puis se réjouir alors que son maître était mort… Par Merlin, elle était une fille indigne, elle était…
« - Vilaine fille ! Ho ma pauvre mère aurait honte de moi si elle me voyait ! »
Mais cette robe était si magnifique ! Elle dansait avec, ayant l'impression d'être une princesse ! Avant que le remord la reprenne. Non, elle abusait de tout ce que le maître lui offrait. Elle devrait avoir honte ! Et ceci continua toute la mâtiné. La née-moldue allait de joie à sautait, partout, à un désespoir et était habitée par une telle honte en une fraction de secondes.
Pendant ce temps, Harry était partie à la banque en compagnie d'Andrew. Se dernier s'était étonné de voir que c'était Harry et non Lullaby qui avait ouvert la porte. Toutefois Harry lui avait clairement fait comprendre qu'il n'était pas question de traitait la jeune fille comme une esclave. Andrew n'avait pas fait de remarques, mais la tête qu'il faisait disait tout. C'était donc dans une ambiance pesante qu'ils s'étaient transplanés dans quartier magique de Londres.
« - Nous voici dans le quartier magique, une protection magique réside tout autours empêchant les moldus d'y entrer. Il y a le ministère, la banque et… Harry où allez-vous ? »
Harry avait cessé d'écouter Andrew depuis un bout de temps, ces yeux étaient fixés sur une potence. Un jeune garçon, à peine douze ans, qui gardait la tête haute malgré la peur évidente qui l'habitait était dessus. Tout autour la foule s'amassait avec un plaisir évident, comme s'il n'y avait pas de spectacle agréable. Harry s'avança et demanda à une ménagère qui semblait toute émoustiller face au spectacle qui allait venir.
« - Excusez-moi madame, qu'à donc fait ce garçon pour mériter un tel traitement.
- Ho c'est un rebelle ! Cela fait un bout de temps qu'ils n'en avaient pas attrapé.
- Merci… »
La voix de la femme était joyeuse et trépignant d'impatience. Pris d'un soudain haut de cœur, Harry recula et ne put s'empêcher de détourner le regard. La première idée qui lui vint à l'esprit était d'aller sauver ce garçon, mais Andrew qui avait prévu une telle réaction de la par d'Harry – beaucoup trop faible à son goût – lui saisit le bras et l'entraina à sa suite pour le faire entrer de force dans le ministère. Il ne le relâcha qu'une fois arrivée au guichet réservé au sang pur.
« - Bonjours messieurs, que puis-je pour vous ?
- Pourquoi avez-vous fait ça ? Ce garçon n'avait même pas douze ans ! Comment pouvez-vous…
- Excusez moi Mademoiselle mon ami est un peu perdu, Harry nous en parlerons plus tard. Écoute-moi où il arrivera la même chose à Lullaby.»
A cette simple menace Harry devint blanc. L'idée de voir ce garçon mourir le répugnait, mais ce n'était rien à coter de cette simple menace. Et même s'il n'avait pas certitude qu'Andrew soit vraiment capable de le faire, il n'avait pas envie de mettre sa parole en doute. Elle comptait trop pour lui. Il se contenta donc de lui jeter un regard noir et se tourna vers la jeune guichetière qui lui adressa un sourire commerciale. Mais Harry furieux contre Andrew se contenta de darder du regard la pauvre guichetière, refusant de dire quoi que ce soit. De toute façon, que pouvait-il dire ? Ce fut donc Andrew qui prit tout naturellement les choses en mains.
« - Voici Harry Potter, il est enfin sortit de son sommeil.
- Harry Potter… Le Harry Potter.
- Super ca recommence ! »
Andrew jetât un regard noir à Harry qui venait de marmonner dans sa barbe. Ce dernier était agacé de sa célébrité, il avait espéré que cela cesse malgré ce qu'Andrew lui avait dit. Mais au contraire, la jeune femme avait bondit de sa chaise pour aller chercher son supérieur. Un gros homme arrivait à sa suite, le visage rouge et couvert de sueurs.
« - Vous… vous êtes Harry Potter ? Le vrai Harry Potter ?
- Absolument ! C'est le vrai Harry Potter !
- Bien, bien, bien, il faut faire des tests ! Je m'en excuse, mais… Il y a beaucoup de charlatans qui courent les rues et vous… Par Merlin ! Suivez-moi messieurs. »
Il leur fait signe de les suivre dans son bureau, Andrew affichait un air satisfait, son moment de gloire était enfin venu ! Le bureau était grand, mais le désordre qui y régnait donner l'impression d'entrer dans un placard. Le gros homme déplaça d'un coup de baguette magique les dossiers présents sur les sièges et invita les deux sangs purs à s'assoir.
« - Je me demande où il est… Ah le voilà ! Cela fait des années qu'on ne l'a pas ressortit, je ne sais pas si c'est en état de marche. »
L'homme posa sur la table une grosse machine. Harry fronça les sourcils, il connaissait cette machine mais où l'avait-il vu ?
« - C'est une ancienne machine d'enregistrement de baguettes. Elle était utilisée pour la sécurité autrefois à l'époque. Elle permet de reconnaitre le propriétaire de la baguette et si cela qui la est bien son propriétaire. »
Harry hocha la tête, indiquant qu'il avait compris. Il se souvient maintenant, il avait vu cet instrument lors de son procès. Sous les yeux émerveillés d'Andrew et du directeur du service des enregistrements des sangs purs, Harry sortit sa baguette et la posa au centre de la machine. Des fils dorés en sortirent entourant d'abord le poignet d'Harry avant de s'infiltrer sous sa peau. Un bout de parchemin sortit de la machine et les fils disparurent.
« - Par Merlin… Vous êtes le vrai Harry Potter ! Vous… Merlin. Il faut prévenir le ministre de la magie ! La presse ! La -
- Hors de question. »
La voix froide d'Harry avait coupé l'homme dans son élan. Ce dernier secoua la tête, il en avait asse de toute cette célébrité.
« - Je ne veux pas que la presse soit prévenue. Le ministre de la magie s'il le faut vraiment, mais je ne veux plus la célébrité.
- Mais…
- Monsieur Potter a tout à fait raison, la célébrité qu'il connait n'est rien comparé à celle d'aujourd'hui. C'est pour cela que je suis son porte parole.
- Son porte parole ?
- Oui, c'est mon porte parole, je veux juste que 'on me fiche la paix !
- Vous ne voulez pas rencontrer le ministre ? »
L'homme le regardait avec un regard étonné, Harry se contenta de poussa un soupir agacé qui amusa Andrew.
« -Je rencontrerai le ministre pour Mr Potter.
- Mais…
- Bien nous vous laissons faire le reste. Au revoir.»
Il tendit la main, indiquant par là que la conversation était définitivement close. Harry jetât un regard reconnaissant à Andrew. Bien que l'idée d'avoir un porte-parole tel que lui ne lui plaisait pas vraiment, cela le rassurait quelque peu de ne pas avoir faire face à ces hordes de sorciers. A peine étaient-ils sortis du bureau, que l'homme envoyait un hibou à la gazette pour prévenir que le grand héros soit de nouveau présent.
« - Bien on va à la banque. Au moins les gobelins seront plus tranquilles. Je ne supporte pas ces bestioles, mais à cause des traités internationaux on est obligé de les accepter. Tenez, elle se situe juste là.
- Gringotts n'existe plus ?
- Gringotts ? Mais c'est la banque des sangs-mêlés voyons ! Autrefois elle avait peut être de la prestance, maintenant elle n'est rien… »
Harry avait du mal à croire que Gringotts est pu être remplacée et que la banque n'est plus que misère. Cependant, il dû reconnaitre que Gringotts, qui bien ayant plus de goût, semblait beaucoup plus banal comparait au bâtiment où ils rentraient. Tout n'étais que luxe, sol en marbre, des guichets qui semblaient être fait d'or. A peine arrivé dans le hall qu'un gobelin venait les accueillir pour les mener à un guichet. Autours d'eux, il en allait de même pour tout client, tous étaient accueillit par un gobelin.
« - Que voulez-vous messieurs ?
- Cela serait pour ouvrir le compte de Mr Potter.
- Mr Potter ? Voyez-vous ça ? »
Le gobelin s'avança et releva ses lunettes.
« - Avez-vous votre baguette ? Elle est nécessaire pour ouvrir le coffre.
- Mais mon compte se situait à Grigotts.
- Ne vous inquiétez pas, votre or n'a pas bougé, il se situe toujours dans son coffre.
- Mais -
- Votre baguette monsieur.»
La voix était sec faisait comprendre qu'il était agacé par toute question. Au moins une chose n'avait pas changé, les gobelins étaient toujours aussi agréables. Il tendit sa baguette que le gobelins attrapa de ses doigts fins et la fixa avec intensité. Il finit par lui rendre qu'une fois satisfait. Harry se demanda comment il pouvait savoir si elle lui appartenait bien, mais l'air dégoût qu'affichait Andrew lui fit changer d'avis à son sujet. Peut être qu'il valait mieux rester dans l'ignorance.
« - Bien monsieur Potter, je suppose que je vais devoir vous expliquez le nouveau système économique installé pour les sangs purs. Vous n'avez plus besoin de bourse, votre baguette suffira pour payer vos achats. L'argent sera automatiquement débité de votre compte. A la fin du mois vous recevrez la liste de vos dépenses, de vos rentrés d'argent, ainsi ce qui vous reste sur votre compte. Des questions ?
- Non, c'est bon.
- Bien, j'ai d'autres clients à m'occuper, votre compte est désormais ouvert.
- Co… comment vous a-
- Aucune question monsieur Potter, nous faisons notre travail et en échange personne ne pose de questions dessus. Au revoir messieurs. »
Des multiples questions se bousculaient sur les lèvres d'Harry, mais Andrew l'entraîna en dehors de la banque. Ils se retrouvèrent sur la place où il y avait la potence. Le garçon était maintenant pendu, son corps sans vie se balançait au bout de la corde. Malgré l'atrocité de la scène, Harry n'arrivait pas à détacher ces yeux du corps de ce pauvre garçon. Il n'avait rien fait pour le sauver. Il ne sait même pas s'il aurait pu faire quelque chose, il aurait dû tout de même au moins essayer. Mais non, il n'avait même pas essayé.
« - Vous pouvez changer ça Harry si vous le voulez, vous êtes une légende ici.
- J'étais une légende aussi autrefois, mais rien n'a changé, au contraire c'est…
- Ne vous inquiétez pas, laissez moi m'occuper de la politique, il me faut juste votre soutient.
- Je ne sais même pas ce que je vais faire de ma vie.
- Ne vous inquiétez pas, vous êtes asse riche et populaire pour vivre sur vos rentes. Mais si vous y tenez je pense que vous pourrez redevenir aurore sans aucun problème. Sinon, demain nous faisons une fête pour vous présentez à la société, vous seriez libre n'est-ce pas ?
- Lullaby pourra venir ? En tant qu'invitée et non esclave je veux dire.
- Oui, bien sûr, mais il faudra vous faire à l'idée que c'est une…
- Ma mère était une née moldue, ma meilleure amie était une née moldue et toutes les deux étaient des sorcières très puissantes. Plus puissante que certains sang-pur, donc non je ne ferai pas à l'idée que c'est une esclave. Elle a déjà bien asse souffert comme ça. »
Andrew regarda Harry d'un air à la fois étonné et amusé. Jusque là il avait tenu sa langue même si cela se voyait qu'il désapprouvait. Toutefois la pendaison semblait être trop pour lui, il avait peur pour Lullaby cela se comprenait.
« - Voyons, elle a été bien traitée comparé à certains esclaves.
- Oui bien sûr et quand vous la faisiez venir dans votre lit.
- Elle n'était pas si dérangeait par cela, elle ne s'est jamais plainte.
- Forcement ! Elle a une mentalité d'elfe de maison ! »
Andrew éclata de rire, il aimait de voir la façon dont ce garçon défendait sa douce Lullaby. Pardon… Lullaby il voulait dire. Heureusement qu'elle ne vit plus avec lui, car il commençait déjà à la traiter comme une sang pure ! Toutefois le regard noir de Harry coupa le rire d'Andrew. Il semblait être attaché à cette fille, peut être un peu trop même. Certes ce n'était pas son affaire, cependant il n'aimait pas ça. S'il ne pouvait pas l'avoir, personne ne pouvait l'avoir.
« - Qui vous dit qu'elle a vraiment une mentalité d'elfe de maison ? Pourquoi vous pensez qu'elle est la seule à avoir survécut ?
- Survécut à quoi ?
- Quant mon grand père est mort, ses esclaves ont été enterrés avec lui, sauf elle. Demandez lui comment elle a réussit à fuir. Cette fille est plus maligne qu'elle veut faire croire. Je vous conseillerai de vous méfier d'elle. Bien sur ce je vous laisse et j'espère vous voir demain soir à la réception. »
Avant qu'Harry ait pu prononcer le moindre mot Andrew avait déjà transplané. Il ne savait pas s'il devait le croire. Et puis il avait ce lien avec Lullaby qui lui donnait l'impression qu'elle était sincère. Toutefois il était vrai qu'elle s'était montrée rapidement proche de lui. Non pas comme un elfe de maison, mais comme une fille perdue qui avait rencontré un ami. Il avait trouvé ça agréable, mais maintenant le doute commençait à planer. Il s'était fait tant de fois trompé, même Ginny qui était sa fiancée l'avait trompé… C'était elle qui l'avait envoyé dans ce sommeil profond. Elle avait tout détruit pour quelque chose qu'il ne comprenait pas. Et puis il y avait Rogue, il n'avait jamais pu lui faire confiance et il s'était révélé être l'un de ses plus précieux allié. Non, il ne savait plus à qui il devait faire confiance. Surtout qu'il la connaissait à peine. Et puis quand il est venu la rejoindre, elle n'a rien dire, pas un geste, il n'a pas sentit de la crainte ! C'est sur ces inquiétantes pensées qu'il se transplana au square grimaud.
« - Harry ! Tu as passé une bonne matinée ? Je m'excuse de ne pas m'être réveillée ce matin. Je n'ai jamais réussit à me réveiller et donc la Grosse Dame venait donc me réveiller. Donc je suis… »
Elle jetât un regard inquiet, quelque chose ne semblait pas aller. Il ne disait rien, avait le regard dans le vague. Il hocha la tête, mais elle n'était pas certaine qu'il l'écoutait vraiment. Ne savant pas trop quoi faire, elle resta donc planter là, à attendre qu'il se décide à faire quelque chose.
« - Ce n'est rien. Le repas est prêt ?
- Oui, tu veux que je te serve quand ?
- Maintenant. Tu manges avec moi.
- Bien. »
Il hocha de la tête satisfait. Il se demandait si elle était vraiment en train de jouer de la comédie ou bien si elle était sincère. Il sentait l'inquiétude qui habitait la jeune fille, il aimerait s'excuser, lui parler, lui demander si ce qu'Andrew lui avait raconté était vrai. Mais il n'en fit rien et se contenta de s'asseoir à table. Il ne pouvait cependant pas s'empêcher de détacher son regard d'elle, persuadé qu'elle lui cachait quelque chose.
« - Lullaby, quelle était ta relation avec Andrew ? »
Surprise par la question, la jeune femme fit tomber la carafe de jus de citrouille. Un air paniqué apparu alors sur son visage, d'un geste de baguette il fit disparaitre le jus de citrouille qui était sur la table. Harry la regarda aller rechercher du jus de citrouille sans un mot. Il n'aimait p as la réaction de la jeune femme, pourquoi avoir donc réagit si brutalement à une simple question ? Elle lui avait pourtant tout expliqué hier. Il attendit qu'elle serve le jus de citrouille et qu'elle s'installe enfin, raide comme un piquet.
« - Cette question te pose problème ? »
Lullaby ne savait quoi répondre, cette question ne la gênait pas en soit. Du moins, elle ne savait pas quoi répondre et puis qu'elle soit posée comme ça… Elle se mordilla la lèvre inférieure et le regard inquisiteur qu'Harry posait sur elle n'aidait en rien. Elle voyait qu'il voulait qu'elle réponde rapidement, sans attendre.
« -Non, c'est juste que… Je ne sais pas quoi répondre. Je suis désolée.
- Je ne vois pas en quoi c'est difficile d'y répondre !
- Je… C'est que. Je. Je ne l'aime pas, mais en même temps je…
- En même temps quoi ?
- Il m'a sauvé la vie et puis, je sais pas, je crois qu'il… Non, non je suis désolée. Je ne sais pas quoi dire.
- Ce n'est rien, ce n'est rien. Mange et oublie ça. »
Lullaby hocha de la tête inquiète et perdue à la fois. Depuis son retour au manoir, Harry était froid et distant. Pas un mot, rien. Elle ne pensait pas le connaître suffisamment pour comprendre pourquoi il était ainsi. Toutefois hier il avait l'air si gentil, si proche d'elle. Tout l'opposé de ce qu'il était maintenant. Du bout de sa fourchette, elle tripotait la nourriture, son ventre était noué par l'inquiétude, son cœur battait tellement fort. Et puis il y a cette nervosité qui l'habitait !
« - Demain on est invité à une soirée. Il faudra acheter des tenues, on ira demain sur le chemin de traverse.
- D'accord.
- Tu penses faire quoi cet après midi ?
- Je pense que je vais m'occuper de ta chambre.
- Je t'aiderai, ainsi on pourra aussi s'occuper de ta chambre. »
Lullaby cessa de tripoter sa nourriture et regarda d'un air étonna Harry. Sa chambre ? Pour la première fois depuis la mâtiné il lui adressa un sourire qui lui réchauffa le cœur.
« -Oui je pensais que tu pourrais t'installer dans la chambre de Sirius. Et puis il faudra remeubler la pièce qui servait de dortoir aux esclaves. Car il n'est pas question que j'achète des esclaves. Je me suis toujours débrouillé sans et ce n'est pas aujourd'hui que cela changera. »
Lullaby hocha la tête, étrangement cette idée l'inquiété. Comment un tel manoir allait-t-il pouvoir être entretenu par elle seule ? Il est vrai qu'il lui avait annoncé qu'il l'aiderait cette après-midi. Mais tout ceci n'était que des promesses. Elle serait probablement rapidement seule à devoir s'occuper du manoir. Ce n'était pas le travail en lui-même qui lui faisait peur. Si on lui demandait, elle le ferait sans se plaindre, sans un soupir. Ce qui l'inquiétait plutôt, c'était son incapacité à s'occuper seule du manoir. Elle ne serait jamais capable de le faire. Alors, alors ce jour là elle se verra inutile. Montrant à Harry qu'elle ne pouvait pas faire ce qu'il voulait. Qui sait alors ce qu'il adviendra d'elle. Une amie, mais pour combien de temps encore ? Loin de se rassurer de telles paroles, cela n'apportait qu'un nouveau lot d'inquiétudes et de peurs.
Une peur qu'Harry pu sentir grâce au lien. Toutefois il ne pouvait pas connaître la raison de ce qui lui faisait tant peur. Les paroles d'Andrew ne cessaient de résonner dans sa tête et elle avait une attitude tellement étrange. Pourquoi était-elle donc si inquiète à cause d'une simple question ? Cependant la jeune femme avait tendance à s'inquiéter pour un rien et le fait qu'elle soit incapable de répondre à une simple question provoquant alors une panique lui rappela lorsque Dobby lui avait rendu visite. Cette idée le rassura quelque peu, même si le trouble dans son esprit semblait vouloir persistait.
« - Mange donc, à moins que tu es empoisonné le repas ? »
Il ria, mais Lullaby leva vers lui un visage troublé. Le maître était mort empoisonné, elle n'avait pas pu le sauver, elle n'avait pu prévenir personne. On pouvait donc dire qu'elle était responsable de sa mort. Si seulement elle avait pu prévenir, aujourd'hui il serait encore en vie. Elle ferma les yeux pour ne plus voir le visage intrigué d'Harry. Cependant, fermer les yeux lui fit seulement voir le visage de son maître, son visage en train de mourir pendant qu'elle, elle était resté là sans bouger.
« - Je n'ai pas faim, c'est tout. Je ne peux pas manger… »
Harry posa sa fourchette, Lullaby ne lui avait pas tout dit. Quelque chose semblait vraiment lui couper l'appétit et le lien qu'ils avaient faisait qu'il était incapable d'avaler quoi que ce soit à son tour.
« - Je n'ai pas faim non plus. Que dis-tu que l'on commence à s'occuper des chambres ? Cela pourrait nous ouvrir l'appétit, non ? »
Lullaby hocha la tête sans grande conviction. Ne pouvant plus supporter le regard scrutateur d'Harry, elle se leva et commença à débarrasser. Toutefois ce denier ne semblait pas vouloir la lâcher. En effet il attrapa le pichet de jus de citrouille et la suivit dans la cuisine. Mais alors qu'elle allait allumer l'eau pour laver les assiettes, il leur jetât un sort sans prévenir qui les nettoya d'un coup. Elle se retourna surprise vers lui. Il semblait souffler le chaud et le froid et elle ne savait plus comment agir vis-à-vis de lui. Et cela dura ainsi toute l'après-midi ainsi. Il gardait un silence froid et il semblait se douter que cela ne faisait que l'inquiéter plus et puis en même temps il ne cessait de l'aider. En faisant attention à elle, la traitant comme si elle était une petite poupée fragile. Même des draps elle ne pouvait les porter ! Il tenait à le faire à sa place. Et mis à part lorsqu'il réduisit les meubles dans le dortoir des esclaves pour les entreposer au grenier jamais il n'usa de la magie. Comme s'il avait peur de la blesser en lui rappelant que plus jamais elle ne pourrait utiliser la magie. Mais tout ceci changea en fin d'après midi, dans le grenier en question. Harry avait appelé Lullaby, lui demandant de le rejoindre le plus vite possible.
Il tourna la tête, le visage rouge par sa course Lullaby se glissait dans le grenier. Il lui tendit une petit boule de poile rousse, avec un nez épaté et des yeux écartés. Ces oreilles étaient bien trop grande pour être celle d'un chat et dans ses yeux brillaient une lueur d'intelligence.
« - Regarde la descendance de Pattenrond nous a retrouvé.
- Pattenrond ?
- C'était le demi-kneazel d'Hermione. Ce chaton lui ressemble comme deux gouttes d'eau. »
Lullaby hocha la tête, ne savant pas de quoi elle devait le plus s'étonner. Du fait qu'Harry retrouve sa bonne humeur devant ce chaton ou bien que le chaton en question ait pu survivre. Il avait l'air d'être tomber du ciel. Harry lui attrapa les mains et lui mis dedans le petit chaton, cette petit boule de poile. Lullaby cligna des yeux, en regardant de plus prêt il n'était pas si laid que ça. En fait, elle avait l'impression de se retrouver en lui. Le chaton frotta joue contre son pouce en ronronnant et la née-moldue ne put s'empêcher de laisser échapper un éclat de rire en voyant la bestiole agir ainsi.
« - Il semble t'avoir choisit. »
Lullaby détacha son regard pour regarder avec étonnement Harry. L'avoir choisit ?
« - Comme maître. Il te sera un bon protecteur, les kneazels sont réputés pour être attaché à leur maître et les protéger des mauvaises relations.
- Cela veut dire qu'il sera, qu'il est à… ?
- Oui, il est à toi.
- Je…
- Tu vas l'appeler comment ? »
Lullaby ouvrit la bouche mais aucun mot n'en sortit. Elle ne savait pas quel nom lui donnait, c'était une grande responsabilité et elle ne se sentait pas capable. Toutefois ce petit attendait un nom, il en avait besoin d'un pour exister. Passant doucement ses doigts dans les poiles roux de l'animal. Elle aurait aimé s'accrocher à une histoire, une chanson pour trouver un nom. Toutefois rien ne lui venait à l'esprit, elle n'avait pas d'histoire, pas de chanson. Finalement elle se décida à poser un regard inquiet sur Harry, elle était tout simplement incapable de tenir cette tâche, elle ne savait pas quel nom lui donnait. Ce dernier dû sentir son désespoir, car il finit par proposer.
« - Pourquoi pas Vif d'or ?
- Vif d'or ?
- Oui, tu ne trouves pas que ces yeux jaunes ressemblent à des vifs d'or ?
- C'est quoi un vif d'or ?
- Tu… tu ne sais pas ? Tu ne connais pas le quidditch ? »
Lullaby secoua la tête, jamais elle n'avait entendu un mot aussi barbare et sa signification lui échappait totalement.
« - C'était un sport qui se joue sur des balais, on s'envoie des souffles, des grosses balles rouges. Ce sont les poursuiveurs qui s'en occupent, ils doivent les lancer dans des anneaux dorés. Il y a un gardien qui protège ces anneaux. Et puis il y a aussi les cognards qui ont pour but de frapper les poursuiveurs pour les gêner.
- C'est barbare comme sport ! Aussi cruel que les jeux du cirque… »
Cette fois-ci c'était Harry qu'il ne comprenait pas et levant un sourcil il indiqua à Lullaby qu'il ne saisissait pas vraiment de quoi elle parlait.
« - L'une des façon d'éliminer les esclaves sont les jeux du cirques. Soit on les envois dans des duels à morts contre des sorciers. Soit on les jette à des créatures magiques comme des dragons, des acromantulas géantes, des centaures et d'autre créatures de ce type.
- Dans le quidditch personne ne meurt, c'est un jeu… Ils arrivent qu'on soit blessé, mais…
- Je vois… Alors oui, Vif d'or c'est bien. »
Harry regarda d'un air surpris Lullaby, il avait comme l'impression que le lien s'était brisé. Il n'avait plus accès à ses sentiments, ne savant pas si elle vraiment ce nom ou bien l'avait choisit simplement parce qu'il lui avait proposé. Il eut soudain le besoin de la toucher, pour être certain qu'elle était bel et bien là. Et non seulement une illusion. Il était tellement habitué à ce lien que là, ne rien ressentir. C'était comme s'il avait disparu. Avançant la main, il toucha sa joue. Non, elle était bien là en train de la regarder avec des yeux surpris, le lien s'était reformé et il ressentait une légère frayeur qui l'habitait. Il ressentait même plus. Il pouvait voir de quoi elle avait peur. Il voyait qu'elle avait peur de son geste, qu'elle avait peur qu'il ne se contente pas de toucher la joue. Il retira brusquement sa main.
« - Désolé, je ne sais pas ce qui m'a pris, je…
- Ce n'est rien. »
Non ce n'était pas rien, il le ressentait. Elle avait peur et lui aussi avait peur. Car toucher sa joue avait renforcé le lien. Il avait l'impression de la connaître mieux que personne et cette impression lui donnait ce désir de la garder pour lui seul. Il avait tout perdu, mais elle était là. Ce matin il s'était rendu compte qu'il pouvait la perdre elle aussi, mais il ne le voulait pas et… il avait cette envie de stupide de l'embrasser. Comme pour lui montrer que. Non c'était stupide et pourtant, avec son sourire, son rire, ses yeux brillants et sa façon si étrange de voir le monde. Ils se connaissaient à peine pourtant ! Mais.
Elle aurait dû se douter de quelque chose quand il avait posé la main sur sa joue. Mais elle lui avait fait confiance et quand elle sentit ses lèvres se poser sur les sienne elle ne put s'empêcher de reculer les yeux écarquillaient d'horreur. C'était à peine quelques secondes. Mais quelques secondes de trop, elle recula. Elle aimerait bien fuir, mais elle ne le pouvait, s'il voulait faire quelque chose avec elle, elle n'avait pas le droit de s'y opposer. Elle fermant les yeux, elle se recroquevilla, Vif d'Or serrait contre sa poitrine. Attendant avec inquiétude son sort.
Harry se leva, il voulait dire quelque chose, mais face à l'attitude de la jeune fille il n'y avait rien à faire.
« - Je suis désolé. »
Il voulu faire un geste de réconfort envers elle, mais abandonna et descendit laissant Lullaby seule qui fondit en larme.
Et voilà, un nouveau chapitre finit, cela avance lentement, mais cela avance. J'avais pensé publier deux chapitres par semaine, vous en pensez quoi ?
