Chapitre 7 : Un goût de trahison

Harry n'avait pas vu Lullaby de la journée. Elle s'occupait de lui, mais de manières discrète le matin son petit déjeunait était là, le midi son repas était là. Le manoir n'était pourtant pas si grand que ça, toutefois elle savait disparaitre de sa vue. Il avait dû l'entrapercevoir une ou deux fois, mais tel un fantôme elle n'était plus là. La solitude ne l'avait jamais autant envahit, ho il y avait bien Vif d'Or qui venait lui rendre de temps en temps visite. Toutefois il semblait vouloir faire comme sa maîtresse et disparaitre de sa vue dès que cela était possible. Harry passa donc sa journée à chercher la moindre chose lui rappelant son passé, photos, livres, articles de journaux. La famille Lupin semblait s'être préparé à son retour et dans le manoir était éparpillé un peu partout des objets lui faisant découvrir peu à peu ce qui s'était passé. Il pu ainsi reconstituer l'histoire, une bien triste histoire. Entre Hermione qui était devenue esclave de Ron et la fuite de cette dernière avec Charlie. Et puis Ginny, sa douce Ginny, non elle n'était plus celle qui connaissait. Cette Ginny là était cruel, elle l'avait trahit, elle avait prit le pouvoir et ne c'était jamais remarié. Préférant enchainer les amants. Il avait peine à croire que c'était celle qui connaissait et pourtant tous les faits, les images, tout indiquait que c'était bien elle. Il y avait quelque chose au fond de lui qui l'empêchait de douter. Mais le passé c'était le passé et ce soir il devait aller à la soirée en son honneur au manoir Weasley. La presse serait présente s'était certain, il avait reçu il ne sait combien d'hiboux de la part des journalistes et du ministère. Il avait presque hésité à sortir pour aller s'acheter de nouvelles tenues, toutefois les robes n'étaient plus à la mode et le shopping qu'il avait fait était bénéfique. Il aurait aimé emmener Lullaby avec lui, pour qu'elle choisisse quelques tenues pour elle. Mais elle était introuvable. Lui ordonnait de venir avec lui aurait tellement était simple, mais il ne voulait pas la traiter comme une esclave. Et puis arriva enfin l'heure de devoir aller à la soirée, vu l'attitude de Lullaby il irait seul, toutefois il ne put s'empêcher de l'appeler, pour voir si elle ne voulait pas l'accompagner. Cette soirée l'inquiétait au plus haut point et l'avoir à ses côtés serait un avantage.

« - Lullaby ?
- Oui ? »

Harry se retourna, Lullaby se tenait là dans sa robe de satin gris. Il cligna plusieurs fois des yeux, n'étant pas certains si c'était bien elle qui était devant lui. La robe que la jeune femme avait choisit était une ancienne robe de soirée qu'elle avait trouvé parmi les tenues qu'Harry lui avait donné la veille. Elle avait les cheveux détachés, qui tombaient délicatement en grosses boucles sur ses épaules résultats de plusieurs heures à se battre avec une brosse à cheveux. Le brusque désir de goûter à nouveau aux lèvres de Lullaby repris Harry. La née-moldue ressentant le brusque désir d'Harry fit un pas en arrière inquiète de quelle attitude il allait réagir.

« - Tu… tu viens avec ce soir ?
- Oui. »

Elle lui avait répondu dans un souffle, comme si l'air allait lui manquer pour pouvoir tenir la conversation. Harry hocha la tête d'un sourire bref, de plus en plus troublait par Lullaby. Le fait qu'elle s'accroche à son bras pour transplana n'arrangea en rien le dit trouble et c'est légèrement vacillant qu'ils les firent atterrir devant les grilles du manoir.

Bien que la fête avait commencé il y a peu, elle battait déjà de son plein. Un serviteur apparut brusquement devant Harry et Lullaby les emmenant dans le parc là où se passait la fête. Bien que la température soit fraiche en cette période, grâce au sortilège de réchauffement qu'on avait lancé, les tenues les plus légères et les plus luxueuses semblées s'être toutes données rendez-vous . Tous étaient plongés dans de discussion importante sur la dernière mode des esclaves, si le rouge était le nouveau noir et si on devait lever de nouveaux impôts sur les sangs-mêlés.

« - Monsieur Harry Potter et son esclave…
- Hum… hum »

Le serviteur se retourna vers Harry qui lui avait tapoté l'épaule. Tous s'étaient tue et regardaient avec étonnement la scène. Son esclave ? Qui est-ce qui amènerait une esclave à une soirée ?

« - Mademoiselle s'il vous plait, ce n'est pas une esclave.
- Bien, veuillez m'excusez monsieur. »

Des murmures se levèrent dans l'assemblée tendit que le serviteur s'inclinait bien bas devant Harry qui se sentait de plus en plus gêné.

« - Monsieur Harry Potter et mademoiselle Lullaby.
- Harry ! Lullaby ! »

Andrew les rejoignit les bras grands ouvert comme s'ils étaient des amis qu'ils n'avaient pas vus depuis longtemps. Il serra de ses deux mains la main d'Harry, puis attrapa Lullaby dans ses bras. La serrant contre lui. A son contact la jeune femme se contracta à sa plus grande satisfaction. Au début l'idée que Lullaby vienne en tant qu'invité l'avait déplu. Cependant il se rendait compte de tous les amusements que cela allait lui apportait maintenant. Il poussa ses deux invités gênés vers le groupe de sang pur qui accueillirent avec toutes les manières qui soit Harry, mais qui ignorèrent bien entendu totalement Lullaby. Après tout ce n'était qu'une esclave. Alors que Lullaby était bousculée pour être mieux éjecter du groupe sous les yeux inquiets d'Harry. Ce dernier fut assaillit par mille et une questions, mille et une invitations. Il fut tant occuper à essayer de répondre à tous qu'il abandonna la pensée même de rejoindre Lullaby.

La jeune fille se retrouvant à l'écart ne savait que faire. Harry était assaillit de tous les côtés par les sangs purs. Sa place n'était pas parmi eux, en fait elle ne pensait qu'elle n'était même pas aux côtés d'Harry. Elle ne savait donc pas ce qu'elle faisait ici et pourquoi Harry lui avait demandé de venir. Surtout pour l'oublier par la suite, mais elle ne lui en voulait pas. En fait, si elle lui en voulait. Toutefois elle n'avait pas le droit, elle ne devait pas lui en vouloir. Simplement se contenter d'attendre, espérant que personne ne viendrait l'embêter. Malheureusement il semblait que même ça elle n'avait pas le droit d'espérer. Guenièvre semblait en effet vouloir lui faire la conversation.

« - Très jolie robe, oui tu es… très jolie dans cette robe. »

Lullaby s'inclina légèrement devant Gunièvre, la remerciant de ces propos même si elle comprenait parfaitement que derrière de tels mots se cachaient en réalité le fait qu'elle était trop jolie. Trop belle à ses yeux pour une esclave. Cela l'inquiétait, elle savait qu'il ne fallait jamais déplaire à un sang pur, en particulier lorsque c'était un Weasley. Guenièvre sembla vouloir lui dit quelque chose, elle ouvrit même la bouche. Cependant quelque chose fit qu'aucun son ne sortit. Lullaby se retourna et vit Andrew avec son air méprisant et son éternel demi-sourire sur les lèvres.

« - Et bien, te plais-tu avec ton nouveau maître ?
- Oui, monsieur il est très bon.
- Ah oui ? Dans quel sens ? »

Seul lui rit de son humour de mauvais goût. Lullaby se contenta de rougir et de baisser la tête, se sentant surtout humilié par une telle remarque. Quant à Guenièvre, elle prit un air pincé, qui comme toute sang pur qui se respecte n'aimait pas l'humour grivois en publique. Cette dernière se racla d'ailleurs la gorge pour qu'Andrew se décide enfin à cesser de rire.

« - Vous n'avez aucun humour. Lullaby pourrais-tu venir avec moi, il faut que l'on voit quelque chose ensemble.
- Tu ne peux pas le voir ici ? »

Andrew adressa son sourire charmeur à Guenièvre, il aimait voir sa fiancée se mettre en colère à cause de Lullaby. Cela lui apprendra à l'avoir trompé.

« - Non. Ce n'est pas ici.
- Dans ce cas je vais demander à Luna de s'occuper pendant mon absen-
- N'embête pas ton amie, nous ne serons pas long.
- Mais…
- Ta présence n'est pas nécessaire.
- Et pourquoi donc ? Je pense avoir le droit de savoir Andrew ! »

Andrew poussa un léger soupir et avec un visage résigné, il se pencha et embrassa doucement Guenièvre devant tous. Un geste qui peut sembler bien simple, mais dans cette société de sang pur où l'on cache tout. Un tel geste était considéré comme mettre son intimité à jour. Il n'y avait pas plus belle preuve pour montrer à l'être que l'on aime qu'il était unique et que l'on aimerait que lui qu'en l'embrassant en publique. Toutefois Andrew n'aimait pas Guenièvre plus que ça, il la trouvait agréable, suffisamment pour l'épouser, mais rien d'autre. L'embrasser en publique était donc de l'hypocrisie pure, mais Guenièvre enivré d'un tel geste n'en chercha pas la sincérité et se contenta de laisser Andrew entrainer Lullaby à l'intérieur du manoir tendit que l'on venait la féliciter pour le présent qu'elle venait de recevoir.

Son dernier espoir de ne pas être seul avait été détruit par un simple baiser. La magie de l'amour ? Tu parles. Elle aurait dû se débattre comme toute personne normale, cependant elle n'était pas une personne normal. Elle suivait donc sans un mot Andrew qui l'entrainer dans les couloirs du manoir Weasley. Il ne disait pas un seul mot, l'entrainant d'un pas rapide dans un lieu dont il était seul de connaître la destination. Enfin il sembla trouver ce qu'il voulait, il ouvrit brutalement la porte. Lullaby découvrit avec un air effrayé que c'était un salon. Lieu où personne ne penserait à les trouver. Guenièvre chercherait probablement dans les chambres en premier lieu. Mais Andrew ne remarqua pas que dans le salon en question se tenait la dernière toile du maître Lestrange représentant la scène final de la guerre, celle où Harry tuait dans un halo de lumière Lord Voldemort. Comment aurait-il pu le voir ? Il était en effet bien trop occupé à détacher de mains agitées la robe de Lullaby.

Si passive ! Au moins elle ne se débattait pas, mais elle restait si passive. Légèrement tremblante, comme au bon vieux temps. Il pensait la perdre définitivement à cause du sacrifice, toutefois elle était encore en vie et il ferait tout pour en profiter. Enfin la robe se décida à tomber, fichu robe de sang pur ! Il préférait les tenus des esclaves qui s'enlevaient un rien de temps. Mais déjà il avait accès à sa douce poitrine qu'il goûta avec délice. Ses mains glissaient dans des contrées interdites tendit que la jeune femme tremblaient. Il la voyait avec plaisir fermaient les yeux, attendre que cela passe. Mais il n'avait pas l'intention de faire cesser cet instant de si tôt. Il n'avait pas pu la posséder pendant trop de temps, il allait faire durer son plaisir pendant un bon bout de temps.

Pendant ce temps, alors que Guenièvre finissait de se remettre de ses émotions et qu'Harry commençait à être le centre de l'attention. Quelqu'un commença à parler de ce fameux tableau que Guenièvre avait fait faire par le maître Lestrange. La rumeur disait que chaque invité était représenté sur le tableau, au milieu de personnages célèbres telle que Ronald Weasley, Remus Lupin, Sirius Black, Albus Dumbledore, Ginnerva Weasley et bien entendu Harry Potter. La vraisemblance de la scène intéressait peut les inviter et les nombreuses incohérences historiques n'avaient aucune valeur comparer à leur présence dans l'œuvre. Rapidement les flots de conversations se dirigèrent tous vers ce tableau. Guenièvre qui aurait aimé partir à la recherche de son fiancé, dont l'absence commençait à l'inquiéter, fut toutefois contrainte par son rôle d'hôtesse d'amener invités admirer le tableau. Cependant, en ouvrant les portes, elle découvrit avec désarroi que le tableau n'était pas la seule chose qu'on pouvait admirer.

« - Andrew ! »

Guenièvre poussa une exclamation furieuse devant la scène qui se déroulait devant ses yeux. Lullaby était à moitié déshabillée, rouge de honte et tentant maladroitement de se rhabiller. Les invités prenaient un malin plaisir à regarder la scène se dérouler sous leurs yeux et dans la bousculade Harry se retrouva propulsé en avant. Et il n'avait pas besoin d'avoir le lien que Lullaby et lui avaient pour comprendre ses sentiments. Ho bien entendu elle lui avait parlé de ce qu'Andrew lui avait fait, rapidement et vaguement. Mais voir Lullaby ainsi le rendait furieux, à la fois contre Andrew et contre elle. Andrew n'était plus son maître et elle se laissait encore faire ! Une petite voix acide dans sa tête lui disait qu'elle s'était moquée de lui, qu'elle lui avait mentit et qu'en réalité elle approuvait totalement la relation qu'elle entretenait avec Andrew. Malgré le fait qu'il refusa au début d'écouter cette petite voix, mais aider par les commentaires des sangs purs qui se murmuraient autours de lui, elle pu faire son chemin jusqu'à son esprit et rendit Lullaby complètement coupable aux yeux d'Harry. Tant et si bien qu'Harry furieux arracha une Lullaby pas entièrement habillé et ce transplana sans plus un mot à Square Grimaud.

« - Harry ! »

Il ne prit même pas la peine de se retourner à l'entente de son nom, il était furieux contre elle. Ainsi elle l'avait finalement trahit comme tous les autres. Il entendit des pas courant derrière lui, puis sentit une main l'attrapée. Se retournant brutalement, il arracha sa main, comme si la pauvre brunette n'était qu'une pestiférée. Il ne voulait pas qu'une… qu'une salope. Voilà c'était le terme qui convenait. Une salope comme elle essai de l'avoir. Il vit Lullaby reculée devant lui, sentant la frayeur qu'il lui procurait. En temps normal il se serait inquiéter de cette frayeur, aurait essayé de la rassurée. Toutefois la colère l'aveuglé et tout ce qu'il voyait c'était cette fille qui lui avait mentit pour qu'il prenne pitié d'elle. Pour qu'il ne se méfie pas et qu'elle puisse faire ma basse sur sa richesse et il ne savait quoi d'autre.

« -LACHE-MOI ! »

Harry avait rugit avec brutalité et Lullaby avait reculé terrifiée par tant de colère.

« - TU M'AS TRAHIT ! JE NE VEUX PLUS TE VOIR ! JAMAIS ! DISPARAIT DE MA VUE POUR TOUJOURS ! »

Très blanche, Lullaby s'inclina devant Harry avant de disparaitre dans sa chambre d'un pas rapide, on voyait qu'elle se retenait de courir. Son rôle d'esclave lui aurait obligé d'aller préparer le repas, après tout son maître n'avaient pas encore dîné. Cependant elle devait reconnaitre que malgré tout ses efforts, elle ne serait jamais une bonne esclave, car il restait cette part d'humanité en elle. Cette part qui la faisait pleurer et l'empêcher de faire quoi que ce soit à ce moment précis. Elle ne savait pas quoi faire, elle avait tout perdu, mais Harry avait été là pour elle. Sauf qu'il ne l'était plus, il la détestait maintenant pour elle ne savait qu'elle raison. Au fond d'elle elle s'en doutait, elle l'avait humilié en se laissant ainsi touché par Andrew telle une vulgaire catin. Cependant elle n'avait pas eut le choix, elle était obligée de faire ce qu'on lui demandait, que soit son maître ou non. Les esclaves ne pouvant rien refusaient, il y avait eut un accord commun comme quoi les sangs purs n'avaient pas le droit de toucher aux propriétés des autres sangs purs sans leur autorisation. Mais voilà, Andrew considérait toujours Lullaby comme sienne et ce même si elle avait été offerte à Harry depuis bien longtemps.

Les larmes de Lullaby avaient enfin cessé de couler, elle était maintenant assise par terre, le dos à la porte, tripotant le faux gallion qu'elle gardait toujours sur elle. Ce faux gallion... Il lui avait ordonné de partir. Elle n'avait pas le choix, elle devait le faire… C'était un ordre. Elle commença à tourner les chiffres, 5, 4, 2, 3, 1 et enfin… 0. La pièce fut prit d'un léger courant électrique. Prit par surprise, Lullaby sursauta et lâcha la pièce qui se mit à roule sur le sol. Elle eut un sentiment étrange d'être observée, aussi elle jetât un coup d'œil inquiet autours d'elle. Si on la surprenait avec un tel objet, elle serait condamnée à mort. Ne voyant rien, elle eut un petit rire nerveux, elle était idiote, bien entendu qu'il y avait personne. Reprenant la pièce et d'un geste plus assuré elle tourna les chiffres jusqu'à obtenir un second 0 et enfin le chiffre 7. Une légère lumière apparut, autours de la pièce, cette dernière s'éleva dans les airs, tournant à toute vitesse sur elle-même avant de disparaitre dans un éclat. Et ce fut tout. Lullaby regarda nerveusement l'endroit où se situait la pièce quelques secondes plus tôt. S'attendant à elle ne savait qu'elle apparition. Toutefois il n'en fut rien. Les secondes, puis les minutes s'écoulèrent lentement, trop lentement. Elle avait l'impression que c'était des heures et non des minutes qui s'écoulaient. Etait-ce en réalité un piège pour trouver les esclaves dissidents ? Ou bien une simple blague ? Elle regarda encore quelques minutes l'endroit à présent vide, l'espoir que quelqu'un viendrait la chercher se dissipa peu à peu. Elle n'avait plus que ses yeux pour pleurer maintenant. Ses sangs purs s'étaient bien moqués d'elle ! Mais elle ne devait pas se laisser abattre et continuer à faire son travail. Séchant les larmes qui menaçaient de couler d'un geste sec, elle retira sa robe pour en enfiler une plus simple. Presque trop simple pour une sang pur. Mais cela ne servait à rien de porter bijoux, robes en soies et autres merveilles. Elle n'était qu'une esclave après tout. Ces derniers temps elle s'était allée, avait écouté Harry et…

« - Je devrai aller préparer le repas. Il pourrait avoir faim… »

Parler à son reflet ne changerai rien. Et puis au fond, n'était-elle pas heureuse de rester ici ? Elle ne voulait partir que parce qu'il lui avait ordonné. C'est tout. Oui cela devait être la seule raison de vouloir partir. Quel esclave voudrait quitter un maître aussi bon qu'Harry ? Rassurée par ses propres pensées, elle se glissa hors de sa chambre pour préparer le repas et essayer de se rattraper auprès de son maître. C'était la moindre des choses non ? Elle lui a avait fait honte ce soir et avait eut des pensées malsaines.

Lullaby rata de peu une jeune femme blonde qui venait de se transplaner dans la chambre. Celle-ci jetât un regard méfiant à la pièce qui était beaucoup trop bien aménagé pour être la chambre d'une simple esclave. En temps normal il n'était pas possible de se transplaner ainsi, mais avec l'enterrement les défenses avaient été baissées et jusqu'à ce jour n'avait pas été remise. D'habitude elle se transplanait à plusieurs mètres de la demeure, mais étrangement aujourd'hui elle avait pu venir directement de là où la pièce l'appelait. Son père était inquiet, il disait que c'était un piège… Mais si quelqu'un avait vraiment demandé leur aide, elle se devait d'être là. Bien qu'elle ne connaissait pas les lieux, elle descendit vers les cuisines qui dans toutes demeures de sangs purs se situaient si ce n'était pas dans les sous-sols, au moins au rez-de-chaussée. Il y avait des chances qu'elle trouve des esclaves, si esclave il y avait. Le manoir était étrangement silencieux, elle savait que le maître était mort. Mais elle avait entendu du bruit venant non loin de la chambre qu'elle avait quitté, ainsi que des pas qui étaient beaucoup trop lourd pour être ceux de la fille. Elle entendit des bruits provenant de ce qui semblait être la cuisine, elle se dirigea discrètement vers la pièce. Il y avait une fille, elle semblait correspondre à la description, mais elle ne la voyait que de dos. Se glissant discrètement derrière elle, elle la serra contre elle, une main contre sa bouche et l'autre un couteau contre la gorge.

« - Ne cris pas, tu vas répondre juste par oui ou non. »

Lullaby hocha lentement la tête, ne comprenant pas qui cette fille, ni comment elle avait pu rentrer ici. La lame sur sa gorge lui faisait mal et elle n'osait de respirer, de peur d'être entaillée par le couteau.

« - Es-tu bien Lullaby ? »

La jeune femme retira la main de sa bouche.

« - Ou… oui… »

L'intrus poussa un soupir qui semblait être de soulagement. Et relâcha Lullaby. Cette dernière soulagée, se massa la gorge douloureuse encore suite à une telle rencontre. Se retournant hésitante vers son agresseur, elle put examiner la femme tout à loisir. Elle était blonde et avait de beaux yeux bleus dans lequel on voyait que quelque chose s'était brisé en elle, mais paradoxalement, cela semblait renforcée une certaine détermination en elle. C'était comme une sorte d'aura…

« - Je suis Serena Black, je viens pour l'Ordre.
- Black ? Mais ? »

La blonde eut un petit sourire. Ils avaient tous la même réaction.

« - Accroche-toi à moi, je t'expliquerai tout ceci au camp. On ne peut pas se permettre de trainer ici.»

Lullaby s'accrocha à Serena tendit que cette dernière les transplanaient toutes deux dans les majestueux murs de Poudlard. La jeune fille regarda autours d'elle, le château grouillait de vie. Partout il y avait des gens de tout âge et tout genre qui riaient, parlaient joyeusement. Même les tableaux étaient pleins de vie ! Serena fit signe à Lullaby de le suivre. La brunette avait tant de question qui se bousculait sur les lèvres, mais fascinait par ce qui l'entourait elle oublia complètement de les poser, bien trop occuper à regarder la magie faire son œuvre. Serena l'entraina sur des escaliers magiques qui terrifièrent Lullaby au début. Si Serena continuait à monter à l'aise, elle, elle préférait rester accrochée à la rambarde, attendant qu'il arrive à destination pour grimper les dernières marches. Après plusieurs escaliers de ce genre, Serena fit cesser la torture et entraina Lullaby dans un couloir plutôt vide. Il n'y avait pratiquement personne. Cependant, les quelques personnes présentent intriguaient fortement Lullaby, elle entendait ici et là des explosions et Serena devait la tirer pour l'empêcher de rentrer dans les anciennes de classes. La blonde s'arrêtât enfin devant une gargouille au bout du couloir.

« - Tarte aux fraises ! » Serena sourit au regard étonné de Lullaby. « Tu n'aimes pas les tartes fraises ? J'adore ça personnellement. »

La gargouille fit un pas de côté découvrant un passage qui menait à un escalier en colimasson que les deux femmes empruntèrent. Serena ouvrit une porte qui les fit entrer dans un bureau. Lullaby jetât un regard circulaire à la pièce émerveillé, tant de livre, tant de tableaux, tant d'objets étranges dans une si petite pièce ! Elle se demandait comment cela était possible que tout ceci pouvait entrer.

« - Serena ! Tu pourrais frapper ! Je pourrais être occupé, à faire des choses et d'autre… Et cesse donc de rire ! Présente-moi plutôt la jeune fille qui est à toi.
- Que voudrais-tu faire ici, seul dans ton grand bureau, à part lire des livres ? Lullaby, je te présente le chef de l'Ordre celui qui se nomme pompeusement The Big Boss, mais on l'appel tous Sirius. Papa, je te présente Lullaby.
- Enchanté de faire votre connaissance mademoiselle, je me nomme Sirius Black. Ho fille indigne cesse de glousser ! Voyez-vous miss Lullaby, personne ne me croit pas quand je lui dis que nous sommes des descendants des Black. Officiellement la famille des Black s'est éteinte, mais les derniers étaient… très virulent au niveau des aventures et forcement il y a eut quelques enfants qui sont nés. Mais ne restez pas debout miss asseyez vous donc. »

Il fit un geste de la main et deux fauteuils glissèrent jusqu'à son bureau. Lullaby s'assit au bord du fauteuil tendit que Serena s'affalait dedans avec toute la grâce d'un sac à patate. Prenant une assiette posée sur le bureau elle la tendit vers Lullaby.

« - Un gâteau ? »

Bien qu'elle n'est ni très faim, ni très envie d'un gâteau Lullaby en prit un par politesse et remercia d'une petite voix. Intimidée et perdue, elle se demandait si elle ne devait pas regretter d'avoir appelé l'Ordre. Ces gens étaient étranges et semblaient même complètement fous ! Entre cet homme persuadé d'être un descendant d'une famille disparu et cette fille qui…

« - Bien miss, tout d'abord laissez moi vous souhaitez la bienvenu à l'Ordre ! Ici nous vivons tous en paix. Poudlard est notre quartier général, mais nous sommes rependus dans tout l'Empire et chaque jour nous sommes de plus en plus puissants. Hélas, pas asse encore pour renverser le pouvoir, mais un jour ! La première chose à faire c'est de vous trouver un nom et une baguette !
- Je… je ne peux pas avoir de baguette…
- Mais bien entendu que si ! Vous êtes une sorcière, comme moi, comme ma fille ! Vous méritez une baguette.
- J'ai perdu mes pouvoirs. »

L'homme fronça des sourcils, une esclave sans pouvoir ? Les sangs purs se seraient donc attaquer aux moldus maintenant ? Quant au cracmols ils étaient tout simplement bannis de la société donc, non, elle ne pouvait pas être une cracmol. Ce qui posait un problème, pour le moment les sorciers avaient laissés les moldus tranquilles, mais s'ils s'attaquaient à se derniers…

« - Lorsque mon ancien maître à libérer Harry Potter, il m'a utilisée comme sacrifice et donc j'ai perdu mes pouvoirs…
- Harry Potter ? Le Harry Potter ? Celui qui a battu Voldemort ? Celui de la prophétie ? »

Lullaby hocha de la tête lentement, tendit que le regard inquiet de Serena aller de Lullaby à son père et vice versa.

« - Je croyais que ce n'était qu'une légende.
- Non, non il existe bien ma chérie, mais dites moi miss, qu'est devenu Harry ? »

Lullaby baissa la tête. Tant de choses à dire ! Il était devenu son nouveau maître, mais supportez pas qu'elle était son esclave. Il l'avait embrassé, il lui… avait dit de partir. Qu'il ne pouvait plus le revoir. Elle ne le connaissait que depuis quelques jours à peine, mais ce souvenir lui redonna les larmes aux yeux et bien qu'elle essaya maladroite de les cacher, Sirius et Serena virent bien que quelque chose n'allait pas. Spontanément, Serena la prit dans les bras et lui caressa sa chevelure en lui murmurant des mots rassurants. Ce n'était que quelques mots, mais ils arrièrent à lui redonner du courage et se dégageant de Serena, elle commença son récit d'une voix chancelante.

« - Quand Harry s'est réveillé, j'ai été offerte à ce dernier en même temps que le manoir de mon ancien maître. Au début il ne voulait pas que je sois son esclave, mais… il y a eut un accident. Et il était furieux après moi et m'a demandé de partir, qu'il ne voulait plus jamais me voir. Donc c'est ce que j'ai fait… »

Lullaby baissa la tête honteuse de ses actions. Bien que Sirius ne fût pas complètement satisfait, il y avait beaucoup trop de choses à éclaircir à son goût, il ne demanda rien de plus. Il sentait que cela n'était pas le moment de parler de tout cela et qu'elle avait besoin de repos et de recule vis-à-vis de ce qui était arrivé.

« - Serena ? Tu peux t'occuper de Lullaby ?
- En tant que marraine ? Tu crois que j'en suis capable ?
- J'en suis certain. »

Les yeux de Serena se mirent à briller de milles feux, comme si on avait annonçé à un enfant de 5 ans que cela serait noël avait l'heure. Attrapant les deux mains de Lullaby, elle lui demanda d'une voix inquiète.

« - Tu veux bien que je sois ta marraine ?
- Heu… oui, si tu veux. Mais c'est quoi ?
- Tout nouvel arrivant à un parrain ou une marraine qui l'aide à faire toutes les démarches nécessaires et à s'intégrer au camp. Alors tu veux ?
- Heu oui… Si tu penses que je vais pas te déranger et heu…
- Super ! Allez viens, on va te trouver un nom ! Après je te montrerai notre chambre et puis ensuite on te trouvera des affaires. Tu verras tu te plairas ici ! »

Lullaby hocha la tête, plus par habitude d'approuver tout ce qu'on lui disait que par certitude. Elle suivit Serena qui l'amena dans ce qui semblait être une ancienne de classe. Il restait encore le tableau, ainsi que les nombreuses tables et les chaises. Sur le bureau une grosse machine qui faisait énormément de bruit et autours duquel un homme roux avec des petites lunettes tournait en poussant des petites exclamations de temps en temps.

« - Arthur ! Je t'apporte une nouvelle.
- Une nouvelle ? Fantastique, fantastique, dit moi ma petite, quelle est ton prénom ?
- Lullaby monsieur.
- Serais-tu sourdes d'oreille ? Ton PRE-NOM, pas ton SUR-NOM.
- Elle a entendu Arthur, c'est bien son prénom.
- Par Merlin ! Ces idiots de sangs purs ne savent plus quoi inventer ! On va te trouver un prénom aussi ma mignonne. Donne-moi ta main ! »

Lullaby jetât un regard hésitant à Serena, cet homme avait le regard un peu fou et elle n'était pas certaine si elle pouvait ou non lui faire confiance. Toutefois Serena l'encouragea du regard, elle tendit donc sa main. Le dit Arthur sortit un aguille de sa poche et la planta dans le doigt de Lullaby avant de la mettre dans la machine. En sentant l'aiguille percée sa peau, Lullaby ne put retenir un petit cri. Tendit que la née-moldue se suçotait le doigt qui brulait douloureusement la machine faisait des psiiit, et des vroums, parfois des bams ! De la fumée multicolore sortaient de tous les côtés, il y eut même quelques étincelles. Tendit qu'Arthur continuait à tourner autours en criant des ça marches ! Serena et Lullaby reculèrent prudemment. Enfin elle s'arrêta, brusquement. Puis il y eut le bruit d'une imprimante et en sortit un petit parchemin qu'Arthur prit.

« - Et bien tu es la descendante de Susan et Thomas Menzies. C'est écossais comme nom. Fantastique ! Tu es donc écossaise ! Hum, que dirais-tu comme prénom Nina ? Non ? Catherine ? Non, non tu n'as pas une tête de Catherine… Je sais ! Elisabeth ! C'est un prénom de reine ça ! Cela te convient parfaitement. Bien, laisse-moi… te… noter… Te voilà Elisabeth Menzies ! Bienvenu parmi nous Lizzy ! »

Tout s'était passé si vite ! Lullaby… non Lizzy maintenant. Elle n'était plus Lullaby, mais Lizzy… Un mince sourire s'afficha sur ses lèvres, elle avait tout perdu. Jusqu'à son prénom. Mais maintenant elle n'était plus une esclave, elle Elisabeth Menzies une sorcière, non une ancienne sorcière, mais elle était une humaine, une personne à part entière et non plus un vulgaire objet.


Je ne suis pas du genre à réclamer des reviews, mais pas mal de gens ont l'air de la suivre et je ne sais pas vraiment ce qu'ils pense de ma fan fic. Après tout une fan fic c'est un échange de fan en fan et même si vous avez des avis négatifs, je serais curieuse ce que vous en pensez, donc n'hésiter pas à reviewer, même si ce n'est qu'un petit mot, cela fait toujours plaisir d'en avoir :)