Chapitre 8 : une nouvelle vie

Harry fut furieux pendant toute la soirée et il ne sortit pas de sa chambre, préférant remuer des sombres pensées seul dans sa chambre. Lullaby n'était pas venue, ni pour le prévenir que le repas était prêt, ni pour venir s'inquiéter à son sujet pour savoir s'il l'avait prévenu, ni… Non pour rien. Elle n'était pas venue le voir. Peut être qu'elle ne voulait pas le voir ou bien elle suivait ses ordres tout simplement. Mais deux heures du matin arrivé et il n'arrivait pas à trouver le sommeil. Pour tout dire, il n'arrivait pas à trouver la tranquillité, l'absence de Lullaby le rendait nerveux. Après c'être retourné de nombreuses fois dans son lit, il se décida enfin de se lever et sortie de sa chambre pour partir à la recherche de Lullaby. Elle était très probablement en train de dormir, mais il ne trouverait pas le repos tant qu'il n'aurait pas mis les choses au clair et surtout ne se serait pas excusé. Il essaya de ne pas faire trop bruit, pour ne pas l'éveiller brutalement, mais il constata rapidement que cela ne semblait pas être une précaution nécessaire. La porte était non seulement grand ouverte, mais en plus la lumière était encore allumée.

« - Lullaby ? »

Il commença à entrer dans la chambre et regarda autours de lui, personne… Il n'y avait personne. Le lit était fait, on voyait que quelqu'un s'était assis dessus, mais personne n'y dormait. Etrange… Il partit dans la salle de bain, mais il n'y avait personne non plus… Un sentiment d'inquiétude commença à l'envahir.

« - LULLABY ? »

Seul le silence lui répondit. C'était étrange, le manoir n'était pas suffisamment grand pour qu'elle ne puisse pas l'entendre. Il pria Merlin que le silence était dû à une obstination de ne lui répondre. Il descendit à toute vitesse les escaliers, non ce n'était pas du genre de Lullaby d'agir ainsi. Il savait que malgré ce qui lui avait dit, elle se considérait toujours comme une esclave et à ses yeux il était toujours son maître. Elle serait venue… Il l'appela de nouveaux plusieurs fois, toutefois elle ne répondit à aucun de ses appels. Harry remarqua de la lumière dans la cuisine, il se dirigea vers elle dans l'espoir de trouver Lullaby. Mais il eut la surprise de voir la cuisine en désordre, comme si Lullaby avait commencé à préparer le repas et puis avait disparu soudainement. Abandonnant tout ce qu'elle avait fait. Cette absence était étrange, anormale. Il avait vraiment l'impression qu'elle l'avait abandonnée.

« - Non. Non ce n'est pas possible ! »

Il partit en courant à travers le manoir, ouvrant toutes les portes, tous les placards, farfouillant tous les endroits, même les plus improbables, où elle aurait pu se cacher. Cependant elle n'était nul part, elle avait disparu, l'abandonnant tout seul ici. L'horloge sonna indiquant qu'il était cinq heures. Deux heures déjà, oui cela faisait déjà deux heures qu'il la chercher sans succès. Malgré l'heure, il se transplana devant le manoir Weasley. Si Lullaby n'était pas là, elle était peut être là bas. Ho il aurait dû attendre ce matin, il le savait bien. Cependant il en était incapable bien trop inquiet. Il appuyait donc comme un forcené sur la sonnette. Se moquant complètement de l'idée qu'il était peut être en train de réveiller tous les habitants. Enfin une servante avec un air endormi vint lui ouvrir.

« - Que voul-
- Je veux voir Andrew Lupin !
- Mais Monsieur Lupin est entr-
- Si vous n'allez pas le chercher immédiatement, j'irais moi-même !
- Bien monsieur, je reviens tout de suite monsieur. »

Harry hocha la tête, il se retint de peu de ne pas suivre la servante. Il se contenta donc d'attendre impatiemment dans le hall. Il était allé à contrecœur à la soirée, toutefois elle se révélait finalement bénéfique, car il avait pu découvrir qu'Andrew vivait bel et bien ici. Et peut être que cet abrutit avait kidnappé Lullaby où il ne sait quoi…. Mais qu'est-ce qu'ils fichaient ? Ils mettaient tant de temps ! Andrew arriva enfin avec à la fois un air endormi et agacé. Cependant la surprise s'afficha sur son visage lorsqu'il aperçut Harry en train de faire les cent pas dans le hall du manoir.

« - Et bien Harry ! J'aimerai bien savoir ce que vous faites ici, surtout à cette heure-ci ! Je vous manque donc déjà ?
- Lullaby, elle a disparu. Je l'ai cherchée partout… Et.
- Vous êtes certain de ce que vous dites ?
- Où pensez-vous qu'elle irait à cette heure ci ?
- Et vous pensez qu'elle est ici. Mais ce n'est pas le cas. Emma prépare nous du café ! Suivez-moi Harry. »

La jeune esclave s'inclina devant Andrew et partit dans la cuisine tendit que lui se diriger vers le salon en compagnie d'Harry. Bien qu'il soit en pyjama, il gardait une dignité telle qu'on avait l'impression que c'était tout à faire normal. S'asseyant dans un fauteuil, il invita d'un geste de la main Harry à faire de même. L'esclave entra avec un plateau remplis de café brulant, deux tasses, ainsi que des gâteaux pour les accompagner. Elle le posa doucement sur la table se situant entre Harry et Andrew. Ce dernier lui indiqua d'un geste de la main de partir. La jeune femme s'inclina devant eux, avant de partir. Andrew prit une gorgé de café pour se réveiller, puis ce décida enfin à parler.

« - Ce n'est pas la première fois qu'un esclave disparait. Cela est déjà arriver plusieurs fois. Je suis certain que c'est l'Ordre qui est venu la chercher.
- L'Ordre ? Mais comment ils ont pu ? Le manoir était fermé et ils ne pouvaient pas savoir où elle était.
- On ne sait pas comment ils font. Pour le retrouver il faut que tu ailles à leur quartier général, Poudlard. Ils ont d'autres repères, toutefois ils nous sont inconnus et ceux qui ont été découvert ont été détruits.
- Et Poudlard ? Pourquoi il n'a pas été détruit ?
- On ne sait pas où il est. Il semblerait qu'à sa fermeture il a disparu. Pour connaître le chemin on raconte qu'il faut parler aux elfes de maisons, mais ces derniers ont disparu et les rares qu'on peut apercevoir disparaissent tout de suite.
- Où ont-ils été aperçus ?
- Vous comptez aller à la recherche de cette esclave ? Vous feriez mieux de vous en acheter une autre.
- Ce n'est pas une esclave ! C'est une amie ! C'est…
- Godric Hollow, un petit village perdu dans la campagne.
- Merci. Excusez-moi du dérangement.
- Ce n'est rien. »

Harry se leva, Godric Hollow, ainsi il allait rejoindre la source, là où tout avait commencé.

« - Harry ? »

Le sorcier se tourna, étonné qu'Andrew l'appel.

« - Bonne chance.
- Merci. »

Il lui adressa un sourire et partit, sortant à tout vitesse du manoir Weasley il se transplana à Grimaud Square. Il ne savait pas combien de temps il allait partir, il devait donc se préparer. Farfouillant dans ses affaires il attrapa un sac où il enfourna des vêtements et de la nourriture. Par chance, il n'avait pas besoin d'aller à la banque pour pouvoir avoir de l'argent. Cette dernière ouvrirait seulement dans plusieurs heures et cela le retarderait beaucoup trop à son goût dans son voyage. Il verrouilla Square Grimaud et se transplana à Godric Hollow. Le village avait bien changé, ce n'était maintenant plus que des ruines. Prit de nostalgie, il se dirigea vers le cimetière. Ou du moins ce qui en restait. La statue magique avait disparu et les tombes étaient à moitiés effacées. Même si le jour commençait à se lever, il ne pourrait pas retrouver la tombe de ses parents. Toutefois qu'il la retrouve ou non ce n'est pas ça qu'il lui permettrait de découvrir les elfes de maisons sauvages. Après un dernier regard de désespoir, espérant retrouver la tombe, il se décida à retourner vers le village en ruine. A certains endroits la nature avait reprit ses droits. Alors qu'il pénétrait dans l'une des demeures, il entendit un bruissement derrière lui. Bien qu'il se retourne il ne vit rien. Il secoua la tête, cela devait être le vent… Toutefois, alors qu'il continuait sa visite des ruines, il y eux de nouveaux bruissements et puis il y avait cette sensation désagréable d'être observé. Là ! Une ombre ! C'était rapide, mais il y avait bien quelqu'un. Ils étaient là, l'observant. Plus besoin de les chercher, ils l'avaient trouvé. Il posa son sac, ainsi que sa baguette à terre.

« - Je suis Harry Potter ! Je ne veux vous pas de mal ! Seulement des informations ! »

Des murmures se firent entendre tout autour de lui. Bien qu'il ne pouvait pas comprendre ce qu'ils se disaient, il se doutait qu'il était en train de débattre s'il disait la vérité ou non. Puis tous ce turent. Cependant, il avait le sentiment que ce n'était pas finit et qu'il ne devait pas bouger. Un courant électrique traversa tout son corps, il sursauta surpris. Les murmures reprirent de plus belles. Enfin, un elfe de maison apparut. Il était habillé de manières très étranges, superposant plusieurs vêtements. Ainsi l'elfe en question portait un t-shirt déchirait au manche sur lequel était marqué « peace & love », trois paires de chaussettes, dont une montante qui recouvrait presque la totalité de ses jambes et un vieux chapeau pointus qui donnait l'impression que l'elfe de maison avait le choixpeau !

« - Quel vêtement a libéré le prophète Dobby de la servitude ? »

Malgré la situation, Harry se retient de ne pas éclater de rire à l'entente de la question. Le prophète Dobby ? Il réussit néanmoins à reprendre son sérieux et répondit à la question.

« - Une chaussette. C'était la mienne, j'avais douze ans à l'époque. »

L'elfe hocha la tête d'un air satisfait tendit que les autres elfes de maisons sortaient de leur cachette. Il avait réussit à passer le test de toute évidence. Ces derniers possédaient des tenues tout aussi étranges que celui qui semblait être leur chef. Leurs yeux de billes les regardaient avec admiration, toutefois aucun d'entre eux ne s'approcha de lui, ils se contentaient de former un cercle autours de lui.

« - Ainsi vous êtes vraiment Harry Potter. Suivez nous, nous allons vous amenez à notre camps. Vous semblez épuiser, vous pourrez manger et vous reposez à notre campement. Ensuite nous répondrons à vos questions. »

Harry voulu protester, il voulait ses réponses maintenant, mais les elfes commençaient déjà à partir vers le campement. Il fut donc obliger de les suivre. Bien qu'il fit plusieurs tentative pour entamer la conversation, aucun d'entre eux ne lui répondit. Ils se contentaient de le regarder avec admiration. Harry finit donc par abandonner l'idée de leur parler et se concentra plutôt sur le chemin menant au campement. Ce dernier était loin d'être tracé et il fallait donc faire attention de ne pas trébucher sur les racines des arbres ou glisser sur les cailloux. Par chance, le jour s'était maintenant levé et éclairé la sombre forêt. Les elfes se mouvaient et avancer sans aucun problème, on voyait qu'ils avaient l'expérience du terrain contrairement à Harry qui était à deux doigts de tomber à chaque instant. Le chemin lui semblait terriblement long et alors qu'il commençait à se demander si les elfes ne tentaient pas en réalité de le perdre dans la forêt,le village apparut. Il était composé dans des petites cabanes en bois perchaient dans les arbres. Il y avait des familles entières d'elfe de maisons. Des enfants jouaient gaiment dans la cour principal tendit que l'on dressait au centre une grande nappe où l'on invitât à Harry de s'asseoir. On s'assit autours de lui et lui servit de la nourriture en tout genre. Fruits, légumes et boissons. Malgré l'apparence précaire des lieux, c'était des mets recherchés qui étaient proposés à Harry. Entre deux plats, le sorcier tenta de tirer des informations sur Poudlard auprès des ses hôtes, mais ces derniers changeaient sans cesse de conversation. Lassé, il se décida finalement à changer de registre.

« - Tout à l'heure vous aviez dit que Dobby était votre prophète, je ne savais pas que vous aviez une religion.
- Non ! Nous n'avons pas de… religion comme vous les humains. Nous vénérons la grande déesse Mione, une ancienne déesse qui s'est sacrifiée pour nous. Les premiers elfes libérés sont les prophètes, ceux qui ont guidé notre route. Cependant nous ne les vénérons pas, car ils n'ont pas besoin de remerciement. Tant que nous croyons en eux, ils seront là pour nous protéger. »

Harry hocha la tête, mais il n'écoutait qu'à moitié. Sa tête était de plus en plus lourde. D'accord l'adrénaline avait su le tenir éveillé jusque là, mais tout de même. C'était trop soudain. Il avait beau lutté contre le sommeil, ses yeux se fermaient tout seul. Quelque chose n'allait pas Il regarda au fond de son gobelet en bois, il y avait une fine particule. Les elfes… Ils l'avaient drogué !

« - Qu'est-ce que vous… »

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, il tombait déjà dans les bras de Morphée. Toutefois avant de s'endormir totalement, il entendit le chef des elfes lui dire qu'il n'avait pas de raison de s'inquiéter que tout irait bien. Mais peut-il vraiment y croire ?

Lorsqu'il se réveilla le soleil était haut dans le ciel et ses rayons tapaient sur le toit en feuille, chatouillant le visage d'Harry qui finit par se réveiller. N'ayant plut ses lunettes, il tapotât à l'aveuglette jusqu'à les trouver. Dés qu'il les glissa sur son nez, tout redevint plus clair et il constatât qu'il était dans l'une de ses huttes. Trop grands pour pouvoir se lever, il sortit de la hutte à quatre pattes. Un elfe enfant arriva et le regarda avec de grands yeux remplis de merveilles.

« - Bonzour monsieur ! Vous z'avez bien dormi ?
- Oui, merci… On est quelle heure ?
- Quatre heures de l'après-midi monsieur, vous avez dormi drôlement longtemps ! Vous deviez être fatigué !
- Longtemps ? Mais j'ai dormi quelques heures à peine. On m'a endormi ce matin. Et -
- Non, non c'était hier !
- Pinky ! Cesse d'embêter monsieur Potter je t'en pris.
- Oui papa ! »

Le petit elfe de maison partit en courant rejoindre le petit groupe d'enfants en train de jouer à la cour. Celui qui semblait être le chef détourna le regard de sa fille et s'excusa auprès d'Harry.

« - Je suis désolé que ma fille Pinky vous a dérangé, ainsi que pour vous avoir endormi. Mais vous aviez l'air si épuiser que nous ne pouvions pas vous laisser partir comme ça. Venez donc manger, nous vous expliquerons comment vous pourrez trouver Poudlard. »

Harry hocha de la tête, bien qu'il soit agacé par l'idée de devoir encore attendre l'elfe avait raison. Il suivit ce dernier qui l'invita dans sa hutte. C'était une grande hutte qui se situait au sol contrairement aux autres cabanes. Une elfe de maison qui semblait se situer à l'âge de l'adolescence lui servit un repas similaire à celui qu'on lui avait servit avant qu'il s'endorme. Tendit qu'il mangeait avec appétit, l'elfe lui donna enfin les informations qu'il cherchait.

« - Il y a que deux moyens pour accéder à Poudlard, le premier est la téléportation que les elfes de maison utilisent. Les rebelles font de même, mais ils usent de la technologie pour se téléporter.
- Vous allez donc m'y téléporter ?
- Impossible. Les elfes de maisons ne peuvent pas transporter de personne avec eux. Vous devrez donc utilisez la seconde méthode prendre le Poudlard Express en chemin.
- En chemin ?
- Il passe non loin d'ici, cependant se sont les nains qui ont la main basse dessus. Vous devrez les convaincre de vous le laissez utiliser pour qu'il vous amène jusqu'à Poudlard.
- Des nains ?
- Oui, toutefois ils sont vénaux et détestes les elfes. Vous devrez donc y aller seul.
- Il accepte la possibilité de payer avec la baguette ?
- Tant qu'ils sont payés et qu'on leur donne de l'argent tout est bon pour eux. Ils acceptent tout moyen. »

Harry hocha la tête rassuré. Après qu'Harry ait terminé son repas, le chef des elfes appela un éclaireur qui pourrait guider Harry chez les nains. Cette dernière contrairement à ses comparses était très peu vêtue pour pouvoir se mouvoir avec plus de facilité dans les environs. Très peu bavarde, elle se contenta de dire qu'elle se nommait Amwy et à peine s'était-elle présentée qu'elle était déjà en train de partir. Ne laissant guère le temps à Harry de remercier ses hôtes. L'elfe marchait rapidement et sautillait par-dessus les racines, n'attendant pas Harry qui avait du mal à le suivre. Cette dernière semblait agacée par l'idée de s'occuper d'Harry, en particulier pour l'amener voir les nains. Elle fit d'ailleurs clairement comprendre qu'elle n'avait aucunement l'intention de faire la rencontre avec le moindre nain. Il était en effet connu que les nains et les elfes étaient en conflits incessants. Aussi Amwy s'arrêtât un kilomètre avant le repère des nains, indiquant d'un simple signe de geste le chemin de prendre, puis après un rapide adieu à Harry, se téléporta jusqu'au campement.

« - Et bien au revoir… »

Un étrange sentiment de solitude l'envahit à nouveau. Harry fut soudainement prit par l'envie de rejoindre les elfes de maisons, mais à peine s'était il retourné qu'il comprit qu'il serait incapable de se repérer dans la forêt. Et puis il devait la retrouver. S'accrochant à l'idée qu'il allait retrouver Lullaby, il emprunta la direction indiquée un peu plus tôt par l'elfe. A ce qu'il avait compris, si elle ne lui avait pas mentit, il devrait arriver sous peu. Avançant d'un pas incertain, il essayait de ne pas trébucher sur les racines. Après avoir marché pendant cinq bonnes minutes, il commença à entendre l'écho de pioche frappant sur la terre. Ravivait par ce son qui sonnait, il avança d'un pas plus rapide. Le son devenait de plus en plus fort jusqu'à enfin ! Voici un de ces petits êtres hauts comme dix pommes ! Un homme ? Une femme ? Il ne savait pas trop comment nommer cet être devant lui qui piochait avec ardeur et qui bien ne pouvait que voir sa présence continuer à l'ignorer. Finalement il se décida à se racler la gorge pour signifier qu'il était là.

« - Heu… bonjour. »

Le nain non identifié concéda au bout de plusieurs secondes d'arrêté de piocher et se tourna ver lui avec un air renfrogné sur le visage.

« - V o' vo'lez quoi ?
- J'aimerai prendre le poudlard express pour aller à Poudlard.
- 100 pièces d'or. Vo' pôvez payer avec votre baguette. »

Harry hocha de la tête, il ne savait pas combien cela faisait en gallion, mais à ce qu'il avait compris son compte était encore plus remplis que lorsqu'il avait disparu, il avait donc dans l'espoir que cela soit suffisant. Il avait la désagréable impression de se faire arnaquer, mais bon c'était le seul moyen pour retrouver Lullaby. Il sortit donc sa baguette, a la simple vue de l'objet les yeux du nain se mirent à briller d'avidités. Attrapant la baguette, il l'enfonça dans un arbre. Un léger halo brillant apparut autours de la baguette. Une fois disparut, le nain retira la baguette et la tendit à Harry.

« - Accrochez vous. »

Et avant qu'il eut pu prononcer le moindre mot une trappe s'ouvrit sous les pieds d'Harry qui se mit à tomber, tomber… Tout autour de lui il y avait des photos, des chocogrenouilles qui sautaient, il évitât de peu un cognard qui remontait. Il ne cessait pas de tomber, toujours plus bas. Et puis les objets disparurent peu à peu. Autours de lui un compartiment commença à apparaitre. Ainsi qu'un sol, sur lequel il se trouve allongé. Peu à peu il sentit le sol se constituait sous son corps. Il vit avec émerveillement le Poudlard express devenir de plus en plus consistant avant d'être totalement reconstruit. Quand il se releva il remarqua qu'il avait dans sa main sa baguette ainsi qu'un ticket sur lequel il était marqué :

« Poudlard express, destination Poudlard. »

Il se releva et regarda autours de lui, le compartiment était vide. Ne savant pas combien de temps durerait le trajet, il partie dans les autres compartiments pour voir s'il y avait d'autres voyageurs. Tendit qu'il poussait la porte, des souvenirs emplirent sa tête. Il se revit dans le compartiment avec Ron en train de manger tout de sorte de confiseries qu'il venait de découvrir. C'était probablement l'un des plus beaux jours de sa vie. Se glissant en dehors du compartiment il avança dans le couloir avec difficulté. Le train allait très vite et les cahots étaient nombreux. Il regardait d'un air curieux à travers les autres compartiments, mais ils étaient pratiquement tous vides. Les rares qui semblaient avoir des voyageurs avaient les rideaux fermés. Ce wagon n'étant guère intéressant, il passa donc au suivant qui semblait être composé de plus de vie. Du moins, de ce qu'il pouvait en voir. Les rideaux étaient tous fermés et il y avait une faible lumière tamisée.

« - Bonjour jeune homme, vous semblez être perdu. Venez donc vous asseoir devant moi. »

C'était une créature étrange qui venait de lui parler, elle avait une peau légèrement verte et des cheveux qui lui faisaient penser à un saule. Dedans des fines roses se perdaient dedans. Il était subjugué par une telle beauté. D'un geste gracieux elle désigna la place devant elle. Bien qu'il sur rester à peu prés stable et ne faire aucun gaffe, il eut l'impression d'être un troll apprenant la danse classique tellement elle était emplit de grâce comparait à lui.

« - Vous ne semblez n'avoir jamais rencontré un représentant du peuple des Roselias.
- Non…
- Ne soyez donc pas si nerveux ! Nous sommes des êtres pacifiques, mi-végétaux, mi humains. Et pour tout vous avez j'ai autant de difficulté à supporter l'obscurité de ce wagon, que la solitude. Votre arrivée est une véritable bénédiction. Je m'étais enquis des autres passages, mais malheureusement il n'y a que goules, démons et fantômes, aujourd'hui. Des gens peu sympathiques à mon goût. Je crois qu'ils sont là pour le millième anniversaire du compte Dracula en Transylvanie.
- Ce train va en Transylvanie ?
- Vous semblez être étonné jeune homme, bien entendu qu'il va en Transylvanie ! Depuis que les nains ont prit le contrôle du Poudlard express, ce dernier ce rend partout dans le monde. C'est pour cela qu'un voyage pour une même destination peut durer aussi bien quelques heures, que quelques jours. Je suppose donc que vous allez à Poudlard, la destination première ? »

Harry hocha la tête, surprit qu'elle est devinée si facilement. Sa réaction fit rire la rosaliase. Elle sortit une petite boîte en bois dans lequel se trouvaient des petits gâteaux en forme de roses. Elle tendit la boîte à Harry.

« - Tenez, prenez en un, ce sont les gâteaux officiels de mon pays. Cela vous détendra et vous donnera du courage. Car il en faut pour aller à Poudlard. Pourquoi souhaitez-vous aller là bas ? »

Harry croqua dans un bout de gâteau, son esprit embrouillé commença à s'éclaircir. Ce n'était pas de son genre de faire confiance aux inconnus et de leur raconter son histoire suite à une simple question. Toutefois c'était comme si le gâteau lui donnait une confiance démesurée et qu'il n'avait pas d'inquiétude à se faire.

« - Et bien, j'ai blessé cette fille… C'était mon esclave, mais je ne la considérais pas ainsi. Et puis je l'ai surprise en train de flirter avec cet homme. Non c'était bien plus que flirter, c'était… Et je me suis énervé contre lui, lui ordonnant de partir. De faire en sorte que je ne la revois plus jamais. Et c'est ce qu'elle a fait… Et donc il y a des chances qu'elle soit à Poudlard et je dois la retrouver à tout prix. Car je…
- Car vous l'aimez ?
- Non ! Enfin si, enfin non ! Peut être… »

L'étrange créature ria ou du moins il eut l'impression qu'elle riait. Cela ressemblait surtout un piaillement d'oiseau. Harry baissa la tête, rougissant. Oui, il devait l'avouer, il aimait cette fille. Il l'aimait plus qu'il ne voulait l'avouer. C'était quelque chose d'étrange, il ne la connaissait que depuis quelques jours et puis il partait à sa recherche, traversant multiples épreuves pour elle pour une inconnue. C'était quelque chose d'agréable en même temps.

« - Poudlard ! Arrêt de Poudlard dans 5 minutes ! »

Une voix off le sortit de ses pensées et il remarqua le regard amusé de la jeune femme.

« - Et bien je vous dis au revoir, puisque vous commencez déjà à disparaitre.
- Disparaitre ? »

Harry baissa la tête et eut un hoquet de surprise en les voyant devenir transparente. Il en allait de même pour tout ce qui était autours de lui. Les cahots disparurent, l'herbe remplaça le plancher, puis il en alla de même pour la charmante jeune femme. Tout disparut, lentement, les uns après les autres. Quant tout eut finit de disparaitre, il se retrouva sur un banc non loin de ce qui semblait être le saule cogneur. Mais il avait du crois qu'après tant de temps il était toujours là. Pourtant c'était bien lui, il était beaucoup plus grand et beaucoup plus gros. Ses racines sortaient à moitié du sol, formant un enchevêtrement empêchant qui que se soit de prendre le portail. Oh on pouvait passait dessus, mais le fait que ces racines rampaient tel des serpents sur le sol étouffant sans pitié les humains qu'elles attrapaient dissuader toute personne de s'en approcher. On pouvait apercevoir ici et là des squelettes autours desquels il y avait des racines les serrant sans pitié. Harry comprit qu'il ne devait pas s'éterniser ici s'il tenait à la vie. Se levant, il se dirigea à grand pas vers le château. Au début il ne rencontra pas grand monde, mais plus il avançait vers le château plus il y avait de monde. On le regardait d'un air méfiant, n'osant pas vraiment s'approcher de lui. Il ne savait pas trop quoi faire, ni comment se présenter. Toutefois ses questionnements cessèrent prestement. Un homme plutôt âgé, mais plein de vigueur et vif comme un écureuil se dirigeait à grands pas vers lui.

« - Bonjours monsieur ! Je ne crois pas vous avoir encore vu. Comment êtes vous venus ici je vous pris ?
- Par le poudlard expresse. Je, je suis Harry Potter ! Je suis désolé de venir vous déranger, mais on m'a dit que je pourrais trouver Lullaby.
- Harry Potter ? Oui… Elle m'a beaucoup parlé de vous. Elle s'est beaucoup inquiétée pour vous.
- C'est… c'est vrai ?
- Mais oui, mais oui ! Toutefois avant de vous la présenter je dois vous poser quelques questions, ne vous inquiétez pas ce sont juste des formalités ! »

Bien que l'homme fût sympathique, Harry comprit qu'il ne lui laissera pas le choix. Bien qu'il se méfiait de ces soit disant formalité, Harry suivit l'homme dans les couloirs de Poudlard. Cela faisait vraiment plaisir de revoir Poudlard. Ho c'était bien différent, mais il y avait toujours ces escaliers, ses tableaux et tant d'autre chose ! Il regarda avec un air émerveillé autours de lui. L'homme l'emmena dans le bureau d'Albus où il put revoir avec plaisir le portrait du viel homme. Ce dernier lui adressa un clin d'œil, toutefois ce n'était pas le moment de se rappeler les bons moments. Le viel homme lui indiqua d'un signe de la main de s'asseoir sur la chaise devant lui.

« - Alors c'est lui le type qu'il faut interroger ? Bon alors mon bonhomme enlève ta chemise, je vais te faire une piqure. T'inquiète tu ne vas rien sentir.
- Une piqure ? Pour ?
- Nous injectons du veritaserum directement dans les veines de ceux que l'ont veut interroger. C'est plus puissant et on est certain que l'on ne peut pas résister. »

Harry jetât un regard inquiet à la seringue, mais retira tout de même sa chemise. L'homme à la seringue passa un coton imbibé de potion pour qu'Harry ne sente aucune douleur et piqua. Malgré l'absence de sensation, la simple vue de l'aiguille s'enfançons dans sa peau fit tressaillir Harry.

« - Bien, maintenant je vais vous posez quelques questions. Vous répondez dans l'immédiat, cela ne sert à rien de lutter. Bien, pourquoi es-tu ici ?
- Je suis ici pour retrouver Lullaby.
- Pourquoi veux-tu la retrouver ?
- Pour m'excuser et puis je… j'ai besoin d'elle. »

L'homme à la seringue ne put s'empêcher d'avoir un petit rire en entendant la réponse d'Harry. Toutefois le regard noir de Sirius lui fit cesser tout rire.

« - Qui es-tu ?
- Harry Potter.
- Comment considères-tu les nés-moldus ?
- Comme des sorciers normaux.
- Es-tu prêt à te battre contre l'esclavage ?
- Oui. »

Sirius hocha de la tête d'un air satisfait.

« - Nous allons avoir besoin de toi pour la lutte. Mais nous allons d'abord t'amener à Lizzy.
- Lizzy ? Mais je veux voir Lulla-
- Elle se nomme Elisabeth Menzies maintenant ! Tâche de t'en souvenir ! »

C'était l'homme à la seringue qui venait de parler. Il semblait être en colère qu'Harry ose appeler encore Lizzy Lullaby. Le survivant un peu perdu hocha de la tête. Lullaby, Lizzy ou de n'importe quelle façon dont elle se nomme. Il s'en fichait, car il savait qu'il allait pouvoir la revoir.