Coucou tout le monde !

Je suis contente que ce début d'histoire vous convienne.

Merci à vous : kawaii-Shina, Princessenell, Serelia, Demelza, Eileen19, Audi56, AlchemyBetweenThem et Claire Rogue.

Alors voici le chapitre suivant !

Chapitre 2

Elle termina aussitôt son besoin pressant et retourna aux côtés de Snape. Elle arriva devant lui mais le vit stoïque un regard terrifié dans sa direction. L'idée saugrenue qu'elle ne s'était pas rhabillée correctement lui traversa l'esprit mais elle remarqua que son regard se dirigeait derrière elle. Elle tourna aussitôt la tête et comprit l'état horrifié de son professeur. Un animal mi- chien mi- loup était à une centaine de mètres d'eux. Les crocs acérés, l'air affamé et un grognement à glacer le sang, la créature se tenait prête à bondir sur ses proies. Hermione sursauta de terreur et vint s'agripper au dos de son enseignant. Instinctivement, il la protégea de la même façon qu'il l'avait protégé lors de leur rencontre avec Lupin transformé en loup-garou en troisième année. Il brandit sa baguette, jeta des Stupéfix mais l'animal qui s'était lancé à leurs poursuites esquiva chaque sort. D'une rapidité déconcertante, il s'approchait dangereusement.

Sévérus prit l'initiative d'entrainer Hermione à travers bois. Courant à toute vitesse et poussés par l'adrénaline, ils entendaient le chien enragé non loin d'eux. En sueur, essoufflée et terrorisée, elle suivait tant bien que mal la cadence du sorcier qui lui tenait la main fermement. Soudain, il s'arrêta de courir car devant eux, une petite maison en bois était implantée. Elle le percuta de plein fouet et tomba sur lui. Allongés au sol, ils regardèrent derrière eux. La bête les suivait toujours. Sévérus la fit basculer sur le dos avant de se relever. En une fraction de seconde, il empoigna les mains de la jeune femme, l'aida à se remettre debout puis ils coururent en direction de l'entrée de la cabane délabrée. Un alohomora eut raison de la serrure et ils se réfugièrent à l'intérieur dans un soupir de soulagement. Il verrouilla de nouveau la porte quand Hermione s'écroula au sol d'épuisement.

-Il est parti? Questionna la sorcière en reprenant son souffle.

Il regarda à travers la fenêtre.

-Hélas non. Et il n'est plus seul.

Une meute de chiens tournait à présent autour d'eux et avait l'air tout aussi dangereux qu'affamé. Sévérus examina l'endroit où ils se trouvaient. L'intérieur était tout aussi lugubre que cette mystérieuse forêt. Il se composait d'une table bancale avec trois vieilles chaises, d'une cheminée en pierre couverte de suie, d'un sofa extrêmement détérioré et de meubles rongés par les mites. Une épaisse couche de poussière jonchait le sol composé de lattes en bois. Vraisemblablement, cette maison n'était plus habitée depuis bien longtemps. Mais ils étaient à l'abri et encore en vie. Sévérus fouilla la pièce et dénicha quelques conserves qu'il montra à son élève.

-Au moins, on ne mourra plus de faim, constata Hermione qui prit place dans le canapé miteux.

Il trouva une casserole, alluma un feu et réchauffa le contenu. Ce ne fut guère bon mais apaisa aisément leurs estomacs.

Elle remercia intérieurement son professeur d'être présent en de telles circonstances. Elle aurait très bien pu être transportée seule par ce portoloin. Et que serait-elle devenue? Au moins, sa présence la réconfortait un peu mais elle se sentait tellement coupable de ce qu'ils leur arrivaient. Le restant de la journée se passa en silence. Sévérus, qui avait eu l'idée de garder le livre responsable de leurs malheurs, l'examina un long moment. Peut-être trouverait-il un indice sur la situation géographique de cette maudite forêt. Mais pourquoi Diable n'avait-il pas préféré lui donner sa retenue comme à l'accoutumée? Si elle avait récuré ses chaudrons, il serait bien confortablement installé dans son sofa de cuir plutôt que d'être enfoncé dans un amas de ressort.

Hermione s'ennuyait profondément. Elle n'avait rien à faire alors elle observait son professeur concentré sur le titre du bouquin. Elle n'avait jamais vraiment eu l'occasion de le regarder d'aussi près et avec attention. Son teint semblait bien moins cireux qu'à l'ordinaire. Il avait des lèvres bien dessinées, et les traits de son visage étaient harmonieux et géométrique. Il était mince mais pas squelettique. Mais surtout elle trouva ses mains très sensuelles. Il brisa le silence et la fit légèrement sursauter, l'interrompant ainsi dans sa description en annonçant :

-L'inscription doit être en russe.

-En russe? Nous serions donc en Russie? demandait-elle alors qu'elle plongea son regard noisette dans celui de jais.

-Honnêtement, je ne sais pas. Le livre n'a peut-être aucun lien avec ici.

Un autre silence s'installa entre eux alors qu'ils se regardaient mutuellement.

-On va se coucher, proposa Hermione avec innocence.

-Pardon? s'exclama Snape après ces propos qu'il trouva bien ambigus.

-Il y a une chambre derrière nous et un lit. Le soleil se couchant, je me suis dit qu'il n'y avait rien à faire de mieux que de dormir. On va partager le lit. Dormir sur ce vieux canapé me semble impossible, ajoutait-elle en retirant un ressort métallique qui lui endolorissait le dos.

Elle se dirigea vers la dite chambre suivie de l'enseignant perplexe et aux yeux écarquillés par cette drôle de proposition.

-Vous êtes surs? Je peux très bien m'accommoder du divan et de ces ressorts, expliqua Snape quelque peu embarrassé de dormir aux côtés d'une élève.

-Oui bien sûr, le lit est assez grand pour nous deux. Tant que je ne vous entends pas ronfler, taquina-t-elle un léger sourire aux lèvres.

-Très bien. Je n'aurais pas pensé que vous vous préoccuperiez autant de mon sommeil.

Il enleva sa cape noire.

-Tenez, prenez ma cape comme couverture. Je vais dormir avec ça.

Il désigna un bout de chiffon poussiéreux posé sur le lit et troué à divers endroits.

- Vraiment? fit-elle rougissante et étonnée par son geste de gentleman. Ma cape m'aurait surement suffit professeur, rajouta la brune en saisissant le vêtement de l'homme.

-Vous n'avez peut-être pas envie de m'entendre ronfler mais moi, j'ai encore moins besoin de vous entendre grelotter de froid et éternuer toute la nuit, Miss!

Elle accepta de s'en couvrir. Il n'avait pas tort, la pièce était glaciale et la chaleur du feu du salon ne parvenait pas jusqu'ici. Ils s'allongèrent de chaque côté du lit qui avait déjà bien vécu. Sévérus posa le tissu trouvé sur lui mais il ne recouvrait pas la totalité de son corps. Mais il allait tout de même mieux dormir que la nuit précédente. Quant à Hermione, elle s'enveloppa de la cape pour retrouver un peu de chaleur. L'odeur épicée et masculine de son professeur vint lui titiller les narines agréablement. La cape entièrement imprégnée de son parfum l'apaisa et elle s'endormit très rapidement. Le serpentard eut froid toute la nuit mais arriva quand même à s'endormir de temps en temps.

Au matin, une douce chaleur se répandit en lui. Il ouvrit les yeux et découvrit avec stupeur que la cause de ce réchauffement était le corps de son élève contre lui. Il n'osa plus bouger ni respirer. Que faisait-elle le bras posé sur son torse et la tête sur son épaule. Il l'entendit gémir dans son sommeil et un sourire se dessina sur les lèvres rouges et pulpeuses de la jeune femme. Mais de quoi pouvait-elle rêver? Il n'aimait pas se l'admettre mais le poids de ce corps de femme contre lui ne le dérangeait pas. Il appréciait même ce contact lui procurant une chaleur plus que bienvenue. Ils restèrent collés ainsi plusieurs minutes. Le parfum de la brune vint chatouiller son nez, un mélange de fruits rouges et de vanille. Très plaisant. Cela changeait de l'odeur de moisi que dégageait la serpillère qui le couvrait. Hélas, elle bougea pour se remettre de son côté du lit. Il en profita pour se lever délicatement et sortit de la chambre. Il regarda à travers la fenêtre mais les chiens étaient tenaces. Ils trainaient toujours aux abords de la cabane.

Il s'installa sur le canapé pour observer de nouveau le livre. Hermione apparut une demi-heure plus tard toujours emmitouflée de la cape. Il leva les yeux vers elle. Elle se tenait debout devant lui, retira son vêtement et lui tendit avec un sourire de remerciement:

-Merci professeur, j'ai bien mieux dormi.

Impassible, il la récupéra sans dire mots. Et une journée d'ennui commença pour Hermione. Elle tournait en rond, s'asseyait, se levait, faisait les cent pas tandis que Snape examinait minutieusement l'ouvrage des mangemorts. Elle s'écroula lourdement sur le vieux divan et soupira de lassitude.

-Je m'ennuie professeur, osa-t-elle se lamenter.

-Vous m'étonnez… Un jour sans pouvoir lire un livre. Au final, ce n'est pas l'animal dehors qui aura votre peau, répliqua le sorcier dans un rictus sarcastique, un brin amusé par la situation.

- Je vous en prie, apprenez-moi quelque chose. Parlez-moi de la science subtile et l'art rigoureux de la préparation des potions.

Il referma le livre dans un claquement sonore avant de répliquer froidement

-Miss Granger, je me délecte de vous voir enfin vous ennuyer de la sorte. Mes oreilles se reposent enfin. Et puis n'êtes-vous pas la Miss je sais tout qui connait tout sur tout ?

Cette cinglante réplique l'énerva encore plus. Elle décida de préparer le repas du soir et fouilla dans le garde-manger. Le menu de ce soir serait une boite sardine. Elle soupira pour la énième fois de contrariété.

-Qu'est-ce que… Tiens donc, quelle bonne trouvaille ! S'exclama-t-elle en découvrant une bouteille contenant un liquide blanc transparent au fond du placard.

Elle la déboucha et renifla le contenu.

-Je serai vous, je ne boirai pas ça, conseilla Snape, l'œil sur son élève le goulot aux lèvres.

-Que peut-il bien arriver de pire que d'être enfermé ici avec vous et avec des chiens affamés à l'extérieur. Et puis, l'alcool se conserve bien, s'exprima la sorcière avant d'avaler une gorgée suivi d'une grimace.

-Vodka. En tout cas, ça arrache !

Elle but une autre rasade avant de proposer au serpentard sur un ton espiègle :

-Vous en voulez ?

L'attitude de Granger l'étonna même s'il ne laissa rien paraitre. Elle qui semblait si sérieuse d'ordinaire.

-Ce ne serait pas raisonnable Miss.

-Allez, laissez-vous tenter. Après tout, il n' y a que ça à faire pour passer l'ennui.

Il saisit la bouteille après quelques hésitations et avala également une gorgée. Un sourire de triomphe apparut sur le visage de la griffondor. Elle s'installa sur le sol en face de la cheminée. Ils se passèrent la vodka plusieurs fois en silence. Soudain, une idée traversa l'esprit de la brune déjà bien éméchée.

-Professeur, vous voulez jouer à un jeu avec moi ?

Il avala une lampée d'alcool avant d'accepter dans un grognement. Après tout, il n'y avait rien d'autre de mieux à faire. Il s'installa à terre à ses côtés.

-On va jouer à Action ou vérité. Vous connaissez ? C'est un jeu moldu. Vous devez choisir entre une action c'est-à-dire un gage ou une question que je vous pose à laquelle il faut dire évidemment la vérité. Et vice versa. Alors professeur, action ou vérité ?

Blasé, il répondit action sans grande conviction. Après quelques secondes de réflexion, elle annonça :

-Vous allez me masser les pieds !

Un sourire malicieux, elle présenta ses pieds déchaussés à son enseignant. Il décida de jouer le jeu, l'alcool aliénant peu à peu son jugement. Elle ferma les yeux, se mordit la lèvre inférieure et gémit de satisfaction sous ses tendres et délicats massages. La course de la veille ayant abimé cette partie du corps, elle admit intérieurement qu'il était bien doué pour soulager ses courbatures. Sévérus, dont les mains se baladaient méthodiquement sur son pied gauche regarda Hermione. Les joues empourprées, il la trouva très belle à la lueur du feu chantant dans la cheminée.

-A mon tour, fit-il quelques minutes après. Action ou vérité ?

-Action sans hésiter.

-Allez faire un câlin aux chiens dehors.

-Vous rigolez !

Elle éclata soudain dans un fou rire incontrôlable.

-Je ne vous savais pas si drôle professeur !

-Mais je ne plaisantais pas, répliqua le maitre des cachots la prenant au jeu.

Le mélange alcool et chaleur dégagée par l'antre de braise obligea la rouge et or à enlever son pull. Elle se retrouva en débardeur mauve dessinant explicitement ses formes.

-Allons, vous ne voulez tout de même pas vous débarrasser de moi Professeur. Je peux vous être encore utile, insinua-t-elle une lueur étrange dans le regard comme si elle avait une idée derrière la tête.

-Vous avez raison Miss. Lorsque les chiens vous mangeront, j'aurais amplement le temps de m'enfuir d'ici, énonça-t-il goguenard.

Elle poussa un léger cri de stupeur, et voulut arracher la bouteille qu'il tenait fermement dans la main. Elle se mit à genoux devant lui et posa rapidement sa main sur la vodka pour se l'accaparer. Mais Snape resserra son emprise sur l'alcool et attira la griffondor involontairement vers lui alors qu'elle tentait de l'arracher de ses mains. Un petit centimètre séparait leur visage. Sévérus fixait ses prunelles noisette et hésitait quant à la façon de réagir. Devait-il s'éloigner d'elle et vociférer qu'elle ne supportait vraiment pas l'alcool ? Ou bien la surprendre dans un baiser aussi fougueux que le désir pour elle émanant à cet instant ?

Hermione aurait pu se perdre entre la noirceur de ses pupilles et la silhouette fine et dessinée de ses lèvres. La main droite sur la bouteille, elle leva la gauche pour la poser doucement sur la joue de son enseignant qui frissonna à ce contact inattendu. Brusquement, elle ne fit qu'un avec lui. Elle venait de lui capturer ses lèvres sauvagement. Ils échangèrent un baiser au gout de vodka. Doux et hésitant au début pour devenir plus insistant. Sévérus lâcha peu à peu l'emprise de ses doigts sur la vodka.

Hermione en profita pour lui reprendre la bouteille et mit fin au baiser. Elle se leva, avala une longue gorgée puis rit de nouveau, se trouvant très maligne même sous l'effet de l'alcool. Elle tourbillonna, dansa et rigola au milieu de la pièce, tellement ivre. Les effets de l'alcool étaient mois important chez Sévérus. Même s'il avait bu pas mal, il en supportait mieux les conséquences que son élève qui déambulait autour de lui, les yeux étincelants. Il tenait compte de l'état inhabituel de Granger. Pourtant il n'en restait pas moins en colère contre elle. S'être fait piégé de la sorte le mit hors de lui. La vodka intensifiant ses émotions, il bondit sur elle et la plaqua au mur. La brune mit quelques secondes à réagir et à analyser la situation. Il la tenait fermement aux poignets, les bras fléchis vers le haut et leurs corps collés l'un contre l'autre.

- Je ne tolère pas que l'on joue avec moi comme vous l'avez fait, susurra-t-il indigné.

- Vous avez pourtant accepté de jouer à mon jeu, je ne vois pas le problème.

- Arrêtez de faire l'imbécile Granger.

Il avait approché son visage tout près de la brune, les yeux lui envoyant une rage qu'il ne contrôlait plus vraiment.

- Aie, vous me faites mal professeur.

Il vacillait entre deux sentiments, la colère et le désir. On avait tellement rit de lui qu'il n'avait pas supporté le geste de la griffondor. Enfin à moitié. L'autre partie de lui avait apprécié ce contact charnel et avait éveillé en lui sa condition d'homme. Un homme avec des besoins et qui résistait bien mal à la gente féminine. Et cette Granger était tout simplement irrésistible. Que devait-il faire ? L'embrasser avec rage ou en faire un souffre-douleur pour toutes les souffrances infligées par autrui dans le passé.

-Professeur, gémit-elle les larmes aux yeux.

L'euphorie qu'elle ressentait auparavant descendit en flèche. Son enseignant avait l'air très menaçant et lui faisait mal. Elle lâcha la bouteille de vodka qui se brisa au sol répandant le restant de liquide. La lucidité de la griffondor revint soudainement. Elle s'était mal comportée envers lui et regrettait d'avoir bu. Ca ne lui ressemblait pas. Mais l'alcool avait le défaut de changer les gens du mauvais côté.

Retenant le démon en lui, il la libéra et alla se coucher mettant fin à cette soirée pitoyable et gâchée par l'alcool. Hermione n'était plus retenue violemment par l'homme mais se sentait encore plus mal. La nuit fut rude pour elle qui vomit une grande partie du temps. A l'aube, elle rejoignit le lit partagé par Snape et plongea dans le sommeil. Quand elle se réveilla, il n'était plus à côté. Un effroyable mal de crane l'assaillit vertigineusement quand elle se leva. Qu'est-ce qu'elle n'aurait pas donné pour une bonne potion ou un médicament moldu à l'aspirine.

Il était assis une fois de plus sur le canapé mais cette fois ci il prenait des notes sur le livre à l'aide de se baguette. En silence, elle prit place sur l'autre partie du sofa. Comment allait-elle abordé les évènements de la veille ? Elle tritura ses méninges une bonne heure afin de trouver les mots justes. L'avantage, c'est qu'elle ne s'ennuyait plus avec ces histoires. Elle tenait véritablement à renouer le dialogue avec lui et s'expliquer. Elle n'était pas comme cela d'habitude. D'ailleurs elle buvait rarement même avec ses amis. Elle voulait toujours garder le contrôle de ses actes. Hier, tout avait échappé à sa vigilance annihilée par l'alcool. Bref, elle avait gravement merdé.

Elle fixa le sol et se rendit compte qu'il avait nettoyé les débris de verre. Elle se sentit encore plus pitoyable. Il se terrait dans un silence de plombs ce qui ne l'encouragea guère à prendre la parole. Sévérus qui faisait semblant d'être occupé avec ce livre pouvait encore sentir son doux parfum de fruits. Par Merlin, qu'elle sentait bon cette fille ! Il devrait dire cette femme à présent. Elle s'était si bien embellie pendant son adolescence ce qu'il n'avait jamais remarqué avant samedi. La promiscuité forcée par la tournure des évènements lui avait ouvert les yeux. Dorénavant, il n'avait plus à faire à la naïve et frêle Hermione. Elle était devenue une femme attirante aux charmes féminins qu'un homme comme lui voulait apprécier. Mais l'épisode d'hier le mettait encore hors de lui. Non seulement parce qu'elle avait joué vilainement avec ce foutu baiser. Mais encore plus parce qu'elle avait suscité en lui une salve d'émotions qu'il n'avait pas ressenti depuis des années. Elle avait le don de l'agacer mais en plus de l'attirer aujourd'hui. Maudite Granger !

Cette dernière tournait en rond dans ses pensées. Cette cogitation intellectuelle lui donna la sensation d'étouffer. D'ailleurs, cette pièce sentait le renfermé. Elle alla à la fenêtre et observa dehors. Pas de créature féroce en vue. Elle ouvrit les vitres et n'eut le temps que de respirer un bol d'air frais avant d'être projetée brusquement en arrière. Snape s'empressa de refermer les fenêtres dans un claquement bruyant accompagné d'un juron.

-Mais bon sang ! A quoi vous pensez sombre idiote ? Vous voulez que l'on se fasse bouffer ? Cracha-t-il hystérique.

-Non, je … j'avais besoin de prendre un peu l'air frais.

Se faisant toute petite, elle plongea ses yeux de biche dans ceux onyx du sorcier furibond. Ils échangèrent un long regard sans rien dire mais Hermione décida d'agir :

- Professeur, je voulais sincèrement m'excuser pour mon comportement d'hier. Je regrette…

-de m'avoir embrassé, coupa-t-il sèchement croyant déceler le dégout de la griffondor pour avoir embrassé un serpentard, un homme beaucoup plus vieux, lui, surnommé élégamment le bâtard graisseux des cachots.

-Non Monsieur, d'avoir bu.

Ils se turent de nouveau. Il écarquilla les yeux ne comprenant pas la tournure de ces paroles. Que voulait-elle dire ? Qu'elle ne regrettait pas de l'avoir embrassé. Il pensa amèrement qu'il se berçait d'illusion. Comme si une belle jeune femme avec la vie devant elle avait pris gout aux lèvres d'un homme, minable héros de guerre qui n'aurait jamais voulu vivre sa vie comme il l'avait vécu. Le souvenir de Lily avait fini par lui donner un sentiment de méfiance envers l'autre sexe. Il s'était convaincu toutes ces années de double jeu et de souffrances qu'il devait oublier la gente féminine car elles ne lui apportaient que des problèmes.

Non, il se fourvoyait complètement. Si elle l'avait écouté et n'avait pas touché une goutte d'alcool, alors elle ne l'aurait pas embrassé de toute manière. Donc, oui. Elle regrettait d'avoir échanger un baiser, pensait-il après quelques réflexions sur le sens de sa dernière phrase.

Hermione s'interrogea sur le comportement étrange de son interlocuteur. Il la fixait pensif, ne bougeait pas et ne disait rien. Une attitude qui angoissa la griffondor. Ce qu'elle avait dit l'aurait-il contrarié ? Et pourquoi avait-il pris la mouche aussi vite lorsqu'elle avait énoncé un quelconque regret ? Il avait directement pensé au baiser comme si… comme si cela lui avait été plaisant ? Non, ce n'était pas possible. Il l'avait toujours rabaissé et détesté. Mais alors pourquoi adoptait-il ce comportement envers elle ? Cet homme possédait réellement de multiples facettes. Et s'il était schizophrène ? Elle ne put s'empêcher de sourire à cette pensée idiote. Elle devenait plutôt parano, dans ce huis clos.

-Vous vous fichez encore de moi ! Rétorqua le serpentard quand il la vit ricaner bêtement se moquant visiblement de lui.

-Mais non, je vous assure.

Soudain, ils sursautèrent, interrompus dans leur différent par l'une des horribles bêtes qui s'était jeté à la fenêtre. Ils reculèrent instinctivement de là. Cette situation cauchemardesque allait les rendre fous. Ils ne s'adressèrent plus la parole de la journée. Hermione demeurait dans l'impasse aussi bien avec les animaux qui ne voulaient pas les lâcher qu'avec son professeur qui ne voulait rien entendre. Elle passa le temps à construire différents scénarios quant à la manière de se débarrasser de ces clébards. Il devait bien exister une façon de se sortir de ce pétrin.

A SUIVRE !

Dites-moi ce que vous en pensez. Alors n'oubliez pas la review pour l'auteur ! A bientôt !