Bonjour tout le monde !
Certains diront que c'est un peu rapide. D'autres diront qu'il n'est pas trop tôt !
Quoiqu'il en soit ce chapitre change de rating pour devenir M !
Merci pour toutes vos reviews, sans elles vous n'auriez pas eu la suite aussi vite!
Bonne lecture !
Chapitre 4
Hermione, intriguée et poussée par une insatiable curiosité, suivit son enseignant qui avait fait une belle découverte derrière la petite maison. Elle stoppa net son élan quand elle aperçut une vieille moto appuyée contre le mur. La peinture bleue s'était écaillée, et le caoutchouc de la selle était déchiré. Les roues boueuses semblaient encore en état de rouler. Elle était bien rouillée mais cela ne les empêcherait surement pas de l'utiliser pour quitter cet endroit hostile.
-Elle fonctionne ?
-Je ne sais pas encore. Il faut la clef et je pense que nous la trouverons dans ce petit cabanon.
Elle se proposa pour aller y jeter un œil. C'était un petit réduit de quelques mètres carrés. De nombreuses planches de bois clouées au mur servaient d'étagère. Des vieux pots de peintures, des outils et quelques couvertures s'entassaient dans la poussière. Au sol, elle découvrit deux bidons qui contenaient du carburant. Mais sans la clef, ça ne leur serait pas très utile. Elle fouilla dans le bazar de cette petite pièce. L'amas gigantesque de poussière s'élevait au fur et à mesure de ses recherches et elle éternua plusieurs fois. Elle dénicha enfin un trousseau et espérait plus que tout qu'il y avait la bonne clef parmi elles.
Elle retrouva l'air humide et frais du dehors, pas mécontente de quitter le cabanon où une odeur nauséabonde de pourriture et de renfermé assaillaient ses narines. Elle retrouva son professeur vers la moto et lui donna le trousseau. Anxieuse, elle le regarda introduire les différentes clefs dans la serrure. Il en avait déjà essayé trois mais elles ne correspondaient pas. A la dernière, Hermione croisa les doigts pour que ce soit la bonne. La moto trembla et un vrombissement bruyant troubla le calme des alentours. Une épaisse fumée noire sortit du pot d'échappement. Elle ne put s'empêcher de sauter de joie, réaction très puérile. Elle canalisa son excès d'émotion reprochant son attitude enfantine. Severus n'avais pas bougé d'un millimètre et semblait pensif.
Certes, il voulait quitter cet endroit infâme grouillant de monstres affamés. Mais qu'adviendrait-il de la nouvelle relation tissée petit à petit avec son élève. Une fois sa bande d'amis retrouvée, elle oublierait tout. Elle redeviendrait la Miss je sais tout insupportable. Et lui réendosserait le costume de monstre cruel et froid des cachots. Au fond de lui, il espérait que leur retour à Poudlard se fasse le plus tardivement possible. Il entendit une douce voix l'appeler par son prénom. Il se retourna et une paire d'yeux noisette l'hypnotisa.
- Oui Miss Granger… pardon, Hermione.
-Je disais que j'ai découvert deux bidons d'essence. Ils nous seront fort utiles pour notre voyage, maintenant que l'on sait que la moto fonctionne.
Il se gratta l'arête du nez perdu une fois de plus dans ces réflexions avant d'ajouter.
-Voilà ce que nous allons faire. Rassembler la nourriture et le maximum d'affaires susceptibles de nous servir, puis nous allons les rétrécir pour que tout tienne dans le compartiment bagage à l'arrière. Je vous laisse vous occuper de l'intérieur de la maison. Pendant ce temps, je vais voir ce qu'il y aurait d'intéressant à prendre dans le cabanon.
C'est ainsi qu'ils se partagèrent leurs recherches. Hermione tira la couverture miteuse du lit et l'allongea sur le sol du salon. Elle y plaça tout ce qu'elle trouva dans les meubles aussi bien conserves, que torchons et couverts. Elle rétrécit alors la table, et les chaises mais laissa de côté le vieux canapé miteux. Celui-là n'allait pas leur manquer. Elle fit le tour de la chambre et eut l'idée d'emporter le matelas. Elle diminua sa taille en rejetant l'idée de dormir de nouveau sur les racines, branches et insectes pullulant dans la terre. Au moins, ils seraient un minimum plus à l'aise que durant leur première nuit ensemble.
Et puis qui sait ce qu'il pourrait se passer entre eux ? Un lit est plus convenable pour ce genre de choses. Elle percuta enfin comprenant ce à quoi elle avait pensé. Ses joues s'empourprèrent de gêne en s'imaginant faire l'amour avec son professeur. Il était loin de la répugner mais de là à coucher avec lui. Il restait tout de même son enseignant et la perspective de revoir Poudlard refaisait surface à présent. Ces paroles de la nuit dernière sur le fait qu'il fallait oublier la morale et les conventions devenaient maintenant moins d'actualité. La situation était bien différente de hier soir. Elle pensait vivre ces derniers jours voire heures en sa compagnie. Mais dès lors de la découverte d'un moyen de locomotion capable de les ramener chez eux, elle n'était plus si sure d'approfondir les choses avec lui. A leur retour, ils seraient, tous deux, bien dans l'embarras si jamais leur relation devenait plus sérieuse. Et puis, lui-aussi pensait surement comme elle. Après tout, aujourd'hui était un autre jour. Et l'infime lueur d'espoir lui aurait peut être remis les idées en place.
Elle déposa au milieu du tissu tout ce dont ils pourraient avoir besoin. Elle attrapa ensuite les quatre bouts pour former un sac. Il était temps de retrouver Snape. A l'entrée de la minuscule cabane, elle aperçut un amas d'objets. Severus qui était encore occupé à fouiller le lieu annonça d'une voix reculée :
-Vous pouvez rétrécir cela également et le joindre à ce que vous avez. J'ai bientôt finir de fouiller à l'intérieur.
Elle s'exécuta et le vit apparaitre, quelques instants plus tard. Elle pouffa discrètement de rire en le voyant couvert de poussière, les cheveux gris. Elle s'approcha de lui, se mit sur la pointe des pieds et prit l'initiative de le dépoussiérer. Le visage près l'un de l'autre, Severus hésita à la surprendre dans un baiser. Mais il contint son désir. Elle s'éloigna de lui, prit la couverture transformée en sac et l'enfouit dans le compartiment. Severus fit un dernier état des lieux avant d'annoncer qu'ils étaient prêts à prendre la route. Hermione fut étonnée de le voir s'installer aux commandes de la moto avec facilité. Comme s'il avait fait ça toute sa vie. Mal à l'aise, elle s'installa derrière lui et s'agrippa fermement à sa taille. Il mit le contact, embraya et démarra l'engin. Ils foncèrent alors à travers bois avec précaution. Le chemin n'était pas tout à fait dégagé et il aurait été dommage d'abimer le seul moyen de quitter ce cauchemar. Ils roulèrent ainsi très longtemps. Les doigts de la griffondor devenaient de plus en plus gelés. Sa posture inconfortable crispait son corps courbaturé. Ils allaient droit devant depuis le début mais toujours le même paysage défilant devant leurs yeux. Cette forêt n'avait donc pas de fin ? Il diminua l'allure pour déclarer qu'ils allaient s'arrêter bientôt. La nuit commençait à tomber et tous deux avaient besoin de repos. Il stoppa brusquement la moto aux aguets. Le sang d'Hermione ne fit qu'un tour, effrayée par le comportement étrange du conducteur.
-Que se passe-t-il, souffla-t-elle doucement à l'oreille de Severus.
-J'entends de l'eau coulée pas loin.
Sa réponse eut le don d'agacer la lionne au plus haut point. S'il n'avait pas été son professeur, elle lui aurait donné une bonne tape sur la tête pour se venger de lui avoir mis une trouille bleue.
Ils se dirigèrent vers l'origine du bruit et découvrirent avec stupeur une magnifique source d'eau. Elle était entourée à moitié par une falaise de couleur nacrée où au milieu s'échouait une cascade. L'endroit était idéal pour installer un camp et se reposer au doux bercement du tapotement de l'eau.
Elle posa enfin les pieds à terre heureuse de quitter cette moto. Elle s'étira le dos et fit circuler le sang dans ses mains. Le maitre des cachots ne perdit pas une seconde et installa une barrière de protection tout autour d'eux. Elle sortit le sac et installa un petit nid douillet pour y passer la nuit. Le matelas reprit sa forme initiale. Severus avait trouvé des couvertures dans le petit cabanon et elle les plaça au-dessus du lit. Elle fit un feu et prit l'initiative de leur préparer le repas. Une fois en sécurité, il alluma quelques bougies autour du camp et observa son élève chauffant le diner de ce soir. Il s'assit à ses côtés et ils mangèrent en silence.
-Que faites-vous ? demanda le serpentard quand il vit la brune se lever pour aller en direction de l'étang.
-Je vais me rafraichir un peu le visage. A défaut d'avoir une douche.
Elle s'agenouilla au bord et plongea ses mains dans l'eau.
-Incroyable ! S'exclama-t-elle, stupéfaite.
-Que se passe-t-il ?
-C'est une source d'eau chaude ! Je m'attendais à de l'eau gelée mais non, elle est délicieuse.
Une idée lui traversa alors l'esprit mais allait-elle osé ? Son regard se posa alternativement sur la source et lui. Et puis après tout, elle avait besoin de se décrasser.
-Prof…Severus ? Je peux vous demander de vous retourner. J'aimerais me baigner.
-Quoi ? Vous n'êtes pas sérieuse ? L'eau est probablement toxique.
-N'ayez crainte ! Une source chaude est une source dont l'eau sort du sol à une température élevée, chauffée par un processus géothermique. L'eau chaude possède ainsi de nombreux atouts thérapeutiques. Elle présente une meilleure capacité de dissolution et peut porter plus d'éléments dissous. Ainsi, les sources tièdes et surtout chaudes sont souvent très chargées en minéraux, du simple calcium au lithium, et même parfois du radium. Elles sont donc souvent des destinations populaires et des lieux pour des stations thermales et des centres de soins.
-Ça va, ça va, je vous crois. Faites ce qu'il vous plaira de faire ! répliqua l'enseignant agacé devant la résurrection de l'horripilante Miss je sais tout.
Il se retourna, énervé. Elle en profita pour se déshabiller totalement et plongea aussitôt dans l'eau chaude. Severus était excédé mais pas par le discours cognitif de son élève. Mais savoir qu'elle était entièrement nue à deux pas de lui le rendait complètement dingue.
-C'est bon, vous pouvez vous retourner. Vous devriez faire de même, l'eau est exquise. Cela fait un bien fou.
Il la regarda un bref instant avant de détourner les yeux. L'eau était très claire et sa nudité n'était pas vraiment masquée. Il se sentit rougir mais la lionne ne remarqua pas cette réaction. Elle constatait cependant l'embarras de son professeur quand celui-ci avait dévié son regard.
-Vous devriez vous joindre à moi. Ça vous ferait le plus grand bien.
Cette alléchante invitation allait finir par le faire exploser. Pour oublier cette nymphe, il récita un bon nombre d'ingrédients mais rien n'y faisait. Entendre les tapotis de l'eau accompagnés les mouvements de cette sirène le perturbait plus que tout.
-Allez Severus. Je vous attends.
Il n'en fallut pas plus pour briser ses chaines. La tentation fut plus grande que la raison.
-Très bien, j'arrive. Mais retournez-vous également.
Un sourire victorieux s'afficha sur les lèvres de la griffondor. C'est fou ce qu'elle arrivait à faire de lui. Elle lui tourna dos et l'entendit rentrer dans la source à son tour. Elle ne put réfréner un gloussement en imaginant son enseignant nu comme un vers, derrière elle. Elle lui fit face mais restreint son regard au-dessus de l'eau. Lui n'osa pas la regarder et s'éloigna autant que possible de cette naïade. Ils flottèrent dans l'eau quelques minutes, s'isolant dans le silence. Elle plongea sa tête dans l'eau pour enlever un minimum de saletés et de poussières de ses cheveux.
Mais l'ennui la submergea bien vite. Elle dévia alors le regard très discrètement sur son professeur. Il s'était également mouillé les cheveux et les avait plaqués en arrière. Cette coiffure transformait totalement son visage et lui donnait un air moins dur. Elle s'aventura sur son torse et fut impressionnée de le voir bien dessiné voire musclé. Certes, il y avait quelques poils noirs qui se baladaient par là mais ils lui conféraient un côté bestial. Elle se mordit les lèvres le trouvant vraiment attirant. Elle ne l'aurait jamais imaginé de la sorte. A vrai dire, elle n'aurait jamais pensé s'imaginer son professeur torse nu et encore moins le voir un jour. Finalement, tomber sur ce portoloin n'était pas une si mauvaise chose.
Severus se concentrait au maximum. Il appréciait ce bain de minuit et en avait vraiment besoin. Mais la sentir batifoler tout près de lui et se l'imaginer nue allait réellement le faire craquer. Ce n'était qu'une question de minutes.
Se sentant d'humeur taquine, elle l'éclaboussa légèrement frustrée de le voir occulter sa présence de cette façon. Il sursauta à peine au contact de l'eau sur son visage. Elle voulait s'amuser à cela. Il répondit à l'identique mais en lui envoyant un peu plus d'eau. Elle se protégea comme elle le pouvait et réitéra aussitôt son geste en rigolant. Une bataille d'eau s'engagea. Ils ne se rendirent pas compte qu'ils se rapprochaient petit à petit l'un de l'autre. Severus contre-attaqua par une salve massive de jets d'eau sous les hurlements mélangés de rires de la griffondor. Il l'entendit crier qu'elle en avait eu assez et qu'elle voulait qu'il s'arrête. Il continua cependant en pensant qu'elle devait assumer ses actes. Entre deux éclaboussures, la rouge et or trempée bondit sur lui et attrapa ses bras pour le faire cesser.
-Je vous en prie. Arrêtez ! murmura la jeune femme, avec quelques douleurs au ventre à force d'avoir autant ri.
- Vous n'auriez donc pas dû commencer votre jeu stupide, répliqua assez sèchement l'enseignant pour dissimuler l'état d'excitation dans lequel elle l'avait plongé.
Ils se regardèrent un instant ne sachant quoi rajouter. Il fixa sa bouche légèrement entrouverte et n'avait qu'un seul désir : gouter de nouveau la douceur de ses lèvres. Il succomba alors à l'interdit et ne résista plus à la tentation. Il déposa sa bouche contre celle de la griffondor fougueusement. Hermione s'était demandé s'il allait enfin l'embrasser alors qu'elle était nue contre lui. Elle entoura ses mains autour du cou de l'homme et ce dernier plaça les siennes sur la taille de la jeune femme. Il tenta d'insérer sa langue pour sentir la sienne et fut accueilli chaleureusement. Elle glissa ses mains sur son visage et colla sa poitrine contre son torse en intensifiant le rythme du baiser. Gémissant de bien-être, elle sentit les mains baladeuses de son partenaire descendre au niveau de ses fesses. Le sexe dur de l'homme cogna alors son ventre avec insistance. Enivrée par la chaleur et les caresses du brun, elle glissa ses mains sur son torse et traça son chemin jusqu'au nombril du serpentard n'osant pas s'aventurer plus bas.
Il se décrocha de ses lèvres et posa les siennes sur le cou de la brune. Celle-ci sombrait peu à peu dans le désir extrême de le sentir en elle. Sensuellement, elle susurra son prénom à son oreille avant de lui lécher le lobe avec gourmandise.
C'en fut trop pour Severus. Il la souleva et l'amena jusqu'à un rocher. Hésitant quant à la façon de faire, il fut surpris de voir sa partenaire saisir son sexe et le placer devant son intimité. Elle le frotta contre son bouton de chair et l'entrée de son antre chaud et humide, afin de lui faire sentir à quel point elle le désirait. Elle l'encouragea pour qu'il entre doucement en elle. Il s'exécuta et découvrit la cavité douce et exaltante de la griffondor. Il y alla lentement et prit le temps d'introduire son intimité sans lui faire de mal. Il la pénétra profondément mais délicatement et fut à la limite de se retirer. Puis il accéléra la cadence et la pénétra plus rapidement.
Elle entoura la taille masculine avec ses jambes, posa les avant-bras derrière elle et bascula en arrière offrant à son amant une vision fort agréable. Il en profita, posa ses lèvres sur sa poitrine et captura son globe de sa bouche. Il s'attaqua ensuite à l'autre sein sous les cris de satisfaction de la griffondor tout en continuant de la pénétrer ardemment. Elle se redressa et posa ses mains sur les fesses du serpentard pour intensifier le rythme. Les joues cramoisies, elle contempla l'homme qui lui prodiguait cette délicieuse torture. Severus profitait de chaque parcelle du corps féminin et savourait les caresses ressenties à l'intérieur de la griffondor. L'orgasme les emporta alors dans un tourbillon de sensation, de plaisir et de soulagement. Il posa sa tête contre son épaule et tous deux reprirent leur respiration. Il se retira d'elle. Le froid sec de l'air les saisit brusquement. Il décida de la prendre dans ses bras pour aller l'installer sur le matelas. Ils s'enlacèrent avec tendresse avant de se couvrir pour être bien au chaud.
Cependant, ils ne s'endormirent pas dans l'immédiat. Severus avait adoré lui faire l'amour. Son corps était devenu comme incandescent au contact de la jeune femme. Il l'avait désiré par-dessus tout voulant ne faire qu'un. Il la sentit se blottir contre lui dans un soupir d'aisance. Il resserra son étreinte en souhaitant que ce moment dure éternellement.
Hermione, nichée contre le torse de son amant, repassait en boucle les évènements depuis la veille. Elle se demandait toujours comment elle en était arrivée là, dans les bras de son professeur. Elle s'était pourtant juré de ne pas aller plus loin avec lui. Mais sa présence avait effacé tout bon sens dans son esprit. Elle n'avait jamais autant été désirée et possédé par un homme de cette façon. Sa courte aventure avec Ron avait été un véritable fiasco surtout au niveau sexuel. Mais coucher avec un homme plus mature, avec de l'expérience et du charisme l'avait comblé au-delà de ses espérances. Elle se sentait tellement en confiance et en sécurité dans ses bras. Le sommeil l'emporta enfin.
Le soleil s'était levé et quelques rayons filtraient à travers les branchages. La lumière la réveilla. Elle se retourna dans le lit pour se blottir contre Severus mais il n'était plus là. Elle se redressa brusquement et s'aperçut de sa nudité. Elle empoigna la couverture un peu confuse pour se couvrir avant de se souvenir de ce qui s'était passé dans la source d'eau chaude. Elle chercha ses vêtements des yeux et ne vit pas ceux de son enseignant. Ou était-il ?
Prise de panique, elle se rhabilla en quatrième vitesse. Soudain, elle entendit une branche craquée au loin derrière elle et agrippa sa baguette, le cœur battant à tout rompre. Dans un soupir de soulagement, elle le vit apparaitre mais ce dernier semblait soucieux.
-Que se passe-t-il ? Ça ne va pas ?
Il se gratta la tête et ne répondit pas tout de suite. Il avait l'air gêné. Elle pensa aussitôt qu'il regrettait ce qu'il s'était passé dans la nuit. Alors la griffondor prenant son courage en mains, lui demanda sans tabou presque blessée de connaitre déjà la réponse:
-Tu regrettes pour la nuit dernière?
-Non, Hermione. Il n'y a plus de barrières de protection. On peut désormais transplaner.
Il en rajouta pas plus sa phrase étant suffisamment éloquente. En une seconde, ce qu'ils redoutaient tant arriva. Ils allaient rentrer chez eux, retrouver Poudlard, les autres enseignants, les élèves, et les cours. Le ton qu'il avait utilisé dans sa phrase aurait pu transpercer le cœur d'Hermione. Elle avait ressenti toute la douleur et l'embarras qu'il éprouvait à cet instant. Ce qu'elle avait tant espéré il y a encore quelques jours avait été déclaré telle une condamnation à mort aujourd'hui. Sans en dire plus, elle nettoya le camp et effaça toutes traces de leur présence.
-Je suis prête, annonça la griffondor d'une voix morne en empoignant la main de l'homme.
Et ils transplanèrent ainsi pour atterrir violemment devant les grilles du château. Ils regardèrent sans joie la bâtisse de pierre en se tenant toujours fermement la main. Cela faisait dix jours maintenant qu'ils avaient disparus en forêt. Et il s'était passé tellement de choses, entre eux notamment. Comment allaient-ils faire pour reprendre une vie normale ? Hermione n'était pas certaine de vouloir oublier. Mais elle le devait, et lui aussi. Une relation intime élève-professeur n'était pas permise et tous deux le savaient.
-Miss Granger. Tout ceci ne doit rester qu'entre nous. Il serait même préférable d'oublier.
Le ton froid et sec de son enseignant la ramena brutalement à la réalité. Ce dernier avait également lâché sa main et commençait à s'avancer vers Poudlard. Il avait commis une grosse erreur et devait à présent vivre avec. Hermione retint ses larmes et suivit son enseignant à contrecœur. L'idée de revoir ses amis n'était pas suffisante pour lui remonter le moral. Rien ne serait plus comme avant désormais. Snape lui marmonna un « on se reverra en cours Miss Granger » de son ton le plus glaciale qui puisse faire avant de disparaitre dans les escaliers le ramenant enfin dans ses cachots.
Hermione resta plantée au beau milieu du Hall, le cœur meurtri. C'était bien ce qu'elle pensait en réalité. Il regrettait la nuit dernière. Et elle devrait vivre, en secret, avec ce souvenir le restant de sa vie.
Ne me tuez pas ! Laissez-moi le temps de vous dire qu'un épilogue va suivre…
Alors en attendant, je vous laisse imaginer celui-ci en vous posant de multiples questions ! Vont-ils finir ensemble ? Que va-t-il se passer si leur aventure se découvre ? etc….
A bientôt les amis !
