Disclaimer : Les droits de la série "Hex : La Malédiction" appartient à Brian Grant ; Azel Nox est à moi.
Rating : K+
Résumé : Agressée par Azel Nox, l'amie du Néphélim Azazel, Cassandra a refusé d'apprendre à se servir de la magie. Elle ne le regrette pas, car elle n'a plus de nouvelles ni de sa tortionnaire, ni de Rachel McBain... Ni d'Azazel. Mais un nouveau personnage fait son apparition, qui va reléguer les complots au dernier rang et bouleverser bien des choses...
Chapitre quatre : Tentation
Le lourd volume relié de cuir était abandonné sur le bureau de Cassandra. Négligemment posé sur le plateau du meuble, il voisinait avec le vase bleu, par lequel tout avait commencé.
Des fenêtres ouvertes parvenaient les trilles des mésanges et des moineaux. L'air de mars frémissait d'une douceur printanière et faisaient éclater le chant des oiseaux. Allongée sur son lit, Cassie contemplait le livre et le vase. Elle réfléchissait.
« La boucle est bouclée » murmura-t-elle.
« Qu'est-ce que tu racontes ? » s'exclama une voix joyeuse.
« Thelma ! » protesta Cassie en se redressant à moitié « Tu n'es pas folle de me faire peur comme ça ? J'ai cru que mon cœur allait s'arrêter de battre ! »
« A d'autres, mon ange ! A ce que je vois, tu te portes comme un charme ! » répondit malicieusement le fantôme.
Cassie eut un sourire mi-figue, mi-raisin et porta la main au médaillon qui pendait sur sa poitrine, dans un geste automatique.
« Alors, » réattaqua son amie, « quel était donc le sujet de cette méditation intense à laquelle tu t'adonnais ? Je veux dire, juste avant de mourir de peur ? »
« Et bien » commença Cassie en se retournant vers le bureau, « je me disais juste… La boucle est bouclée. »
« C'est d'une limpidité imparable. Je n'ai toujours rien compris. » analysa le fantôme, croisant les bras et s'asseyant en tailleur dans le vide, face à Cassie.
« Attends ! » s'énerva celle-ci. « Laisse-moi finir ! Et puis pousse-toi !»
« Okay, » convint Thelma, levant les bras en signe de reddition.
« Je me disais ça, » reprit Cassie en désignant le meuble du menton, « parce que je pensais à ce livre… Et à mes pouvoirs, au reste… A toute cette affaire ».
La jeune fille chercha ses mots un instant.
« Depuis qu'Azel m'a balancé ce bouquin… Je n'ai presque plus de visions, Azazel m'a laissée tranquille… »
« Tu te sers beaucoup moins de tes pouvoirs » remarqua doucement Thelma.
« On pourrait croire que tout est redevenu comme avant. » continua la jeune fille. « Alors, je me disais… Si tout est parti du vase et que tout s'arrête avec le livre… Et bien, de les voir là, l'un à côté de l'autre, ça m'a fait dire 'la boucle est bouclée'. Oh, tu ne dois rien comprendre, ma pauvre, je m'explique horriblement mal… »
« Non, non » la rassura Thelma. « Je vois tout à fait où tu veux en venir. »
Les deux amies s'abîmèrent un instant dans leur réflexion.
« Tu crois » demanda soudain le fantôme « que tu devrais t'en séparer ? »
« Qu'est-ce que tu veux dire ? » interrogea Cassie, les sourcils froncés.
« Eh bien, puisqu'Azazel-le-maudit t'a lâchée, tu n'as plus de raison de les garder, n'est-ce pas ? Je veux dire, » expliqua-t-elle en montrant les objets du doigt « le bouquin et l'immondice bleu… Tu pourrais les ranger ailleurs. Tu n'en as plus besoin dans ta chambre. »
« Ce n'est pas faux, » convint Cassie avec lenteur. « Qu'est-ce que tu proposes d'en faire ? »
Thelma réfléchit une seconde en suçotant son index.
« Tu pourrais » annonça-t-elle en pointant soudain le doigt humide sur Cassie « tout simplement le remettre en bas. Derrière la dalle. Là où tu as trouvé la première antiquité ! »
« Moui » articula Cassie « tu as raison. C'est logique. C'est ce que je ferais »
S.S.S
Mais les jours passaient et les deux artéfacts magiques restaient sur le bureau de Cassie. Plusieurs fois, elle s'était décidée à les emporter. Mais, à la dernière minute, il y avait toujours eu un obstacle : une condisciple frappant à sa porte, une heure trop tardive, ou simplement un coup de fatigue… Cassie ne doutait pas une seule seconde qu'elle finirait par cacher à nouveau le vase, et le livre par la même occasion. Mais chaque fois, elle éprouvait une gêne à l'idée de sauter définitivement le pas. Quoi qu'en pensât Thelma, c'était de beaux objets. Ils étaient aussi porteurs d'un sens très fort. Leur existence même était une preuve des changements survenus dans la vie de Cassandra Hugues.
Alors, Cassie les regardait pendant de longues heures. Sans parvenir à exécuter la décision qu'elle avait prise.
S.S.S
« Ohlàlà ! Comme il est beau ! »
« T'as raison ! On dirait Brad Pitt mélangé à Léo di Caprio ! »
Cassie dépassa d'une démarche dégagée les deux groupies pouffantes. L'objet de l'admiration sans bornes de ces jeunes filles était un certain Timothy. C'était un élève. Il était arrivé dans la classe de Cassie juste après les vacances de Noël.
A en croire la rumeur, il était fils d'une famille d'industriels extrêmement riche. On prétendait qu'il était d'ailleurs à la tête d'une fortune personnelle, qu'il aurait acquis par le biais d'une invention aussi brillante qu'inconnue. A dire vrai, Medenham Hall bruissait des rumeurs les plus folles à l'endroit de Timothy Wengster. Le jeune homme était en effet d'une discrétion, d'un aplomb et d'une beauté tels qu'il était devenu le sujet de ragots préféré de l'école en moins de deux semaines.
La seule chose que Cassie, quant à elle, trouvait intéressante, était la couleur de ses yeux. C'était un vert profond, sombre comme un lac de forêt, mais brillant comme une émeraude. Elle avait pu s'en rendre compte par hasard, quelques jours après l'arrivée du garçon. C'était en cours de dessin. Il lui avait demandé une gomme. Ce faisant, il avait vrillé ses prunelles dans celles de Cassandra. Le contact avait duré moins de dix secondes, mais il avait profondément impressionné la jeune fille.
Mais jamais elle ne se serait abaissée au niveau des gamines qui se pâmaient sur son passage !
D'ailleurs, moitié pour oublier les allusions d'Azel, moitié parce que l'attrait de la nouveauté finit par se tarir, Cassie avait décidé qu'elle ne s'occuperait plus des garçons. Depuis Noël, elle avait même oublié l'animalité entêtante de Troy. Elle ne lui accordait pas la moindre attention, son cœur ne palpitait plus quand il la regardait et elle ne se sentait plus du tout jalouse de Gemma. Quant à Leon, elle l'ignorait superbement, ce qui avait permis au jeune homme de retrouver un semblant de vie normale. Thelma était très heureuse et roucoulait à longueur de jour, tressant les louanges de la jeune sorcière et se lamentant sur l'inconsistance de son corps, maintenant que son aimée semblait 'redevenir raisonnable'.
Bref, la vie était belle, pour Cassie. Mais pas quand on regardait en profondeur. Elle avait cherché à exprimer sa toute nouvelle maturité par une attitude distante et réfléchie, et voilà que tout le monde la prenait pour une poseuse. De toute façon, tous ceux qui l'avaient connue à la rentrée la méprisaient parce qu'elle n'était pas de leur monde ; pour eux, elle était une parvenue. Il était évident, à leurs yeux, qu'elle ne posséderait jamais ni leur élégance, ni leur culture. Pendant les cours, les pauses et les déjeuners, Cassie n'avait personne à qui parler. Elle ne pouvait pas courir le risque qu'on la prenne pour une folle parce qu'elle parlait dans le vide - c'est à dire à Thelma, que personne d'autre ne pouvait voir. Et quant aux profs... Jo Watkins paraissait assez sympa, et Cassie aurait bien aimé pouvoir lui raconter toute son histoire, mais une fois encore, elle ne voulait pas passer pour folle. Et que serait devenue sa réputation déjà chancelante ! Cassie ne voulait à aucun prix qu'on la soupçonne d'être une lèche-botte ou une vendue.
Elle restait donc seule. Pourtant, il y avait quelqu'un de différent. Quelqu'un qui n'avait pas assisté à ces quelques bourdes enfantines qui avaient décrédibilisée Cassie, à son arrivée dans cette école si particulière. Quelqu'un qui n'avait pas pu remarquer son attitude bizarre, quand elle venait tout juste de découvrir ses pouvoirs. Quelqu'un pour qui la mort de Thelma Bates ne signifiait rien de plus qu'un nom effacé d'un registre.
Et ce quelqu'un avait les yeux verts.
S.S.S
Les jours passant, Cassie avait essayé de se rapprocher de Timothy. Mais elle venait à croire qu'elle avait rêvé l'épisode de la gomme et la profondeur (dans son esprit, chargée de sens) du regard qu'il lui avait adressé alors. En effet, le beau jeune homme sympathisait vaguement, de droite et de gauche, avec certaines de ses groupies les plus acharnées, mais snobait effrontément la sorcière. Ni remarque, ni salut, ni signe de reconnaissance : il ne semblait même pas la voir. Pourtant, ils étaient dans la même classe ! Cassie pestait intérieurement : 'on' avait sûrement prévenu Timothy de toutes les tares supposées de Mlle Hugues. Cassie s'était entêtée, pourtant, jusqu'à assombrir l'humeur de Thelma et se priver -quelques instants- du réconfort de sa seule amie. Mais rien n'y avait fait. Cassie supposait que, même si elle ensorcelait ses cheveux pour qu'il en sorte des bégonias et des grenouilles vivantes, Timothy ne le remarquerait probablement jamais.
Un après-midi morose qu'elle ressassait ces réflexions en arpentant le parc sans regarder où elle allait, Cassie heurta brutalement une veste de cuir.
"Oups ! Pardon. Je... Ca va ?" dit une voix masculine.
Légèrement étourdie, la jeune fille releva les yeux et étouffa une exclamation de surprise.
"Troy ! Mais qu'est-ce qui s'est passé ?"
"Je suis désolé... Leon a trébuché, tu sais comme il est maladroit ! Et il m'est tombé dessus... Et"
"Et tu m'es tombé dessus à ton tour. Ce que je ne comprends pas c'est d'où tu tombes, parce que..."
"De derrière l'arbre !" s'exclama Leon, en contournant à son tour un chêne séculaire sur lequel Cassie s'appuyait. "Mademoiselle-sainte-nitouche" grommela-t-il à part lui. Mais Cassie l'entendit et le foudroya du regard, pendant que Troy continuait à débiter des excuses hésitantes.
"suis vraiment navré... Je ne voulais pas te faire mal. Tu n'as pas mal ? Si je peux faire quoi que ce soit... On grillait une sèche avec Tim..."
"Quoi ?" l'interrompit Cassie.
"Viens" murmura-t-il en lui prenant le coude, "je vais te présenter..."
En contournant l'arbre sous la direction de Troy, Cassie découvrit une petite pelouse, tondue rase, à la française, qu'entourait des chênes ou des hêtres noueux. L'endroit était à deux pas de l'école, mais dégageait pourtant une forte impression d'intimité. Là, Leon et Gemma bavardaient avec une fille, que Cassie identifia comme une certaine Ella, elle aussi nouvelle venue à l'école. Mais celui qui retint en fait son attention, la laissant le souffle coupé, fut Timothy Wengster.
Un chaud rayon de soleil illuminait le torrent de ses mèches blondes comme un miel fort, qui cascadaient en boucles sur des épaules larges et solides. Sa silhouette bien dessinée, pas très grande, presque un peu trapue, évoquait furieusement un fauve au repos. Ses gestes gracieux faisaient rouler en souplesse ses muscles sous un léger pull blanc, sans rien cacher d'une taille cambrée et d'un ventre ultra-plat. A cet instant précis, Timothy élevait une cigarette légèrement tordue à ses lèvres pleines. Il tourna la tête vers Troy et plongea violemment ses yeux dans ceux de Cassie.
La jeune fille mordit brutalement l'intérieur de ses joues et se détourna. Sans croiser le regard de Troy, elle déclina poliment l'invitation, prétextant "ne pas vouloir les déranger" et tourna aussitôt les talons.
S.S.S
De retour dans sa chambre, Cassie se força à respirer profondément. Sa main se serrait convulsivement sur son médaillon et elle prit sur elle pour en écarter ses doigts crispés. Après s'être passé un peu d'eau sur le visage, elle scruta fixement le miroir en face d'elle. Il lui fallait affronter la vérité, à présent : elle avait fuit. Elle avait fuit devant l'incandescence de ces deux puits d'émeraudes. Elle avait éprouvé alors -et éprouvait encore, alors même qu'elle était à l'abri- un désir plus puissant que ce qu'elle n'avait jamais connu.
Il lui fallait ce garçon. Absolument.
S.S.S
Malheureusement pour elle, Cassie avait du paraître complètement cinglée lors de sa fuite éperdue. Le petit groupe autour de Troy, pour lesquels elle retrouvait ses vieux sentiments de haine aveugle, avaient aussitôt publié l'histoire et Cassie devait endurer chaque jours de nombreuses vagues de chuchotis à son passage. Thelma l'avait bien vite renseignée sur les tristes raisons de sa nouvelle célébrité. Si Cassie avait eu Leon ou Gemma sous la main, ils auraient certainement regretté leur bavardage. Mais le mal était fait. En soi, la chose n'était pas dramatique ; Cassie s'était peu à peu habituée à être impopulaire. Mais son besoin ardent la tenaillait au jour le jour et ce nouvel obstacle plaçait Timothy définitivement hors de sa portée. Cassie enrageait, tout en cachant son trouble au mieux, de peur de s'aliéner encore Thelma. Mais le fantôme semblait heureusement aveugle aux errements de son amie, trop occupé à vitupérer sur cette immonde Leon qui, décidément, n'avait pas mérité qu'elle le défendît auprès de la sorcière.
Celle-ci n'en avait cure. Elle se consumait du souvenir des grands lacs verts. Elle en rêvait la nuit, mais aussi le jour, yeux grands ouverts. Mais Timothy l'évitait comme la peste. Un jour, n'y tenant plus, elle concentra ses pouvoirs et projeta tous le poids de ses pensées sur lui. Depuis de longues semaines, elle n'avait usé de la magie que pour de petites choses, ramasser une lime à ongle, recoller une porcelaine, des peccadilles qui ne lui avait demandé aucun effort. Cette fois-là, pendant un cours de dessin presque exactement semblable à celui au cours duquel il lui avait emprunté une bricole, Cassie appela à elle toutes les forces qui l'avaient jamais habitée. La violence de l'effort lui coupa quasiment le souffle. Elle s'interrompit aussitôt, cherchant sa respiration, tentant de calmer les battements affolés de son cœur. Elle jeta un œil inquiet à sa proie. Il ne semblait rien avoir remarqué.
Cassie se concentra une seconde fois, de manière plus progressive. Quand elle sentit qu'elle ne pourrait pas aller plus loin, elle fixa Timothy du regard et s'immobilisa. Puis, tout doucement -elle se représentait dans sa tête une eau coulant goutte à goutte- elle libéra son énergie dans sa direction. Quand elle fut certaine d'avoir bien visé, elle augmenta le flux petit à petit. Un grondement assourdissant résonnait dans sa tête. Ses oreilles tintaient comme des cloches. Ses yeux s'embuaient de larmes.
Enfin, ce fut finit et elle put relâcher un à un ses muscles endoloris. Sa tête dodelina sur son épaule. Elle ferma les paupières.
Elle fut réveillée en sursaut par le son de la cloche. Paniquée, elle se redressa d'un seul coup sur sa chaise et fouilla la classe des yeux. Timothy s'avançait vers la sortie, discutant avec Ella. Cassie sentit son cœur se réduire en miette. Il n'avait l'air aucunement affecté. Pas très loin, Troy la regardait d'un air bizarre, tandis que Leon le poussait du coude en lui soufflant quelque chose derrière sa main. Réprimant un sanglot, Cassie ramassa son sac et bourra dedans des affaires à proximité immédiate, en fixant ses genoux. Quand tous les élèves eurent disparus, elle fila dans sa chambre exprimer librement son chagrin.
S.S.S
Thelma se montra pleine de bienveillance. Même quand elle eut deviné la cause des pleurs de Cassie, elle prit un ton peiné, mais continua néanmoins à étancher la peine de son amie. Enfin, Cassie se sentit épuisée et s'endormit, la tête enfoncée dans l'oreiller baigné de larmes, bercée par les paroles apaisantes de son fantôme.
A son réveil, il faisait nuit noire et Thelma avait disparu. Cassie fit un peu de lumière et glissa de son lit pour faire quelques pas. Elle ressentait de longues courbatures, qui parcouraient tout son corps, jusqu'en des endroits où elle n'eut pas soupçonné la présence de muscles. Mais une fois dégourdie, son abattement lui revint, plus fort encore que précédemment.
Tous ses efforts pour se concilier les faveurs de l'Apollon avaient été vains. La pleine concentration de sa puissance ne l'avait même pas défrisé. Pire, elle s'était endormie en classe et ne doutait pas que cette nouvelle bévue se transmettait déjà à travers toute l'école. En tant que femme et en tant que sorcière, elle était battue. Battue à plates coutures.
Cassie se laissa tomber sur son lit en poussant un gros soupir. Ses yeux se posèrent sur son bureau. Elle se releva lentement, indécise. Avec une langueur de rêve, sa main vint chercher le médaillon qui ornait son cou. Elle s'avança et tendit la main vers le livre. Elle souleva la reliure. Du pouce, elle testa la tranche des pages. Puis elle ouvrit le livre d'un coup sec, au hasard.
Sur la page de gauche, une enluminure explicite développait ses entrelacs. Sur la page de droite figurait une recette.
"Possions dè leys Amours"
S.S.S
Le lendemain midi, Timothy mangeait à la table de Troy. Cassie poussa mentalement Leon et celui-ci renversa la bouteille d'eau minérale de Timothy au moment où la jeune fille arrivait près d'eux. Pendant que tout le monde s'exclamait, Cassie posa d'autorité sa bouteille sur le plateau de Timothy, marmonnant qu'elle-même n'en avait pas besoin. Puis elle alla s'asseoir un peu plus loin, sous les quolibets à peine masqués de ses camarades. Pour une fois, ils l'indifféraient. Depuis sa place, elle avait une bonne vue sur la tablée qui l'intéressait. Comme prévue, sa bouteille ne fut pas mise de côté. Leon était bien trop content d'y veiller, sous prétexte que Timothy ne fut pas dépouillé du cadeau de son admiratrice ! Et finalement, celui-ci se servit... Puis but. Longuement.
Cassie sentit un sourire étirer ses lèvres.
