Disclaimer : Ces deux univers appartiennent à Stephenie Meyer et L.J. Smith.
On se retrouve à la fin du chapitre!

Essoufflée, j'arrivais enfin chez moi. Je saluais Ernest, mon petit minou, en lui grattant le cou. J'avais recueillis ce chat il y a quelque temps dans la rue et malgré qu'il ait de nombreuses fois mordu et griffé mes parents et amis, moi, il ne m'avait jamais rien fait de tel. Pas juste lui, aucuns animaux ne me faisaient de mal et j'en avais ramené un nombre incalculable de fois des animaux errants au grand dam de mes parents…
Quand je parvins à la cuisine, quelle ne fut pas ma surprise de voir Alice et Emmet.

- Mais que faites-vous là? M'écriais-je.

- Eh bien, mon petit doigt m'a dit que peut-être aurais-tu besoin d'aide pour le repas de ce soir, ma chérie*. Me dit-elle en me faisant un clin d'œil très peu discret.

Sacrée Alice! Parfois je me demande même si elle peut voir le futur. Ma meilleure amie est très – trop, parfois – prévoyante.
Je la serrai fort dans mes bras tant je fus soulagée.

- Merci, merci, merci, merci!

- Hey! Et moi je compte pour du beurre? Ce tyran m'a obligée de venir dans l'unique but de tout faire le travail à sa place! Ronchonna Emmet.

La concernée lui tira la langue pendant que moi je riais au éclat de la situation, les évènements de plus tôt oubliés.

- Oh Emmy! Dis-je en lui sautant dessus. Merci, merci, merci!

- Ailleuuh! Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler Emmy. Dit-il en boudant.

Emmet Mcarty était un gros bébé. Physiquement, il ressemblait une vraie brute. Pour ceux qui ne le connaissaient pas, il pourrait sûrement être effrayant mais en fait il ne ferait pas de mal à une mouche. En plus, il est un vrai bout en train. Toujours en train de faire des blagues – souvent déplacées – ou d'être hilarant sans même s'en rendre compte.
Pour ce qui est d'Alice Brandon, ma meilleure amie de toujours, le meilleur terme pour la définir, est sans nul doute de dire qu'elle est extravertie. On s'est connue quand on ne portait qu'encore des couches et depuis ce temps on ne s'est jamais perdues de vue. Bien sûr, pour le travail de son père elle a dût voyager partout dans le monde mais ce dernier a pris sa retraite il y a de cela 3 ans déjà pour revenir s'installer en Arizona et dès lors, on ne se quitte plus. Alice est totalement l'inverse de moi qui suis timide, peu courageuse et qui aime plus que tout ne pas me faire trop remarquer tandis qu'elle, elle ne se laisse pas facilement marcher sur les pieds, assez taciturne, elle change facilement d'avis, et ne se fie qu'à elle-même, il est difficile de lui faire entendre raison… très difficile. Elle est mince, - très – petite, les cheveux courts, des yeux bleus pétillants et un air de lutin au contraire de moi qui suis de taille moyenne – soit deux têtes de plus qu'elle – bien que je sois mince je ne suis pas très musclé… je fais plutôt dans le genre mou et j'ai des cheveux très longs d'un brun chocolat comme mes yeux… ce qui me donne un air assez banal.

- C'est quoi cette boîte? Me demanda tout à trac Emmet.

- Euh…
Mais c'est quoi que je dois leur dire? La vérité? Pff… j'y compte pas du tout!

- Quelqu'un me l'a…euh… donné! Mais il a du se tromper alors je vais lui retourner plus tard.

- Isabella Marie Swan. Tu es une très mauvaise menteuse! Alors, c'est quoi la vérité?

Alice me connaissait comme le fond de sa poche. Je ne pouvais rien lui cacher.

- Eh bien… commençais-je pas trop sûre, je cherchais un jeu pour ce soir et le vendeur m'a dit que c'est… un bon jeu.

Évitons de lui fournir tous les détails… sinon elle va partir dans une crise d'hystérie en me disant Oh combien j'étais inconsciente et ça, je voulais me l'éviter.

- Hiii! Tu as eu une trop bonne idée! C'est quoi le jeu? C'est quoi le jeu?
Maintenant, elle sautillait sur place en se tapant dans les mains.

- Je… je n'ai pas encore regardé…

- C'est une blague? Tu ne sais même pas c'est quoi le jeu quand la boite n'est même pas cachetée? Tu n'avais qu'à soulever le couvercle, tu sais?

- Oui mais je manquais de temps… marmonnais-je rouge pivoine. Alice m'arracha la boite des mains.
Emmet qui n'avait rien manqué de notre échange ne se fit pas prier pour rire de moi.

- BelliBell's! T'es toute rouge!

Mes rougissements étaient une source constante d'amusement pour Emmy.
Avant même que je n'ai pu m'en rendre compte, Alice ouvrait déjà la boîte.

- Euh… une maison de poupée, Bella? Dit-elle levant les yeux vers moi.

Je regardais la boîte et fus surprise de constater qu'un plan ainsi que des planches de cartons y trainaient.

- En fait, je n'ai même pas le goût de jouer à… ça. J'ai sûrement un autre jeu, bien meilleur, qui traine en haut, à l'étage.

- Mais non! Tu l'as acheté alors on peut au moins essayer!

Quand Alice avait une idée en tête il valait mieux de ne pas lui dire non.

- Mouais… comme tu veux, marmonnais-je.
Je réglerai ça tantôt.

La sonnette retentit dans le salon.

- Vas-y Bell's! Nous on va finir le souper. Pas vrai Emmet?
Ce dernier ronchonna mais n'émit aucunes objections.

À la porte se trouvait Jane et Alec, nos inséparables. Jane était très petite, comme Alice mais elle était encore plus menue que cette dernière. Alec, lui, était assez grand et svelte et tous deux se suivaient à la trace.

.- Coucou les gens! Dis-je.

- Salut Bella! Dirent-ils d'une même voix.

Je ris. Ces deux-là étaient vraiment fait pour être ensemble. Je les conduisis à la cuisine et à peine deux secondes plus tard la sonnette se fit réentendre.
Jasper se tenait à l'entrée

- Salut Bel…
Il ne put même pas finir sa phrase qu'une petite tornade lui sautait déjà dessus.

Mais comment elle a fait celle-là pour arriver si vite! Elle n'est pas humaine ma parole!

- Salut à toi aussi Jazz.

Là, maintenant, il ne manquait plus que Jacob, mon amour. (N.A. : Beuurk!) (N.A. : Désolé je n'ai pas pu m'en empêcher ^^)

La sonnette retentit pour une troisième fois dans le salon. Quand on parle du loup!

Aussitôt que j'eu ouvert la porte, je me jetais dans les bras forts de mon Jacob.

- Jake! Joyeux anniversaire! Lui dis-je avant de l'embrasser.

Mmmm… toujours aussi bon…

Me tirant de l'étreinte, le petit lutin diabolique me fit face.

- Tututut! T'es même pas préparée! Viens suis moi. Excuse la Jack elle m'aidait à préparer le repas.

- Rhooo Alice! T'es pas possible ma vieille!

- Bougonne autant que tu voudras, tu n'y échapperas pas.
Je levais les yeux au ciel.

La démone me maquilla, me pomponna et exigea même de me plaquer les cheveux. Mais quand vient le temps de m'habiller, je troquai la robe quelle voulait me faire porter contre ma jupe blanche et ma blouse verte sur lesquelles Jacob m'avait un jour complimenté. Je finalisais le tout en me faisant une queue de cheval haute.
Alice n'était pas contente et c'est un euphémisme. Mais j'étais catégorique.

- Tututut! Bella! Là je sais que tu fais tout ça pour Jacob!

- Euh…. Oui et alors?
Je ne comprenais pas où elle voulait en venir.

- Tu lui rends la tâche trop facile! Les mecs sont tous comme ça! Il suffit que tu lui montre que tu l'aime et que tu es prête à faire ses quatre volontés et après ça, il ne fait plus aucuns efforts pour le reste! Il considère que la chose est dans la poche et ne te t'offre plus aucunes petites attentions. Donc, le couple se détériore.

Je la coupais dans son monologue.
- Tu as tort. Jacob continu à être le même.
Malgré tout un doute s'installait. Ça fait longtemps que Jacob ne m'a pas prêté une «attention» particulière…

- C'est quand la dernière fois qu'il est venu te voir le matin avant les cours, te porter après, la dernière fois que vous êtes sortis en couple, qu'il a eu une petite pensée envers toi? Il n'a même rien fait pour la St-Valentin! Prends exemple sur moi, mon Jazz, lui, il fait tout ça!

- Tu sais que tu es vraiment démoralisante Lili? On a que dix-sept ans je te rappelle! Pas quarante. Jake n'est pas comme Jasper et tu le sais bien… Et puis… ce n'est pas comme ça entre nous… Jake n'a pas à tout faire…ça pour me montrer qu'il m'aime et il le sait bien.

- C'est bien ça le problème! Et non, je ne suis pas démoralisante c'est toi qui me décourage.

Je balayais sa dernière réplique de la main et me pressai à sortir avant qu'elle puisse rajouter un truc.
Quand j'arrivais en bas, Emmet était en train de mettre les plats sur la table – non sans avoir échappé le bol de Chili. Je volais à sa rescousse.

- Merci Bell's. dit-il, embarrassé. J'ai peut-être renversé le bol de chili sur le plan de travail…

Il avait l'air d'un petit garçon prit en faute

- C'est correct Emmy.

Le diner se déroula dans la joie et la bonne humeur. Quand fut le temps de ramasser le repas, on refila la tâche aux gars excepté Jake.

Quand tout fut finalement dans l'ordre, Alice se leva.

- Alors, on y joue à ton jeu ou non Bella? Dit-elle tout fort avec son sourire d'ange – machiavélique – accroché jusqu'aux oreilles.

Je croisais les doigts pour que personne n'aient entendus en marmonnant un bref « non » mais avec la chance qui me caractérise, je ne fus pas surprise de constater que toute la gang avait entendu… sauf Emmet, trop préoccupé a se bourrer de chips.
Je la regardais avec mon regard que j'espérais très épeurant mais cela ne fit que renforcer son large sourire.

- Ah oui? Un jeu? S'écria aussitôt Jane.
Jake me regardait avec insistance alors j'étais forcée de répondre positivement à cette dernière.

- Eh bien… oui. En fait, au départ je pensai que ça serait amusant mais… euh… en fait le jeu n'a pas l'air trippant.

Je ne savais pas pourquoi mais je ne voulais pour rien au monde jouer à ce jeu. Quand je regardais la boîte, j'avais la même impression étrange que dans le magasin.

- On peut au moins lire les instructions, non? Demanda Jasper devant l'excitation de sa petite amie.
Ce dernier était le copain d'Alice et contrairement à elle, il était calme – autant calme et solitaire qu'Alice était excitée et ultra-sociale. Ils étaient les complets opposées mais ils s'aimaient à en crever. En fait, ils se complétaient parfaitement. Je jalousais un peu parfois de leur relation mais j'étais idiote car je savais que Jacob m'aimait. Pas vrai? Pas vrai?

- Bien sûr, sourit le lutin. Bon, bon, bon! Alors ça dit… Pour sept joueurs. Veuillez construire la maison selon le plan qui accompagne le jeu. Une fois qu'elle sera bâtit, chaque joueur devra représenter son pire cauchemar sur un carton vierge. Dispersez-les dans chacune des pièces. Une fois que cela sera fait, il ne vous restera plus qu'à tourner les cartes et les lire à tour de rôle.

- Woah! Ça fait sérieux ton truc BelliBell's! dit Emmet – qui d'autre? – coupant Alice dans sa lecture.

- Alors, on y joue? Demanda Jane.

- Ça m'a l'air bien. Rajouta Alec.

- Bon, on s'y met! Décréta Jacob.

J'étais toujours nerveuse pour une raison qui m'échappait. Ça doit être le chamboulement de la journée qui retombe…

Tous se mirent à la tâche. Bien entendu, c'était Jacob qui supervisait. Alec se chargeait des découpages avec Jane et Alice et la maison fut bientôt toute montée.
Elle faisait maintenant un bon mètre de haut et était très impressionnante. En fait, ce n'était pas vraiment une maison mais plutôt une villa. D'un blanc un peu fané, comportant trois niveaux, rectangulaires, elle semblait très réelle.

- Eh regardez! Il y a même des meubles à placer. S'écria Jane.

Plus je regardais le contenu de la boite, plus je me demandais comment tout le matériel avait pu s'entasser à l'intérieur de cette dernière.

- Tiens Jasper. Ça, c'est le salon, là, il y a une table basse. Style néogothique, je crois. Ma mère en a une. Je vais la mettre…là. Dit Alice.

- Et ça, on dirait une espèce de paravent oriental, dit Jane. Je vais le poser à côté de la table pour que les poupées puissent le regarder.

- Mais… il n'y a pas de poupées, objectais-je.

- Si, tiens, lança Emmet en souriant.

Il relut les instructions à voix basse avant de conclure :

- En fait, elles nous représentent. On en a chacun une en guise de pion et il faut dessiner son propre visage dessus, après on les fait évoluer dans la maison pour essayer de gagner le sommet de la tourelle. C'est le but du jeu.

- Tu as dit que ça faisait peur, objecta Jacob en se tournant vers Alice.

- Eh, je n'ai pas terminé. C'est une maison hantée. On tombe sur un cauchemar différent à chaque pièce à mesure qu'on essaie d'atteindre le sommet. Et il faut se méfier de l'homme de l'Ombre.

- De quoi?

De l'homme de l'Ombre, poursuivit Emmet. C'est comme le marchand de sable, sauf qu'il apporte des cauchemars. Il traine un peu partout dans la maison et s'il vous attrape, il… tenez, écoutez : « Il concrétisera vos pires fantasmes et vous fera avouer vos peurs les plus secrètes. »

Visiblement, cette perspective le réjouissait.

- Super! lança Jake. Regardez, le voici.

- Mmmm… pas laid ce gars… Pas laid su tout même! S'écria Alice ce qui lui valut le regard indigné de Jazz. Je ris.

- Eh! J'veux voir moi aussi! Dis-je pour agacer Jake.

Alice me passa la figurine et ce que je vis me glaça d'effroi. Sur la figurine il y avait le… le… jeune homme de la boutique. J'en croyais pas mes yeux!

- Qu'est-ce qui te tracasse Bee? Me demanda Alec. Tu m'as l'air…inquiète.

- C'est que… je ne suis pas sûre d'aimer beaucoup ce jeu… Je vais chercher des crayons à l'étage, je reviens, dis-je pour me détourner.

C'est seulement une coïncidence… Ce gars a dut faire une obsession pour ce jeu au point de se déguiser comme l'homme de l'Ombre. Il y en avait bien qui le faisait pour Donjon Dragon, non?
Quand je revins en bas, ils m'attendaient tous pour commencer. La maison avait été posée sur la table dans le milieu du salon et ils étaient tous assis aux pourtours de celle-ci.
Jasper distribua les cartons et les figurines et on s'était mis tout de suite au travail. Les rires fusèrent quand Emmet rata sa figurine qui semblait plus à un bonhomme allumette avec ce qui aurait dû être de gros muscles mais qui ressemblaient plus à de la graisse qu'a autre chose.
Quand fut le temps de dessiner mon pire cauchemar je ne sus quoi faire. Bien sûr que j'avais cette peur… ce cauchemar me tordait les tripes et qui me glaçait les os. Il me poursuivait depuis mes cinq ans mais j'avais pris tant de soin à l'oublier que je ne m'en rappelais plus… idiot, non?
Quand Alice reprit les « cauchemars » de chacun pour les disperser dans la grande maison, je n'avais toujours rien dessiné à part des gribouillis sur les coins.
Bof, je m'expliquerai le moment venu.
Jacob prit la première carte, honneur au fêté.

- Avant de commencer cette grande aventure qu'est ce jeu, vous devez accepter ses conditions. Vous devez comprendre que vous jouez à vos risques et périls.
Promettez que vous jouerez en toute connaissance de cause.
Emmet avait le sourire accroché jusqu'aux oreilles.

- Je promets, dit-il. On va bien se marrer!

- Je promets, dirent en cœur Alec et Jane.

- Je promets, dit Alice pépiant d'impatience.

- Je promets, dit Jacob suivit de Jasper et, finalement, moi.

Je fus la prochaine à devoir tirer une carte.

- « Des pas se font entendre à l'étage. » Dis-je.

- Ça doit être à l'étage dans cette maison de papier dit Alice qui fut cependant interrompue par des bruits de pas provenant de la chambre de mes parents à l'étage…
Un énorme frisson d'horreur, cette fois, me parcouru l'échine. Pas possible…

- Calmez-vous, dit Jacob. Vous savez très bien que les branches du gros chêne frappent souvent le toit quand il y a beaucoup de vent comme ce soir. Ce bruit peut s'apparenter à des bruits de pas… C'est seulement une coïncidence.

- J'adore l'ambiance! On dirait qu'on est dans un film d'horreur à deux balles. Rit Emmet.

- Bon, la prochaine carte dit… « Toutes les fenêtres et portes sont barrées. Vous ne pouvez plus sortir. » Rajouta-il.

On aurait dit que tout le monde pouvait entendre mes battements de cœur tant il cognait fort dans ma poitrine. Ma respiration s'accéléra.

- Calme-toi Bella. Me dit Jake à l'oreille. Regarde, les portes ne sont pas barrées.

Sur ce, il se leva et alla vers la fenêtre de la pièce. Le rire tonitruant d'Emmet se coinça dans sa gorge quand il vit que Jacob n'arrivait pas à ouvrir la fenêtre.

- Bah… ta mère n'avait pas dit que cette fenêtre était difficile à ouvrir, Bella? Il n'y a rien là. Attendez j'vais voir à l'entrée.

Malgré son air de bravoure, on voyait bien que lui aussi commençait à être nerveux. Quand il revint, on put voir à son air que la porte était effectivement bloquée. Jasper pigea une carte et la lue à haute voix :

- Continuez à tourner les cartes.

- Jasper? Demanda Alice. Mais celui-ci ne répondit pas et pigea de nouveau carte.

- Que le jeu commence!

Mon souffle se coupa. Ce n'était pas Jazz qui avait parlé. Ni aucun d'entre nous…

Merci beaucoup pour toutes les reviews! Je viens de finir d'écrire ce chapitre et je n'ai malheureusement plus de temps pour vous répondre! Je vous jure que je vous répondrai tous dans la semaine!
p.s. pour miniplume : Va voir la note que j'ai écrite dans le prologue. ^^
Bizou –xxx –
Sandrine

* ma chérie : mots prononcés en français par Alice.