Hello tout le monde !

Merci beaucoup à ceux qui ont reviewé, vous m'avez fait très plaisir :)

Merci aussi aux lecteurs et lectrices anonymes qui m'ont lu parce que ça fait aussi plaisir ^^

Je vois que vous avez pas mal d'hypothèses et de doutes (héhé).

Bon là, l'histoire commence vraiment et on revient deux ans avant le prologue :)

Vos doutes vont peut-être s'éclaircir un peu avec ce premier chapitre...

Je vous retrouve en bas, bonne lecture !


Chapitre I : 19, Le Soleil

« A qui ne regarde rien, tout adieu est facile »

2 ans plus tôt

J'observais de ma fenêtre salie par le crachin de la pluie automnale les environs de mon nouveau « foyer ». Ville pluvieuse, morose et peu peuplée selon mes critères de grande citadine. Mon père avait été muté ici, à Maiasa. « Chaque matin ». Je retenais un rictus. En effet, désormais et ce pour chaque matin qui me séparait de ma majorité, j'allais devoir supporter cette ville du bout du Japon. Passer de Tokyo, mégalopole internationale à une petite ville perdue près des sources chaudes d'Hokkaido était dur. Surtout que je n'étais pas à proprement parler habituée aux petites villes. D'habitude, les gens se faisaient muter de la campagne vers Tokyo mais mon père avait trouvé une meilleure opportunité ici. Étrangement.

Je n'étais pas spécialement la typique tokyoïte : Je n'étais ni préoccupée par le shopping, ni particulièrement par mes semblables. Les raisons qui me faisaient détester ce déménagement étaient bien loin de celles que j'avais affirmées à mes parents. Je tenais à ma tranquillité. Et contrairement à ce que l'on pouvait penser, les villes les moins peuplées étaient souvent celles où les secrets n'avaient pas leur place. Maiasa restait tout de même une grande ville, elle comptait plusieurs lycées et une université. Néanmoins, je savais que ma « particularité » serait plus difficile à cacher ici. Surtout que j'avais la désagréable impression que cet endroit abritait d'autres personnes comme moi. « Ridicule ». Je secouais la tête. J'avais toujours été seule, même dans l'une des capitales les plus bondées de la planète, je ne voyais pas pourquoi cela devait changer ici.

- Sakura ! m'appela ma mère. Viens m'aider à trier tes affaires.

Je poussais un soupir de lassitude avant de m'éloigner de ma baie vitrée. Je descendais les escaliers avant d'arriver dans le salon. Notre maison ici était traditionnelle, contrairement à Tokyo ou nous habitions un appartement moderne occidental. Cela ne me gênait pas. J'aimais les vieilles choses. Mes rares amis de Tokyo me disaient souvent que je vivais dans le passé. J'aimais l'histoire et tout ce qui concernait la culture nippone. Cela était sans doute dû à mon don. D'une certaine façon, je cherchais sans doute des indices qui pourraient me l'expliquer.

Après avoir aidé mes parents toute la soirée à trier et ranger les derniers bibelots dans la maison, je remontais rapidement dans ma chambre, sans prendre le temps de manger. Je n'avais pas faim. Je faisais ma rentrée dans mon nouveau lycée dès le lendemain et j'avouais que ça me tordait le ventre. Cependant, mes cheveux eurent à peine le temps de toucher mon oreiller que je m'endormis d'un sommeil agité. La lune à la fenêtre avait la forme d'un sourire écarlate, bienveillant ou inquiétant, selon mes humeurs. Elle faisait scintiller mon amulette dans la pièce, l'éclairant de milliers de lueurs chatoyantes.

Ma mère vint me réveiller à sept heures.

- Si tu ne veux pas y aller aujourd'hui Ra-chan, je peux prévenir ton proviseur, il comprendra, j'en suis certaine.

Je grognais. Je n'étais pas du matin. Cependant, je savais que rien ne servait de retarder mon arrivée dans ce lycée.

- Non, non, baillais-je. Je vais y aller aujourd'hui.

Après m'être préparée en un temps assez court, mon père m'emmena en voiture jusqu'à mon nouveau lycée. Il s'agissait apparemment du plus grand de la ville bien qu'il ne devait pas compter plus de huit cent étudiants. Mon père me déposa devant une porte sombre et gigantesque. Sur le côté était écrit en kanji : Yoake. L'aube. Le passage de la nuit au jour, de l'obscurité à la lumière.

Oui, j'étais certainement à l'aube d'une vie nouvelle. Je me demandais comment j'allais pouvoir rentrer mais la porte s'ouvrit toute seule. Derrière, je voyais des lycéens s'agiter dans tous les recoins d'un grand parc d'allure traditionnelle. Cependant, une fille attira mon attention. Elle était belle, d'une beauté à couper le souffle. Ce n'était pas de ces beautés superficielles que l'on croisait à Tokyo, dans les agences de mannequinat. Non, elle était de ces filles à la beauté irréelle, presque surnaturelle. Il faisait un temps magnifique ce jour-là et le soleil la recouvrait d'un voile lumineux, comme si il cherchait à la protéger, ou à la montrer aux yeux de tous. Ses cheveux blonds pâles étaient très longs et descendaient jusqu'à sa chute de rein. J'arrêtais de la regarder, gênée, quand je pris conscience qu'elle m'observait aussi.

Cependant, en relevant les yeux, je remarquais que ce n'était pas vraiment moi qu'elle regardait, mais plutôt mon amulette, en forme de croissant de lune. Cela me mettait encore plus mal à l'aise. Cette amulette faisait partie de moi, encore plus que mon propre corps. Je n'aurais su l'expliquer mais j'avais l'impression que c'était une partie de mon âme, accrochée autour de mon cou. Je l'observais et eu un choc.

Accroché autour de son cou, trônait également un pendentif. Ce n'était pas le même que le mien, et pourtant à sa vue, mon cœur se mit à battre avec frénésie, comme si je comprenais enfin quelque chose de crucial, même si mon esprit restait embrumé par le monde rationnel qui m'entourait.

C'était un Soleil, en or. Il n'avait rien de plus que les autres pendentifs du genre que l'on voyait parfois dans les petites boutiques aux coins des rues. Cependant, lorsque le soleil illuminait la fille, son pendentif semblait refléter la lumière, à la manière d'un second cœur, d'un second souffle irradiant la cour d'une luminosité bienveillante.

.

19. Le Soleil

J'étais la Nuit, elle était le Jour. Ino avait toujours été du côté du Bien. C'est pour cela qu'elle avait été créée. Les rôdeurs n'avaient jamais cherché à l'avilir, ils savaient que c'était impossible. Quand à moi, ç'avait été une erreur de croire que je pouvais être quelqu'un de bien. La Lune n'est pas faite pour faire le bien. Je l'avais toujours cru, j'avais toujours pensé être l'envoyée qui illuminait les ténèbres pour retrouver les âmes perdues. Mais j'avais tort. Non, j'étais une servante avilie du Mal. Merci Ino, d'avoir essayé. Tu as illuminé mes années passées avec toi d'un feu bienfaiteur.


Bon, je ne sais pas si ça vous aide beaucoup mais j'ai donné de gros indices quand même :)

Ce chapitre est un peu court parce que c'est un chapitre d'introduction, les autres le sont moins...

Au niveau de cette fiction, je préfère vous prévenir, elle risque d'être un peu sombre.

Sombre ne veut pas forcément dire fin tragique mais pas mal de mauvais moments à passer pour nos personnages... (côté sadique qui reprend le dessus ^^)

J'attends vos hypothèses :)

Merci de m'avoir lu.

Reviews ?