Titre : l'Après Guerre

Rating : M

Diclaimer : Tout les personnages appartiennent à Tite Kubo.

NDA : Je suis désolée pour le temps que j'ai mis à publier la suite. J'ai eu quelques soucis avec le site... Je vous souhaite quand même une bonne lecture.


Tout le monde avait connaissance de la grossesse de Byakuya, ce qui les avaient tous stupéfait, car il n'y avait que les Capitaines qui avaient été mis au courant des larmes des Kuchiki et de son affiliation avec les créateurs de ce monde.

Le noble eut droit à un véritable défilé dans son bureau. Tous voulait savoir comment il se sentait et ce que cela lui faisait d'être enceinte alors qu'il est un homme. Au bout de la cinquième personne, Renji décida de fermer la porte à double tour, sentant le reiatsu de son amant devenir dense et froid.

Byakuya n'aimait pas tout cela, il avait l'impression d'être une bête de foire. Et son exaspération était élevée. Il en arrivait même à ne plus réussir à travailler, un comble pour lui.

Cette mascarade dura pendant plus de six mois. Byakuya allait voir Unohana toute les trois semaines depuis le début de sa grossesse, la Capitaine prenait des photos, faisait des examens pour savoir comment fonctionnait le corps du noble. Elle avait demandée à Yamamoto pour que Kisuke Urahara vienne au Seireitei pour créer du lait maternel essentiel au bébé quand il naitra.

Quand celui-ci arriva à la quatrième et vit Byakuya il voulut dire quelque chose, mais le regard du noble l'en empêcha.

-Bien, alors je vais vous empruntez un laboratoire chère Retsu, et travailler. Kuchiki-sama, vous avez fier allure ainsi. Finit Kisuke en quittant la pièce avant d'avoir le noble sur le dos.

-Calmez-vous Capitaine Kuchiki. Pouvez-vous vous allongez s'il vous plait.

Le noble accéda à la demande et se coucha sur le lit. Unohana mit en marche l'échographe et comme à chaque fois, elle sourit en voyant le noble frissonner.

-Vous n'avez toujours pas pris l'habitude.

-Non, ce froid arrive d'un coup, et je n'aime pas ça.

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Renji comme à son habitude, venait de finir sa matinée et alla rejoindre son amant à la quatrième, sachant qu'il était avec la Capitaine. Et normalement ils devaient connaitre le sexe de leurs enfants aujourd'hui, puisque avant ils n'avaient pas pu le savoir, ce qu'Unohana n'avait pas compris. Il était impatient, et c'était un euphémisme ! La veille il était surexcité et Byakuya avait eu du mal à le calmer. Il avait dû user de toute sa tendresse et de son calme pour y parvenir. Renji avait fini allongé sur les jambes de son compagnon et la tête contre son ventre, ce que son enfant accepta en lui donnant un coup de pied. Byakuya avait souri. Apparemment leur enfant serait aussi agité que son amant.

Unohana avait fini l'échographie et avait pris une photo du sexe de l'enfant. Elle rangea tout et prit la photo avant de faire entrer le Lieutenant. Celui-ci alla s'installer auprès de son compagnon, posant tendrement sa main sur son ventre.

-Votre enfant se porte à merveille, la grossesse se passe convenablement.

Elle posa devant eux la photo qu'elle avait prise. Les deux hommes la regardèrent émerveillés, comme à chaque fois qu'elle leur montrait leur enfant.

-Alors ? Demanda Renji avec impatience.

Unohana rit doucement et répondit :

-Byakuya-sama, Renji-kun, vous êtes les heureux parents d'un petit garçon. Il se porte très bien.

Renji regarda son amant et le vit avec un grand sourire. Byakuya caressait tendrement son ventre pendant que Renji était extasié devant la photo de son enfant. Unohana expliqua à Renji quoi était quoi sur la photo.

-Il mesure combien environ ? Demanda Byakuya, soudainement curieux.

-Ca je ne peux pas répondre, mais il est petit. Au fur et à mesure il va grandir. Par contre, pour l'accouchement, vous ne pourrez pas accoucher normalement, votre corps n'est pas préparé à ça. Nous devrons pratiquer une césarienne.

Voyant les regards effrayés devant elle, elle continua :

-Ne vous inquiétez pas, c'est une pratique banale et sans risque. Cela consiste à faire une incision d'une dizaine de centimètre en bas du ventre et de sortir votre enfant par là. Evidemment nous ferons une anesthésie de cette partie pour ne pas que vous souffriez, et vous pourrez assister à sa naissance.

-J'y assisterais moi aussi ? Demanda Renji.

-Bien sûr, vous pourrez rester auprès de Byakuya-sama tout au long de l'accouchement, c'est même préférable. C'est un moment très important pour Byakuya-sama de vous avoir près de lui à la naissance de votre enfant.

-Je serais là. Je ne veux pas manquer ça.

Unohana sourit en voyant enthousiasme du Lieutenant.

-A partir de maintenant, il vous faut du repos. Je ne peux pas vous arrêter de travailler, car de toute façon vous ne voudrez pas, mais je veux que vos heures soit réduite. Je vais en faire la demande auprès du Commandant. Il est obligé de l'accepter. Plus de missions, plus d'entrainement, plus d'effort constant. Vous devez vous ménagez à partir d'aujourd'hui. Renji-kun vous prendrez les grandes responsabilités de Byakuya-sama.

-Mais …, commença Renji.

-Vous êtes capable de le faire, je vous connais. Byakuya-sama, si vous vous sentez fatigué, n'hésitez pas à aller vous allongez et dormir, la grossesse fatigue beaucoup plus qu'on ne le pense. C'est donc tout à fait normal.

Byakuya acquiesça et Unohana les autorisa à quitter la Division. Les amants allèrent à la sixième et le noble se mit à remplir des dossiers. Seulement il n'arrivait pas à rester en place, bougeant sans cesse, n'arrivant pas à trouver de position confortable avec son ventre. Renji le vit et s'amusa de le voir s'agiter.

-Et bien, d'habitude c'est moi qui suis agité.

-Je n'arrive pas à trouver de position confortable. Et ça me fatigue.

Renji se leva et vint près de son amant, il le prit par le bras et le fit se lever.

-Vient avec moi, en bougeant ainsi, tu te fatigue encore plus, alors tu vas t'assoir ou t'allonger sur le canapé et te reposer. Je vais gérer les dossiers. Repose-toi mon amour.

Byakuya soupira mais fit ce que son amant désirait. Il s'allongea sur le canapé et Renji le couvrit d'une couverture avant de l'embrasser sur le front et de retourner à son bureau. A peine quinze minutes plus tard, Renji releva la tête et vit que son noble amant c'était endormit, les mains posées sur son ventre. Le Lieutenant sourit doucement et reprit son travail. Le noble ne se réveilla pas avant que Renji vienne devant lui et lui embrassa doucement le front.

-Mon amour, il est l'heure de rentrer au Manoir.

-Déjà ? Demanda le Capitaine avec une voix endormie.

-Oui, tu as dormi toute l'après-midi, souri Renji en caressant doucement sa joue.

Byakuya se releva et doucement il fit quelque pas le temps de bien se réveiller, ensuite ils quittèrent la division et allèrent à leur demeure. Byakuya avait très faim, et à l'étonnement de Renji, il mangea énormément, mais toujours avec la grâce qu'il avait apprise.

Depuis quelques temps déjà, ils avaient pris l'habitude de s'assoir sur le futon et Renji caressait tendrement le ventre de son amant, parlant à son fils. Parfois, le Lieutenant lui racontait son histoire, avant de devenir shinigami, et dans ces moments-là, Byakuya l'écoutait attentivement. Le noble était devenu très sensible, et la moindre histoire triste ses larmes coulaient toute seule. Il savait que Renji n'avait pas eu l'enfance que lui avait eue, et il voulait lui donner du bonheur. Renji lui avait répondu :

-Je vis en plein bonheur, mais parfois, j'ai l'impression que tout ceci n'est qu'un rêve et que je vais me réveiller en plein milieu d'Inuzuri.

-Tu ne rêve pas, et tu as le droit de demander et de vouloir tout le bonheur que tu souhaites. Je n'ai jamais connu ce que tu as vécu, mais maintenant je voudrais que tu ne manques de rien et que tu sois heureux.

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Byakuya en était à son septième mois et il avait cessé de venir au Taisha tous les jours, se contentant de passer de temps en temps pour voir comment se passait le remplacement de Renji. Il était fier de lui. Le noble devait rester de plus en plus souvent allongé, épuisé par sa grossesse. Il avait assigné une domestique pour l'aidé et celle-ci faisait son travail admirablement. Au début, la jeune femme n'osait pas prendre d'initiative, mais lorsqu'une fois, le noble tomba à genou de douleur, elle changea du tout au tout et prit soin de lui quand Renji ne pouvait pas le faire.

Le Seireitei était recouvert de neige, les arbres étaient blancs et le paysage avait totalement changé. Byakuya regardait par la fenêtre du salon. Il avait dû se refaire une garde de robes pour sa grossesse, et portait maintenant un long kimono beige et son obi brun était noué sur le bas de son ventre. Il avait également un haori noir. Il avait pris quelques kilos, et cela lui déplaisait fortement, mais Renji trouvait cela adorable.

-Renji … Murmura le noble en caressant tendrement son ventre.

Le Lieutenant était un véritable rayon de soleil pour lui. Quand il piquait ses crises de nerfs, Renji avait toujours le don pour le calmer. Les réunions de Clan étaient devenues un vrai supplice pour le noble. Les membres avaient tendances à l'agacer sérieusement et Renji devait jouer de manœuvre détournée pour apaiser son noble amant. Et généralement ils se retrouvaient sur le futon et Renji lui procurait du plaisir. Cela le calmait, et généralement après, il s'endormait profondément. Renji avait gardé toute les photos d'échographie qu'il avait et s'amusa à les regarder de temps en temps, cela amusait Byakuya de le voir aussi enthousiaste.

Il senti soudain une main caresser son épaule. Il se retourna et découvrit son amant souriant.

-Tu étais tellement dans la lune que tu ne m'a pas senti arriver.

-Désolé…

-A quoi pensais-tu ?

-A nous, au bébé…

Renji avait remarqué depuis le début la lueur qui allumait ces beaux yeux anthracite à chaque fois que Byakuya parlait de leur enfant. Le noble était devenu beaucoup moins froid et il laissait passer plus de chose dans son Clan mais ce qui avait surpris Renji, c'était son attitude envers Rukia.

Byakuya lui avait avoué qu'il avait eu peur de s'attacher à elle et qu'elle disparaisse comme sa sœur.

Flash-Back

Tout trois était assis dans le salon, Byakuya en était à son quatrième mois et cela commençait à ce voir. Rukia le regardait avec beaucoup de douceur. Elle avait eu du mal à comprendre pourquoi son frère portait un enfant, mais elle avait vraiment hâte de voir le nouveau-né arriver. Byakuya la regarda et lui dit :

-Rukia, si j'ai demandé à ce que tu viennes c'est parce que je veux t'avouer quelque chose.

La jeune fille le regarda surprise, car jamais son frère ne lui avait parlé ainsi.

-Si… En fait… Il y a une chose que je ne t'ai jamais dite, mais je crois que c'est le bon moment. Je … Je suis désolé de ne pas avoir cherché à te connaitre mieux, et de m'être comporté froidement envers toi, mais, je veux que tu sache… que je suis fier de toi, tout ce que tu as pu faire, à Karakura, ici au Seireitei, au Hueco Mundo, je suis fier de tout ce que tu as accompli.

-Nii-sama…

-Je veux aussi que tu sache que dès ton arrivée dans la treizième Division, j'ai demandé à Jyuushiro de ne pas te donner de siège.

Rukia était complètement perdue, pourquoi son frère avait fait ça ?

-J'ai fait cette demande, non pas pour t'empêcher de monter en grade, mais pour te protéger du danger. A ton arrivée dans le Clan, je leurs avait expressément demandé de ne pas t'approcher, ou de ne te faire aucun mal. C'est toujours le cas, même si je sais que tu peux te défendre. Je ne veux pas te perdre comme j'ai perdu ta sœur. Et maintenant que je suis avec Renji, et que je vais avoir un enfant, mes sentiments ont changé et je voulais être honnête avec toi.

-Je vous remercie d'avoir été honnête avec moi, je ne savais pas que vous aviez fait tout cela pour moi.

Byakuya se leva et s'assit près de sa sœur, il caressa doucement sa joue.

-Tu es ma petite sœur, et même si nous n'avons pas le même sang, tu restes pour moi quelqu'un de ma famille, quelqu'un qui compte pour moi. Je ne veux plus que tu penses que je t'ai adopté juste à cause de la promesse que j'ai fait à ta sœur. Je t'aime comme je t'aurais aimé si tu avais été ma sœur de sang.

Rukia ne savais pas quoi répondre, jamais son frère ne c'était comporté ainsi avec elle, et pour la première fois, elle se sentait acceptée dans la famille qui l'avait recueillie.

Fin Flash-Back


J'espère que cette suite vous aura plu. Les prochains chapitres sont déjà écrit. Donc la publication devrait être plus régulière.