Titre :L'après Guerre

Rating : M

Disclaimer : Les personnages de Bleach ne m'appartiennent pas. Seule Arina et Niji sont à moi.

NDA : Je suis impardonnable... Je pensais avoir fini de publier les chapitres, car ils sont publiés sur mon site... pour la peine je vous publie les deux derniers chapitres d'un coup...


Chapitre 7 : Mariage

Le noble leva son regard sur le vieil homme et lui demanda ce qu'il avait.

-Il y a un souci et nous avons besoin de vous.

-Pas aujourd'hui, répondit le noble sans lever un regard vers lui. C'est mon jour de repos et je compte bien le passer avec ma famille.

L'oncle plissa les yeux en rencontrant le regard de Renji, puis insista.

-C'est un problème urgent et notre Clan a besoin de vous. Vous devez venir.

Byakuya leva un regard froid vers son Oncle et se leva, il regarda Renji qui fronça les sourcils mais quitta la pièce pour rejoindre la chambre et Arina. Il détestait son oncle, à chaque fois, il trouvait une excuse pour que son compagnon passe moins de temps avec lui et Niji. Byakuya suivit son oncle et entra dans la salle de réunion, tous étaient là et il fronça les sourcils, se demandant ce qu'il se passait.

-Ne suis-je pas censé être la personne qui réunit le Clan ?

Le ton froid du noble fit frissonner la plupart des personnes réunies. Mais son oncle prit la parole.

-Nous ne pouvons plus laisser Abarai Renji-san dans nos murs.

-Et pourquoi donc ?

-Parce qu'il n'a aucun statut ici.

-Il est mon compagnon et le père de mon fils ! C'est bien suffisant pour qu'il ait sa place ici !

Byakuya s'énervait, il avait horreur que son compagnon soit ainsi rabaissé.

-Il vient du Rukongai, n'a aucune éducation, il est votre contraire total et …

-Je refuse que vous jugiez Renji pour cela ! Son passé c'est son passé, maintenant il est Lieutenant de ma division, c'est mon compagnon, et il est le père de mon fils ! Je l'aime et rien ne me fera changer d'avis, pas même vous ! Arrêtez donc de toujours vous placer au dessus de moi et de croire que vous pouvez faire ce que vous voulez de ma vie ! Renji est bien mieux que la plupart d'entre vous, il ne pense pas qu'à lui au moins ! Vous ne pensez à vos petites fesses et à votre place dans la noblesse, mais jamais vous n'avez été regarder plus loin que cela ! Alors avant de venir critiquer une personne qui a affronté son destin pour faire ce qu'il voulait, vous feriez mieux de réfléchir à ce que vous, vous avez fait pour en arriver là où vous êtes à présent ! A ce que je sache, ce n'est pas vous qui avez élevé ce Clan dans les quatre grandes familles du Seireitei ! Ce n'est pas vous qui avez le poids de toute une famille et de toute une noblesse sur vos épaules ! Vous, vous restez ici, à ne rien faire à part profiter de ce que JE fais sans penser à ce que j'éprouve ! Alors maintenant je ne veux plus jamais entendre vos petites jérémiades, je ne veux plus que vous jugiez mon compagnon pour son passé ! Il est bien plus noble que vous qui n'avez rien fait pour le Clan à part vivre sur le dos des Chefs de ce Clan et de vous opposez quand une demande est faite !

Byakuya soupira, il était visiblement énervé et son reiatsu avait grandi, son regard était froid et tout le monde s'était tu et avait écarquillé les yeux devant ses paroles. Il quitta la salle sans même dire un mot de plus et il fonça vers le jardin pour se détendre. Il se planta devant une pierre et s'agenouilla devant avant de fermer les yeux. Cela faisait quelques minutes qu'il était concentré pour se calmer quand il sentit le reiatsu de Renji venir vers lui.

-J'ai senti ton reiatsu jusque dans la chambre, que s'est-il passé ?

Le noble se retourna et planta son regard dans les yeux marrons de son compagnon.

-Ils ne voulaient plus de toi ici…

Renji ouvrit de grands yeux, puis, il baissa la tête.

-Je vois… Quand dois-je faire mes bagages ?

Byakuya se leva prestement et entoura les épaules de son cadet de ses bras.

-Il est hors de question que tu partes d'ici, j'ai comme tu dirais « piqué ma crise » d'où le fait que tu ais senti mon reiatsu tout à l'heure. Je ne veux pas te voir partir, et je me fiche de mon Clan. Je leur ai remis les pendules à l'heure et je pense qu'ils ont tous compris.

Renji connaissait son amant et savait qu'il ne s'énervait jamais pour rien, il se senti rassuré, il plongea son visage dans le cou du noble et soupira d'aise. Il avait tellement peur que celui-ci le quitte, qu'il ne puisse plus voir son fils.

-Je n'ai pas envie que tu me quittes, confia Byakuya. Je tiens trop à toi pour penser à une vie où tu serais absent. Et Niji… Que ferais notre fils sans son papa, il t'aime tellement lui aussi.

Le plus jeune se senti rassuré soudainement, il avait l'amour de Byakuya, et c'était le plus important pour lui. Rien d'autre à part son fils et Rukia ne comptaient ici. Il se fichait de ces vieux qui ne comprenaient rien à ce qu'il se passait. Ils restèrent enlacés pendant plusieurs minutes, savourant leur étreinte. Ils sentirent soudain des bras enserrer leurs jambes et se regardèrent en souriant Niji venaient de ce coller à eux.

-Moi aussi je veux un câlin ! S'écria le petit garçon en fronçant les sourcils.

Byakuya rit de bon cœur et se baissa pour prendre le bambin dans ses bras, Niji entoura le cou de ses papas pendant que ceux-ci s'enlacèrent la taille. Cet instant de complicité leurs firent le plus grand bien et Niji déclara :

-Je vous aime mes papas ! Vous êtes les meilleurs papas du monde !

Les deux hommes rirent et Niji se colla à ses parents. Ils rentrèrent un peu plus tard et Niji alla embêter sa tante qui était dans sa chambre en train de lire. Rukia se vengea en le chatouillant joyeusement, puis quand elle cessa après les suppliques de son neveu elle lui embrassa le front. Elle adorait son neveu et le choyait joyeusement.

Quelques jours plus tard, alors que Renji avait son jour de congé, Byakuya appela Jyuushiro Ukitake et Shunsui Kyoraku, il voulait leur parler. Ceux-ci arrivèrent dans le bureau surpris par l'appel du noble.

-Bonjour Capitaines, je vais aller droit au but. J'ai besoin de votre aide, j'ai une idée, seulement il me faut de l'appui, surtout l'appui des Chefs de Clan.

Byakuya avait posé ses yeux sur le Capitaine concerné qui lui, se demandait ce qu'il avait dans la tête.

-Je me suis renseigné il y a quelque temps, mais je n'ai pas trouvé ce que je cherchais. Voila, vous savez que Renji vit à la demeure Kuchiki, seulement, mon Clan a décidé de lui porté préjudice en affirmant qu'il n'avait aucun statut dans la résidence, et je voudrais également officialiser notre couple. Comme je fais parti des quatre Clans du Seireitei et vous aussi, je voudrais avoir votre appui pour accepter Renji comme compagnon, ou mari si vous voulez, auprès de moi. La légende des Kuchiki est aussi un bon appui, seulement, je connais mon Clan et ils vont s'y opposer, apparemment ma colère de la dernière fois n'y a rien changé.

-Tu vas faire des vagues mais, depuis que tu es avec Renji, et depuis l'arrivé de Niji, j'ai l'impression d'avoir retrouvé le petit garçon que j'ai connu, alors, tu as tout mon soutien !

La voix de Jyuushiro s'était faite malicieuse, mais le pli sur son front annonçait qu'il était très sérieux. Shunsui répondit aussi :

-Tu as le soutien du Clan Kyôraku. Ce sera la première union de ce genre, mais je vous soutiens tout les deux, Renji le sait ?

-Non, je souhaite lui faire la surprise, je mettrai Rukia au courant, car je voudrais qu'elle m'aide. Face au soutien du clan Ukitake ainsi que Kyôraku, mon Clan ne pourra rien tenter, et Renji fera officiellement partie de ma famille. Je vous remercie de votre soutien.

-Nous serons toujours là pour t'aider, et puis on te le doit bien, tu nous a tellement aidé toi aussi, répondit Jyuushiro calmement.

Ils discutèrent un peu tout les trois puis les deux amis quittèrent le bureau, laissant Byakuya travailler. Jyuushiro était fier du noble et il le soutiendrait de toutes ses forces pour que cette union puisse se faire. Ce serait une première au Seireitei, mais après tout, lui-même qui vivait avec Shunsui aurait voulu avoir une union officielle avec lui.

A peine un mois plus tard, Byakuya avait tout organisé avec l'aide de Jyuushiro, Shunsui, Yoruichi et Rukia à l'insu de son compagnon. Il avait prévu une simple petite célébration avec ceux cité au dessus et quelques proches de Renji, dont Yumichika, Ikkaku, Yachiru, Ichigo, Hisagi et Matsumoto. Byakuya avait demandé à Renji de revêtir un kimono qu'il lui avait offert il y a peu en « simple cadeau » de sa part, et quand Renji lui avait demandé pourquoi, le noble l'avait embrassé et lui avait dit que c'était une surprise. Le noble quitta son compagnon et alla avec Niji et Rukia dans la salle de réception, attendant Renji qui arriverait avec Ikkaku. Niji voulait aller avec son papa, mais Rukia l'avait retenu dans ses bras, lui chuchotant que son autre papa lui avait fait une grosse surprise. Byakuya tremblait légèrement, mais seul Jyuushiro l'avait remarqué, il s'était placé à ses côtés, doucement il posa sa main sur son épaule et lui chuchota :

-Calme-toi, je suis sûr qu'il va apprécier.

Au même moment, la porte s'ouvrit sur Renji et Ikkaku, le Lieutenant ouvrit de grands yeux surpris quand il vit son noble amant près d'un moine. Il tourna la tête vers son ami et celui-ci le poussa légèrement pour qu'il avance vers le noble. Quand il arriva près de lui, il remarqua le fin sourire qui ornait son visage. Byakuya déclara :

-Je t'ai préparé cette surprise, j'ai demandé l'aide des Capitaines Ukitake et Kyoraku ainsi que Shihoin Yoruichi peu après l'altercation avec mon Clan. J'ai demandé à toutes les personnes présentes ce soir d'être les témoins de cette célébration. C'est unique et cela ne c'est jamais fait, mais il faut un début à tout. Si tu es ici, avec moi et toutes les personnes qui nous sont chers, c'est pour officialiser notre relation, comme un mariage.

Renji n'en revenait pas, il voyait tout le monde près d'eux, avec le sourire, son amant avait revêtu le kimono traditionnel des Kuchiki ainsi que le haori. Alors qu'il plongeait son regard dans les yeux anthracite devant lui il entendit :

-Papa est tout rouge !

Tous se tournèrent vers le petit garçon qui avait lancé ça, ce qui fit que Renji rougit encore plus et essaya de se cacher avec son kimono, mais Byakuya lui prit les mains et s'avança d'un pas vers lui.

-Abarai Renji, depuis que je t'ai vu ce jour-là, non pas à la division, mais à l'Académie, tu m'as troublé. Je t'ai pris ensuite comme Lieutenant car je connaissais ta valeur et c'était également pour te rapprocher de ma sœur, qui est aussi un peu la tienne, ta sœur de cœur, comme tu aimes l'appeler. Je t'ai toujours apprécié, j'ai toujours su que tu étais une personne forte et sincère, mais ce jour-là, au Hueco Mundo, tu es devenu mon âme-sœur, la personne que je voulais à mes cotés, non pas comme Lieutenant, mais comme compagnon. Tu m'as compris et tu me rends mes sentiments, tu me rends heureux et tu fais toujours en sorte que je sois moi-même. Tu m'as offert ton amour et nous avons notre fils, Niji, qui est la plus belle chose qui me soit arrivé dans la vie avec toi. Je souhaite que nous vivions ensemble jusqu'à la mort.

Byakuya se tut, pendant qu'il parlait il n'avait pas lâché les mains de son cadet ni baissé les yeux, lui montrant sa sincérité. Il vit alors une larme couler sur la joue de son compagnon, il la laissa glisser. Il inclina la tête devant Renji et celui-ci comprit que c'était à lui de parler.

-Kuchiki Byakuya, tu es la personne que j'ai haï puis que j'ai voulu battre en devenant plus fort, que j'ai admiré quand tu combattais, et enfin je t'ai aimé, je t'aime toujours d'ailleurs, pour ce que tu es, un homme intègre, intelligent, honnête, mais aussi gentil, joyeux et souriant, même si ce sont des caractéristiques que peu peuvent voir chez toi. J'ai la chance de pouvoir les voir, de pouvoir te connaître tel que tu es, et je chéris chaque moment passé avec toi. Tu m'as rendu heureux le jour où tu m'as avoué tes sentiments pour moi, mais aussi le jour où tu as donné naissance à notre fils, et tu me rends heureux chaque jour par ta présence à mes côtés.

C'était un moment émouvant, chaque personne dans la salle les écoutait en silence, même Niji qui était énervé avant s'était tu et écoutait ses parents. Rukia retenait mal ses larmes et celles-ci coulèrent sur ses joues, jusqu'à ce qu'Ichigo les essuie tendrement de ses doigts. Jyuushiro tendit une petite boîte au noble et l'ouvrit devant lui, celui-ci prit le bijou et se replaça devant son compagnon, lui prenant sa main gauche, il y glissa l'anneau à l'annulaire lentement, sans jamais rompre son regard vers Renji. Quand ce fut fait, Jyuushiro s'approcha du plus jeune et lui présenta l'écrin, Renji y prit la seconde bague, remarquant qu'elle était en or, et la passa à l'annulaire du noble. Le moine se mit à prononcer une prière de mariage, les deux hommes enlacèrent leurs doigts et se sourirent tendrement. Alors que le moine finissait sa prière, Jyuushiro, Shunsui et Yoruichi se placèrent l'un à coté de l'autre devant le couple et ensemble ils déclarèrent :

-Nous, Chefs de Clans des quatre grandes familles du Seireitei, prenons acte de cette cérémonie et nous déclarons Kuchiki Byakuya-sama et Abarai Renji-san, époux.

Yoruichi s'avança vers le couple et tendit un rouleau.

-Ceci est un acte officialisant votre union aux yeux du Seireitei. Pour nous, les Chefs de Clans, vous êtes à présent un couple, comme l'auraient étés un homme et une femme. Félicitations.

Elle leur sourit gentiment et retourna se placer entre les deux autres chefs. Cette fois, Renji laissait ses larmes couler sur ses joues, ne pouvant plus les retenir, c'était certainement le plus beau jour de sa vie, sans compter la naissance de Niji. En parlant du petit bonhomme, celui-ci se précipita vers ses papas et se jeta dans les bras de Byakuya lui faisant un gros câlin et l'embrassant sur la joue, puis il alla dans les bras de Renji et refit la même chose alors que Byakuya prenait son compagnon dans ses bras et l'embrassait sur la tempe.

-Pourquoi tu lui fais pas un bisou sur la bouche comme tu fais tout l'temps ? Demanda le petit garçon avec un grand sourire.

Le noble sourit et vint embrasser tendrement son époux sur la bouche tandis que Niji frappait dans ses mains et s'extrayait des bras de son père pour sauter dans ceux de Rukia. Le couple se tourna vers la salle quand ils entendirent les applaudissements retentir. Le noble murmura alors à l'oreille de Renji :

-J'espère que cela t'as fait plaisir ?

-Je suis comblé, merci Byakuya.

Sa voix était sincère et il se colla au noble pour l'embrasser passionnément.

Une petite réception accompagnait la cérémonie, et tout le monde s'amusa, parla, dansa. Et pour la première fois, tous purent voir Byakuya inviter Rukia à danser avec lui. Celle-ci heureuse accepta, et profita de ce petit moment pour féliciter chaleureusement son frère.

-Ce n'est pas très traditionnel mais je sais que Renji l'aurait voulu, et je suis heureux qu'il ai accepté.

La voix de son frère était empreinte de joie et d'amour pour son époux. Rukia fut enlevée au noble par Ichigo qui voulait danser avec sa petite amie et celui-ci fut attrapé par Yoruichi. Tous dansèrent ensemble, et lorsque Byakuya invita Renji à danser, tous les invités se placèrent autour d'eux, les regardant joyeusement. Ensuite, pris dans la fièvre de la soirée, Shunsui en fit de même avec Jyuushiro et Yoruichi dansa avec Yumichika. Niji grognait dans son coin mais Rukia le prit dans ses bras et ils allèrent eux aussi danser. Ce ne fut que très tard dans la nuit que Byakuya et Renji s'échouèrent dans leur futon. Niji dormait déjà depuis plusieurs heures, il avait succombé au sommeil dans les bras d'Ukitake et c'était Byakuya qui l'avait porté jusqu'à sa chambre. Le noble se tourna vers son époux en sentant ses bras autour de lui, la lueur heureuse qu'il vit lui fit plaisir.

-Merci mon amour, je ne m'y attendais pas du tout. Donc maintenant, nous sommes unis officiellement ?

-Oui, les quatre Clans étaient d'accord et étaient présents, c'était l'essentiel pour que tous reconnaissent notre union. Tu es maintenant mon époux, Renji, et j'en suis vraiment très heureux.

Byakuya s'approcha et embrassa tendrement son époux, ce moment rien qu'à eux leurs fit le plus grand bien et ils le savourèrent avec beaucoup de passion et de tendresse. Les halètements, les soupirs et les mots doux avaient empli la chambre où le désir était palpable. Ils s'endormirent l'un contre l'autre, peau contre peau.