Salut !

Tout d'abord, merci pour toutes vos reviews et pour vos conseils. J'ai modifié ce qu'il y avait à modifier (d'ailleurs, merci jessica pour ta review et pour avoir pointé ce détail où je me suis lamentablement plantée...d'une année ! Le pire, c'est que je le sais en plus !) et prit en compte vos remarques.

Pour information, oui, je sais, on a dû mal à envisager que ces deux-là puissent se rapprocher dans la façon où j'expose leurs sentiments actuels, et cette impression va sûrement se renforcer durant les 2 à 3 chapitres suivants, qui vont être énormément axés sur la relation Ron / Hermione. C'est volontaire, ce n'est pas une arreur de ma part, mais comme il est impossible pour moi d'envisager un revirement de situation sans une justification réelle, je me dois d'exposer leur relation avant de développer celle qui me tient à coeur. J'espère en tout cas que ça ne vous fera pas fuir et que vous continuerez la lecture de cette fic.

Bonne lecture !

PS : ca y est, je n'ai plus internet. Je profite d'une pause au boulot pour poster ce chapitre et celui de "Cap ou pas cap" et je ne suis pas sûre de pouvoir me reconnecter avant le 7 mars. J'aurai au moins le temps d'écrire donc les chapitres suivants arriveront plus vite à partir de cette date ! Et vous pouvez quand même me laisser des reviews, je serai ravie de les découvrir à mon retour !


- Ron… Ron !

Hermione l'appelait doucement sans qu'il ne daigne répondre ou ne serait-ce que la lâcher. Cela faisait deux wagons qu'elle trottinait derrière lui, qui avançait à grandes enjambées vers l'arrière du train où les Gryffondors avaient élu domicile pour le voyage. Et qu'il s'obstinait à ne pas l'écouter.

- Ron ! … Ronald Bilius Weasley !

- Quoi ? Grogna t-il en se retournant pour lui faire face, arrêtant ainsi sa progression rapide.

- Tu me fais mal, Ron !

Il la lâcha et contempla un moment les traces rougies de ses doigts sur la peau blanche de la jeune femme.

- Désolé Mione, s'excusa t-il, soudain penaud.

- Mais qu'est-ce qui t'as pris ? Le fustigea t-elle, tandis que les élèves des compartiments alentours ouvraient les portes pour mieux entendre. C'était notre rôle que de les aider, c'est à nous de faire le premier pas !

- Et tu l'as fait ! Reprit-il hargneusement. Vois le résultat ! Je vous l'ai répété tout l'été, mais vous n'avez rien voulu entendre !

- Ils ne sont pas si mauvais que tu le crois ! Répliqua t-elle, haussant encore plus la voix, si tant est que ce soit possible. Ils ont été déclarés non coupables, trop jeunes et trop influençables… Et tu le sais aussi bien que moi. S'ils veulent se racheter et faire des efforts, nous n'avons pas le droit de le leur refuser !

- Les autres peut être, mais lui… Sûrement pas !... As-tu déjà oublié tout ce qu'il a fait ?... L'agression sur Katie Bell, l'attaque de Poudlard en sixième année,… ! Les années passées à nous insulter, toi, moi… ! Tout ce qu'il a fait subir à Harry ! Par Merlin, Hermione, même s'il ne l'a pas achevé lui-même, il est responsable de la mort de Dumbledore parce qu'il les a laissé entrer et tu lui trouves encore des excuses !

Ron reprit son chemin et tous les élèves retournèrent en vitesse dans leurs compartiments respectifs, peu désireux de se trouver sur son chemin et de risquer sa colère. Hermione se lança à sa poursuite et dû courir pour le rejoindre. Elle le bouscula finalement, passant devant lui et lui fit face.

- Je ne lui trouve pas d'excuses…Il n'en a aucune pour ce qu'il a fait par le passé, et Dumbledore avait programmé sa mort lui-même, ne l'oublie pas. Mais la guerre est finie Ron, et s'il faut que je sympathise avec Malfoy pour maintenir la paix, pour que personne n'ait à endurer de nouveau tout ce que nous avons vécu… Alors oui, je le ferais.

Le ton de sa voix était calme désormais et toute trace de colère l'avait quittée. Elle savait dès le départ que les Weasley seraient probablement parmi les plus difficiles à convaincre. Mais contrairement à Ginny qui s'apaisait au contact de Harry et était prête à faire des efforts, Ron se barricadait derrière ses ressentiments et se refusait à envisager les choses sous un angle différent. Et lorsqu'elle intervenait, cherchant à lui faire entendre raison, il se braquait encore plus.

- Ok, déclara t-il finalement. Je ferais un effort puisque tu y tiens tant… Avec Parkinson, Zabini, Nott et Bullstrode. Mais pas avec lui. Jamais !

Il s'éloigna de nouveau mais cette fois, elle ne chercha pas à le retenir. De toute manière, aux vues des paysages qui défilaient derrière les vitres, le train n'allait pas tarder à arriver à Pré-au-Lard. Il devait encore se changer et elle savait donc qu'elle le retrouverait bientôt dans le compartiment.

...

L'arrivée en gare de Pré-au-Lard avait été pour grand nombre d'élèves source de joie et de tristesse mélangées. Les souvenirs de la bataille qui avait fait rage étaient encore très présents en chacun d'eux mais la joie de retrouver ce lieu cher à leurs cœurs, leur école, ne pouvait être totalement ébranlée.

Le petit groupe de Gryffondors, accompagné de Luna Lovegood, s'avança en direction des carrosses en rigolant des pitreries de Seamus. Ron et Hermione ne s'étaient toujours pas adressés la parole depuis qu'ils étaient revenus auprès de leurs amis et Harry soupçonnait une nouvelle dispute. Ce qui n'était finalement pas très étonnant pour qui les connaissait. Ils rejoignirent rapidement les autres élèves qui attendaient de prendre leur place dans les carrosses, quand les premiers de la file étouffèrent un cri de surprise. Il s'agissait de deux filles de Pouffsoufles qui semblaient aussi surprises qu'horrifiées par ce qu'elles voyaient. Se décalant un peu, Harry prit conscience de ce qui les avait mises dans cet état.

- Ce ne sont que des sombrals, déclara t-il en s'approchant d'un des animaux qui se laissa flatter l'encolure.

- Mais il n'y a jamais eu d'animaux pour tirer les carrosses, déclara l'une des deux filles.

Il était clair que seuls les personnes qui avaient participées à la bataille pouvaient voir les sombrals, à peine une vingtaine d'entre les élèves présents à ce moment-là, mais Ron ne put s'empêcher de penser que c'était déjà 20 de trop. Les autres se questionnaient entre eux, se demandant de quoi pouvaient bien parler leurs ainés. Ron lui-même ne pouvait détacher ses yeux des créatures qui l'avaient conduit au Ministère de la Magie plus de deux ans auparavant. Il s'approcha de son meilleur ami, caressa du bout des doigts l'animal, puis se tourna vers les autres.

- On va pas rester là toute la nuit non plus, déclara t-il finalement en montant dans l'un des carrosses. Vous faites comme vous voulez, mais moi j'ai faim et j'ai pas envie de louper le festin de rentrée !

La plupart des élèves éclatèrent de rire, Hermione y comprit, et c'est avec un peu de bonne humeur retrouvée que le convoi se mit en marche. Il ne leur fallut qu'une quinzaine de minutes pour rejoindre les grandes portes du château et c'est avec un plaisir non dissimulé que les élèves les plus âgés retrouvèrent leur école. Entière. Reconstruite. Et encore pus belle que dans leurs souvenirs. Ils l'admirèrent un moment, chacun perdu dans ses propres pensées, puis se dirigèrent en silence vers la Grande Salle, presque religieusement. Cette dernière avait été décorée avec faste, de grands cierges volant au-dessus des têtes, des guirlandes et des étoiles filantes parcourant le ciel d'un bleu-noir profond. Qu'il était bon de se retrouver dans cette ambiance familière après les événements des derniers mois.

Une fois qu'ils se furent tous installés à leurs tables respectives, le professeur Flitwick, nommé directeur adjoint par la Directrice elle-même, s'avança entre les deux tables centrales, suivi par une cohorte de petits nouveaux, qui semblaient à la fois fascinés et apeurés.

- On avait vraiment l'air aussi pathétique ? Questionna Ron en un murmure en se tournant vers Harry.

- Probablement, répondit son meilleur ami avec un grand sourire.

Ils se turent de nouveau lorsque le professeur de Sortilèges posa sur le traditionnel tabouret le Choixpeau Magique. Ce dernier se redressa légèrement et lorsqu'il fut enfin prêt, que le silence se fit entendre dans toute la pièce, une large fente apparue et il entonna sa chanson.

Au commencement du commencement

Quand Poudlard n'était encore qu'une enfant

Ses quatres pères et mères

Avaient de quoi être fiers.

Par centaines, des enfants arrivèrent

Soucieux d'apprendre et de se parfaire.

Mais rapidement chaque parent

Privilégia des atouts différents.

Sous l'étendard de Gryffondor, en premier,

Se réunirent ceux dont le courage était coutumier.

Sous le drapeau de Poufsouffles, le travail et la rigueur

Pour chacun vivaient leurs plus belles heures.

Sous la couronne de Serdaigle se rassemblèrent les intellectuels,

Ceux pour qui la connaissance était un met perpétuel.

Sous la bannière de Serpentard se dressèrent enfin

Ceux pour qui la ruse et l'ambition étaient le moyen de parvenir à leurs fins.

Et bien qu'à l'aube de la mort,

Leur décision comptait encore,

Il leur fallu faire le choix

D'un héritier pour faire entendre leurs voix.

Pour ce faire, ils m'affublèrent

D'un esprit et d'un fort caractère

Et depuis ce jour je répartis

Les nouveaux venus dans leur fratrie.

Ne croyez pas que je m'arrête

Dans mon propos sans queue ni tête

Car il me faut encore vous dire

Que le plus beau reste à venir.

Maintenant que la paix est revenue,

Maintenant que Voldemort n'est plus,

Vous devez apprendre à vous connaître,

Sans quoi le malheur pourrait renaître.

Par l'amitié et la compréhension,

Par l'amour et la raison,

Sachez gommer les souffrances et le passé,

Sachez réunir les 4 maisons et créez

Par vos actions un lien indestructible et tenace.

Et maintenant, à la répartition faites place !

Le choixpeau termina sa chanson sous les applaudissements et Hermione ne put s'empêcher de répliquer qu'il avait encore une fois parfaitement lu dans les cœurs de chacun et que son raisonnement était le bon. Ron soupira et lorsqu'il détourna les yeux de la jeune femme assise en face de lui, il fut surpris de croiser le regard neutre que Malfoy posait sur lui, assis deux tables derrière elle. Ils se fixèrent un bon moment, agacement contre indifférence, et ne prirent même pas garde à la répartition. Ils ne se détournèrent que lorsqu'une multitude de plats apparurent instantanément sur la table. Aucun d'eux n'avait voulu fléchir avant, mais leurs estomacs qui criaient famine leur firent renoncer à leur joute silencieuse.

...

- Où vas-tu Ron ?

- Ben, je rentre à la tour avec Harry. Pourquoi ?

- Ron… Tu sais bien que les préfets doivent accompagner les première années, le réprimanda Hermione.

- Mais Mione, la supplia t-il. Il y a tellement de préfets cette année, je peux bien en être dispensé ! Tenta t-il en essayant de l'amadouer.

- Ce n'est pas parce que tu me fais ces yeux là que je vais céder, répliqua t-elle un peu sèchement, toute trace de leur dispute n'ayant pas totalement disparue. Et justement, puisqu'il y a beaucoup de préfets cette année, il sera beaucoup plus simple de faire respecter un peu de discipline.

- Et toi, tu vas où ? Demanda t-il en la voyant s'éloigner.

- Le professeur McGonagall a demandé à voir les préfets en chef après le repas, affirma t-elle. On se retrouve tout à l'heure.

Elle revint vers lui et posa un rapide baisé sur ses lèvres. Après quoi, elle s'en fut, laissant derrière elle son petit ami qui n'avait pas d'autre choix que d'obtempérer ou il en entendrait parler pendant des jours. Avec les autres préfets de Gryffondors, les deux de cinquième année, ceux de sixième année et les deux derniers de septième 1, ils regroupèrent les première années et les conduisirent vers la tour des rouges et ors.

- Vous êtes Ronald Weasley, c'est bien ça ? Demanda un petit brun à la peau mate qui le regardait avec de grands yeux exorbités.

- Ouais.

- C'est vous le meilleur ami de Harry Potter ! Vous pourrez m'aider à le rencontrer dîtes ! Je suis son plus grand fan !

Sans répondre, il adressa au gamin un regard noir et s'éloigna du groupe. L'espace d'un instant, ça n'avait plus été le visage du petit brun qui se trouvait devant ses yeux, mais celui souriant de Colin Crivey. Un trop plein d'émotions lui enserra le cœur, il fallait qu'il s'isole. Les autres pourraient bien se débrouiller sans lui et tant pis si Hermione se fâchait. De toute manière, rien n'avait changé depuis qu'ils sortaient ensemble. Ils se disputaient, se réconciliaient, se disputaient encore. Harry et Ginny ne cessaient de s'embrasser, de se câliner, ils étaient passionnés et démonstratifs. Ils s'aimaient et cela se voyait. Il aurait tant aimé pouvoir se comporter de la même manière avec Hermione, mais celle-ci lui avait clairement fait comprendre qu'il y avait les ASPICS cette année et que rien ne la détournerait de ses études. Elle lui consacrerait le temps nécessaire pour que leur relation évolue mais les études demeureraient toujours primordiales dans sa vie, du moins cette année. Il l'aimait, il avait donc accepté ce qu'elle lui demandait. Mais il ne pouvait nier que cette situation lui pesait. Depuis qu'ils étaient arrivés à King Cross en fin de matinée et qu'ils avaient repris leurs responsabilités de préfet et préfète en chef, l'impression qu'un fossé se créait entre eux n'avait cessé de se faire plus présente. Peut être parce qu'inconsciemment, il avait redouté tout l'été ce changement à venir qu'elle avait si bien orchestré. Mais d'un autre côté, c'est à peine si elle l'avait embrassé du bout des lèvres depuis ce matin et le seul geste un peu intime qu'elle avait eu envers lui était lorsqu'ils se trouvaient dans le compartiment des Serpentards. Il savait qu'elle tenait à lui, qu'elle l'aimait, mais à 17 ans, saurait-il s'en contenter ?


Pas tout à fait satisfaite de la fin du chapitre, mais je n'ai pas réussi à le retravailler comme je voulais. Pour info, j'ai passé plus d'une heure sur le chanson du Choixpeau, je me suis torturé les méninges et je suis relativement contente de moi. J'ai toujours eu du mal à aligner des rimes donc c'était un vrai défi pour moi mais je tenais à le faire ! Peu de Drago dans ce chapitre, je sais, mais on commence à entrevoir les problèmes de couple de Ron et Hermione...Qui ne vont faire qu'empirer !

A bientôt !