Salut !

Bon sang, je viens de me rendre compte que je n'avais rien publié sur cette fic depuis début juin. J'espère qu'il y aura encore une ou deux personnes pour la suivre... A ma décharge, je n'avais plus d'inspi ration et ma vie personnelle est un peu difficile à gérer actuellement... Mouais, je sais, c'est pas une excuse ! Bon, trève de bavardage, maintenant que j'ai un chapitre à vous offrir, je ne vais pas passer deux heures à disserter non plus. Pour une fois, je ne vais pas répondre à toutes les reviews, ça fait trop longtemps, et comme à l'époque, j'avais des problèmes avec la messagerie... Mais je compte bien reprendre mon habitude de répondre à chacune à partir de là. Pour tous, je suis contente que le chapitre précédent vous ai plu et d'avoir réussit à retranscrire des émotions plausibles. C'est ce qui compte le plus pour moi, que celà soit réaliste !

Je ne vous embête pas plus ! Je vous laisse avec Ron et Harry pour changer. Un chapitre centré sur l'amitié principalement, sûrement un peu court au goût de certain mais qui m'a, je l'espère, remis le pied à l'étrier.

Bonne lecture !


Ron se réveilla le lendemain matin plus en retard que jamais, et le dos complètement endolori. Il avait tourné longtemps la veille au soir dans les couloirs de l'école, il avait arpenté plusieurs fois les cachots, espérant y voir Drago mais pas une fois il ne l'avait croisé, à son grand regret. Il voulait lui parler, lui expliquer son geste. Tout du moins lui expliquer qu'il ne comprenait pas pourquoi il l'avait embrassé, même si ça lui avait paru une bonne idée sur le moment. Lui dire aussi que ce n'était pas une manière de se moquer de lui ou de sa confidence. En désespoir de cause, il était retourné sur les lieux de son méfait et s'était allongé sur leur rebord de fenêtre. La fatigue avait dû avoir raison de lui et il s'y était endormi.

Il s'étira à plusieurs reprises, tentant de dénouer ses muscles douloureux, et prit en courant le chemin de la tour de Gryffondor. Sa montre indiquait 7h50. Il aurait tout juste le temps de se passer un peu d'eau sur le visage, de se changer et de fourrer ses livres de cours dans son sac. Tant pis pour le petit déjeuner, il savait d'ors et déjà qu'il mourrait de faim avant la fin du premier cours !

- T'étais où bon sang, j'ai dû dire à Hermione que tu ne te sentais pas très bien ! lui reprocha Harry dès qu'il pénétra dans la salle commune.

Son meilleur ami s'était levé d'un bond du fauteuil dans lequel il s'était installé quand il avait vu le rouquin passer le portrait qui dissimulait l'entrée.

- Merci de m'avoir couvert.

- Attends Ron…

- Plus tard, il faut que j'aille me préparer.

- Tu m'écouteras en te préparant, grogna Harry en le suivant dans les escaliers jusqu'à leur dortoir. Si tu trompes Hermione, je dois…

- Non, je ne trompe pas Hermione, déclara un peu trop rapidement Ron en faisant volte-face.

- Comprends-moi, tu disparais, personne ne sait où tu es et…

- Tu as une carte, non ? La prochaine fois, utilise-là !

Sur ces mots un peu secs, il pénétra dans la salle de bain et s'y enferma. Harry patienta quelques minutes, le vit ressortir, prendre des vêtements propres, les enfiler et jeter deux livres dans son sac avant qu'il ne repasse la porte sans un regard.

- Ron… Vieux frère, je m'inquiète pour toi, c'est tout, déclara t-il finalement en l'arrêtant d'une main sur son épaule au milieu des escaliers.

- Je sais,… Je… Il soupira de dépit.

- On en parlera ce soir. Tiens, j'ai pensé que tu pourrais avoir faim, dit-il en lui tendant une brioche.

Ron le remercia d'un sourire et mordit à belles dents dans le cadeau.

- T'es vraiment un pote Harry !

Ils firent le reste du chemin en peaufinant l'excuse de Ron pour son absence au petit déjeuner lorsqu'il vit, au bout du couloir, du deuxième étage Drago et sa cohorte de serpentards passer parmi la foule des retardataires.

- Vas-y Harry, je te rejoins de suite.

- On est déjà en retard Ron !

Le jeune homme ne l'entendit pas, dans sa course désespérée pour rattraper le blond. Il fallait qu'il le rattrape, il avait attendu ce moment toute la soirée et il ne voulait pas laisser passer sa chance de faire amende honorable.

- Drago !... Drago !

Il arriva devant les serpentards légèrement essoufflé et croisa le regard sombre de celui qu'il considérait comme un ami.

- Drago, faut que je te parle pour hier…

- Il n'y a rien à dire, Weasley.

- Si, je voulais te dire que je suis dés …

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'un sort l'atteignit en pleine poitrine. Propulsé à une vingtaine de mètres en arrière, Ron se retrouva allongé sur le sol, le souffle coupé. Le sort avait été d'une violence inouïe. Il se redressa partiellement et regarda le serpentard avec effarement. Celui-ci tenait sa baguette devant lui, visiblement surpris de la violence qu'il avait déployé. Autours d'eux commençait à s'élever les murmures traditionnels qui accompagnaient généralement les bagarres à Poudlard. D'ici midi, toute l'école serait au courant que Drago Malfoy avait attaqué sans raison valable Ronald Weasley.

- Fous-moi la paix Weasley, ça vaut beaucoup mieux pour nous deux, conclut-il durement avant de s'éloigner, suivi par les autres serpentards et faisant se disperses les curieux.

- Ca va Ron ?... Ron ?

- Oui Harry, c'est bon. J'ai juste été surpris.

Harry lui tendit la main, l'aida à se mettre debout et ils reprirent le chemin de leur salle de cours.

- Désolé professeur, s'excusèrent-ils dès qu'ils entrèrent dans la classe de sortilèges.

- Pouvez-vous me dire la raison de votre retard, Messieurs ? Leur demanda le professeur Flitwick tandis qu'ils attendaient son aval debout au fond de la salle.

- Aucune raison, professeur, déclara Ron sous le regard étonné de son ami.

- Bien, dans ce cas… Retenue demain soir à 20h pour tous les deux.

Ils s'installèrent en silence, Harry lançant un regard très peu chaleureux à son meilleur ami. Il n'arrivait plus à le comprendre. Il fallait que cette situation cesse au plus vite, tant avec Hermione qu'avec Malfoy !

...

Quand ils se retrouvèrent dans les dortoirs, bien plus tard, en fin de soirée, avec leurs trois autres camarades, Harry comptait bien prendre Ron entre quatre yeux et le faire s'expliquer sur son étrange comportement. Le reste de la journée s'était déroulé normalement, entre cours, repas et révisions forcées avec Hermione et Ginny. Ron s'était comporté comme d'habitude. Si Harry n'avait pas assisté à l'altercation qu'il avait eue avec Malfoy de bon matin, jamais il n'aurait pu l'envisager. Ron avait seulement l'air plus songeur que d'habitude, se perdant souvent dans ses pensées moroses.

- Je peux te parler un instant, Ron ? Demanda Harry tandis que Seamus, Neville et Dean se changeaient pour la nuit et que Ron s'apprêtait à faire de même.

Ils s'éclipsèrent dans la salle de bain, qu'Harry condamna avec un « collaporta » et un sort de silence.

- Je t'avais dit qu'il faudrait qu'on parle tous les deux, tu t'en souviens ?

Ron acquiesça de la tête et s'installa à même le sol, pressentant que la discussion serait longue. Harry le rejoignit, s'asseyant à ses côtés, et un moment de silence plana entre les deux amis. Il ne savait pas vraiment par quel bout commencer la discussion. Quel sujet pourrait amener son ami à se confier. Hermione ou Malfoy ? Ses absences répétées ou sa dispute avec le serpentard ? Son comportement étrange ? Finalement, ce fut Ron qui se lança, à son grand soulagement.

- Je sais que je suis bizarre en ce moment. Ce n'est pas fait exprès…

- Je m'en doute, Ron… Mais tu ne nous parles plus… Tu ne me parles plus. Et tu nous condamnes à une retenue demain alors qu'on avait toutes les raisons du monde d'y échapper !

- Il n'y a rien d'intéressant à dire, c'est tout. Ma vie est loin d'être sensationnelle, c'est un fait que la guerre n'a absolument pas changé. Je reste ce lourdaud de Ronald Weasley, celui qui n'a aucune sensibilité !

Le silence se fit de nouveau présent, mais Harry n'allait pas le laisser s'en sortir aussi facilement.

- Est-ce que tu aimes Hermione ?

- Quoi ?... Bien sûr.

- Je veux dire… Suffisamment pour faire ta vie avec elle ?

Le silence qui lui répondit fut bien plus parlant que tous les discours que le rouquin aurait pu faire.

- Okay… Tu comptes lui en parler bientôt ?

- Si elle arrive à trouver un moment dans son emploi du temps de dingue pour que je puisse aligner plus de trois mots… Oui, il faudra que je le fasse.

- Tu vas lui faire beaucoup de mal.

- Je sais… Mais c'est tellement dur d'être avec elle. Je ne veux plus la partager avec des livres ou des cours de soutien. Je voudrais juste… J'en sais rien.

- Dis-le lui.

- A quoi ça servirait ?... Franchement Harry ?

- A rien, déclara finalement le brun à contrecœur.

Et il en savait quelque chose. Ils en avaient longuement discuté, Ginny et lui, quelques jours plus tôt et ils avaient bien essayé d'en parler à leur amie, mais elle n'avait rien voulu entendre. Selon elle, il était nécessaire pour eux de se préparer au mieux à leur vie post-Poudlard. La jeune femme ne voulait rien devoir à personne, et surtout pas décrocher un poste à responsabilité sur ses seuls faits de guerre. Elle voulait être reconnue pour ce qu'elle valait, pas pour avoir eu Harry Potter comme meilleur ami, ou parce qu'elle avait participé activement, et ce malgré son jeune âge, à une guerre que d'autres avaient fui lâchement. Ron aurait pu comprendre cette manière de penser. Avant. Avant leur éloignement. Avant qu'ils ne se détournent irrémédiablement l'un de l'autre.

- Et avec Malfoy ?

Ron tiqua à l'entente de ce nom. Toute la journée, il n'avait cessé de se maudire pour son geste de la veille, sans le regretter réellement. Il était impulsif, il avait agi comme il le sentait sur le moment. Mais plus il y réfléchissait, plus il comprenait qu'il n'aurait pas du. Ce baiser, certes spontané, n'avait rassuré que lui. Drago n'acceptait pas ce qu'il était. Comment l'aurait-il pu alors qu'on le lui avait violemment reproché durant toute une année ? Il avait brisé l'amitié qu'il essayait maladroitement de construire avec le serpentard et cela le minait totalement.

- J'ai tout gâché.

- C'est-à-dire ?

- J'ai fait quelque chose que je n'aurai pas dû et il m'en veut.

- Au point de te jeter un sort ?... Ron hocha la tête avant de se la prendre entre les mains. Qu'est-ce que tu as fait ?

Il lui avait posé la question avec une certaine crainte. Il avait bien une idée qui lui taraudait l'esprit, mais celle-ci lui paraissait tellement… impossible. Inimaginable.

- Ne me demande pas ça, Harry… Moi-même, je ne sais pas pourquoi je l'ai fait, alors…

- Je ne peux pas t'aider si tu ne me dis rien…

- Il n'y a rien à en dire. J'ai merdé. Comme d'habitude. C'est pas comme si c'était la première fois que j'agissais de manière parfaitement irréfléchie, déclara enfin Ron avec un pauvre sourire contrit.

- Tu es revenu Ron, voyant parfaitement où son ami voulait en venir. Et avant aussi. Tu as toujours réussi à te rattraper, à te faire pardonner. Tu y arriveras cette fois-ci aussi, j'en suis certain.

- …

- Tu dois te reprendre, Ron. Te ressaisir. Sois honnête avec Hermione, même si ça doit la faire souffrir. Quant à Malfoy… Fais au mieux, sois toi-même… Tu es quelqu'un de bien et tu feras ce qu'il faut.

Harry serra de sa paume l'épaule de son ami en guise de soutien et se releva. D'un geste, il retira les sorts de silence et de blocage qu'il avait apposé un peu plus tôt et se dirigea vers la porte.

- Harry… Merci.


Voilà... J'avoue que vu l'heure, je me suis un peu relue en biais, donc il peut y avoir quelques fautes... N'hésitez pas à me dire si la fic vaut toujours le coup !

A bientôt !