Je vous demande votre indulgence pour ce long moment de vide. Maintenant, je m'y suis remise, j'espère pouvoir poster une suite plus rapidement.^^


Ianto attendait une réaction de la part de celui qui se nommait John Barrowman, mais certainement pas de le voir franchement éclater de rire, la seconde de surprise passée.

– Ah ben ça alors! Ça pour une surprise!

Il vint spontanément prendre la main de Ianto en déclarant joyeusement:

– Alors Gaz! Tu es censé tourner un film en ce moment! Non?

Ianto crut bon de répliquer:

– Heu... Je suis navré, mais je m'appelle Ianto Jones, monsieur.

– Mais oui! Je sais bien! Fit John Barrowman désinvolte, sans prendre la remarque du jeune homme au sérieux.

Il se tourna vers Jack, vaguement intrigué:

– Et voici un parfait exemplaire du Capitaine Jack Harkness!

Les yeux du-dit Capitaine et de Ianto se croisèrent, surpris autant l'un que l'autre.

– C'est exact, . Mais comment connaissez-vous mon nom?

Sans se départir de son grand sourire, ni de sa curiosité manifeste, l'autre homme répondit:

– Allons bon! Je ne sais pas comment tu as fait pour trouver un homme pareil, mais c'est plus que surprenant! C'est même plus qu'épatant! Je ne sais pas qui vous êtes, Monsieur, mais dans un concours de sosie, vous seriez champion!

Il se tourna vers Ianto et lui frappa sur l'épaule dans un geste de franche camaraderie.

– C'est au cours de ton tournage que tu l'as trouvé? Je comprends! La mise en scène est plus que bluffante, j'avoue! Cependant, vous m'excuserez, messieurs, mais j'ai un concert à préparer et... C'est la pause pipi. Ok?

Et il s'éclipsa aussitôt.

– Impossible de vous confondre, murmura Ianto très sérieux.

– Comment ça?

– Il est pire que toi...

Jack admira franchement l'esprit de répartie de son coéquipier dans une situation aussi déroutante. L'attitude clairement amicale du personnage envers Ianto prouvait l'existence d'un double du jeune homme. Pourtant, ce qui surprenait le plus Jack, c'était de voir que les noms du Capitaine Harkness et de Ianto Jones ne lui étaient pas inconnus. Il lui fallait résoudre cette énigme s'ils voulaient retourner à la base. Et, à priori, le seul à détenir certaines réponses restait l'homme qui se soulageait à quelques mètres de là.


– Bon! Ok! On rentre!

Rupesh soupira en reprenant le volant de sa voiture. D'abord, les analyses du Royal Court Theatre n'avaient strictement rien donné. Ensuite, Loïs peinait à recouper les informations sur les effluves électriques. Et comble de malchance, il lui faudrait revenir dans la capitale pour réserver son billet au Royal Albert Hall.

Contrariée, perdue dans ses pensées, sa coéquipière passait ses nerfs sur le détecteur alien qui grésillait faiblement.

Le jeune médecin n'osa rien dire. La disparition de Ianto et de leur Capitaine restait inquiétante. Mais en voyant la tête de Gwen, si des aliens étaient derrière tout ça, ils passeraient bientôt un mauvais quart d'heure.

Le trafic se fit plus dense et le jeune homme engagea patiemment son véhicule sur Wandsworth Bridge. Le détecteur émit aussitôt un sifflement continu qui fit bondir Gwen.

– Mais qu'est-ce que tu as fait! S'exclama Rupesh, pris par la surprise.

– Mais rien! C'est un signal! Il y a quelque chose! Ne bouge pas d'ici! Décréta Gwen, descendant de voiture.

– Hé! Tu es folle! On est en pleine circulation, là!

La jeune femme semblait ne rien voir d'autre que l'objet bizarre dans les mains. A la manière d'un sourcier, elle tenta d'obtenir un signal significatif.

Rupesh descendit aussitôt de voiture pour tenter de la raisonner. Comme la file devant avançait, il courut vers Gwen au milieu des klaxons et des cris de protestation.

– Gwen! Enfin! Je ne peux pas laisser la voiture là-bas! Et le fait que tu aies trouvé quelque chose ne change rien au problème!

– C'est dans l'air. Pas dans l'eau! L'émetteur s'affaiblit quand je le dirige vers la Tamise.

– Gwen! Tenta à nouveau Rupesh, pas du tout rassuré par l'attitude d'un conducteur coincé derrière sa voiture et qui maintenant sortait du véhicule, en avançant dangereusement vers lui.

– Ho! C'est pas le pont des soupirs, par ici! Alors vous allez remonter en voiture et démarrer illico presto! Y en a qui bossent quand même!

Très calmement, Gwen déclara, avec son aplomb habituel:

– Institut Torchwood, Monsieur. Nous venons de découvrir une possible fuite de produits toxiques pouvant mettre en péril la moitié de l'Angleterre. Alors si vous pouviez nous laisser faire nos dernières vérifications, nous vous en serions reconnaissants.

Soufflé, autant par la sortie que par l'objet bizarre qui s'agitait dans ses mains, le perturbateur resta quelques instants indécis, puis alla lui-même tenter de calmer les autres automobilistes en arrêt contraint. Sans plus s'en préoccuper, Gwen continua ses analyses. Décidément, Rupesh ne pouvait s'empêcher de l'admirer.


– Alors Messieurs! Quelle est la suite du programme? déclara John Barrowman en sortant des toilettes.

– Je veux savoir comment vous connaissez mon nom.

Avec un grand sourire, l'autre prit un air vaguement moqueur.

– Vous vous fichez de moi, hein?

– John! Hé! On t'attend pour la mise en place des danseurs!

– Ok! J'arrive! Lança John Barrowman à la cantonade.

Il se tourna vers Jack et Ianto.

– Écoutez, là, je n'ai pas le temps. Il faut que j'y retourne. En tout cas, habillé comme ça, vous ne passerez pas inaperçus! Ajouta-t-il, prêt à quitter la loge.

Jack montra Ianto:

– Et si cet homme n'est pas Ianto Jones, quel serait son nom?

Avec un magnifique sourire, le chanteur affirma gentiment:

– Franchement, je n'ai pas le temps...

– M. Barrowman! Nous sommes arrivés de Cardiff hier soir. Et nous cherchons à comprendre pourquoi notre réalité a disparu.

Jack se tourna vers son amant, plutôt surpris par sa répartie.

– Quoi? C'est vrai, non? Lui rétorqua Ianto avec un air d'évidence.

Jack s'adressa à John Barrowman à peine étonné mais visiblement pressé:

– Il a raison. Je suis effectivement le Capitaine Jack Harkness, de l'Institut Torchwood. Notre base a disparu. Et nous voulons comprendre d'où vient ma ressemblance avec vous...

Cette fois, l'homme éclata sincèrement de rire.

– Dommage! Je suis pressé, vraiment! Notre conversation aurait été très intéressante!

Avant qu'il ne quitte vraiment la loge, Ianto lança:

– Vous êtes pourtant le seul, je pense, à pouvoir nous donner les réponses que l'on attend.

Quand John Barrowman quitta la pièce, Jack empêcha Ianto de le suivre.

– Laisse tomber, Ianto... Et repasse-moi ton super k-way, ajouta-t-il, enlevant son manteau avec un soupir de résignation.

– On ne va pas lâcher ce type comme ça!

– Tu plaisantes? On retourne tranquillement dans la salle. Pour le moment,mieux vaut rester discret.


– Loïs! Loïs? Tu m'entends?

– Hé! Ne crie pas! Je ne suis pas sourde, même si le réseau ne fonctionne pas bien!

– Excuse-moi... Écoute, je t'envoie les données du détecteur. Il me faut des résultats au plus vite. En fait, nous allons rester encore un peu, pour voir.

– Tu as trouvé la source du signal?

– Non, pas exactement. Mais le détecteur ne réagit qu'aux abords du pont.

– Le pont?

– Quoi? Tu as quelque chose?

Loïs tapota rapidement sur l'ordi de la base.

– Écoute Gwen, je te rappelle au plus vite. Mais il semble que plus de la moitié des pics historiques soient liés à des lieux de passage. Comme des ponts, des passerelles...

– Qu'est-ce que tu veux dire? Intervint Rupesh plutôt perdu.

– Je vous rappelle! Promis! Je vérifie juste mon hypothèse... Ah! Gwen! Je vous envoie les résultats des analyses dès qu'il sont prêts!

Et la communication fut rompue.

– Les ponts? Mais bien sûr! Rupesh! En voiture!

– Ah? Et où va-t-on cette fois?

– On tente le Albert Bridge. Il faut vérifier l'hypothèse de Loïs.

Avant d'embarquer, Gwen prit soin de remercier le conducteur qui avait géré la pagaille du trafic avec efficacité. Charmé, il proposa ses services pour Albert Bridge sous l'œil amusé de Rupesh.


Durant tout le reste de l'après-midi, Ianto se garda de déranger son chef dans ce qui ressemblait à une profonde réflexion. Il en profita pour observer attentivement les lieux et les personnes qui entouraient le chanteur, essayant de leur attribuer des liens entre eux et de mémoriser leurs noms. Cela pouvait toujours servir.

Lorsque l'artiste décréta la fin des répétions, la scène et la salle se vidèrent peu à peu.

Jack se leva seulement à cet instant, faisant signe à Ianto de le suivre discrètement.

– On retourne le voir? Interrogea le jeune homme, plutôt surpris.

– Non. Inutile.

– Et pourtant, nous n'avons pas le choix.

– Exact! Surtout qu'avec l'attroupement de fans au-dehors, nous ne risquons pas de sortir d'ici sans nous faire remarquer.

– Bien! Alors? Quelle est la suite?

Le sourire entendu de Jack lui indiqua que ce dernier avait déjà une petite idée.

– Pour l'instant, nous armer de patience.

Ianto poussa un soupir. Parfois, le mystère dont son amant s'entourait, l'agaçait franchement.

– Fort heureusement, nous sommes chanceux: nous avons tous les conforts sous la main... fit Jack avec un clin d'œil, en poussant la porte des toilettes pour hommes.

Ianto le suivit en souriant. Sur ce point, Jack n'avait pas tout à fait tort. Et il connaissait quelques façons très confortables de passer le temps.


– Gwen! Tu as déjà fait les relevés 3 fois! On va finir par attirer la police si on continue de bloquer les ponts comme ça!

Le jeune femme n'écoutait pas réellement les sages conseils de son coéquipier un brin agacé.

– Loïs! Tu es certaine qu'il n'y a rien?

– Non, Gwen. Rien de rien. Seuls les relevés sur Wandsworth Bridge correspondent aux données historiques.

– Nous devrions rentrer, suggéra Rupesh, résistant vaillamment contre la pluie qui tombait depuis déjà un peu trop longtemps à son goût.

Il était bon pour un rhume. Manquait plus que ça!

– Bon, d'accord, entendit-il prononcer près de lui.

Avec un soupir de soulagement non dissimulé, il se glissa sur le siège de sa voiture et lança le chauffage à fond dans l'espoir de sécher avant l'arrivée à la base.

Gwen ne semblait même pas se rendre compte qu'elle dégoulinait. Préoccupée, perdue dans ses pensées, elle resta silencieuse jusqu'à leur retour à Cardiff. Tout juste si elle approuva Rupesh quand il proposa de commander des pizzas. Seule Loïs apprécia le geste en avouant mourir de faim.

Peu après, Gwen mangea distraitement tout en étudiant les archives mises à jour par la jeune informaticienne.

Rupesh échangea un coup d'œil entendu avec cette dernière. Parfois, ils se posaient des questions quant à la relation plutôt trouble entre le trio des anciens. Ianto et Jack ne se cachaient pas, certes, mais Gwen semblait particulièrement attachée à Jack, qui le lui rendait plutôt bien. Et cela pouvait parfois porter à confusion. En tout cas, Gwen ne dormirait pas, tant que les deux autres ne seraient pas rentrés sains et saufs. Et quand l'ex-policière était déterminée...

Rupesh rangea la cuisine après le repas. Il pouvait faire une croix sur une soirée télé.


Ianto et Jack profitèrent de l'effervescence de début de spectacle pour se glisser dans les coulisses. Ianto utilisa même deux ou trois fois ses déductions de l'après-midi pour justifier tranquillement leur présence auprès de quelques techniciens intrigués.

A présent, ils attendaient dans un recoin sombre que la vedette monte en scène. Les danseurs se préparaient autour d'eux, les musiciens prenaient place et l'on entendait le brouhaha du public s'installant dans la salle.

Les deux hommes pourraient suivre plus ou moins l'évolution du spectacle sans trop se faire remarquer.

– Tu peux me rappeler ce qu'on fait ici? Chuchota Ianto à son voisin attentif.

– Nous sommes aux premières loges.

– Jack... Tu crois que cela va nous avancer à quelque chose?

– Il ne veux pas jouer notre jeu... Alors, nous allons jouer le sien.

– Quoi? Mais...

– Chut! Le voilà!

En effet, le rideau levé, la musique s'éleva et le chanteur, moulé dans un costume scintillant gris se plaça derrière le rideau, on lui tendit un micro pour chanter. L'ovation du public qui l'attendait le fit sourire.

Une fois la chanson terminée, il se précipita sur scène avec ses quatre danseurs pour enchaîner sur une chanson endiablée qui mit le feu aux poudres d'une audience déjà acquise à sa cause.

Jack cessa un instant son observation pour jeter un coup d'œil à son voisin qui retenait un fou rire.

– Quoi! Quoi?

– Oh! Rien... Je n'aurais jamais osé t'imaginer dans ce genre de tenue... Terriblement sexy...

– Tu plaisantes j'espère! A chaque fois que je le regarde, je me dis qu'il faut des lunettes de soleil pour ne pas être aveuglé.

– Tu dis ça, parce que tu es jaloux.

– Ne dis pas n'importe quoi...

– Tu entends le public? Il l'adore. Et il faut le reconnaître, il a du talent.

– Ianto, tu oublies qu'il est « moi » d'une certaine façon. Et que nous devons surtout trouver le moyen de rentrer. Et puis, je ne suis pas jaloux. A mon avis, notre ressemblance t'aveugle.

– Si tu le dis... conclut Ianto avec le sourire entendu de celui à qui on ne la fait plus. Il connaissait son Jack Harkness par cœur.

Ianto se doutait que le succès visible de son incroyable sosie l'agaçait prodigieusement.

Musique kitsch, blagues limites, allusions coquines et danseuses à paillettes, même si Ianto trouvait le cocktail « too much », il profita du spectacle avec un esprit bienveillant. Le bonhomme, généreux, avait du punch, de la voix et un capital sympathie indéniable. Tout cela agrémenté, pour lui, du physique de l'homme dont il était raide dingue. Le spectacle valait son pesant de cacahuètes. Surtout des coulisses.

– Bon! Quoique je fasse, tu restes là, Ianto, lui glissa Jack alors que le show touchait déjà à sa fin.

– Comment ça? Mais...

Jack enleva son k-way de camouflage et s'empressa de reprendre son manteau.

– Décidément, je préfère comme ça, affirma-t-il, l'air satisfait, en rajustant le col de sa chemise.

– Qu'est-ce que tu comptes faire? L'interrogea Ianto, un peu inquiet de la réponse.

Jack eut l'un de ses sourires diaboliques.

– Ce monde ne veut pas de nous, alors je vais un peu forcer les choses.

– Et tu penses t'y prendre comment?

Jack ajusta les manches de sa chemise et lui fit un clin d'œil. Autour d'eux, les danseurs revenaient dans les coulisses à la fin d'une chanson. Sur scène, John Barrowman parlait de sa dernière comédie musicale.

– M'inviter...

Ianto n'eut pas le temps de protester ou de le retenir. Jack sortait déjà du recoin où ils se tenaient, pour avancer vers la scène d'un pas décidé.

Absolument effaré, le jeune homme remarqua à peine les regards extrêmement surpris des techniciens et des danseurs que Jack récolta sur son passage.

– Il est fou! Finit par murmurer Ianto à peine revenu à la réalité.

Jack marcha tout droit vers le chanteur, récoltant, contre toute attente, une salve d'acclamations d'un public d'abord étonné, puis debout, en délire.

John Barrowman, stupéfait mais beau joueur et show-man professionnel, accepta, en éclatant de rire, de serrer chaleureusement la main de Jack, devant un public presque hystérique, applaudissant frénétiquement, au grand désarroi de Ianto en coulisses.

Le chanteur reprit difficilement son sérieux. Le culot de son sosie lui plaisait. Et le public était conquis. Quoi de plus important?

Bras dessus, bras dessous, les deux hommes souriaient à un parterre d'ombres debout, en délire.

– Messieurs-dames, voici une surprise inattendue pour vous, comme pour moi! Contre toute attente, je vous présente le Capitaine Jack Harkness!

Le public applaudit de plus belle.

Jack en profita pour récupérer le micro de John Barrowman fixé sur sa poitrine, pour dire:

– Salut, John! Sacré spectacle, hein?

Le chanteur éclata de rire et lança à son public:

– Au secours! J'ai plus qu'à me mettre au chômage!

Sous les rires de ses spectateurs, il s'éloigna légèrement de Jack pour l'observer attentivement. Puis, faussement bouleversé, il prit son public à témoin:

– Maman! Tu ne m'as jamais dit que j'avais un jumeau! C'est mon agent qui va être content!

Puis il s'adressa à Jack:

– Je suppose qu'on ne saura pas ton nom, Capitaine...

Amusé par l'attitude détendue de son sosie, Jack lui reprit le micro:

– Exact! Je suis le Capitaine Jack Harkness, et je le resterais. Et si nous sommes jumeaux, je pense avoir plus de sex-appeal que toi, John.

Au milieu de l'éclat de rire général, Jack lança dans un clin d'œil charmeur:

– Oh! Et puis, je vais te laisser finir on spectacle, mon cher.

Sur ce, il salua le public conquis et retourna en coulisse où il fut reçu par Ianto encore sous le choc:

– Tu as perdu l'esprit!

Sur scène, John racontait encore ce qu'il ressentait, riant sincèrement du tour qu'on venait de lui jouer.

Les danseurs et techniciens, quant à eux, observaient Jack et Ianto du coin de l'œil, ébahis, mais souriants.

– A présent, John Barrowman sera obligé de considérer sérieusement notre problème. Et puis, comme ça, nous n'avons plus à nous cacher. Je suis assez satisfait de mon calcul, en fait...

– Et tu étais obligé de...

– De quoi?

– De le prendre dans tes bras?

Les lèvres de Jack se retroussèrent dans un sourire.

– Qui est jaloux, là?

Il éclata de rire lorsque Ianto, déconfit, leva les yeux au ciel.


je sais, au final, ça fait pas grand chose de nouveau... Mais, je promets de me rattraper... ^^