Ohlala ! J'allais oublier de vous poster le nouveau chapitre.
Mais le voici donc, et si vous êtes en manque de lecture, j'ai aussi posté ma participation à un concours, que vous pourrez retrouver sur mon profil ("Etranger à lui-même).
Bonne lecture. Bises.
Chapitre 29
BPOV
Alice était en lune de miel, s'éclatant totalement. Elle m'avait téléphoné pour savoir si j'aimais le bleu ou le vert. Quand je lui avais demandé pourquoi, elle m'avait répondu qu'elle avait trouvé la robe parfaite pour moi, après un peu de réflexion j'avais dit vert car cela me faisait penser aux yeux d'Edward. Je plaignais Jasper qui était forcé d'aller faire du shopping même pendant sa lune de miel, j'imagine que c'est le vrai amour puisqu'il y va avec un sourire sur le visage.
C'était vendredi et j'étais rentrée tôt comme d'habitude. J'allais à la librairie seulement pour commander quelques petites choses, m'occuper des factures et aider Tia et Benjamin avec leur nouvel inventaire. Je venais juste d'embaucher Maggie, la mère de Benjamin. Elle en avait eu assez de travailler pour une compagnie cruelle pendant 20 ans et elle n'avait pas envie de prendre sa retraite. Elle avait même été diplômée en littérature anglaise.
J'allai à notre chambre et ris en voyant nos vêtements éparpillés de notre escapade d'hier soir. Je rougis en ramassant nos sous-vêtements, c'était fou comme les choses les plus stupides pouvaient me faire rougir. Mais Edward trouvait cela adorable, ses mots.
Je décidai de prendre une douche vu que je n'en avais pas eu le temps ce matin puisque nous étions tous les deux en retard après nous être rendormis. Après ma douche, j'enfilai un corsaire de gym confortable et un débardeur.
J'avais envie de faire des pommes de terre fourrées aux champignons, des petits pois et de la salade du jardin. L'odeur me fit saliver. J'adorais faire ces choses de «ménagère», c'était fou puisque je n'avais jamais aimé ça lorsque j'étais à l'université, pensant que c'était ce que les hommes voulaient. Mais j'avais maintenant compris que le plaisir que je recevais était lorsque j'entendais Edward gémir alors qu'il mangeait cette nourriture. Ce n'était pas comme si j'étais la seule à faire à manger. Parfois je rentrais à la maison pour voir Edward préparer un repas aux chandelles, il me massait même les pieds lorsque je me plaignais d'avoir mal.
J'étais très chanceuse de l'avoir trouvé, ou que notre mariage alcoolisé nous ait réunis.
Juste à ce moment j'entendis la sonnette.
Peut-être que j'avais manqué à Edward et qu'il avait décidé de rentrer tôt. Je souris en y pensant et j'allais ouvrir la porte pour accueillir mon mari.
«TU RENTRES TÔT?» Criai-je heureuse dès que la porte fut ouverte. Mon sourire disparut quand je compris que ce n'était pas Edward, mais un homme chauve dans un costume.
«Je suis désolée, je peux vous aider?» Demandai-je, rougissant d'avoir été prise à crier par un étranger.
«Oui, êtes-vous Isabella Swan?» Demanda-t-il et je fronçai les sourcils.
«Je réponds maintenant au nom d'Isabella Cullen.» Lui dis-je et il acquiesça.
«Je suis . Puis-je entrer?» S'enquit-il. Il n'avait pas l'air d'un serial killer alors je le laissai entrer.
«Et bien, je suis ici pour vous délivrer ces papiers. M. Cullen m'a demandé de le faire, je suis venu il y a quelques jours mais personne n'était là.» Expliqua-t-il et il me tendit les papiers.
«Oh d'accord. Je m'excuse à ce propos, mais nous étions au mariage de ma belle-sœur.» répondis-je poliment. « Je m'assurerai de les faire parvenir à Edward.»
«Oh ceux-ci sont pour vous deux.» Dit-il et je lançai de petits regards aux papiers.
Dès que je vis l'en-tête mon monde s'écroula autour de moi. Mes mains se mirent à trembler de façon incontrôlable.
«Est-…Est-ce que ce s-sont des papiers de divorce?» Demandai-je d'une voix tremblante.
«Oui mademoiselle, ce le sont.» dit d'un air piteux. «Ce n'était pas une décision mutuelle?» Demanda-t-il inquiet et je secouai la tête.
«Oh, j'en suis désolé. Si vous le souhaitez, je peux revenir plus tard les chercher ou lorsque Monsieur Cullen m'appellera. Prenez soin de vous.» Dit-il. Je n'avais même pas remarqué qu'il était parti. Je n'avais rien entendu. Tout ce qui passait en boucle dans ma tête était qu'Edward voulait obtenir le divorce.
Cela faisait six mois depuis notre mariage et il voulait divorcer.
Divorce.
Un mot qui libère le mari et la femme de tout. Ce seul mot avait détruit mon monde, tout comme mon cœur. Je me sentis tomber à genoux au sol. La douleur du parquet ne me toucha même pas, la douleur de mon cœur était pire, bien trop atroce.
Des sanglots éclataient de ma poitrine. Je priai Dieu pour que ce ne soit pas réel. Que ce soit un rêve et qu'Edward me réveille avec des baisers en me disant que ce n'était qu'un cauchemar.
Mais j'étais toujours là, agrippant l'horrible papier répulsif de mes mains. Les gouttes de mes yeux tombaient sur ces papiers, y formant un sentier humide.
Bien.
Ces papiers le méritaient, je devrais les mettre en pièce et les brûler. Oh mais ça n'empêcherai toujours pas Edward d'obtenir le divorce. Il était visiblement décidé. Peu importe ce que je ferai, je n'aurai pas mon mot à dire là-dedans.
J'entendis une horrible plainte, comme le bruit d'ongles sur un tableau à craie, c'est alors que je compris que cela venait de moi. Mes yeux étaient flous et je clignai plusieurs fois des yeux pour me débarrasser des larmes, mais elles tombaient sans fin. Je continuais d'espérer et de prier pour que ce ne soit qu'un rêve.
Oh seigneur s'il te plait, fais que ce soit un rêve.
Pourquoi Edward voudrait-il cela? N'étions-nous pas heureux? Ne nous aimions-nous pas sans condition et irrévocablement? Ou était-ce seulement moi?
NON!
«NON! NON…non…non» Hurlai-je.
Edward m'aime, il ne voudrait jamais ça. Ses yeux ne pouvaient pas mentir, si? Toutes ces fois où nous nous étions tenus la main et sentis ses étincelles. Les fois où il me rattrapait toujours lorsque je tombais. Les fois où nous riions jusqu'à avoir mal au ventre. Lorsque nous nous chamaillons dans la cuisine, tentant de faire à manger ensemble pour comprendre que nous n'avions rien fait à part mettre le bazar. Nos petits jeux de cache-cache que nous faisions dans la maison.
Tout ces fois où nous étions enlacés, embrassés et où nous avions fait l'amour. Les lentes caresses de ses mains et nos corps mélangés. Que ce soit passionné ou plein d'amour, c'était toujours magnifique. Ou l'avais-je imaginé? Ces souvenirs, qui n'étaient à présent que des souvenirs, apportèrent un autre round de pleurs.
Je ne savais même pas comment vivre sans lui, il était mon tout, ma vie, l'amour de ma vie.
Mon corps tremblait avec mes sanglots qui ne voulaient pas s'arrêter. J'avais mal.
Tueuse. A fendre le cœur. Douleur.
EPOV
Le travail était une horreur et on était vendredi. Je détestais les vendredis parce que Bella rentrait toujours tôt de la librairie, préparant quelque chose de délicieux et parfois dans de la jolie lingerie. Même cette pensée m'excitait. Je pensais vraiment que j'avais un problème.
Je n'avais jamais eu ce problème avant, j'imaginais que Bella avait fait ressortir cela en moi.
Penser à elle fit naître un sourire idiot sur mon visage. Je me rappelais mon père me regardant bizarrement ce matin quand j'étais arrivé parce que j'avais ma cravate et mon café dans les mains et que je n'avais pas eu le temps de me raser. Avant que j'essaye de lui expliquer, il avait dit:
«Ah! Je me rappelle quand j'étais jeune. Maintenant je suis plus malin pour mieux planifier mon emploi du temps.»
Je le regardai la bouche ouverte et puis lui lançai un regard dégoûté. Bon cela m'aidait avec ma petite, pas si petite situation. Depuis que Jasper était parti c'était ennuyant ici. Je ne veux pas avoir l'air d'une fille mais c'est marrant de bosser avec quelqu'un plutôt que simplement être assis dans un bureau rasoir.
«Fils, arrête de tirer sur tes cheveux. Tu ne veux pas devenir chauve.» Entendis-je dire mon père, mais avant que je puisse dire quoi que ce soit, il me coupa encore. «Je sais que tu ne veux pas être là et la charge de travail doit être un peu plus lourde pour toi puisque Jasper n'est pas là. Ne t'en fais pas, je ferai s'en charger Angela et Ben. Rentre chez toi.» Dit-il.
Je lui souris et le remerciai.
Je ne sais même pas comment j'étais parvenu au parking en moins de cinq minutes mais j'y étais. J'avais tellement hâte de rentrer et de dire à ma femme qu'elle m'avait manquée. Lui dire aussi à quel point je l'aimais, peut-être lui montrer à quel point aussi.
Je ris et accélérai sur l'autoroute pour rentrer plus tôt. Je fermai rapidement ma voiture et pénétrai dans notre immeuble, saluant le portier d'un signe de tête.
«Bonsoir Monsieur Cullen. Madame Cullen est à la maison.» Dit-il en me faisant un clin d'œil.
«Je sais.» Je lui rendis son clin d'œil. Notre portier était un homme de 60 ans, en mariage heureux depuis 42 ans avec quatre enfants. Lorsque j'entendais des histoires comme celle-ci cela me rendait heureux de savoir que j'aurai cela avec Bella aussi. Mais je n'étais pas tellement fan de l'aspect vieillissant, je me demandais si Bella continuerait de me trouver sexy quand je serai chauve. Je ris, bien sûr qu'elle continuerait.
J'appuyai sur le bouton de notre étage dans l'ascenseur. Pour une quelconque raison j'étais vraiment anxieux de rentrer à la maison, je ne savais pas pourquoi.
Dès que les portes s'ouvrirent je sortis précipitamment. Juste à ce moment j'entendis un cri horrible. Mon cœur se mit à battre à tout rompre dans ma poitrine.
Je courus à la porte et cherchai rapidement mes clés dans mon pantalon. Je savais que c'était Bella.
Oh Seigneur, qu'est-ce qui se passerait s'il lui était arrivé quelque chose? Que se passerait-il si quelqu'un était à l'intérieur… NON! Edward, ne pense pas à ça.
Peut-être est-elle seulement tombée.
Oui, c'est ça.
Je n'arrivais pas à trouver ces putains de clés et j'étais prêt à craquer. Puis je l'entendis de nouveau et mon esprit priait pour que tout aille bien.
«NON! NON…non…non…» S'époumonait-elle.
«Oh Bella… Je suis là amour.» Dis-je, mais je n'étais pas sûr qu'elle m'ait entendu.
Enfin, je trouvai ces fichues clés et j'ouvris la porte. Je m'arrêtais net. Elle était au sol, serrant des papiers dans ses mains et pleurant.
Mon cœur me fit mal de voir un ange dans cet état.
Qu'avait-elle dans les mains qui la fasse réagir de cette façon? Je me précipitai immédiatement vers elle et regardai ces papiers.
Dès que je les vis, je ne pu dire qu'une chose.
«Oh.»
Je tombai au sol face à elle. Elle hoqueta au son de ma voix et releva ses yeux rougis vers les miens plein de remords.
