Honte à moi, j'avais oublié ce chapitre... Pas étonnant, je n'ai quasiment plus d'avance. Encore quelques semaines et ce sera la panade.

Bonne lecture à tous, et désolée pour les quatre personnes à qui je n'ai pas répondu par review.

A la semaine prochaine.

Bises.

MJ


Chapitre 31

BPOV

Nous étions rentrés de Floride depuis une semaine et aussi de retour au travail. Mais cette fois, je souris largement en sachant que n'importe où qu'Edward ira, il aura son alliance au doigt. Je pouvais imaginer les expressions de toutes les filles et femmes.

Il est tout à moi, pétasses.

Qui savait que j'avais une femme des cavernes en moi?

J'avais aussi organisé une baby-shower surprise à Rose, quelques jours après que nous soyons rentrés. Alice m'avait aidé bien sûr. J'avais fait mes cornichons pour elle puisqu'elle en était devenue légèrement accroc. Les décorations étaient toutes bleues pour notre petit ours. Je pensais que Rose était fin prête pour son arrivée. Mon ancienne chambre était devenue celle de mon neveu.

Juste à ce moment j'entendis une commotion dans ma librairie. Je courus de mon bureau vers le bruit et Maggie était au sol.

«Oh mon dieu, vous allez bien?» Je courus vers elle.

«Belle ne-» Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, je glissai et tombai sur les fesses. Ma robe s'était relevée et je rougis, mais la douleur dans ma cheville était le pire.

J'entendis quelques garçons siffler et rigoler.

«Qu'est-ce qui s'est passé?» Benjamin vint rapidement à notre secours.

«Je vais bien Bennie.» Dit Maggie à Benjamin.

«Maman! Ne m'appelle pas comme ça ici.» S'exclama-t-il.

«Eh bien je suis ton manager, je peux dire n'importe quoi.» dit-elle et je grognai.

«Oh désolée ma chère, vous allez bien?» Demanda Maggie. Je tentai de me lever mais sifflai de douleur.

«Juste une entorse je pense.» Dis-je. Benjamin m'aida à me relever et je le remerciai, il m'aida à m'asseoir sur l'un des canapés à proximité.

«Oh vous êtes là Madame Cullen, votre mari vient d'appeler en disant qu'il passait vous chercher maintenant.» Me dit l'un de mes employés.

«Quoi? Pourquoi?» Questionnai-je.

«Il a dit que puisque vous ne répondiez pas aux appels de votre frère, il venait vous chercher. Votre belle-sœur a commencé le travail.» Dit-il.

«QUOI?» M'exclamai-je et je me levai, mais retombai à cause de la douleur.

«BELLA!» Entendis-je Edward crier et en un instant, il était à côté de moi. Est-ce qu'il est un vampire ou quoi?

«Tu es là, allons-y.» Dis-je et je cherchai mon sac.

«Calme-toi amour. Rose va bien et ça va prendre un moment avec que notre neveu ne soit né. D'abord, pourquoi as-tu l'air d'avoir mal?» Demanda Edward en me plaçant sur le canapé et en me regardant de partout.

«Oh j'ai trébuché. Mais Rose en est seulement à 8 mois.» Dis-je, et je tentai de me relever. Je pense avoir crié sous la douleur et que ça avait énervé Edward d'autant plus.

«Bella, elle va bien. Le bébé va bien aussi et il est en bonne santé, même s'il sort maintenant. Je t'emmène chez un médecin. Comment es-tu tombée?» Demanda-t-il en examinant mon pied.

«J'ai surpris ces garçons renverser de l'huile ici pour que Madame Cullen y tombe.» Dit Tia.

«QUOI?» Rugit Edward et nous reculâmes tous au son de sa voix.

«Ce sont des pervers.» Marmonna Benjamin, et je jure avoir vu de la fumée s'échapper des oreilles d'Edward. Il se pinça l'arrête du nez.

«Chéri, calme-toi. Tu peux m'emmener à l'hôpital, une fois que le docteur m'aura vu je pourrai aller voir Rose.» Lui dis-je doucement et je lui massai les épaules en espérant le calmer tout de suite.

«Tu as raison, mais nous reparlerons des ces pervers qui feraient bien de courir pour sauver leurs putains de vies.» Me dit-il et j'acquiesçai simplement. Il valait mieux être d'accord avec Edward lorsqu'il était en colère parce que Edward en colère est sexy, mais pas si excité.

Ce qui me casse assez l'envie.

Il prit l'initiative de me porter, et lorsque je tentai de me plaindre, il me lança le 'regard' qui me fit taire aussitôt. Il conduisit aussi légalement vite que possible vers l'hôpital.

Le docteur annonça que j'avais une entorse et que je devrais porter un plâtre pendant quelques jours. J'étais heureuse que ce ne soit pas des semaines. Mais cela voulait aussi dire repos au lit si je voulais qu'il disparaisse plus vite. J'eus même un plâtre couleur bleu nuit et ça me rendit heureuse.

Bientôt j'étais avec Rose qui regardait un film avec Alice. Emmett creusait des trous dans le sol en marchant en rond. Tabitha était recroquevillée contre Rose, ronflant doucement. Esmé arrangeait quelques fleurs dans un vase.

Wow, ils sont rapides!

«Umm bonjour?» Dis-je en entrant.

«Oh salut Bella.» Pépia Alice.

«Qu'est-ce qui s'est passé?» Demanda Rose, inquiète.

«Je suis tombée.» Je haussai les épaules et Emmett gloussa.

«Voilà ton chocolat, tes cornichons et tes chips Rose.» Dit Jasper en entrant dans la chambre.

«Non, des putains de pervers lui ont tendu un piège pour voir quelque chose.» Grogna Edward.

«Tu me dis qui c'était Bells.» Tonna Emmett.

«Je ne sais pas qui c'était Em, demande à Tia. Ils sont au lycée, oublions ça.» Dis-je, et je rejoignis Rose.

«Bella, ils auraient vraiment pu te blesser. Edward a raison.» Me dit Rose et Alice acquiesça.

«Bien, mais est-ce qu'on peut au moins ne pas en parler maintenant? Je veux en savoir plus à propos de mon neveu.» Dès que j'eus dit cela, Emmett et Rose se mirent à parler avec animation de leur fils.

Edward n'était toujours pas satisfait, mais se contentait de me tenir et enroula ses bras autour de moi. Alice alla chercher des ballons et d'autres cadeaux de bienvenue. Esmé alla à notre appartement nous faire quelque chose à manger à tous. Carlisle était toujours au travail puisque Edward et Jasper s'étaient précipités à l'hôpital.

Nous fûmes tous mis à la porte de la chambre, exceptés Emmett et Tabitha. Mais nous réussîmes à dîner ensemble. Alors nous étions tous là, dans la salle d'attente. Esmé et Carlisle étaient partis dormir à notre appartement puisqu'il était le plus proche de l'hôpital.

Alice, Jasper, Edward et moi avions décidé de rester dans la salle d'attente. Les contractions de Rose se rapprochaient beaucoup. Juste à ce moment nous entendîmes un cri.

«C'était Rose.» Dit Jasper et nous courûmes vers la porte. Une infirmière sortit et nous annonça que Rose allait donner naissance bientôt. Nous étions tous excités. Emmett sortit en transpirant, nous tendit Tabitha et repartit.

«Pauvre de lui, je pensais qu'il en avait l'habitude maintenant.» Ris-je. Je me rassis sur les chaises avec Tabitha et caressai ses longs cheveux blonds. C'était une mini Rose, un doux petit ange. J'embrassai son front et continuai de lui caresser les cheveux. Je sentis Edward s'asseoir à côté de moi et enrouler ses bras autour de moi. Il se pencha et m'embrassa dans le cou et sur le menton.

«Tu es si belle tout de suite.» Murmura-t-il.

«Quoi?» Lui demandai-je en gloussant. Il était vraiment ridicule parfois.

«La manière dont tu te comportes avec Tabitha, c'est si naturel. L'instinct maternel est en toi.» Dit-il et je rougis en haussant les épaules. Il rit et m'embrassa chastement.

«JE SUIS DE NOUVEAU PAPA! J'AI UN FILS!» J'entendis la voix bourrue de mon frère. Nous criâmes tous de joie et les félicitâmes. Rapidement, nous fûmes autorisés à voir Rose et mon neveu, elle prit promptement Tabitha sur ses genoux.

«ALORS… Où est-il?» Demanda Alice en sautillant.

«Nous vous présentons Adam Noah Swan.» Dirent ensemble Rose et Emmett. Nous nous émerveillâmes tous devant Adam. C'était un mini Emmett, avec des boucles brunes sur sa tête. Mais lorsqu'il ouvrit les yeux, ils étaient bleu océan comme ceux de Rose.

«Il es si beau.» Murmurai-je et je le pris dans mes bras. Je demandai à Edward s'il voulait le prendre mais il me dit que ça allait. En d'autres termes, il avait peur de le faire tomber.

«Il ne te mordra pas.» Dis-je en riant et Edward me fusilla du regard. Il ne savait pas quoi faire, mais lorsqu'il approcha son doigt de Adam, Adam l'attrapa fermement dans son adorable petite main.

«Awww…» Fit-on à l'unisson.

Adam fut passé à chacun, même Esmé et Carlisle qui venaient d'arriver. Rapidement il se mit à geindre et pleurer, alors nous le rendîmes à Rose.

«Hey Bells, je sais que tu es la marraine de Tabitha, mais ça te dérangerait que Jasper soit le parrain d'Adam?» Me demanda Emmett.

«Bien sûr que non Emmett, je pense que c'est une idée géniale.» Lui dis-je, et il me serra dans ses bras.

Nous rentrâmes rapidement à la maison en promettant de revenir le lendemain. Il était 5 heures du matin lorsque nous rentrâmes. Je m'écroulai tout simplement dans le lit, tout comme Edward.

Les jours suivants étaient des visites à l'hôpital, mais Rose étant la super maman qu'elle était, était rentrée à la maison. Mon plâtre avait disparu, ce dont j'étais heureuse.

J'étais à ma librairie, je venais de réserver la librairie pour une séance de dédicaces d'un auteur. Il semblait prometteur et j'espérais qu'il pourrait devenir célèbre. J'étais en train d'aider Tia avec quelques petites choses lorsque j'entendis quelqu'un siffler, lorsque je jetai un coup d'œil, ce n'était que quelques lycéens en train de me mater.

«Qu'est-ce qui a 148 dents et retient l'incroyable Hulk? Ma braguette!» Fit un blond et les autres se mirent à rire.

«Oh vraiment? Parce que la fille là a dit que c'était plutôt Gary Coleman.» (N/T: Homme afro-américain de petite taille, connu pour son rôle dans Arnold et Willy). Fis-je en ricanant et son sourire disparut.

Il commença à se rapprocher de moi et je m'inquiétais un peu. Seigneur, quand est-ce que ces lycéens étaient devenus si grands?

«Ooh je les aime avec du répondant, elles crient plus fort.» Dit-il de ce qui devait être une voix sexy. Je le vis alors voler quelques mètres en arrière. Je hoquetai et remarquai Edward dans son visage.

«Edward!» L'appelai-je et j'enroulai mes bras autour de lui avant qu'il ne fasse quelque chose.

«Tu ne veux pas répéter ce qui s'est passé au Brésil ici. Tu le regretterais.» Lui dis-je et je tentai de l'empêcher de tuer le gamin. Je savais que c'était une tentative futile, mais Edward ne ferait rien si j'étais entre eux.

«Je n'ai jamais regretté ce qui s'est passé au Brésil amour, je ne regretterai pas d'aller en prison alors.» Dit-il sincèrement et je levai les yeux au ciel. Les hommes.

Le garçon avait le nez en sang et se tenait le ventre. Ses amis étaient partis en courant.

«Si tu veux rester en vie, tu ferais mieux de partir.» Lui dis-je, et il courut en boitillant.

«Mon héros.» Gloussai-je, et Edward leva les yeux au ciel. Mais je pouvais le voir se sentir fier d'avoir frappé quelqu'un. Je rapprochai son visage du mien et lui offrit un baiser passionné très public parce qu'avais entendu quelques personnes en train de parcourir les rayons se mettre à applaudir. Je rougis comme une tomate.

Edward me souleva à la manière des pompiers, obtenant quelques sifflets, et partit vers sa voiture.

«Edward! Pose-moi par terre!» M'exclamai-je, mais je ne pouvais m'empêcher de rire.

«Nope.» Fit-il en accentuant le 'p'. Il me déposa gentiment dans sa voiture et démarra.

«Où va-t-on?» Demandai-je curieuse.

«Dîner, c'est vendredi et tu as travaillé tard. Alors nous allons au restaurant.» Annonça-t-il et je souris. J'aimais ce plan. Rapidement nous fûmes à un café. Je n'étais pas vraiment en état de manger, alors je commandais seulement une omelette à la tomate. Edward prit un panini.

«Tu veux marcher? Il y a de petits commerces sympa ici.» Proposai-je quand Edward paya l'addition.

«Comme tu veux amour.» Dit-il en me faisant son sourire en coin.

Nous marchâmes main dans la main pendant un moment, écoutant les musiciens sur le trottoir. Edward m'acheta un livre de recettes de cuisine. C'était tellement mieux que des fleurs. Il avait aussi tendance à enrouler ses bras autour de moi et m'embrasser chastement à n'importe quel moment, ce qui me faisait rougir et fondre.

«Oooooo de la glace!» M'exclamai-je, et nous prîmes une glace. Bien qu'Edward ait la sienne, il voulait lécher la mienne, prétendant qu'elle était meilleure. Alors je léchai la sienne en disant qu'elle était meilleure. Une de ses mains était glissée dans la poche arrière de mon jean. Et puis il pressa rapidement ma fesse gauche, ce qui me fit pousser un petit cri. Il rit.

«Edward.» L'avertis-je mais il m'embrassa en haussant les épaules et en retirant sa main de ma poche.

Il m'arrivait de remarquer quelques filles me jeter des regards mauvais, mais je m'en moquais. Je me sentais victorieuse sachant que j'étais l'objet de leur convoitise. Cet homme splendide était tout à moi. Personne ne pouvait m'abattre.

Bon excepté ce sentiment de nausée et de vertige qui me prenait.

«Tu vas bien bébé?» Demanda Edward. Je m'appuyai contre lui et enroulai mes bras autour de lui en hochant la tête.

«Je ne pense pas que tu ailles bien, rentrons.» Dit-il et je hochai encore la tête, je n'étais pas en état de me disputer avec lui puisqu'il avait raison.

Nous fûmes rapidement à la maison et j'enfilai ma nuisette bleue clair. Nous nous mîmes au lit et je commençai à me sentir mieux.

«Tu as besoin de quelque chose?» Demanda Edward.

«Non, je pense que ça va maintenant. C'est sûrement parce que j'ai été debout toute la journée et que je n'ai pas mangé à midi.» Dis-je en haussant les épaules.

«Bella, tu dois déjeuner. C'est ça, on va déjeuner ensemble tous les jours.» Dit-il, et avant que je puisse dire quelque chose, il me fit taire en m'embrassant. Ai-je déjà mentionné que c'était le meilleur moyen de me faire taire? Bon, seulement si la personne était Edward.

Sa langue sortit et lécha mes lèvres, les séparant d'un même coup. Je bloquai mes bras autour de son cou, le rapprochant de moi. Sa langue pénétra ma bouche, me faisant gémir. Je fis de même, ce qui le fit aussi gémir.

Tout à coup, l'impression de malaise reprit place au creux de mon ventre à pleine force. Je repoussai Edward et courrai à toute vitesse vers la salle de bain. J'avais eu la chance de ne pas tomber.

«Bella?» Entendis-je Edward m'appeler, mais je ne pouvais pas lui répondre.

J'étais en train de vider le contenu de notre dîner dans les toilettes. Mes yeux étaient larmoyants et ma gorge brûlait en raison de la force des vomissements.

«Oh mon dieu bébé, tu vas bien?» Entendis-je Edward dire. Je ne l'avais même pas remarqué s'asseoir à côté de moi et me tenir les cheveux. Je hochai un peu la tête et allai me laver les dents consciencieusement.

Lorsque j'eus fini, il vint et me serra dans ses bras en caressant doucement mon dos. Il s'écarta et m'embrassa sur le front. Il me souleva aussi comme une mariée et me porta jusqu'au lit.

«On va chez le médecin demain.» Dit-il après m'avoir bordée comme une petite fille.

«NON.» Me plaignis-je, mais je jure qu'il m'avait lancé le 'regard du père'.

«Bonne nuit, je t'aime.» Murmura-t-il et il embrassa mes lèvres.

«T'aime aussi.» Dis-je et je me rapprochai de lui.

Je pense que j'étais tellement fatiguée que je n'avais pas remarqué la lumière du soleil, le chant des oiseaux et l'absence d'Edward dans le lit.

«Edward?»

«Tu es réveillée?» L'entendis-je et il vint me faire mon bisou du matin.

«Je pue.» Dis-je en le repoussant.

«Tu m'embrassais avant le matin.» Remarqua-t-il.

«Eh bien nous sentions tous les deux mauvais.» Dis-je en riant.

«Alors, tu te sens mieux maintenant? Tu as dormi plus de 12 heures.» Dit-il en caressant ma joue. Mes yeux sortirent de leurs orbites.

«12 heures!» Criai-je et il acquiesça. Je m'assis immédiatement dans le lit, ce qui était une mauvaise idée parce que le sentiment de nausée revint et je courus encore vers la salle de bain.

«J'ai déjà pris rendez-vous. On part dans 30 minutes.» Dit Edward en m'aidant à me relever. Je me lavai rapidement les dents et pris une douche. Puisqu'il faisait un peu froid dehors ce jour-là, ou peut-être que j'étais frileuse, je portais un pull bleu foncé avec un jean délavé. (Photo sur le blog de l'auteur).

Nous étions à l'hôpital et je grognai. Je détestais cet endroit.

«C'est pour ton bien amour. Je m'inquiète pour toi.» Dit Edward et je m'en voulus. Il était le parfait mari qui prenait soin de moi pendant que je ne cessais de vomir.

«Merci.» Lui dis-je et je l'embrassai amoureusement.

«Umm de rien, mais pourquoi?» Demanda-t-il alors que nous entrions.

«Pour prendre soin de moi.»

«Me laisserais-tu me débrouiller tout seul si j'étais malade?» Demanda-t-il, et je le regardai, stupéfaite.

«Bien sûr que non!»

«Tu vois… Alors tu sais pourquoi je le fais aussi.» Dit-il en riant et j'acquiesçai puis lui souris. La vieille infirmière/réceptionniste nous dit de patienter un moment.

Je devenais anxieuse et n'arrêtai pas de bouger.

«Bébé, calme-toi, tu iras bien.» Dit-il en me frottant le dos.

«Puis-je vous demander ce qui ne va pas?» Demanda une femme qui était assise face à nous. Elle me faisait un peu penser à Esmé.

«Elle se sent un peu étourdie et vomi beaucoup.» Répondit Edward en continuant de me frotter le dos. La femme me sourit d'un air entendu.

«Oh chérie, vous allez aller mieux que bien.» Dit-elle, l'infirmière l'appela et elle partit.

«Qu'est-ce qui vient de se passer?» Demandai-je à Edward qui haussa les épaules.

Hmm…Alors laissez-moi voir, vertige…vomissements…temps de sommeil plus long… OH MON DIEU. Je hoquetai.

«Quoi quoi?» Commença à s'inquiéter Edward. J'étais toujours sous le choc et ne pouvais rien dire.

«Amour s'il te plait, peux-tu dire quelque chose?» Redemanda-t-il, je savais qu'il était inquiet.

«Je vais bien.» Couinai-je. Il ne me crut pas, mais avant qu'il puisse dire quelque chose, mon nom fut appelé.

«Bonjour, Bella et Edward. Que puis-je faire pour vous aujourd'hui?» Dit le Docteur Andrews. C'était un homme de la cinquantaine, un proche ami de Carlisle.

«Eh bien.. Um, j'ai vomi deux fois et Edward s'en inquiète.» Dis-je, et Edward me lança un regard mauvais.

«Je pense qu'elle a des vertiges et elle a dormi plus de douze heures.» Dit-il au docteur, tout fier.

«Je vois.» Dit le médecin. J'étais tellement nerveuse que j'aurais pu m'évanouir.

Pouvais-je être… Étais-je seulement prête?

Que se passerait-il s'il y avait vraiment un bébé en moi? Mon bébé et celui d'Edward. Je n'arrivais pas à croire qu'au lieu d'être effrayée ou inquiète, j'étais en fait heureuse. J'espérais simplement qu'Edward ressente la même chose.

«Eh bien je vais faire une analyse sanguine, ne vous en faites pas.» Dit-il et il prépara le matériel pour cela.

«Je te guiderai, ne t'en fais pas.» Dit Edward en regardant mon visage paniqué. Je ne savais même pas si j'avais peur de l'aiguille ou des résultats.

Il se pencha vers moi et son souffle passa sur mon visage, me donnant le vertige et puis il plaça doucement ses lèvres sur les miennes. Je fermai les yeux, profitant de son goût et la sensation. Bien vite, il avait disparu et j'ouvris les yeux.

«J'ai le sang nécessaire, merci Edward.» Dit Docteur Andrews en riant un peu. Edward semblait fier de lui et je rougis. Je n'arrivais pas à croire que je n'avais pas senti l'aiguille.

«Les résultats vont prendre à peu près 10 minutes, mais j'ai une question.» Demanda le Docteur Andrews et nous acquiesçâmes tous les deux. «Bella, avez-vous fait un test de grossesse?» Dit-il calmement.

Je sentis Edward se tendre près de moi. Je me mordis la lèvre et secouai la tête.

«Ne vous en faites pas, vous le saurez assez vite. Je reviens.» Dit-il et il quitta la pièce.

Je me mordillai la lèvre et Edward n'avait pas bougé d'un pouce. Ne voulait-il pas d'un bébé? J'espérais que ce n'était pas le cas parce que peu importait ce qui arriverait, je ne pouvais pas abandonner notre bébé. Il n'était même pas encore en vie, mais je l'aimais déjà.

«Edward?» Je dis son nom doucement et il me regarda. Je ne pouvais pas décrire l'expression de son visage, trop d'émotions y passaient. Je ne savais pas si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Je ne pouvais m'empêcher de pleurer un peu.

Dès que je sentis une larme couler sur ma joue, le comportement d'Edward changea et il m'encercla de ses bras fermement, me chuchotant son amour. Je me sentis un peu mieux et m'accrochai à lui.

Il embrassa mes lèvres et prit mon visage en coupe pour porter mes lèvres aux siennes. Il m'embrassa tendrement, amoureusement.

Nous entendîmes quelqu'un frapper et le docteur Andrews entra en tenant un papier. Mon cœur se mit à battre fortement dans ma poitrine et j'agrippai la main d'Edward dans les miennes.

«Alors?» Demanda Edward impatiemment.

«Eh bien j'ai vos résultats et j'ai découvert que vous aviez une grippe intestinale.» Dit le docteur et aucun de nous ne dit un mot. J'avais une grippe intestinale?

Non…Je ne voulais pas une grippe intestinale. J'étais censée être enceinte, pas vrai?

«J'ai une grippe intestinale?» Redemandai-je.

«Oui, elle a l'air d'être partie à présent, mais buvez beaucoup en rentrant à la maison.» Sourit Docteur Andrews. Je regardai Edward, toujours perdu dans ses pensées. Je me mis à frotter sa main entre les miennes.

«Alors Bella n'est pas enceinte?» Demanda Edward au médecin d'une voix monotone.

«Oui, Isabella n'est pas enceinte.» Répondit le médecin.

Ces mots firent mon cœur se serrer. Je savais que nous ne pensions pas à avoir des enfants, mais maintenant que j'avais ressenti ce que c'était d'être enceinte, même si ce n'était pas réel, quelque chose en moi avait changé et je le voulais. Je voulais avoir le bébé d'Edward. Je voulais notre petit fait de notre amour. Celui avec nos gênes.

«Je vois.» Murmura Edward et j'aurais voulu lire ses pensées.