Me revoici avec le chapitre 33.
On se rapproche beaucoup de la fin. Je n'ai plus que 9 chapitres à traduire et j'aurais enfin donné une fin à cette fiction.

J'espère que ce chapitre vous plaira et que personne d'autre n'arrêtera de lire cette fiction pour un trop plein de côté "guimauve".
Bisous à tous.


Chapitre 33

BPOV

Alice m'avait traînée faire du shopping, j'avais grogné, je m'étais plainte et j'avais boudé. Elle avait dit que c'était pour sa future maison, alors j'avais accepté. Je devais dire que chercher des meubles était bien mieux que chercher des vêtements. Ce n'est pas que je déteste le shopping pour des vêtements, c'est sympa avec Edward, quand je le traîne. Mais pour Alice, c'est une mission.

J'étais vraiment tentée d'acheter quelques choses que j'avais remarquées. Alice se mit à me sourire d'un air entendu et quand je demandais pourquoi, elle répondait simplement «rien».

J'arrêtai d'y penser et profitai de mon temps avec elle.

Edward avait appelé un total de 4 fois parce que je lui manquais…et mes seins aussi. J'étais sur le point de quitter Alice et rentrer en courant, mais elle était plus rapide.

«Mais Bella…Dis-lui que j'ai besoin de te parler à propos de ce truc.» Se plaignit Edward au téléphone.

«Alice, il a besoin de me parler de 'ce truc'. C'est quoi?» Lui demandai-je et elle essaya de ne pas rire.

«Ça suffit, je m'en vais, et toi, Edward, tu vas me dire ce qu'est ce 'truc'.» Leur dis-je à tous les deux.

«Je le ferai…Maintenant rentre à la maison.» Fit Edward au téléphone, toujours en se plaignant.

«On s'en va là, apparemment Alice a aussi hâte que je sache pour 'ce truc'.» Expliquai-je.

«D'accord, je t'aime.» Dit-il tendrement. Je gloussai.

«T'aime aussi.» Répondis-je et je raccrochai.

Alice conduisit à une vitesse folle et me déposa à la maison. Je ne savais même pas pourquoi Edward m'avait acheté une voiture, personne ne me laissait conduire. Je me précipitai à l'intérieur et dès que j'eus passé le pas de la porte, je fus soulevée par Edward qui nous fit tourner sur nous-mêmes.

«Oh seigneur, je crois que j'ai le tournis.» Dis-je, et il me reposa rapidement.

«Je crois que ça va» lui affirmai-je. «Nope.» Dis-je encore et je me précipitai à la salle de bain, déversant mon repas de midi.

«Je suis vraiment désolé bébé, j'étais juste tellement content.» Dit-il et il me souleva gentiment, me berçant dans ses bras, assis sur le sofa.

« Tu penses que ma grippe est revenue? J'ai vomi hier matin aussi.» Expliquai-je.

«Bella.» Fit encore Edward, et je le regardai, ses yeux scintillaient.

«OH MON DIEU! Tu penses… Je suis…» Commençai-je à dire. Je n'avais pas remarqué qu'un mois et demi était passé depuis notre anniversaire. Après ça nous avions simplement retrouvé notre vie normale et j'avais arrêté d'être paranoïaque à propos de mes règles.

«Je n'ai pas eu mes règles depuis plus d'un mois! Je n'avais même pas fait attention» couinai-je. «Maintenant que j'y pense mes seins sont comme engourdis.» Murmurai-je.

«Je sais, moi non plus je n'avais pas remarqué. J'imagine que nous étions occupés avec d'autres choses…» Se questionna-t-il en tâtant mes seins, et je lui écartai les mains d'une tape, obtenant une moue boudeuse.

«Est-ce qu'on a des tests de grossesse?» Demanda-t-il et je pouvais le voir tenter de retenir sa danse de la joie. Pour être franche, j'avais envie de le faire aussi même si je détestais ça.

Je suis peut-être enceinte.

«Oui on en a.» Dis-je en me précipitant vers la salle de bain. Je les trouvai sur l'étagère du haut. Je poussai Edward à l'extérieur pour que je puisse essayer de faire pipi sur le bâtonnet.

«Alors?» Demanda-t-il, tout excité, une fois que j'eus fini.

«Ça nous dit d'attendre.» Soupirai-je.

«Je pense que tu es enceinte.» Dit-il en me regardant amoureusement, et il embrassa mon front.

«Vraiment?» M'enquis-je, pleine d'espoir.

«Ouais… Quelque chose en toi est différent, d'une bonne façon.» Murmura-t-il.

Il était temps, et nous regardions le test. Il avait seulement une barre.

«Comment c'est possible?» Murmura Edward, il m'attira contre son torse et je cachai mon visage contre lui. Je ne voulais pas pleurer. Je lui avais dit que je ne laisserai pas cela se mettre entre nous. J'avais même oublié pendant un mois parce que je l'aimais plus que tout. Mais ça faisait tout de même mal de ne pas pouvoir lui donner un bébé.

J'essayais de faire comme si ça n'était pas arrivé, mais Edward vit clair en moi. J'avais vomi le matin ces trois dernières semaines, mais je lui avais assuré que c'était simplement parce que je ne me sentais pas bien émotionnellement.

«CA SUFFIT!» Hurla Edward, et je grimaçai. Les larmes se mirent à tomber, je ne voulais pas pleurer, mais pour une raison quelconque, elles ne voulaient pas arrêter.

«Oh mon dieu bébé, je ne te crie pas dessus. Je crie après moi…cette situation.» Commença-t-il à dire.

«Je ne peux pas te voir vomir tous les matins et puis me dire que tu vas bien. Tu n'as pas vraiment souri depuis des jours.» Dit-il, et il prit mon visage entre ses mains, essuyant mes larmes.

«Je suis désolée.» Reniflai-je.

«Non amour, c'est moi qui le suis. Désolé de t'avoir fait peur, mais je m'inquiète vraiment pour toi. Peux-tu faire un autre test de grossesse pour moi, s'il te plait?» Demanda-t-il gentiment et il me fit son regard de chien battu. Je ne pouvais pas dire non, même si ça signifiait que j'allais encore être triste après le résultat.

«Merci, je vais le chercher.» Dit-il avant que je puisse répondre. J'étais tellement stupide de croire qu'il ne remarquerait pas, bien sûr qu'il le ferait. Il était mon autre moitié après tout.

«Umm…bébé?» J'entendis Edward m'appeler depuis la salle de bain. J'entrai et trouvai un Edward frustré, se pinçant l'arrête du nez et tirant sur ses cheveux.

«Qu'est-ce qui se passe?» Demandai-je essayant de retirer ses mains de ses magnifiques cheveux.

«J'ai accidentellement fait tomber ce putain de dernier test dans les toilettes.» Dit-il entre ses dents. Je jetai un œil dans la cuvette, le bâtonnet était là.

«Tu penses que ça marchera si je fais pipi dans les toilettes?» Demandai-je en riant et il me fusilla du regard.

«Tu sais quoi? De la merde, allons chez le médecin.» Dit-il, et il me sortit de la salle de bain en me tenant par la main, attrapa les clés, téléphones, portefeuilles et sac à main de sur le comptoir avant de sortir en un éclair.

«Amour, calme-toi.» A présent Edward me calmait pendant qu'il conduisait jusque chez le médecin.

Je n'arrêtais pas de remuer pendant le trajet et dans la salle d'attente. Edward avait agrippé mes deux mains pour que je ne puisse pas me manger les ongles. Il embrassait parfois ma tempe ce qui me calmait pour un moment.

«Isabella Cullen?» Appela l'infirmière et je sautai. Edward m'entoura rapidement de son bras. Je remarquai beaucoup de femmes enceintes le dévorer des yeux et me fusiller du regard. Je me mis sur la pointe des pieds et l'embrassai dans le cou, jetant un sourire satisfait à ces femmes.

Il est à moi, et j'espère porter son bébé.

Prenez ça!

«Alors Bella… En quoi puis-je vous aider aujourd'hui?» Demanda le Dr. Carmen dès qu'elle entra. Je me mordis les lèvres et rougis.

«Je pense que je suis enceinte?» Lui dis-je en rougissant.

«Hmm vous semblez différente en effet.» Réfléchit-elle. Dr. Carmen me connaissait depuis des années et elle avait seulement 8 ans de plus que moi.

«Tu vois, je te l'avais dit!» Edward ajouta son grain de sel. Le petit bâtard satisfait.

«Maintenant, si vous pouviez faire pipi dans ce pot, je pourrais le vérifier.» Dit-elle en me souriant gentiment. J'acquiesçai et finis mon affaire. C'était dingue comme je pouvais faire pipi quand je le voulais. Je devais être enceinte.

«J'ai peur.» Avouais-je à Edward quand le docteur partit.

«Ne le sois pas…On est ensemble dans cette histoire. Je t'aime pour toujours, tu le sais pas vrai?» Dit-il. Je souris et portai mes lèvres aux siennes. Il m'embrassa amoureusement et s'écarta.

«Félicitations! Vous êtes enceinte.» S'enthousiasma Dr. Carmen dès qu'elle entra. Je la regardai, la bouche ouverte.

Oh mon dieu! Je suis enceinte!

Il y a un petit bébé en moi, oh seigneur, il y a une autre vie en moi. Le bébé d'Edward. Mon bébé. Notre bébé.

Avant que je puisse répondre, Edward avait prit mon visage et pressé ses lèvres sur les miennes. Edward m'embrassa passionnément, et suça ma lèvre inférieure. Mon cerveau mit un temps à fonctionner de nouveau, mais lorsqu'il le fit, je le lui rendis avec impatience. Je pense que je pleurais, riais, souriais, et larmoyais en même temps.

«Félicitations maman.» Roucoula-t-il dans mon oreille. Le bonheur que je sentis en entendant ses mots était incroyable.

«Félicitations papa.» Lui dis-je et il était totalement resplendissant.

«Nous le faisons d'habitude après quelques semaines, mais voudriez-vous que je fasse une échographie maintenant?» Demanda Dr. Carmen en riant un peu à notre marque d'affection. Étant ce que je suis, je rougis comme une tomate.

«Oui, s'il vous plait.» Répondit Edward comme un petit enfant à qui l'on offre un bonbon.

«J'aimerais aussi que vous remplissiez ces formulaires sur vos antécédents familiaux. Je devrai vous mesurer et vous peser, aussi vous faire un frottis. Désolée, mais j'aurais aussi besoin d'un autre échantillon de sang.» Me dit Dr. Carmen et je hochai la tête. Elle fit d'abord tous les examens et Edward dût sortir un moment. Il décida de remplir nos formulaires.

Une fois fait, elle rappela Edward.

«Vous avez l'air en bonne santé, et votre bébé devrait aussi être parfait. Je pourrai vous donner les résultats de vos analyses au prochain rendez-vous, mais s'il y a quelque chose d'important, nous vous en informerons plus tôt. Je vais commencer l'échographie à présent.» Dit-elle.

Elle me demanda de m'allonger et de relever mon haut. Elle déposa un peu de gel froid sur moi et commença à chercher. Bientôt, nous vîmes notre bébé, qui avait la taille d'une lentille ou d'un petit pois. Bon, ça ressemblait plutôt à une petite bulle blanche allongée, mais c'était quand même notre bébé.

Edward hoqueta et prit ma main entre les siennes. Je ne pouvais m'empêcher de verser quelques larmes. J'étais enceinte. Je pense que je devais encore me faire à l'idée. Mais regarder notre bébé le rendait officiel.

«Notre petit souvenir de l'amour.» Roucoula Edward et je hochai la tête en reniflant. Il essuya mes pleurs et m'embrassa tendrement. Il se pencha ensuite et déposa un baiser sur mon ventre à un endroit qui n'était pas couvert de gel.

«Voilà la photographie.» Dit Dr. Carmenn en nous tendant nos 6 copies pour que je puisse endonnerer à Rose, Alice, Esmé, et mon père, puis en garder une pour Edward et moi.

«Alors votre date de terme est le 12 janvier puisque vous êtes dans votre 6ème semaine.» Nous dit Dr. Carmen.

«Ça veut dire que c'est vraiment arrivé le jour de notre anniversaire. Je t'avais dit que mes petits gars feraient leur boulot.» Me chuchota Edward et il embrassa ma joue. Je rougis.

«Voilà vos vitamines prénatales. Buvez beaucoup. Vous aurez des nausées matinales, de la fatigue et les seins sensibles. Gardez quelques crackers et quelque chose au citron près de votre lit. Ça devrait aider. Et j'imagine que je vous reverrai dans un mois au prochain rendez-vous?» Conseilla Dr. Carmen et elle me tendit les cachets. Il y en avait beaucoup, de toutes les couleurs et de différentes tailles. Il en avait un énorme presque noir effrayant. Edward remarqua l'horreur sur mon visage et gloussa.

«Merci Dr. Carmen.» Dit Edward et il lui serra la main.

«Merci, je vous recontacterai si j'ai des questions.» Lui dis-je en me levant après m'être essuyé le ventre.

«Bien sûr ma chère. Prenez soin de vous deux, enfin vous trois.» Rit-elle.

Je pense que j'avais quasiment sautillé jusqu'à la voiture avec un Edward qui riait sous cape. Il se sentait assez fier de son sperme qui m'avait proprement 'fertilisée'.

Tout à coup j'eus la nausée à cause des sautillements et je vomis dans la poubelle la plus proche. Edward me tendit une bouteille d'eau et je me rinçai la bouche.

«Pas de sautillements pour moi j'imagine.» Marmonnai-je.

«Tu veux manger quelque chose en particulier?» Demanda Edward en montant dans la voiture. Je n'avais pas remarqué qu'il était déjà l'heure du dîner.

«THAI! Je veux des pâtes Thaï sautées aux cacahuètes.» Lui dis-je.

«Okay.» Répondit-il et il conduisit.

«EEEDDDDDDWARDDD….» Pleurnichai-je son nom. J'avais découvert que je me plaignais beaucoup avec et que j'aimais beaucoup me coller à Edward. Je ne pouvais pas m'en empêcher, j'avais simplement besoin de lui…pour tout. Mes envies avaient commencé, mais les nausées matinales ne voulaient pas s'arrêter. J'avais tout essayé, le thé au gingembre, les cookies au citron, le fromage, les crackers. Elles avaient stoppé pendant la journée mais je les avais toujours le matin.

J'en étais à 10 semaines et j'avais à présent un adorable petit ventre. Il était apparu deux semaines plus tôt, tout d'un coup je m'étais réveillée et il était là, grandissant. Edward m'avait sauté dessus, avec beaucoup de précautions, lorsqu'il l'avait vu. Il avait dit que c'était la chose la plus sexy au monde et qu'il ne pouvait pas se contrôler. Je n'en avais absolument rien à faire, je pensais que j'allais être l'une de ces femmes enceintes bourrées d'hormones sexuelles.

Qui ne le serait pas avec le père du bébé qui est Edward?

«Pourquoi n'es-tu pas prête amour?» Demanda Edward en m'entourant de ses bras et en caressant mon ventre.

«Parce que rien ne me va plus…» Lui dis-je en boudant.

«Je t'avais dit de le dire à Alice… Tu sais qu'elle t'en veut un peu pour l'avoir ignorée ces deux dernières semaines. » Dit-il en frottant mes bras.

«Et bien… Tu voulais qu'on le dise à tout le monde ensemble et puisque Alice ne peut pas se taire, je devais faire ce que je pouvais. De plus, je ne voulais vraiment pas aller faire du shopping. Je préfère faire du shopping pour notre nouvelle maison.» Expliquai-je et j'attirai son visage pour réclamer ses lèvres. Il approfondit le baiser et suça gentiment ma lèvre inférieure. Je gémis et ouvris la bouche pour lui, il entra rapidement et nos langues bougèrent en rythme l'une avec l'autre.

«Bella, mon amour… Nous devons arrêter ou alors je ne pourrai pas me contrôler, puisque je suis à présent le plus mâture dans cette relation.» Dit Edward en s'écartant et je reniflai.

«Si j'avais cédé j'aurais été nue toute la journée pour que tu prennes ton plaisir.» Je gloussai devant son visage excité. Qu'est-ce que je vous disais? Il est si peu mâture.

«Est-ce que je peux prendre mon plaisir, s'il te plait? Je promets que je resterai nu avec toi aussi.» Supplia-t-il et il me suivit vers la cuisine comme un animal perdu. Je ris. Je m'étais mise à grignoter quelques crackers pour mes nausées matinales qui n'incluaient pas seulement la matinée, mais les après-midi et le soir aussi.

«Edward, tu vas être papa. Que dirais-tu si nous avions une fille et qu'elle voulait être nue tout le temps avec son futur petit-ami?» Demandai-je en arquant un sourcil. Il parut enragé.

«Elle ira dans une école privée pour filles, et un lycée de jeunes fille. Et puis quand elle ne sera pas à l'école, elle sortira seulement avec des filles, ses cousins ou nous. Je ne laisserai aucun garçon l'approcher tant qu'elle aura moins de 30 ans.» Dit-il d'un ton sérieux et je ris fortement.

«Je suis sérieux.» Dit-il toujours énervé.

«D'accord chéri, comme tu veux. D'abord, je dois trouver quelque chose qui m'aille!» Me plaignis-je encore. Edward sortit et revint avec un sac. Je le regardai curieusement, c'était une robe baby-doll bleu foncé à manches courtes.

«Aww mon héros.» Lançai-je et je lui fis un baiser qui claque ce qui le fit rire.

«Je sais. Mais surtout je l'ai fait parce que chaque jour je rentrais à la maison pour que tu me parles de tes nouveaux achats pour la maison, et te connaissant, je savais que tu ne t'achetais pas de vêtements.» Dit-il doucement et je rougis. J'avais réellement le meilleur mari.

Edward m'avait finalement avoué 'cette chose' dont Alice était au courant. Il voulait que nous emménagions dans une plus grande maison puisque nous n'avions pas la place pour une chambre de bébé. J'acceptais sans problème. Il avait trois maisons en tête. Mais il avait gardé le meilleur pour la fin et c'était ma maison de rêve. Elle était parfaite.

Il voulait que je fasse tout dans cette maison, il voulait voir ma touche dans toutes les pièces. Alice m'avait bien sûr aidée, mais j'avais pris toutes les décisions. Il y avait 6 chambres. Nous n'avions pas encore commencé la chambre du bébé puisque nous ne connaissions pas le sexe. Je la voulais neutre puisque nous voulions avoir la surprise.

Seulement une semaine de plus et nous emménagerions dans notre future maison. Elle était aussi très proche de chez Alice, et Emmett était à 10 minutes.

J'enfilai rapidement la robe qu'Edward m'avait achetée et nous partîmes pour le restaurant où nous retrouvions Emmett, Rose, leurs deux enfants, Alice, Jasper, Esmé, Carlisle et mon père. J'étais un peu nerveuse de leur réaction, mais Edward m'avait dit qu'ils seraient vraiment heureux quand ils l'apprendraient.

«Tu es prête pour la torture de ma mère?» Demanda Edward.

«Ça ne va pas être de la torture.» Répondis-je. Il ouvrit ma portière et m'aida à sortir.

«Elle va te coucouner à mort, je te le dis.» Prévint-il.

«Je survivrai.»

Dès que nous entrâmes, nous vîmes notre famille. Ils semblaient très impatients et je pouvais dire qu'Alice allait m'étrangler si je ne lui disais pas rapidement la raison de notre rassemblement.

«Edward! Bella!» Nous appela Carlisle. Edward avait sa main au creux de mon dos, ses doigts traçant des cercles pour calmer un peu mes nerfs j'imagine. Oui, ça ne marchait pas.

«Oh la, tu rayonnes.» Me dit Esmé, et elle m'enlaça. J'entendis Rose hoqueter et je lui jetai un regard pour qu'elle se taise, elle acquiesça et me sourit.

«Pourquoi m'as-tu ignorée pendant deux semaine Bella? Tu as l'air différente.» Dit Alice, et elle me regarda attentivement. Je bougeai un peu.

«Laisse-les s'asseoir Alice.» Dit Jasper. Edward et moi nous assîmes et commandâmes pendant que les autres discutaient. Nos mains étaient liées. Je pouvais voir Rose me jeter des regards en biais chaque fois que la main d'Edward se rapprochait de mon ventre.

« Alors maman, papa, et Charlie, il y a une raison pour que nous vous ayons voulu tous ensemble.» Commença Edward en embrassant ma paume. Je me mordais les lèvres. Alice voulait sauter par-dessus la table et frapper Edward puisqu'elle n'avait pas de patience.

«ON ATTEND UN BEBE!» Cria-t-il en pleine joie. Je fus crochetée dans un câlin avec Alice, Rose et Esmé. Je pouvais entendre les autres personnes dans le restaurant applaudir, j'imagine que l'exaltation d'Edward avait été entendue par tout le monde.

«Wow… Je ne m'attendais pas à ça. Mais je suis heureux pour vous deux. Maintenant mes enfants auront des cousins.» Dit Emmett en riant et il nous enlaça ensemble.

«Félicitations Bella et Edward. C'est génial d'être encore grand-père.» Me dit mon père, et il me prit dans ses bras. Il serra ensuite la main d'Edward, qui semblait fier.

«Est-ce que c'est pour ça que tu ne voulais pas me voir. Tu sais je ne l'aurais dit à personne, bon peut-être Jazz…ou peut-être maman. Okay, je vois pourquoi.» Dit Alice en gloussant et elle me serra encore dans ses bras. Comme je l'avais dit, elle se mit à préparer nos plans pour aller faire du shopping pour tout. Alice nous dit que ma grossesse et celle de Rose l'avaient inspirée pour une ligne pour bébés dans son magasin. Il devenait très connu à présent, et quelques célébrités y avaient été repérées. J'étais fière de ma belle-sœur.

«Ma chérie, est-ce qu'Edward te fait de la nourriture saine tous les jours? Des massages? Edward, chéri, tu as intérêt de ne rien faire faire à Bella dans la maison. Elle te fait un bébé.» Esmé commença à enguirlander Edward et je ris devant sa moue boudeuse. Emmett se mit à donner ses conseils 'parentaux' à Edward et Jasper parce qu'il n'avait pas envie de se répéter.

Tabitha avait hâte d'être encore grande sœur. Elle voulait une cousine puisqu'elle avait déjà un frère.

«Esmé chérie, Bella va bien. Si tu veux tu pourras leur rendre visite au moins une fois par semaine.» Dit Carlisle à une Esmé excitée, je pensais voir la ressemblance entre Alice et elle.

«Tu veux partager un tiramisu avec moi?» Demanda Edward, mais au lieu de répondre je rotais. Je rougis en me couvrant la bouche. Tout le monde me fixa puis éclata de rire. Je pense que j'étais plus rouge que rouge.

«C'est normal pour une femme enceinte de roter beaucoup Bella.» Expliqua Rose en riant. Je soupirais. Juste une autre chose à ajouter à ma gêne.

Nous partîmes après beaucoup d'autres câlins et de félicitations. Esmé voulait aider avec la maison, prétendant que je devais plus me reposer. Je lui dis que je ne travaillais que deux jours à la librairie et que je faisais les commandes depuis la maison.

Je ne m'étais même pas aperçue que je m'étais endormie dans la voiture. Edward m'avait portée du parking jusqu'à notre loft.

Juste l'une des nombreuses raisons pour lesquelles je l'aimais.

Et me voilà, évitant encore le travail. Ce n'est pas que je n'aime pas le travail, mais je suis distraite en le faisant. Je suis heureuse que Maggie aime se charger de tout ce dont je suis censée m'occuper. Pour être franche, la librairie marche très bien sans moi. Je devrais juste obtenir plus d'auteurs pour des séances de dédicace pour plus de publicité.

C'est drôle comme les priorités changent dans la vie. Il y a un an ma mission était d'avoir cette librairie et de la faire fonctionner, et dépasser mon cœur brisé par cette relation fichue. Et me voilà, heureuse en mariage, avec un mec stupéfiant et attendant un bébé.

Alors au lieu de commander les quelques nouveaux livres pour la boutique, j'étais sur internet à chercher tous les symptômes de la grossesse et des informations. Nous avions tous les livres de la librairie portant sur la grossesse à la maison. Touche d'Edward. Si je n'étais pas en train de chercher des affaires pour bébé, je commandais de nouvelles choses pour notre maison. J'étais très impatiente pour le déménagement. Nous allions tout racheter à neuf pour la maison, puisque le loft était plutôt un genre de garçonnière.

Puisqu'Edward était propriétaire du loft, il avait décidé de le louer, ainsi nous n'aurions pas à nous débarrasser des meubles.

Et me voilà en train de piquer du nez. Je n'avais jamais été du genre à faire la sieste, mais à présent je me sentais comme si on m'avait donné un somnifère et que je n'avais pas d'autre choix que de m'allonger.

Je fus réveillée par quelques rires et quelqu'un qui parlait. Je grognai.

«Je lui ai dit qu'elle n'avait pas besoin d'être ici, mais elle a refusé, alors je l'ai laissé faire.» Entendis-je Maggie dire.

«Ouep, c'est ma Bella. Elle est têtue et j'ai appris à la laisser faire ce qu'elle veut.» Entendis-je Edward lui répondre.

«Edward?» Demandai-je, groggy et j'ouvrai les yeux.

«Hey belle au bois dormant, du retard dans le boulot?» Demanda-t-il en riant.

«Oh seigneur, pas encore.» Dis-je et je me rassis. A présent il riait pleinement et je le frappai à la poitrine, pleurnichant au passage.

«Viens, rentrons. Tu dois être fatiguée de tout ce 'travail'.» Dit-il en gloussant encore.

«Ok Edward… Rentrons pour que je puisse dormir sur le très agréable lit et toi sur le canapé.» Claquai-je et je descendis au magasin. C'était assez chargé. Puis je me sentis être soulevée et ramenée dans mon bureau.

«Edward pose-moi par terre. C'est là où je travaille, je dois être professionnelle. Si tu ne veux vraiment pas dormir sur le sofa, n'ose même pas mentionner le fait que je dorme au travail.» Dis-je et lorsqu'il tenta d'ouvrir la bouche je la lui refermai. Il me déposa doucement sur le bureau et se mit entre mes jambes.

«Je plaisantai amour. Est-ce si mal de vouloir que ma magnifique femme enceinte se repose plus qu'elle ne travaille?» Me dit-il adorablement, et étant pleine d'hormones, je me mis à pleurer.

«Non ça ne l'est pas. J'essayerai de travailler depuis la maison maintenant.» Fis-je en reniflant un peu. Il sourit et m'embrassa.

«Tes changements d'humeur me donnent vraiment le mal de mer.» Rit-il et je rougis un peu.

«Je suis enceinte, j'ai une raison. Maintenant ramène-moi à la maison, dans notre lit pour que je puisse me blottir contre toi.» Lui dis-je.

«OUI! Pas de canapé pour moi.» S'excita-t-il et je levai les yeux au ciel. Pas besoin de lui dire que je ne l'enverrai jamais à la niche. J'étais trop égoïste depuis que je ne pouvais pas dormir sans lui.

«Au revoir Bella.» Dit Maggie alors que nous partions. Je lui fis au revoir de la main.

Dès que nous arrivâmes à la maison, je décidai de faire à manger. Edward regardait la télévision sur son ordinateur portable. Je me demandais pourquoi il voulait tout faire à la fois.

«Pourquoi n'as-tu que des choses techniques autour de toi?» Lui demandai-je.

«Parce que les pubs sont chiantes et je commande des livres de futur papa.» Répondit-il vivement, faisant apparaitre un énorme sourire sur mon visage. Je baissai les yeux sur mon ventre, où il y avait une petite bosse, pour un inconnu cela pouvait donner l'impression que j'avais trop mangé, mais je savais que c'était mon bébé. Je ne vis même pas Edward venir vers moi et se mettre à genoux, il embrassa chaque centimètre de mon ventre.

«Je ne sais pas où était notre bébé alors…Je dois tout embrasser.» Expliqua-t-il. Je fis courir ma main dans ses cheveux désordonnés.

«C'est si petit…» Murmurai-je en regardant mon ventre.

«Ouep, et puis il va devenir de plus en plus gros et avant qu'on le sache, notre bébé sera là.» Dit-il en posant ses mains sur les miennes.

«Merci.» Dis-je en caressant la barbe sur ses joues.

«Je devrais te remercier, tu me rends si heureux, d'autant plus depuis qu'on a découvert pour notre petit souvenir de l'amour.» Déclara-t-il et je ris. A ce moment, nous entendîmes le four sonner.

«Je m'en occupe, toi tu t'assieds.» Dit-il et j'allai au salon. Edward vint avec une expression de dégoût sur le visage, apportant le plateau de la pizza.

«Ohhh miam.» Dis-je en la sentant.

«Pourquoi y a-t-il des aubergines dans la pizza? Et ça, est-ce que c'est des skittles?» Demanda-t-il en fronçant le nez.

«Ouep, les acidulés.» Dis-je et je pris une bouchée. Mmhh… Miam.

«Bébé et si tu mangeais ça vu que tu manges pour deux et j'irai simplement regarder s'il y a quelque chose d'autre dans le congélateur.» Proposa-t-il en reculant.

«Tu n'en veux pas un bout?» Je fis la moue en lui tendant un bout. Sa bouche était pincée, ses yeux me regardaient puis la pizza avec dégoût, et encore moi avec une expression suppliante.

«Steuplait? Je te promets que c'est bon…»

«Amour… Umm, tu vois, je ne porte pas vraiment notre bébé en moi alors je n'ai pas besoin de manger ça.» Expliqua-t-il en repoussant ma main. Je laissai ma lèvre inférieure trembloter et je jure que mes larmes venaient sur commande pendant que j'étais enceinte.

«Attends… Chut, ne pleure pas. Je vais umm l-la m-manger.» Dit-il et il prit la pizza. Je tentai de ne pas éclater de rire. Je l'observai tenter de manger la pizza, il la regardait comme si c'était une sorte de foie cru. Sa pomme d'Adam tressauta et il avala. Il me regarda et je fis la moue. Il me lança un petit sourire et s'apprête à mordre dans sa pizza.

Je sautai alors qu'il était sur le point de mordre et lui pris la pizza.

«Quoi?» Demanda-t-il, perdu et je me mis à rire.

«Je suis désolée… Je voulais juste voir si tu le ferai vraiment et tu l'as fait. Aww…» Lui dis-je, riant encore. Il me grogna dessus et commença à me frotter avec sa barbe.

«Ouch…Owww désolée…ahah EDWARD!» Criai-je et j'essayai de le repousser.

Il s'arrêta et me laissa respirer. Il sourit ensuite de mon sourire en coin préféré et se pencha pour déposer un tendre baiser sur mes lèvres.

«Je ferai n'importe quoi pour toi Bella… Manger ça n'était rien.» Me dit-il et les larmes se mirent à couler.

«Quoi? Qu'est-ce que j'ai dit?» Demanda-t-il, paniqué et je secouai la tête.

«Je suis si désolée…Ce n'était pas très gentil de ma part.» Lui dis-je en hoquetant. Il me tendit rapidement un verre d'eau.

«Je pense que c'était drôle, alors s'il te plait bébé, arrête de pleurer.» Me dit-il.

«Je t'aime.» Lâchai-je et je le serrai fort dans mes bras. Il rit mais me serra plus fort.

«Je t'aime aussi. Est-ce que je peux avoir de la vraie nourriture? Je suis sûr que tu trouves ça très bon et notre bébé aussi…mais laissez-moi en dehors de ça.» Dit-il et je hochai la tête en gloussant.