OH ! MON ! DIEU !
Les vacances passant j'avais totalement oublié qu'aujourd'hui je devais vous poster la suite de cette traduction.
Pour me faire pardonner, je ne tergiverse pas plus longtemps.
Bonne lecture !


Chapitre 37

BPOV

Je titubai encore un peu en arrière. Mon esprit était vide, j'aurais pu penser que je subissais une attaque cardiaque, mais non. Tout était vide.

«Amour-» Commença-t-il et je levai la main pour le faire taire.

«Pourquoi?»

Nous restâmes tous les deux silencieux et je le fusillai du regard. Il tapait honteusement du pied une pierre invisible.

«Edward.» Fis-je d'une voix étrangement calme.

«Parce qu'Alice ma genre soudoyé…et tu sais que je voulais le savoir.» Se mit-il à dire et je m'écartai de lui Je pouvais sentir sa chaleur corporelle derrière moi, me suivant.

J'attrapai mon verre de lait sur la table et l'avalai d'un trait. Je le remplis et l'engloutis encore. Je pouvais l'entendre pouffer de rire mais je lui lançai un regard noir.

«Comment as-tu pu Edward? Tu n'as pas pensé que ça pourrait me briser le cœur?» Lui dis-je en boudant.

«Je sais que ce n'était pas bien de ma part amour, tu dois le voir de mon point de vue aussi. Je suis vraiment désolé de t'avoir fait pleurer, ce n'était pas ce que je voulais. Je préfèrerais que tu me gifles.» Me dit-il. Il plaça ses mains sur mes hanches et me rapprocha de lui.

«Bébé…S'il te plait dis quelque chose. Crie-moi dessus, fais quelque chose, s'il te plait ne reste pas silencieuse. Nous aurions pu y aller ensemble mais tu étais tellement opposée à cette idée. C'est pour ça qu'Alice a décidé de venir avec moi, mais j'en pensé que c'était mal qu'elle le sache avant toi alors je lui ai dit que j'irai seul. Elle m'a appelé pendant que j'étais en voiture.» Expliqua-t-il.

Je continuai à ne rien dire.

«Comment as-tu pu?» Murmurai-je encore.

«Seigneur Bella, tu sais que je me sens déjà coupable, mais arrête de me faire sentir encore pire. Je vous aime toi et notre bébé et ça fait quoi si je veux connaitre le sexe de notre bébé?» Dit-il et je le voyais fulminer.

«Ça fait quoi? N'avions-nous pas décidé que cela reste une surprise? Comment as-tu pu aller voir Dr. Carmen dans mon dos et lui demander le sexe de notre bébé…C'était une décision mutuelle que cela reste une surprise.» Lui hurlai-je en retour.

«Mutuelle? pfff…Plutôt la tienne.» Grogna-t-il. Les larmes commencèrent à affluer et son comportement entier changea, son air désormais doux et amoureux. Il m'attira contre son torse et commença à tenter de m'apaiser.

«Tellement désolé…Je ne le referai jamais…Je t'aime.» Ne cessa-t-il de répéter encore et encore. Sa chemise était désormais ruinée et froissée de mes larmes.

«Je suis désolée.» Reniflai-je.

«Pourquoi t'excuses-tu amour?» Demanda-t-il, faisant courir sa main dans mes cheveux.

«Parce que… Je n'aurais pas dû t'imposer ma décision. C'est aussi ton bébé et tu avais le droit de vouloir savoir son sexe.» Lui dis-je.

«Non bébé, nous sommes mariés. Voilà pourquoi nous devons prendre toutes les décisions ensemble et faire des compromis. Nous l'avons fait et j'ai triché.» Fit-il.

«Oui. Mais ça va, je t'aime toujours.» Dis-je et je déposai un baiser sur son torse.

«Je suis bien heureux de l'entendre» rit-il «cela signifie que je peux oublier la niche?» Demanda-t-il excité.

«Ça me rappelle…» Commençai-je à dire mais Edward me coupa, me faisait rire.

«Je plaisante. Tu sais que je ne peux pas dormir sans toi.» Lui dis-je et il me fit son sourire personnel, en coin, me faisant fondre sur place.

Il me souleva telle une mariée et me porta jusqu'au canapé, m'y plaçant doucement et m'enroulant dans ses bras. L'une de ses mains prit mon visage en coupe et son pouce caressa mes pommettes et mes lèvres. Je parcourus l'espace entre nous et attirai ses lèvres sur les miennes. Il grogna dans ma bouche, me faisant moi aussi gémir. Nos lèvres s'ouvrirent et nos langues se percutèrent, s'enroulant ensemble. J'étais à présent complètement au-dessus de lui, le bébé faisait une compétition de coups de pieds et je m'écartai.

«Tu vas bien?» Demanda Edward avec inquiétude et il plaça ses mains sur mon ventre, où il sentit notre bébé. Il sourit amoureusement à mon ventre et se pencha vers lui.

«Hey petit…Attends tu ne veux pas savoir le sexe du bébé?» Me demanda-t-il fier de lui. Je savais qu'il tentait de me donner envie mais je tenais bon.

«Non je ne veux pas. Je me fiche si c'est un elle ou un il.» Lui dis-je et je mis ma main sur la sienne.

«Comme tu veux.» Il haussa les épaules et rapprocha ses lèvres de mon ventre et se mit à chuchoter des choses. Je n'étais pas autorisée à entendre puisque cela gâcherait ma surprise.

Je savais qu'il tentait de me donner envie.

Pffft…Je ne veux pas le savoir. Je veux que ce soit une surprise. Oui, une surprise. Même si lui le sait…Je peux toujours avoir ma surprise.

Bien que connaitre le sexe aiderait à mieux décorer la nurserie.

«Oh non bébé, je vais décorer la nurserie maintenant, puisque je connais le sexe. Je pense que la nurserie peut aussi être une surprise pour toi?» Me dit-il et je hoquetai face à lui. «Oh ouais, tu ne pensais pas tes pensées, tu les disais à haute voix en fait.» Rigola-il et je lui donnai un coup à la tête.

«Oww…bébé, je veux dire, notre petit souvenir de l'amour, dis à ta maman de ne pas me frapper. Je disais simplement la vérité.» Roucoula-t-il à mon ventre.

Je ne veux pas connaitre le sexe de notre bébé. Je ne veux pas connaitre le sexe de notre bébé…

Je pouvais toujours l'entendre chuchoter des choses à notre bébé et il me couvrit les oreilles avec ses mains pour ne pas l'entendre, clamant que ça gâcherait ma surprise.

Foutue surprise.

«Et puis ensuite nous pourrons…» Disait Edward et je repoussai ses mains. D'abord je devenais jalouse du fait qu'il sache le sexe de notre bébé, et puis il obtenait le droit de décorer la nurserie. Et enfin, chaque fois que papa est dans le coin, notre bébé s'excite et use mon utérus comme son trampoline à lui ou à elle.

Oh génial, maintenant je dois aussi aller aux toilettes.

«Attends, où vas-tu avec mon enfant?» Bouda Edward.

«Toilettes.» Couinai-je en courant parce que je ne voulais pas me faire pipi dessus. Je l'entendis rire.

En sortant, je remarquai qu'Edward parlait au téléphone et son visage semblait…fier?

«Edward?»

«Oh Alice, elle est là, alors change de sujet… Je ne veux pas lui gâcher sa surprise pas vrai?» Lui dit-il.

«TU LUI AS DIT?» M'écriai-je.

«Oookay…J'dois y aller, bye.» Lui lança-t-il et il coupa son téléphone.

«Et bien elle était le facteur motivation pour ce mystère...» Dit-il et je m'éloignai de lui en boudant. (N/T: Personnellement, Edward serait en tartare s'il m'avait fait ça.)

«Ça veut dire que tout le monde saura sauf moi, c'est injuste.» Pleurnichai-je.

«Et bien…Personne ne voulait que ce soit une surprise. Je veux dire, s'il la veulent je ne leur dirai pas. Je suis sûr que maman ne voudra pas savoir, tout comme toi.» Dit-il en pouffant de rire.

«La ferme Edward, je sais qu'Esmé veut savoir, mais elle prend ma défense parce que personne ne le fera.» Soupirai-je.

«Et si je disais à tout le monde de faire comme s'ils ne savaient pas ce que notre adorable bébé est…D'accord bébé? Tu veux surprendre ta maman?» Fit-il avec ses mains sur mon ventre.

«Edward…» Pleurnichai-je encore. J'étais tellement proche de l'étrangler et qu'il me dise le sexe de notre bébé, mais je ne voulais pas perdre ma dignité. Je pouvais le voir me faire son sourire en coin, sachant parfaitement ce qu'il faisait.

«Je veux de la glace au chocolat.» Dis-je et je m'écartai de lui en allumant la télé et en m'installant sur le canapé.

«Tu veux quoi comme pépites sur ta glace? Dois-je mettre des bleues ou des roses…ou peut-être des jaunes et rouges pour la neutralité?» Dit-il en en riant. Je lui lançai la chose la plus proche de moi. C'était un livre, et étant la maladroite que j'étais, je le ratai.

Il alla dans la cuisine en riant tout du long.

Ça suffit…Je veux savoir.

Merde à la foutue surprise, s'il le sait, je veux savoir aussi. C'est ce qu'est le mariage, pas vrai? Vrai!

Alors que j'entrai dans la cuisine, Edward cacha rapidement quelque chose derrière lui.

«Qu'est-ce que tu fais?» Lui demandai-je.

«Tu veux savoir le sexe de notre bébé?» Demanda-t-il et il enroula son bras libre autour de moi.

«Comment tu le sais?» Le questionnai-je en boudant et j'époussetai le col de sa chemise.

«Parce que je te connais trop bien mon amour. Alors tu veux savoir ce que notre petit souvenir de l'amour est?» Demanda-t-il tendrement. Je me mordis les lèvres et hochai la tête. Mes mains étaient moites pour une raison quelconque.

«Très bien.» Dit-il et il sortit quelque chose de derrière son dos. Je remarquai une coupe en verre, remplie de glace.

«Quoi?» Demandai-je, perdue.

«Regarde dedans.» Me dit-il et je regardai dans la coupe. Là, sur le dessus de la glace, se trouvaient des pépites bleues.

Je hoquetai. Je ne pouvais pas le croire. Je le regardai et il me fixait en souriant largement avec amour, fierté, adoration et gaieté dans les yeux. Mes yeux s'humidifièrent, mais c'était des larmes de bonheur.

Savoir ce que nous avions fait, que nous l'avions fait lui…Cela me semblait magique.

«Vraiment?» Demandai-je avec joie.

«Ouep… Dr. Carmen a dit qu'elle était sûre à 99%. L'échographie lui a donné une vue parfaite pour l'identifier.» Me dit-il. Il plaça la coupe avec les pépites bleues sur le comptoir.

Nous regardâmes tous deux mon ventre grandissant et vîmes que mon bidon bougeait un peu avec les mouvements qu'il faisait. Edward souleva mon haut, révélant mon ventre.

«Notre petit garçon.» Chuchotai-je admirative. Edward hocha la tête et se mit à genoux pour embrasser mon ventre. Juste à ce moment je vis une minuscule forme de main sur mon ventre. Nous hoquetâmes tous les deux.

«C'était sa main?» M'écriai-je et il acquiesça.

«Je crois qu'il aime qu'on l'appelle 'lui'. Ça doit être l'égo masculin des Cullen qui se montre déjà dans son sang.» Dis-je et Edward pouffa de rire.

«Ça c'est mon garçon.» Dit-il et il se leva.

«Nous avons fait un garçon? Un petit garçon?» Je n'arrivais toujours pas à m'y faire.

«Ouep, à présent nous pouvons faire la nurserie, réfléchir à un nom pour lui… Beaucoup de bleu.» Fit Edward.

«J'aime le bleu.» Lui dis-je.

«Je sais.»

«Étais-tu déçu du résultat?» Demandai-je à Edward alors qu'il marchait vers notre chambre. Je savais que j'avais dormi la plupart de la journée mais tout cette «tricherie» m'avait encore fatiguée.

«Et bien j'ai vraiment pensé que c'était ma petite fille là-dedans, mais je suis heureux dans les deux cas. On pourra toujours faire plus de bébés.» Me dit-il tendrement.

«Calme-toi monsieur. Tu ne m'engrosseras pas avant un moment, j'ai besoin d'au moins 3 ans entre celui-ci et son futur frère ou sa future sœur.» Affirmai-je.

«Comme tu veux. Je t'aime tellement, tu le sais ça?» Dit-il en m'attirant contre son torse alors que nous nous glissions sous la couette.

«Je le sais et je t'aime aussi. Ne me fais plus jamais aussi peur.» Le réprimandai-je.

« Je ne le ferai plus amour, jamais.» Murmura-t-il, sa voix lourde de sommeil. Il parvint quand même à fredonner ma chanson et la nouvelle berceuse pour notre petit garçon avant de dormir.

Je me réveillai en sentant notre bébé s'étirer en moi. Mon ventre était énorme à présent, du moins je le trouvais énorme. Je me demandais à quoi je ressemblerai pendant mon troisième trimestre si j'étais si grosse à 26 semaines.

«Edward…Dis à ton fils de se rendormir.» Dis-je d'une voix léthargique.

«Hmm?» L'entendis-je dire et je le secouai un peu. Si je ne pouvais pas dormir, lui non plus. Je savais que c'était méchant, mais hé, il n'avait pas à porter un quasi ballon de football dans son ventre.

«Rendors-toi fils.» Murmura-t-il en caressant mon bidon. Instantanément les coups et les étirements s'arrêtèrent.

Ouep… Pas un fils à maman.

«Qu'est-ce que tu pense de Brad?» Demandai-je.

«Non.» Fut sa réponse.

«Taylor?»

«Non.»

«Robert, j'aime Robert.» Dis-je, et je savais que j'énervais Edward. Il se souleva sur ses coudes et me regarda dans les yeux.

«Bella…On ne va pas appeler notre fils comme une quelconque star de film que tu aimes.» Fit-il de sa voix sans appel. Je ris.

«Je plaisante… Je ne ferai jamais ça. Je choisirais même Edward Junior parce que ce bébé te ressemble tellement. Si je ne le portais pas, j'aurais des doutes sur le fait qu'il soit à moi.» Lui dis-je et il pouffa de rire en secouant la tête.

« Alors tu as hâte de voir la nurserie?» Demanda Edward tout excité, et je hochai furieusement la tête. Nous, je veux dire Edward, Alice, Esmé et Emmett y avaient travaillé. J'avais tout choisi, mais Edward ne voulait pas me laisser voir avant que ce soit fini. J'étais heureuse puisque j'avais choisi le berceau, la table à langer, les rideaux. Je voulais que ce soit bleu nuit sur le mur, avec un mur d'art sur le mur près du berceau. Je voulais aussi un beau rocking-chair chair.

Rapidement, enfin aussi rapidement que je le pouvais avec cet énorme ventre, je sortis du lit et allai à la salle de bain. J'étais à présent officiellement en congé maternité. Ça ne faisait aucune différence puisque je n'avais pas fait grand-chose depuis que j'étais enceinte, mais à présent je n'avais même plus le droit de commander des choses. Maggie m'appelait toutes les semaines pour me tenir au courant de ce qui se passait à la librairie.

Je sentis des mains chaudes sur mon ventre et soupirai. Je m'appuyai contre son torse et il pencha la tête pour déposer des baisers humides sur mes épaules.

«Tu ne travailles pas aujourd'hui?» Demandai-je avec espoir.

«Si, mais j'irai en retard et je rentrerai tôt.» Me dit-il alors qu'il commençait à laver et rincer mes cheveux. Je lui rendis la pareille. Alors que je le massais, je le sentis durcir et je gloussai.

«Tu vois ce que tu me fais?» Grogna-t-il joueur.

«Non chéri…Tu es enragé parce que tout ce que je fais c'est te laver tes cheveux magnifique.» Ris-je et il m'attira plus près de lui en enroulant ses bras autour de ma taille.

«Non amour…Tu me fais ça parce que tu es une femme sexy.» Dit-il et crocheta ses lèvres aux miennes.

Ses mains parcoururent mon corps nu et humide tout comme le faisaient mes mains sur lui. Nos lèvres s'ouvrirent et sa langue glissa dans ma bouche, s'enroulant autour de la mienne. Ses mains prirent mes fesses en coupe et les pressèrent, me faisant gémir dans sa bouche. Je m'humidifiais et mon besoin de lui montait en flèche, mais nous ne pouvions pas le faire là.

Je mis fin à notre baiser enflammé ce qui me valut une grimace de la part d'Edward.

«Tu dois travailler et je vais passer du temps entre filles avec Alice et Rose.» Lui dis-je et il grogna.

Nous finîmes notre douche et Edward m'essuya, s'assurant de me tenter pour coucher avec lui en me massant sensuellement avec ma lotion.

«Tu es sûre?» Dit-il de sa voix rauque toute excitée.

«Mhhm.» Parvins-je à sortir.

«Je te vois vite.» Soupira-t-il et il embrassa mes lèvres.

Je l'aidai à se préparer pour le travail parce que bien qu'il ait 27 ans, je devais toujours l'aider à choisir sa tenue. M'assurer qu'il avait des chaussettes aux pieds. Oh ouais, ne demandez pas. Je me demandais vraiment comment il avait fait avant moi. Après qu'Edward fut parti, Alice vint en sautillant et je la fusillai du regard. Bon je ne lui en voulais pas vraiment, parce que j'étais secrètement heureuse de savoir que notre bébé était un garçon. Cela nous aiderait à choisir son prénom et à mieux décorer la chambre de bébé.

«Je dirais bien pardon, mais je ne le penserais vraiment pas. Je suis tellement contente de faire du shopping pour mon petit neveu!» Couina-t-elle et elle courut pour embrasser mon ventre.

«Et bien tu m'a provoquée une crise cardiaque. Edward agissait comme s'il avait commis un crime énorme, ce qu'il a fait mais quand même, ça m'a vraiment fait peur.» Lui dis-je.

«Bon je suis désolée que mon frère ait fait ça, il t'aime tellement et ne lui dis pas ça, mais il a peur de toi, peu importe à quel point il fait le fier, le fort ou le tout viril.» Fit-elle en riant et je la joignis. C'était vrai et drôle de voir Edward devenir un garçon aussi fleur bleue autour de moi.

Cela me donnait d'autant plus envie de lui sauter dessus et de lui faire l'amour.

Arrête tout de suite Bella…Retire le Edward nu de ton esprit!

…Son adorable corps dans la douche plus tôt ce matin était tellement tentant pourtant…NON ATTENDS ARRÊTE!

«BELLA!» Alice me sortit de mes pensées et je rougis.

«Seigneur vous vous méritez vraiment l'un l'autre, maintenant on va faire les boutiques et quand Edward rentrera, tu pourras voir la chambre.» Me dit-elle et je hochai la tête avec hâte.

Heureusement pour moi, Alice y alla doucement avec moi pour cette sortie shopping. Rose était là elle aussi avec Adam et Tabitha, je souris en les voyant interagir. Très bientôt ce serait mon tour et au lieu d'en avoir peur ou de m'effrayer, j'avais honnêtement hâte d'y être.

J'espère simplement qu'Edward serait prêt lui aussi.

Je savais qu'il aimait notre bébé et qu'il faisait de son mieux, mais je savais aussi qu'il était nerveux à l'idée d'être papa. Bien qu'il ne se fasse pas confiance, j'avais une foi totale en lui. Il serait un père extraordinaire, et avec de la chance je serai une aussi bonne mère que la mienne.

Penser à elle, son visage gentil et son attitude pétillante me frappèrent. Tout le deuil et la vulnérabilité que j'avais ressentis en la perdant revinrent à pleine force. Quelle fille ne voudrait pas sa mère à ce stade de sa vie?

Je souhaitais avoir une mère avec qui partager quelque chose, ou simplement pour être là et me réconforter, tout cela remontait à la surface. Je savais que j'avais Esmé, mais votre mère reste votre mère.

D'une façon ou d'une autre, je me retrouvais en larmes dans le restaurant où nous déjeunions.

«Chut…Chérie, calme-toi. Je sais que ta mère te manque mais tu nous as.» Tenta de me calmer Rose, mais ça n'aidait pas. Elles décidèrent d'appeler Edward et je tentai de leur dire de ne pas le déranger entre mes pleurs mais elles ne voulaient pas m'écouter.

Bien vite il était là, m'enroulant dans ses bras alors qu'il me calmait, caressant mes cheveux et frottant mon dos.

«Il n'y a pas moyen que tu deviennes maman sans que tu fasses le deuil de ta mère Bella. Je sais que je ne te remonte pas le moral bébé.» Murmura Edward et juste comme cela, je me calmai. Ça me remontait en effet le moral de savoir que je n'agissais pas de façon stupide en pleurant et en étant peinée par sa disparition.

Une chose était sûre, c'était que le temps ne guérissait pas toutes les blessures. C'était comme si quelqu'un avait mal traduit l'expression. Ce que ça devrait dire c'était que le temps refermait les blessures. Seul l'amour les guérissait.

Je savais aussi que c'était mes hormones qui me rendaient d'autant plus triste, mais regarder dans ses yeux verts amoureux me procurait le réconfort que personne d'autre ne pouvait m'offrir. L'avoir avec moi, être avec lui était tout ce dont j'avais besoin. Et je me sentais mieux.

«Je t'aime. Merci.» Je lui souris et déposai un baiser amoureux sur ses lèvres.

Il hocha la tête, me comprenant complètement et murmura «je t'aime aussi».

«Ça va mieux Bella?» Demanda Alice et j'acquiesçai.

«On a quasiment fini le shopping, tu es libre d'y aller.» Dit-elle et je laissai échapper un soupir soulagé.

«Je ramène Bella à la maison. J'ai fini au travail moi aussi.» Fit Edward et il porta tous les sacs.

«Je suis désolée Alice que nous ne puissions pas faire plus de courses. Mais tu es libre de m'organiser une baby shower.» Lui dis-je et son petit cri était si fort que plusieurs têtes se tournèrent dans notre direction. Je savais que m'organiser une fête la rendrait heureuse.

«Mais je veux que les garçons soient inclus aussi.» Lançai-je et elle hocha la tête. Si je devais endurer cette torture alors Edward aussi, après tout, il allait être papa lui aussi.

«Prends soin de toi Bella, viens à la maison quand tu veux. Tu sais qu'Emmett adorerait t'embarrasser avec des histoires de votre enfance que ta mère aurait racontées.» Me dit Rose pour me réconforter et je souris, pouffant un peu de rire à la vérité de ce qu'elle venait de dire. Mon frère le ferait, et c'était pour cela qu'il était le meilleur frère qu'une fille puisse avoir.

Edward s'impatienta un peu et je leur dis au revoir.

«Pourquoi es-tu pressé?» Lui demandai-je en montant en voiture. Au lieu de répondre, il attrapa le sac rouge de chez Agent Provocateur et sortit la lingerie de maternité que j'avais achetée.

«Tu as fouillé dans mon sac!» Hoquetai-je et il rit.

«Et bien j'étais curieux…et regarde ce sac, ça dit quelque chose de provocant.» Dit-il et il sortit la culotte de dentelle noire. Il grogna.

«Oh ouais... A présent imagine-moi là-dedans parce que c'est tout ce que tu pourras faire.» Lui annonçai-je en souriant en coin et il me regarda avec horreur.

«Bella! NON!» Bouda-t-il.

«Et si je m'arrêtais et que je t'achetais le tiramisu que tu veux depuis si longtemps?» Demanda-t-il en tentant d'être un lèche-bottes. Ça fonctionnait.

«Peut-être.» Lui dis-je en me mordant les lèvres et il sourit.

Nous étions enfin de retour à la maison et j'avais maintenant une écharpe de satin bleue sur les yeux. Je me sentais bien trop excitée à l'idée de voir la nurserie parce qu'Edward avait achevé les dernières petites touches dans la chambre de notre fils.

«Prête?» Demanda-t-il et je hochai la tête.

Dès que le satin disparut de sur mes yeux, je haletai en voyant la chambre. Elle était magnifique et s'avérait être exactement comme je l'aimais. Les murs étaient bleu foncé, il y avait le mur de fresque avec la lune au-dessus du berceau blanc. Il y avait le rocking-chair chair que je voulais avec quelques coussins. (Photos sur le blog de l'auteur).

«C'est parfait, oh mon dieu. Je l'adore!» Je sautai.

«Whoa bébé» fit Edward en plaçant ses mains sur mon ventre comme s'il allait tenir le bébé. «Je suis heureux que ça te plaise».

«J'aime cette image de la lune avec les arbres.» Lui dis-je et il hocha la tête.

«Attends, pourquoi y a-t-il un N au-dessus de la table à langer?» Demandai-je.

«Et bien je voulais que ce soit une surprise. J'ai un nom en tête et j'espérais qu'il te plairait.» Me dit-il un peu nerveux.

«Avec un N?» Questionnai-je parce que j'avais aussi un nom en tête, mais je ne lui en avais pas parlé. Il acquiesça.

«Moi aussi et ça commence par N.» Lui dis-je de façon frivole.

«Vraiment?» Me demanda-t-il et je hochai la tête.

«Nate.» Fit-on en même temps et je hoquetai.

«Tu as choisi ça aussi?» Criai-je et je déposai des baisers sur chaque centimètre de son visage.

«Oui… Je pensais à Nate Charles Cullen. Je voulais que le prénom de ton père soit son second parce que tu sais, avec toute cette histoire de prison, on a en quelque sorte tissé des liens et je sais que ça signifierait beaucoup pour lui.» Expliqua Edward et les larmes me montèrent aux yeux.

«Je pense que c'est parfait. Bien que maintenant nous devons avoir d'autres enfants pour que Carlisle ne se sente pas lésé.» Dis-je et il rit.

Il me souleva rapidement comme une mariée et alla dans notre chambre. Je gloussai face à son enthousiasme et j'attrapai le sac rouge pour enfiler ma lingerie noire. (Photo sur le blog).

Dès que j'entrai dans notre chambre, je haletai. Edward avait tout sorti en allumant les bougies et en lançant des pétales de rose sur le lit.

J'étais tellement touchée par tout ça. Je savais qu'il était romantique et qu'il disait des choses tendres, mais ce que j'aimais le plus à propos de lui c'était qu'il prêtait toujours de l'attention aux petites choses. Même après être marié et en attendant un bébé, il créait une atmosphère romantique rien que pour moi.

Je le sentis venir derrière moi et m'enrouler dans ses bras en embrassant ma joue, mon cou, ma colonne vertébrale et mon épaule.

«Tu es si sexy…et à moi.» Chuchota-t-il et je sentis un frisson me parcourir. Je me retournai dans ses bras et rencontrai une paire d'yeux d'un vert intense remplis d'amour et de passion. Je me mis sur la pointe des pieds et l'embrassai d'un baiser plein de fougue. Nos langues dansèrent ensemble, et nos mains parcoururent le corps de l'autre.

Je retirai son t-shirt alors qu'il suçotait un point sensible sous mon oreille. Je gémis en essayant de défaire la boucle de sa ceinture. Edward m'aida et retira son pantalon, le laissant simplement en boxer. Il nous déplaça doucement vers le lit.

Edward s'assit, me laissant debout face à lui. Ses yeux dévorèrent mon corps et s'arrêtèrent à mon ventre.

«Ça ne fait pas grimacer les hommes quand une femme est enceinte?» Lui demandai-je timidement.

«Je ne sais pas pour les autres hommes ou les autres femmes enceintes. Mais toi mon amour, tu m'excites encore plus en sachant que tu attends mon enfant.» Fit-il de sa voix de velours enrouée, ce qui me rendit humide.

«Je t'aime bébé.» Chuchota-t-il.

«Je t'aime aussi.» Chuchotai-je en retour.

Nous yeux étaient soudés alors que nous retirions silencieusement le reste de nos affaires. Il me retira lentement le haut, me laissant seins nus face à lui. Ensuite, il fit sensuellement descendre mes dessous détrempés et je les retirai d'un coup de pied.

Doucement mais de façon sexy, je me mis à califourchon sur Edward, il recula pour que nous soyons au centre du lit. Je déplaçai mes mains le long de son torse vers son boxer, je le poussai le long de ses jambes, aussi loin que je le pouvais, et Edward l'enleva avec les pieds.

Ma respiration était saccadée et mon cœur tambourinait dans ma poitrine. Edward semblait être dans la même situation que moi. Il m'offrit son sourire en coin et m'attira à ses lèvres en enfonçant ses mains dans mes cheveux. Alors que sa langue virevoltait contre la mienne, la familière sensation d'électricité parcourut mon corps entier.

Ses doigts traçaient des cercles sur ma hanche avant de retourner vers mes seins. Je gémis dans sa bouche alors qu'il pressait et pinçait mes tétons.

Mes mains caressèrent son torse et ses pectoraux, sentant ses muscles fléchir sous mon toucher. Ses lèvres trouvèrent mon téton et le mordillèrent. Il me souleva et me plaça juste au-dessus de son érection dure, nous grognâmes tous deux.

«Bella» Chuchota-t-il doucement, et ses lèvres s'écrasèrent sur les miennes avant que j'ai le temps de retrouver ses yeux. Je l'embrassai avec ardeur et quand il se recula je le sentis frotter mon ventre et se déplacer sous moi avant de glisser profondément en moi d'un habile mouvement.

Je haletai à son déplacement soudain et il m'accorda un moment pour m'ajuster avant de se mettre à bouger à un rythme régulier en moi. Mes hanches rencontraient les siennes, trouvant facilement son rythme d'une façon qu'elles faisaient toujours lorsque nous étions connectés ainsi.

Je sautai au-dessus de lui et il me regardait avec envie. Ses lèvres couvrirent mes seins, passant de l'un à l'autre, alors que ses hanches frappaient contre les miennes.

Il grogna alors que je tirai sur ses cheveux et hurlai mon plaisir lorsque des vagues d'électricité s'abattirent sur moi.

«Edward» haletai-je alors que je m'effondrai lentement sur lui, prenant garde à mon ventre et il m'attira plus près, ses lèvres contre les miennes. Ses hanches pulsèrent contre les miennes et son souffle se hachura alors qu'il atteignait sa propre jouissance. Je roulai des hanches pour rencontrer encore une fois les siennes puis il se répandit en moi, me remplissant de chaleur.

Dès que ses mouvements saccadés prirent fin, il soupira de contentement et m'enferma dans ses bras, toujours enfoncé en moi. Je m'assis sur lui, m'écartant de sa peau collante. Edward s'assit aussi et ses lèvres trouvèrent aisément les miennes, il nous fit rouler sur le côté, nos lèvres ne se quittant pas. Ses baisers devinrent lents et langoureux alors qu'il était étendu près de moi, et je m'enfonçai contre son flanc alors que ses bras s'enroulaient autour de moi.

«Je t'aime.» Lui murmurai-je dans le noir, les bougies avaient fondu depuis longtemps.

«Je t'aime aussi.» Répondit-il.

Il caressa mon ventre et je tins son autre main contre moi sur notre lit avant de tomber dans un profond sommeil.


Craquage de traductrice : MARRE DES LEMOOOOOOOONS !

J'espère que ce chapitre vous a plus.
Bonne semaine =D.