Bonjour à toutes et à tous !

Voici le nouveau chapitre. Par la même occasion je vous informe que la publication d'un chapitre par semaine à gagner d'une voix, et ce en comptant les avis émis aussi après mercredi. Navrée pour celles qui seront déçues par cette annonce, mais voyez le côté positif, vous aurez tout de même la fin de cette histoire :).

Bonne lecture, je sais que certaines vont BEAUCOUP apprécier ce chapitre.

Bises


Chapitre 40

Edward POV.

Ooww Oww Owwww!

Oui je sais, je suis un homme et ce devrait être Bella qui crie en ce moment. Et bien elle le fait et je suis en train de la bloquer et de tenter de l'écouter.

Je n'avais jamais pensé que ma fragile femme puisse être si forte, ma main était blanche sans circulation sanguine parce qu'elle s'y agrippait de toutes ses forces.

«Allez bébé, encore quelques poussées. Tu peux le faire!» Tentai-je de l'encourager. Elle était rouge et en sueur. Son visage était tordu de douleur alors qu'elle tentait de pousser de tout son être.

«Huit…Neuf…Et dix.» Dit l'infirmière et Bella arrêta de pousser. Je remarquai qu'elle s'était mise à frissonner et j'essuyai rapidement son front avec un linge chaud.

«Edward… Je ne peux pas, je n'y arriverai pas, ça fait tellement mal.» Se plaignit-elle et je la regardai, impuissant. Je ne savais pas quoi lui dire excepté de continuer à pousser.

«Très bien Bella…La contraction arrive.» Lui dit Docteur Carmen et Bella attrapa instantanément ma main.

«AHH!» Hurla-t-elle, son corps se réchauffant encore. C'était bizarre comme elle devenait froide puis chaude en quelques minutes.

«Je vois la tête, encore une fois Bella, poussez. Vous vous en sortez très bien.» Dit le docteur. Je jetai un coup d'œil impatient pour voir la tête de mon garçon.

Mauvaise idée Cullen.

Mon expression semblait surement horrifiée et apeura Bella. «Qu'est-ce qu'il y a? Il n'est pas normal? Oh mon dieu.» Bella se mis à pleurer et je la calmai.

«Non Bella, il est magnifique et j'ai hâte qu'il soit là.» Lui dis-je. Ce n'était pas un mensonge, j'étais certain qu'il serait magnifique une fois nettoyé. J'aurais aimé qu'Hollywood ne nous montre pas de jolies versions parce que c'était un énorme choc pour moi. Au moins, s'ils montraient des bébés ensanglantés je ne serais pas si effrayé par la tête de mon fils.

«On y est presque Bella!» Dit Docteur Carmen.

«ALLEZ BELLA!» Je l'aidai à pousser.

«OH PUTAIN MON DIEU! TU M'AS FAIT CA FILS DE PUTE!» Me hurla Bella et j'étais sérieusement effrayé par elle.

«Non bébé, tu sais qu'il faut être deux pour danser le tango.» Lui dis-je honnêtement.

Encore une mauvaise idée Cullen.

Le regard noir que je reçus d'elle aurait fait honte à ma mère. Je pris mes garçons, alias les faiseurs de bébés, en coupe pour les protéger d'elle. Elle ne ferait pas ça, si? Je veux dire, elle les aime.

«LA FERME.» Siffla-t-elle les dents serrées.

«Kay.» Couinai-je.

Docteur Carmen rit et dit à l'infirmière de se préparer pour la prochaine contraction afin de guider Bella.

Ça faisait presque une heure et ça devenait épuisant. Bella me détestait définitivement parce qu'elle m'ignorait royalement. J'aurais dû garder ma bouche fermée.

«VOUS N'ARRETEZ PAS DE DIRE QUE C'EST LA DERNIERE MAIS JE FAIS CA DEPUIS UNE ETERNITE! FAITES-LE SORTIR DE MOI! MAINTENANT!» Cria-t-elle et nous avions tous appris à l'ignorer.

«Ses épaules y sont presque Bella, je sais que vous pouvez le faire.» Dit le Docteur Carmen.

«Je suis tellement désolé Bella, je suis un abruti de t'avoir fait ça. Mais une bonne chose en ressort, tu vas voir Nate. Je sais que tu m'en veux, mais je t'aime tellement et je suis si fier de toi. Je sais que tu peux le faire, que toi bébé.» Lui dis-je amoureusement.

J'embrassai son front et elle releva les yeux vers moi et VICTOIRE! Elle me sourit, je devais admettre que ce n'était pas un énorme sourire ou quoi que ce soit, mais puisqu'elle avait si mal je pouvais le voir dans ses yeux.

«Il arrive…» dit l'infirmière.

«OH LA!»

Je savais que tout le monde dans cet hôpital devait l'avoir entendue, j'espérais seulement que notre famille n'avait pas peur. Mais à ce moment-là, je n'en avais rien à faire parce que j'avais vu la plus belle chose sur Terre. Le docteur attrapa mon fils par les épaules, le sortant de Bella.

«Voulez-vous couper le cordon papa?» Demanda Dr. Carmen et je hochai la tête. C'est alors que je remarquai que j'avais les larmes aux yeux. Une vraie femmelette, mais je m'en moquais. C'était mon fils!

Je coupai le cordon, bien qu'un peu effrayé, pensant que je pourrais blesser le petit ou Bella d'une quelconque façon.

Bientôt nous entendîmes ses pleurs et je ris. Il allait bien, parfait. Docteur Carmen vint vers moi et l'infirmière m'aida à plier les bras pour qu'elle puisse y déposer mon bébé. Je rougis en pensant que je ne savais même pas comment tenir un bébé. Mon bébé.

«Ne soyez pas gêné, c'est la première fois que vous êtes papa. Ça arrive.» Me dit la vieille infirmière et je lui souris en remerciement. Dès que je tins mon fils dans mes mains, je me sentis différent. C'était comme si quelque chose avait changé. J'étais papa à présent.

Oh seigneur.

Je ne pouvais pas le croire, je l'aimais pourtant. Je l'aimais déjà depuis que j'avais su que Bella était enceinte, mais à présent, l'avoir dans mes bras, la fierté que je ressentais était vraiment incroyable.

Bella semblait vraiment fatiguée et elle ne sentit rien lorsque le docteur lui retira son placenta.

Je ne savais pas qui regarder, c'était comme un tournoi de tennis. Le bébé fut emmené à une table d'examen.

Les magnifiques yeux bruns de Bella me regardaient, et je la vis regarder autour, possiblement pour Nate.

«Mon amour…Comment tu vas? Je sais, question idiote, mais je suis vraiment si fier de toi. On l'a fait! Tu l'as fait! Il est parfait!» Lui dis-je, mes yeux étaient humides et ma voix trembla un peu.

Bella se mis à pleurer elle aussi et je savais que c'étaient des larmes de bonheur. Je me penchai et l'embrassai tendrement.

«Je suis désolée de m'être énervée contre toi. Je pense que c'étaient les dernières hormones de grossesse. Je t'aime tellement, tu étais le mari parfait.» Me dit-elle et elle essuya mes larmes. J'en fis de même avec elle.

«Je t'aime mon amour, je t'aime tellement.» Lui dis-je et je l'embrassai encore, plus passionnément.

Nous entendîmes quelques personnes s'éclaircir la voix et quelques rires et je m'écartai.

«Vous savez que vous devez attendre 6 semaines avant d'être … intimes?» Dit Docteur Carmen et je hochai la tête, Bella était complètement rouge et cacha sa tête contre mon torse.

Bella POV.

Je me sentais loin d'être stupéfiante en ce moment. Épuisée, soulagée, dépassée, définitivement. Mais l'admiration et l'émerveillement prendraient un moment. Soudain on ralluma la lumière. Les formulaires furent remplis, des photos furent prises, des câlins furent échangés, et des larmes furent essuyées. Après quelques minutes nous fûmes seuls, juste Edward, l'infirmière, le bébé et moi. J'écoutais pendant qu'ils le nettoyaient.

Enfin, Edward amena notre bébé vers moi, enroulé dans du bleu et recouvert de blanc. Il était tellement petit et il paraissait si fragile, c'était étrange que je sois en confiance avec lui. Steward vint s'asseoir dans le petit espace à côté de moi, ses bras autour de Nate et moi.

«Il est magnifique. Merci.» Lui dis-je.

«Je pense que je devrais te remercier… Il est si pâle, ça vient de toi.» Dit Edward et je pouffai de rire. C'était vrai.

«Regarde ses cheveux dorés. Tu n'avais pas les mêmes à ta naissance? Esmé m'a montré des photos.» Lui dis-je et il hocha la tête, souriant d'une oreille à l'autre.

«Regarde il a ton nez.» Roucoula Edward et il toucha le bout du nez de Nate avec son doigt.

«Je suis désolée de vous déranger mais je voulais savoir si vous vouliez voir votre famille?» Demanda l'infirmière et nous hochâmes la tête.

J'entendis un cri très féminin et je savais qu'il venait de ma belle-sœur. De façon assez drôle, ce fut Emmett qui apparut le premier à la porte, mais il fut écarté par Alice qui sauta en face de nous.

«Oh mon dieu! Il est si mignon!» Cria-t-elle ce qui fit pleurer Nate.

Mon instinct maternel fit surface et je le berçai en le calmant. Quel miracle, il se calma tout de suite. Edward semblait si fier de moi, de Nate, et peut-être de lui-même.

«Désolée.» S'excusa Alice et Jasper l'embrassa pour la réconforter.

«Bébé regarde.» Me dit Edward et je vis notre fils s'agiter dans mes bras. Ses petites mains s'étirèrent un peu et je vis une légère moue apparaître. Oh mon dieu, il était tellement adorable. Je pouvais imaginer ce petit nous faisant sa moue, et nous serions des poupées entre ses mains. Juste à ce moment, ses yeux papillonnèrent puis s'ouvrirent.

Edward et moi hoquetâmes.

Une paire d'émeraudes semblables à celles d'Edward me fixait. Je savais que mon sourire était énorme, mais je n'y pouvais rien. Je voulais qu'il ait les yeux d'Edward.

Esmé regarda par-dessus nos épaules et hoqueta. Je la vis pleurer elle aussi.

«Je savais qu'il aurait tes yeux!» Dis-je à Edward, excitée et il rit.

«Alors, quel est son nom?» Demanda Rose et je souris. Je tendis Nate à Edward, qui se leva et alla vers la porte. Je le regardai curieusement et vis mon père debout là.

«Voici Nate, Charles Cullen, grand-père.» Lui dit Edward. Même de là où j'étais, je pouvais dire que mon père avait les yeux humides, il souriait à son petit-fils et il le pris dans ses bras avec précaution. Je le vis sortir quelque chose et le tendre à Edward, qui enroula Nate dedans. Ils marchèrent vers moi.

«C'est un cadeau de ta mère.» Me dit mon père et je regardai Nate curieusement. Il était enroulé dans une couverture bleue faite à la main.

«Ta mère avait fait ça lorsqu'elle était enceinte de toi parce qu'elle pensait que tu serais un garçon, imagine sa surprise. Mais elle ne pouvait pas être plus heureuse de te rencontrer, elle en a fait une autre rose pour toi, même quand elle était fatiguée et encore endolorie, elle voulait le faire.» Me dit mon père.

«Je voulais te l'offrir plus tôt à la baby shower mais c'était impossible comme tu le sais.» Me dit Edward et je hochai la tête, notre petite peur de l'accouchement précoce.

Mon père passa ensuite Nate à Carlisle qui souriait aussi. Nate passa ensuite dans les bras de tout le monde, nous entendîmes des «oohh» et des «ahhh».

«Tu vas être tellement pourri gâté d'amour mon petit petit-fils.» Entendis-je Esmé dire.

«Désolée de vous interrompre mais la jeune maman et le papa ont besoin de se reposer, tout comme le petit. Il doit encore passer quelques examens.» Nous dit l'infirmière. Alice bouda mais accepta d'arriver avant tout le monde le lendemain matin pour avoir l'attention complète de Nate.

Mon père vint vers moi et m'embrassa sur le front.

«Tu as été superbe gamine, je suis si fier de toi, ta mère et moi le sommes. Toi aussi Edward, et prenez soin de vous, Nate va être un super enfant.» Nous dit-il et je hochai la tête.

«Merci papa.» Lui dis-je et j'embrassai sa joue.

Esmé et Carlisle dirent au revoir en annonçant qu'ils seraient là le lendemain aussi. Je jurerais avoir entendu Emmett supplier Rose pour avoir un autre bébé, mais elle le frappa simplement en réponse.

«Mais pourquoi Rosie?» L'entendis marmonner pendant qu'ils sortaient de la chambre.

«Félicitations à vous!» Dit Jasper et il força Alice à nous laisser seuls.

«Attendez, est-ce qu'au moins je peux l'embrasser avant que vous l'emmeniez?» Demandais-je à l'infirmière, qui me sourit et acquiesça.

Elle me tendit mon fils, qui bailla en formant un adorable 'O'.

«Aww…» Nous fîmes en même temps avec Edward, et j'embrassai son front.

«Il est superbe, je peux déjà voir les filles tomber à ses pieds comme elles le faisaient avec toi.» Dis-je à Edward qui renifla.

«Mon fils reste loin des filles pour longtemps, elles sont toutes méchantes et mauvaises. Bon exceptée sa mère bien sûr.» Dit Edward et je ris.

J'embrassai la joue de mon fils, son nez et son menton avant de le tendre à l'infirmière.

«Tu restes, pas vrai?» Lui demandais-je.

«Bien sûr, tu devrais te reposer puisque tu ne le pourras plus beaucoup à présent.» Me dit Edward et je hochai la tête, me sentant vraiment fatiguée et endormie.

En me réveillant quelques heures plus tard, je n'arrivais pas à croire ce qui s'était passé. J'avais eu un bébé! Nous avions eu un bébé!

J'ouvris les yeux pour tomber sur mon mari s'émerveillant devant notre fils, mais dès que mes yeux l'eurent trouvé, un énorme sourire illumina mon visage. J'aurais vraiment aimé avoir un appareil photo dans les mains, mais alors je trouvai le portable d'Edward et je pris une photo d'eux.

Edward me sourit en me voyant les regarder mais il n'arrêta pas de faire ce qu'il faisait. Il avait Nate dans les bras et il lui chantonnait la berceuse qu'il avait inventée pour lui. Nate regardait son papa avec ses éclatants yeux verts, ses minuscules doigts s'agitant dans les airs, et je savais qu'il appréciait la douce voix de velours d'Edward.

Je savais que Nate l'adorait lorsqu'il était en moi, mais voir la chose réelle se dérouler sous mes yeux était stupéfiant.

«Tu veux voir maman, Nate?» Roucoula Edward et il s'approcha de moi. Je tendis les bras avec impatience et Edward y plaça doucement Nate. Je le pris dans mes bras et embrassai son nez. Je remarquai à cet instant un petit rictus de sa bouche.

«Edward! Il a même ton sourire en coin!» Hoquetai-je et Edward pouffa de rire.

«Mon garçon…» Murmura-t-il.

Rapidement, je vis son expression changer et il se mis à pleurer. J'étais sur le point de m'inquiéter mais notre infirmière entra dans la chambre juste à temps.

« Je pense qu'il est temps de changer sa couche pour la première fois.» Annonça-t-elle joyeusement. J'aurais souri si mon bébé ne pleurait pas autant.

Elle installa le matelas de change et me fit y déposer Nate, ce qui le fit pleurer encore plus. Mon cœur se serrait à chacun de ses pleurs.

«Ne vous en faites pas ma chère, les bébés veulent simplement être dans les bras tout le temps.» Elle nous apprit comment changer une couche en essuyant délicatement les fesses, appliquant de la vaseline et en lui attachant bien une nouvelle couche.

«Pourquoi pleure-t-il encore?» Demanda Edward, inquiet.

«Et bien il a besoin de nourriture, je vous guiderai pendant votre première tétée et ensuite vous serez prêts.» Me dit-elle.

J'allongeai Nate sur mes jambes dans une position qui me semblait confortable, il ne cessait de pleurer et j'étais à deux doigts de me mettre à pleurer avec lui, mais Edward me donna de la force. Au début il ne voulait pas prendre le sein, mais après quelques essais, il s'était avéré être un vrai pro.

«Et voilà, si vous avez besoin d'aide appuyez sur ce bouton. Je vous laisse tranquilles.» Nous dit l'infirmière et elle partit.

Edward nous regardait amoureusement et je rougis. C'était tellement étrange, mais dans le bon sens.

Je baissai les yeux sur Nate dont les étincelants yeux verts étaient fixés sur moi, c'était effrayant qu'il ne cligne pas des yeux avant un long moment. Edward caressa sa joue ce qui fit que Nate tourna la tête, arrêtant de téter. Dès que cela arriva, il se mis à pleurer.

«Edward!» Rouspétai-je.

«Quoi?» Demanda-t-il, perdu.

«Tu l'as distrait et maintenant il pleure.» Lui dis-je et je tentai de remettre Nate au sein, il le fit et les pleurs cessèrent.

Rapidement, ses paupières se fermèrent et il arrêta de téter. Edward le pris dans ses bras et plaça le bavoir sur son épaule comme l'infirmière le lui avait dit. Il tapota ensuite doucement le dos de Nate pour lui faire faire son rot.

Ils étaient si mignons et Nate semblait si minuscule dans les bras d'Edward. La main d'Edward faisait presque la taille du dos de Nate, c'était vraiment mignon. La joie et l'amour que je ressentais pour eux étaient inestimables.

«Je t'aime Bella.» Me dit soudain Edward, rompant le silence.

«Je t'aime aussi Edward et toi aussi Nate.» Dis-je et j'embrassai son petit dos.

A ce moment précis, nous entendîmes un énorme rot de la part de Nate. Nous rîmes doucement pour ne pas le réveiller. Il était minuscule, mais les sons qu'il faisait auraient fait croire qu'Emmett était silencieux.

Edward le déposa dans le berceau blanc près de mon lit. Nous nous endormîmes tous les deux rapidement après cela, pour être seulement réveillés trois fois par Nate dans la nuit. Seulement étant le mot-clé.

Je pus partir après trois jours et à présent Edward et moi rentrions à la maison avec Nate, en tant que nouveaux parents. Je me sentais encore fatiguée et endolorie donc Edward s'était assuré qu'il n'y avait pas grand-chose à faire à la maison. Comme Alice organisait une fête de bienvenue à la maison pour Nate, elle était sur le point de le faire, mais Edward l'avait arrêtée.

Nate ne se rendrait même pas compte de ce qui se passerait autour de lui pendant des mois, si ce n'est une année.

Dès que nous fûmes sortis de l'hôpital, les curieux yeux émeraudes de Nate s'aventurèrent partout, absorbant le monde qui l'entourait. J'étais assise à l'arrière avec lui pendant qu'Edward conduisait ma voiture, qui était officiellement devenue la voiture de Nate puisque nous n'utiliserions que celle-ci s'il était avec nous. C'était la plus sûre comparée à l'Aston Martin d'Edward.

«Esmé a commandé ta pizza préférée.» Me dit Edward et je pouffai de rire. Si j'avais été enceinte j'aurais sauté partout.

«Edward… Je dois perdre tout mon ventre, je ne remange pas de junk food tant que je ne suis pas revenue à la normale.» Lui dis-je.

«Mais je t'aime comme tu es… J'aime quand ma femme a un peu de viande sur elle.» Fit-il en grognant de façon joueuse.

«Et bien mes seins ne vont pas s'aplatir si c'est ce qui t'inquiète.» Lui dis-je et il me sourit dans le rétroviseur.

Je regardais Nate, qui tentait d'atteindre un petit jouet sur ses jambes, mais ne pouvait pas à cause de la ceinture de sécurité et de ses toutes petites mains.

«Et voilà chéri.» Je lui donnai le petit lion en peluche. Les poils du lion avaient la même couleur que les cheveux d'Edward. De façon assez drôle, Edward était celui qui l'avait acheté (photo sur le blog de l'auteur).

«Je pense que c'est son jouet préféré chéri.» Dis-je à Edward alors que Nate tentait de jeter et ramasser le lion en peluche.

Les nouveaux-nés ne sont pas censés dormir tout le temps?

«Je te l'avais dit, c'est vraiment mon fils, hein?» Fit fièrement Edward.

«Tu avais des doutes?» J'arquai un sourcil.

«Jamais Bella, mais c'est impressionnant que quelque chose qu'on ait fait par amour soit si ressemblant.» Dit-il stupéfié.

«Et bien il ne me ressemble pas du tout…» Dis-je tristement.

«Bien sûr que si, il fronce le nez comme tu le fais quand quelque chose ne va pas.» Dit Edward en pouffant de rire. Je souris, heureuse qu'il ait quelque chose de moi.

Nous étions arrivés à la maison et Nate fut passé à tout le monde comme un trophée, en fait il l'était. Notre trophée de l'amour à Edward et moi. Je ris en y pensant et Edward me regarda curieusement.

On m'autorisa à me coucher tôt après avoir nourri Nate puisque j'étais toujours endolorie et qu'avoir un nouveau-né voulait dire adieu les 8 heures de sommeil…

Edward amusait toujours nos invités puisque j'entendais le rire tonitruant d'Emmett résonner. J'entendis aussi Rose le frapper à l'arrière de la tête parce qu'il faisait tellement de bruit qu'il aurait pu réveiller Nate qui dormait tranquillement dans son berceau.

Je savais que je devrais dormir, mais pour une raison ou une autre je ne pouvais pas arrêter de le regarder.

Comment avais-je pu lui donner naissance? J'étais vraiment très chanceuse.

A un moment pendant la nuit, je sentis Edward enrouler ses bras autour de moi. Nous fûmes tous deux réveillés plus tard par les pleurs de Nate. Edward avait pris deux semaines de congés au travail, bon c'était facile de le faire lorsque c'était votre père le patron.

«Je m'en occupe» dit Edward un peu excité. Je savais que c'était seulement l'engouement pour le nouveau, bientôt nous espérerions qu'il fasse ses nuits. «De toute façon il a besoin de toi, malheureusement je n'ai pas de sein petit homme.» Dit-il à Nate, qui pleurait toujours.

Je pouffai de rire et le pris dans mes bras. Nate arrêta de pleurer dès qu'il fut dans mes bras, comme s'il savait qu'il allait avoir de la nourriture.

«Fichu malin.» Marmonna Edward.

«Tu ne peux pas jurer, nous avons un bébé maintenant.» L'avertis-je et il me fit la moue.

Edward lui fit faire un rot et recoucha Nate, ce qui était une tâche en soi. Il lui chantonna un total de 3 chansons avant que les yeux de Nate ne s'alourdissent un peu.

«Je crois qu'il dort enfin.» Me chuchota Edward, mais dès qu'il l'eut dit, les yeux de Nate s'ouvrirent brusquement et il se mis à pleurer.

«Merde.» Marmonna Edward et je pouffai de rire. Edward se remis à chantonner, ce qui me faisait m'endormir.

Enfin nous nous endormîmes tous les trois.