Alana Chantelune : La scène de l'arrivée de Durmstrang et de Beauxbâtons (sur ce point précis, j'ai préféré le film au livre)… Durmstrang avec leurs bâtons et leur dragon de feu et Beauxbâtons avec les papillons qui volent et Fleur qui tournoie sur elle-même alors que Gabrielle fait son enchaînement de gym :)
Angel Soya : Merci ! Je trouve aussi que c'est dommage que Fleur soit aussi peu développée, c'est pourquoi je m'efforce de le faire en restant (je l'espère) dans la logique du personnage :)
Lunedorell : Merci ! Ouah, les genoux de JKR… j'suis toute émuuuuuue ! Sans rire… je suis ROUUUGEUUU ! Mdr Fabien… il me faisait bien marrer oui… je l'aime beaucoup en tant que personnage détestable (je sais, c'est paradoxal) ! Mais ne t'inquiète pas, on va le revoir plus tard, après l'époque HP4, Fleur n'a pas fini de le voir celui-là ! ;) (Et, oui… le coup de pied aux fesses était assez puissant, mais j'ai bloqué quand même, mdr !)
tophe59 : LOOL hélas non je ne crois pas qu'ils aient un lien de parenté… peut-être de loin XD mais ils ont le même rôle : personnage dé-tes-ta-ble !
Chapitre 7 : Première journée, prise deux
C'était lundi, premier jour de cours des élèves des délégations au sein de l'école anglaise. Alors que Fleur avait un cours de soins aux créatures magiques, Alexandra devait se rendre en étude des runes. Les deux amies se séparèrent donc dans le hall d'entrée, chacune partant à la recherche de leur classe respective.
La semie-Vélane, n'ayant aucune idée de l'endroit où se déroulait son cours, finit par interpeller un groupe qui passait à côté d'elle pour demander la direction à prendre. Une des filles lui répondit d'une voix douce que c'est justement là qu'elles allaient et lui proposa de les suivre. Bien entendu, Fleur accepta et suivit le petit groupe de jeunes filles à l'uniforme noir et jaune jusqu'à un endroit dans le parc, près de la forêt et d'une cabane.
« Quel horrible élément de décor » songea la Française. À cet instant, la porte s'ouvrit sur l'homme qui les avait menées à la Grande Salle le jour de l'arrivée. Ainsi donc, non seulement quelqu'un habitait là-dedans, mais en plus, il s'agissait de ce gros barbu et, par-dessus tout, c'était un professeur. Poudlard descendit encore de quelques crans dans l'estime de Fleur Delacour, atteignant de bien tristes niveaux dans la médiocrité.
- Bonjour tout le monde. Z'allez bien ? Parfait ! Aujourd'hui, nous allons encore nous occuper des Scroutts à Pétard…
Pardon ? Des quoi ? Fleur n'avait aucune idée de ce qu'était supposé être un Scroutt à Pétard, mais à en juger par les grognements sonores de certains élèves, ce ne devait pas être des créatures bien commodes.
Pendant que le gigantesque professeur, pratiquement les yeux aux larmes, décrivait d'un ton caressant les magnifiques progrès de leurs « adorables petits protégés » (nouveaux grognements dans la classe), la jeune fille laissa son regard se promener sur le groupe.
Il y avait des élèves des quatre maisons en proportions à peu près égales. La plupart des élèves (sauf parmi les Gryffondor) arboraient un badge brillant où on pouvait lire successivement « Vive Cedric Diggory, le VRAI Champion de Poudlard » et « À bas Potter ». Fleur était bien d'accord. Il y avait également deux élèves de Durmstrang (facilement remarquables dans leurs tenues écarlates), mais elle se surprit à voir qu'elle était la seule de son école. Grumph ! Aucune solidarité…
- Z'allez donc vous placer en équipe de deux pour nourrir les Scroutts. Je vais vous en assigner un. Faut absolument trouver ce qui leur plaît le plus, alors noter tout. Vous pouvez y aller, je circulerai pour les questions.
Faire des équipes ? Mais elle ne connaissait personne ! Déboussolée, la Championne de l'Académie Beauxbâtons regarda autour d'elle. Comme dans toute classe qui se respecte, les groupes se formaient à une rapidité déconcertante en fonction des liens d'amitiés déjà créés. Mais là était le hic : elle n'en avait pas.
- Fleur ?
Qui avait dit son nom ? Elle tourna la tête en direction de la voix. Qui était-ce ? Cedric, bien sûr. Il lui sourit gentiment.
- On se met ensemble, si tu veux.
- Oui, je veux bien. Merci.
- Pas de quoi, répondit-il sans perdre son sourire.
La voyant pratiquement désemparée, il avait dû décider de faire sa B.A. de la journée en lui proposant de faire équipe avec lui. Presque timidement, la jeune Française lui adressa un sourire reconnaissant.
- Ah, Miss Delacour, vous êtes avec… ? commença Hagrid, une boîte en mains.
- Cedric, répondit Fleur.
- Très bien, voilà votre Scroutt !
Il posa la boîte devant eux et s'éloigna pour poursuivre sa distribution.
- C'est quoi, un Scroutt à Pétard ? demanda Fleur alors que Cedric s'agenouillait dans l'herbe à côté de la boîte.
Faisant bien attention de ne pas risquer de faire une tache verte sur son uniforme de soie fine, la jeune fille fit de même.
- C'est l'idée qu'Hagrid se fait d'une créature adorable et inoffensive, répondit le préfet dans un soupir.
Avec lenteur, il ouvrit la boîte de bois. Curieuse, la Championne tendit le cou pour regarder.
- Beûrk, laissa-t-elle échapper.
C'était le mot qui convenait. La créature, sur un lit de paille, était absolument ignoble. On aurait dit un scorpion, d'une bonne trentaine de centimètres de long. Sa carapace grise et luisante semblait plutôt épaisse.
- C'est vraiment… répugnant. D'où est-ce que ça sort ? Je n'en ai jamais entendu parler.
- Je crois qu'il les a obtenu avec un croisement quelconque, répondit Cedric.
- Alors, ils mangent quoi ?
- On a plusieurs trucs à leur faire ess…
- Hé, Ced, vient ici une minute ! s'exclama une voix un peu plus loin.
- Je reviens, s'excusa le Poufsouffle en se dirigeant vers son camarade.
Fleur demeura un moment immobile, mais lorsqu'elle entendit le professeur s'exclamer : « Allons, allons, traînez pas ! », elle dut se résigner à prendre les choses en mains et à cesser d'attendre bêtement le retour du Champion pour commencer à nourrir cette chose répugnante.
La riche héritière regarda les pots de verre donnés par le professeur, lesquels contenaient plusieurs choses différentes avec lesquelles ils étaient sensés tenter de nourrir les Scroutts. Elle grimaça devant les étiquettes : « Foie de dragon », « Yeux de triton », « Langues de rat », « Peau de Veracrasse ». Son regard s'arrêta sur le dernier pot. « Laitue ».
Voilà qui était vraiment une sage décision. Pourquoi commencer volontairement avec quelque chose de dégoûtant ? De toute façon, si ça se trouvait, les Scroutts à Pétard n'aimaient rien tant qu'une bonne feuille de laitue romaine bien croquante. Pour ce qu'elle en savait…
Prudemment, Fleur prit une feuille de laitue et l'agita devant la créature grise, sans savoir si elle la voyait ou la sentait. D'ailleurs, où était la bouche, sur cette chose ?
- Allez… je n'ai pas envie de devoir t'offrir des langues de rat… prends la jolie feuille de laitue… ordonnait-elle impatiemment entre ses dents serrées.
La Championne approchait de plus en plus la laitue du Scroutt, en continuant de l'agiter. Cependant, de deux choses l'une : soit cette horreur n'aimait réellement pas la laitue romaine, soit elle se sentait menacée par le mouvement créé par Fleur.
Dans tous les cas, elle opta pour l'approche agressive et, si rapidement que la Française ne put même pas songer à l'éventualité hypothétique de peut-être retirer sa main de là, la piqua avec son dard.
- AÏE ! s'écria aussitôt Fleur en retirant vivement sa main, laissant tomber la feuille de laitue sur le Scroutt.
Un geste accidentel, mais qui ne fut pas sans conséquence : se sentant à nouveau menacé, la créature grise enclencha son second moyen de défense et explosa. Le souffle chaud de l'explosion fut suffisant pour faire tomber Fleur, jusqu'alors agenouillée, sur les fesses.
- Houlà ! s'exclama Hagrid en marchant vers elle à grands pas. Faut pas trop les énerver, vous savez…
- Il m'a piquée ! s'écria la jeune fille en se relevant. Ce truc n'est pas dangereux, au moins ?
- Dangereux… dangereux… c'est vite dit… vous savez, tout est… relatif…
Devant son air visiblement embarrassé et son regard fuyant, la sorcière à la chevelure d'or blanc ne se sentit pas du tout rassurée. Voire même complètement paniquée.
- Oui, enfin, ce n'est pas souhaitable… il serait préférable que vous alliez à l'infirmerie… simple question de prudence, faut pas vous en faire ! Vous savez où c'est ?
- Bien sûr que non ! s'exaspéra Fleur.
- Oui, bien, je euh… il faudrait quelqu'un vous y emmène, je…
- Dites, ça fait mal, hein !
Il y avait bien de quoi s'énerver, à la fin ! Elle était piquée par une créature hybride méconnue, elle subissait son explosion, et maintenant, il aurait fallu qu'elle sache où se situait l'infirmerie de cette stupide école de fous avec un corps enseignant qui réinventaient le principe même d'incompétence en lui donnant un sens beaucoup plus impressionnant, et d'élèves dont aucune ne levait le petit doigt pour l'ai…
- Professeur ? proposa poliment une voix, celle de Cedric. Je peux l'emmener, si vous voulez.
Hé bien voilà, ce n'était pas si difficile !
- Oui, bien sûr, je n'y vois pas d'inconvénient, Diggory…
Fleur gratifia Cedric d'un sourire reconnaissant avant de le suivre.
- J'espère que tous les professeurs de cette école ne sont pas tous comme ça, lança-t-elle d'un ton qui se voulait léger.
- Non, la plupart sont biens, répondit Cedric. Hagrid est sympathique, mais… spécial.
- Tu arrives à y croire, toi ? Que ce petit garçon – je veux dire, Harry Potter – ait pu tricher comme ça ? Ça me semble insensé, comment est-ce qu'il a pu faire ?
- Il dit qu'il ne comprend pas plus que nous.
- C'est insensé, il doit mentir ! Ce n'est quand même pas quelqu'un qui a soumis sa candidature à un Tournoi comme ça pour l'embêter ! On n'embête pas quelqu'un en lui offrant de la gloire et une possibilité de gagner mille Gallions…
- C'est un peu un cadeau empoisonné, tu ne crois pas ? On nous a répété au moins vingt fois que des gens étaient morts avant et que c'était dangereux. Il est en quatrième année, il n'en sait probablement pas assez pour gagner…
Ils entrèrent dans l'infirmerie. Lorsque Fleur montra sa blessure à l'infirmière, celle-ci leva les yeux au ciel en marmonnant quelque chose comme « Qu'est-ce que cette école ne fera pas subir aux élèves, je vous le jure ! » avant de soigner la brûlure et la piqûre de la jeune fille d'un coup de baguette. La blonde la remercia avant de repartir avec Cedric.
En chemin, ils croisèrent une jeune élève de Poufsouffle, qui avait été envoyée à leur rencontre pour les avertir qu'on les attendait pour une entrevue et l'Examen des Baguettes. En silence, Fleur et Cedric la suivirent jusqu'à une pièce qui, évidemment, était inconnue à la jeune fille.
Viktor était déjà là, et il leur adressa un bref signe de tête. Harry n'était pas encore arrivé, mais dans la pièce se trouvait déjà un photographe bedonnant qui commença immédiatement à loucher sur la semie-Vélane dès son entrée, et une femme aux boucles blondes dont l'allure faussement sophistiquée fit grimacer légèrement la Française.
- Est-ce que Beauxbâtons est une école de filles ? demanda soudain Cedric en se tournant vers elle, intrigué.
- Non, répondit immédiatement Fleur. Il y avait un garçon dans la délégation, mais Madame Maxime l'en a retiré et l'a remplacé parce qu'il agissait d'une façon qui aurait donné une mauvaise image de l'Académie.
- Mais il aurait été un bon Champion, ou pas ?
- Dans les aptitudes, sans doute. Dans l'attitude, j'en doute fortement. Fabien Lancelot n'a aucun savoir-vivre, aucun fair-play.
- Alors Madame Maxime a bien fait de l'éliminer de votre délégation, remarqua Cedric.
- C'est ce que je pense aussi, dit Fleur dans un sourire.
À ce moment, Harry fit son entrée et la femme s'avança vers le petit groupe de Champions, les bras ouverts. Fleur s'assit sagement sur un tabouret, les trois autres se positionnant derrière elle.
- Bonjour ! Oh, quel charismatique quatuor… je suis Rita Skeeter, reporter-vedette de la Gazette du Sorcier…
Rita leur serra la main à tous, arborant un immense sourire qui ne pouvait qu'être hypocrite.
- Mais bien sûr, vous le savez, n'est-ce pas ? C'est VOUS que nous ne connaissons pas ! Qui êtes-vous ? Qui se cache derrière ces muscles (elle tourna autour de Krum), est-ce que le courage se cache sous ces cheveux (la journaliste passa sa main aux ongles écarlates dans les cheveux de Cedric), quel secret se cache derrière ces adorables petites joues rosées ? conclut-elle en tapotant la joue de Fleur, lui arrachant une grimace. Bref, qu'est-ce qui fait qu'un Champion… l'est ! Alors, quelqu'un se sent d'humeur à faire des confidences ?
Surprise, Fleur cligna des yeux. Combien de tasses de café cette femme avait-elle bu ? Ou peut-être était-elle timbrée au naturel, ce qui était encore plus affolant…
- Commençons par le plus jeune ! s'exclama-t-elle en saisissant Harry par le bras.
Elle l'entraîna dehors sous le regard ahuri des trois Champions légitimes.
- Les journalistes en France ne sont pas comme ça, laissa échapper la jeune fille de Beauxbâtons, encore sous le choc de la rencontre.
- Ici non plus, répondit Cedric. Pas tous, en tout cas. Mais Skeeter est… spéciale.
Quelques instants plus tard, Harry était revenu, et un vieil homme aux yeux argentés arriva, de même que les trois directeurs. Les quatre adultes prirent place derrière la table qui avait été placée au milieu de la pièce, et Rita Skeeter, le regard curieux et avide, s'éloigna vers le fond de la salle, une plume d'un vert criard posé sur son calepin.
- Je vous présente Monsieur Ollivander, dit Dumbledore en désignant l'homme qui était entré un peu plus tôt. Il va vérifier vos baguettes – votre principal outil pour le Tournoi – et s'assurer qu'elles fonctionnent bien.
- Miss Delacour, dit Ollivander en prenant place derrière la table, pourriez-vous venir la première, s'il vous plaît ?
Fleur se leva avec grâce du tabouret et tendit avec élégance sa baguette magique au fabriquant de baguettes. Il la regarda avec attention, passa un doigt long et effilé sur toute la longueur de la baguette, pour vérifier que la surface lisse ne comportait ni bosses ni éraflures. Puis, avec lenteur, Ollivander fit tourner la baguette de la Française entre ses doigts, comme un bâton de majorette. L'objet magique projeta des étincelles roses et or.
- Mmmhh… oui… vingt-trois centimètres trois quarts… très rigide… bois de rose… avec, à l'intérieur…
Il sembla hésiter un instant, les sourcils un peu froncés, examinant toujours avec soin la baguette de la Championne, qu'il faisait encore tourner entre ses doigts.
- Oh… oh, mais oui…
L'héritière des Delacour se décida à lui donner un coup de pouce, sans quoi elle ne récupèrerait probablement pas sa baguette avant la Première Tâche, au rythme où les choses allaient !
- Un cheveu de Vélane, dit-elle avec un léger sourire. Il appartenait à ma grand-mère.
Fleur devina – sans les pouvoir voir, bien sûr – les regards que devaient échanger les garçons dans son dos suite à cette révélation.
- Oui… oui, je n'ai jamais utilisé moi-même de cheveux de Vélane, bien entendu…
« C'est quoi son problème avec les cheveux de Vélane ? » se demanda mentalement Fleur, avec humeur.
- Je trouve qu'ils donnent aux baguettes un très mauvais caractère, continua-t-il.
Qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre, vraiment !
- Mais chacun ses préférences, bien sûr, et si celle-ci vous convient… Orchideus ! Très bien, très bien, cette baguette fonctionne parfaitement.
Il tendit à la jeune fille sa baguette en même temps que le bouquet de fleurs que l'enchantement avait fait apparaître. Fleur retourna s'asseoir et attendit patiemment que les baguettes des trois autres Champions soient examinées par l'expert.
Elle remarqua au passage qu'Ollivander était beaucoup plus enthousiaste face à ses propres créations, et ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel en le voyant s'extasier littéralement devant la baguette d'Harry. Lorsque le Survivant reprit sa baguette, Verpey (dont Fleur n'avait même pas remarqué la présence) jaillit de son siège comme s'il venait de se faire planter une aiguille dans les fesses en s'exclamant :
- Albus, les photos pour accompagner l'article !
Et ce passage fut particulièrement long, parce que Madame Maxime projetait son ombre sur tout le monde, peu importe l'endroit où elle se mettait. Ils finirent par décider qu'elle serait assise alors que le quatuor de Champions et les autres adultes seraient debout. Fleur remarqua qu'étonnamment, Krum essayait d'échapper à l'objectif en se cachant à moitié derrière les autres.
Le photographe tenait beaucoup à ce que la Française à la chevelure d'or blanc soit en premier plan, mais Skeeter n'arrêtait pas de pousser Harry vers l'avant pour qu'il soit bien en valeur (« Comme si ce petit tricheur n'avait pas déjà suffisamment d'attention ! » songea Fleur avec mépris).
Ensuite, la pseudo-journaliste insista pour que des photos individuelles soient prises. Après un moment interminable, elle laissa tout le monde partir, au soulagement général.
- Mais où étais-tu ? s'exclama Alexandra lorsqu'elle croisa son amie dans les couloirs.
- Il y a eu la Cérémonie d'Examen des Baguettes, répondit la Championne dans un soupir.
- Ça leur a pris tout ce temps pour examiner quatre malheureuses baguettes ?
- Non, mais pour prendre je ne sais combien de photos, oui.
- Des photos ? Mais pour quoi faire, par Merlin !
- Pour aller avec l'article…
- Ce truc est médiatisé ? s'étonna la brune.
- Bien sûr que si. Mais la journaliste ne m'est pas apparue très professionnelle. Elle n'a posé des questions qu'au gamin et avait l'air un peu cinglée sur les bords.
- Ah, ze British way of laïfe ! plaisanta l'amie de Fleur dans un léger rire.
- Alors, ton cours de runes ? demanda la Championne.
- Pas mal, mais il a parlé de certaines choses que j'ai vu l'an dernier avec le professeur Dufrêne. Par contre, il nous a donné un devoir de la taille du Mont Blanc, et je n'exagère pas ! J'espère que les autres ne sont pas aussi zélés, parce que sinon…
Fleur ne sut jamais ce qu'Alexandra avait l'intention de dire par la suite, puisque celle-ci fut percutée par un élève de Durmstrang.
- Oh, Seigneur ! s'exclama-t-elle. Ça te tuerait de regarder un peu où tu vas ?
- Navrrrré, dit-il en leur adressant un sourire avant de reprendre son chemin.
D'un geste commun, les deux élèves de l'Académie Beauxbâtons levèrent les yeux au ciel avant de reprendre leur marche et leur conversation.
- Alors, demanda soudain Alexandra, ils n'ont toujours rien dit sur la Première Tâche ?
- Non, répondit Fleur. On ne saura rien avant le matin de l'épreuve…
Sans le vouloir, la brune avait causé un nœud dans l'estomac de la blonde, qui était confrontée à un problème de taille : comment se préparer à cette Tâche… si elle ne savait pas à quoi il fallait se préparer ?
Le mot de la fin : Pfiou, ce temps pour être débloquée… reviews, s'il vous plaîîîît !
