Mme Diggory Weasley : Merci beaucoup de ta review :D Au passage, ça fait plaisir de te « revoir » ! ;)
Lunedorell : Merciiiii ! Je fais mon possible, autant en ce qui concerne les délais qu'en ce qui concerne la qualité des chapitres, et je suis très contente quand je vois que ça plaît, alors ne te gêne pas pour les reviews .
Lilli-Puce : Bah, je fais de mon mieux ! ;)
Chapitre 8 : Un problème de la taille d'un dragon
- Agrid, où allons-nous ? demanda la directrice française alors qu'ils pressaient le pas.
- Vous ne regretterez pas d'être venue, assura Hagrid avec une pointe d'excitation dans la voix. Mais attention, hein ! N'allez surtout pas dire que je vous les ai montrés, d'accord ? Normalement, vous ne devriez pas être au courant.
- Oh, mais bien sûr, vous pouvez compter sur moi…
Soudain, un terrible rugissement brisa le silence de la nuit, et une longue colonne de feu s'éleva dans les cieux. Des voix d'hommes retentirent. Hagrid entraîna Madame Maxime derrière un bosquet et les yeux de l'immense femme s'arrondirent lorsqu'elle vit ce qui se trouvait devant elle.
Des dragons. Quatre dragons enfermés dans un enclos. Immédiatement, elle comprit que c'était ce que devraient affronter les Champions pour la Première Tâche.
- Ohlala… laissa-t-elle échapper.
Comment sa Championne allait-elle s'y prendre pour réussir l'épreuve ? Pire… comment allait-elle faire pour survivre ? Vaguement présente mentalement, Olympe suivit Hagrid sans détacher son regard de l'enclos et des quatre créatures.
Une seule pensée tournait en rond dans sa tête : était-elle en train d'envoyer cette pauvre Fleur à la mort ?
- Mademoiselle Delacour ! dit la voix d'Olympe Maxime dans le dos de la jeune fille.
La sorcière se retourna et vit sa directrice qui s'avançait à grands pas dans le couloir, marchant vers le petit groupe de Françaises. Lorsqu'elle arriva à leur niveau, elle baissa la voix de quelques crans.
- Je dois absolument vous parler en privé, décréta-t-elle d'un ton extrêmement sérieux qui rendit immédiatement Fleur nerveuse.
- Mais, Madame Maxime, il faut que j'aille en cours d'enchantements…
- Hé bien vous arriverez en retard s'il le faut, c'est urgent.
Sous le regard surpris de ses amies et camarades, la semie-Vélane suivit la demie-géante jusque dans une classe vide, qu'elle referma avec soin derrière elles. Visiblement stressée, l'aînée se mit à faire les cents pas devant la jeune fille.
- Madame Maxime, s'inquiéta Fleur, que se passe-t-il ?
- Il se passe, Mademoiselle Delacour, que j'ai découvert la nature de la Première Tâche.
Ahurie, la blonde cligna des yeux et demeura muette un court instant. Puis, l'angoisse s'empara d'elle : qu'est-ce qui pouvait être assez dangereux, assez fou, pour rendre sa solide directrice aussi bouleversée ?
- Mais… mais… comment ?
- La façon dont j'ai été mise au courant n'est pas importante, reprit rapidement Olympe. Ce qui importe, c'est que vous devez savoir ce qui vous attend – et que vous devez aussi savoir que Krum est peut-être au courant, parce que je pense qu'Igor les a vus aussi. Il lui aurait suffit de se promener dans le parc hier soir…
- Vu quoi ?
- Les dragons, Mademoiselle Delacour…
Les yeux ronds comme des Souafles, Fleur ne parvint pas à dire un mot (ou même à retrouver une expression faciale normale) alors que la directrice de l'Académie Beauxbâtons poursuivait :
- Elles sont arrivées la nuit dernière. Quatre femelles en train de couver – je ne sais pas pourquoi, mais les organisateurs ont insisté sur ce point, paraît-il. Apparemment, chaque Champion devra affronter l'une des quatre dragonnes et la neutraliser…
- Ils… ils ont quoi comme dragons ? murmura Fleur, largement sous le choc.
Elle se rendit tout de suite compte de la stupidité et de l'inutilité de sa question. Qu'elle soit face à un Norvégien à Crêtes ou face à un Magyar à Pointes, il était assuré qu'elle ne ferait pas le poids. Quelles étaient les chances pour qu'une jeune Française de dix-sept ans, armée d'une ridicule baguette magique réussisse à avoir raison d'une terrible dragon, capable de la mettre hors service d'un vulgaire coup de queue ?
- Il y a un Suédois à Museau Court, un Vert Gallois Commun, un Boutefeu Chinois et un Magyar à Pointes. Je ne sais pas lequel vous sera assigné. Ce sera au hasard, je suppose…
- Pourquoi vous me dites tout ça ? demanda la jeune fille, toujours estomaquée. Nous ne sommes pas sensés savoir avant la T…
- Mais parce que je veux que vous restiez en vie, Mademoiselle Delacour ! s'écria Madame Maxime.
Elle se baissa pour être à son niveau et la saisit par les épaules.
- Mademoiselle Delacour… Fleur, reprit-elle en la regardant dans les yeux. Je crois sincèrement qu'ils n'auraient pas donné une épreuve impossible à accomplir. Mais je ne crois pas qu'il soit humainement possible de réussir à terrasser une dragonne alors qu'on vient tout juste d'apprendre qu'on doit le faire.
Fleur déglutit avec difficulté et hocha la tête en silence.
- Vous avez du temps pour vous assimiler l'information et vous préparer sérieusement, maintenant. Mais si jamais vous ne trouvez vraiment pas le moyen de réussir, alors au diable ce contrat magique qui vous forcerait à accomplir la Tâche quand même, Beauxbâtons déclarera forfait pour cette épreuve. Je préfère largement ça que l'idée de vous envoyer directement à la mort, ce que je n'ai définitivement pas le droit de faire. Que voulez-vous faire, Fleur ?
Puisant son courage et son assurance d'elle ne savait trop où, la Championne de l'Académie Beauxbâtons répondit d'une voix décidée :
- Aller à mon cours d'enchantements, puis faire des recherches sur les dragons… Madame Maxime.
Le visage de la directrice française s'illumina d'un immense sourire à l'annonce de cette nouvelle.
- Allez-y, dit-elle en la laissant partir.
Fleur Delacour sortit de la pièce, pressant le pas pour ne pas arriver en retard au cours du professeur Flitwick. En s'y dirigeant, elle passa à côté d'Harry et de Cedric. Le Poufsouffle, les sourcils légèrement froncés, écoutait ce que lui disait Harry du bout des lèvres.
La Française, bien qu'elle se demandait pourquoi le capitaine de Quidditch perdait son temps avec cet avorton tricheur, lui fit un léger sourire avant de poursuivre son chemin vers sa classe. Elle y pénétra d'un pas vif et s'empressa d'aller s'asseoir à la place que lui avait gardée Alexandra.
- J'ai quelque chose d'énorme à te raconter, commença Fleur en se penchant vers son amie.
À la seconde même où la cloche retentit, Cedric entra pratiquement en courant dans la classe de sortilèges.
- Bien le bonjour, Monsieur Diggory, et merci de faire autant d'effort pour ne pas être en retard, couina Fillius Flitwick. Cependant, n'oubliez pas ce bon vieux dicton : rien ne sert de se désarticuler, il suffit de transplaner à point !
Ceci déclencha quelques rires étouffés dans la classe, alors que Fleur, indifférente, se penchait pour chuchoter quelque chose à son amie à la chevelure de jais. Les yeux ronds, Alexandra articula un silencieux « Oh mon DIEU ! ».
- Miss Delacour, Miss Lamerais, reprit le minuscule professeur en se hissant sur la pile de livres qui lui permettait d'être bien visible par tous, le cours est commencé.
Fleur, coupée dans son élan de murmures furieux contre les organisateurs, se tut et s'assit plus convenablement. Pendant que le directeur de Serdaigle s'appliquait à décrire avec moult détails la façon appropriée de bouger son poignet pour un Sortilège de Protéiforme, la Championne n'écoutait qu'à moitié. Non, en fait, elle n'écoutait pas du tout. Son entière concentration était tournée vers ce que lui avait révélé Madame Maxime – allez savoir pourquoi !
Lorsque la cloche sonna la fin du cours, Fleur se redressa comme un ressort, rassembla vivement ses affaires et sortit rapidement de la classe du professeur Flitwick.
Elle avait deux heures de libres avant le déjeuner et comptait bien s'en servir pour tenter de trouver un moyen de survivre à cette Première Tâche. La Championne se dirigea donc vers la bibliothèque.
« Si c'est ça la Première Tâche, ça craint pour les deux autres ! » songea-t-elle avec inquiétude en entrant dans la bibliothèque. « Non, calme-toi. Un danger mortel à la fois » s'ordonna-t-elle.
Immédiatement, Fleur se dirigea vers la bibliothécaire.
- Je voudrais des informations sur les dragons, annonça-t-elle.
- Quel type d'informations ? demanda Madame Pince d'un ton suspicieux, comme si elle craignait que la Championne ne veule démarrer un élevage de dragons.
- Tout. Mais surtout comment on peut s'y prendre pour les affronter. Et je voudrais aussi des livres qui pourraient me donner des caractéristiques sur les diverses races de dragons.
- Suivez-moi, Miss Delacour, dit la femme aux allures de vautour en replaçant ses lunettes sur son nez.
Avec assurance, la bibliothécaire sillonna les rayons, donnant à la Française un grand nombre de livres. Bientôt, la semie-Vélane dut faire léviter la pile par la magie, car elle était devenue trop lourde pour elle.
- Voilà, dit Madame Pince en lui donnant un énième livre. Je crois bien que c'est tout ce que j'ai.
- Merci beaucoup, Madame, répondit poliment Fleur.
La jeune fille fit léviter les nombreux grimoires jusqu'à une table au fond de la bibliothèque et entama sa lecture en prenant un livre au hasard : « Dragons du continent eurasien ». Voilà qui ferait bien l'affaire pour commencer. Elle sortit un long morceau de parchemin, un encrier et une plume pour prendre des notes.
La Championne de l'Académie française de Magie survola les pages jusqu'à arriver à celle qui parlait d'une des races mentionnée par Madame Maxime : le Boutefeu chinois.
Concentrée, Fleur recopiait les passages qui lui semblaient le plus importants, tels que : « Le Boutefeu chinois aime beaucoup cracher du feu, par esprit de jeu » ou bien : « Ses jets de flammes peuvent facilement atteindre une cible située à dix mètres », ou encore : « Il a une très nette tendance à vouloir donner des coups de tête à ses ennemis. Ces coups de tête font beaucoup de dégâts, en raison de sa couronne d'épines ».
L'héritière des Delacour était occupée à chercher des renseignements sur le Vert Gallois Commun lorsqu'elle entendit la voix de la bibliothécaire à travers les rayons :
- Vous aussi, les dragons ? Décidément, c'est populaire aujourd'hui… non, Monsieur Diggory, je n'en ai plus de disponibles… si vous en voulez, il faudra aller voir Miss Delacour, elle est au fond là-bas…
- Merci.
Fleur fronça les sourcils. Cedric cherchant aussi des informations sur les dragons, ça ne pouvait définitivement pas être un hasard. Il avait donc découvert la nature de la Première Tâche… mais comment ? Le secret devait pourtant être bien gardé…
- Je suppose que tout ça veut dire que tu es aussi au courant, dit-il à voix très basse en s'asseyant à côté d'elle.
- Certes, répondit Fleur en notant avec soin que la technique de défense préférée du Vert Gallois Commun consistait à piétiner son adversaire. Donc tu le sais… c'est trop indiscret de te demander d'où tu tiens ça ?
- Harry, soupira Cedric.
Mentalement, Fleur revit Harry qui parlait à Cedric avant leur cours de sortilèges.
- Mais il n'a pas voulu me dire comment il s'y est pris pour savoir, reprit le Poufsouffle.
- Ça ne doit pas être bien honorable, alors, répondit la Française.
- Et toi, comment tu as su ?
- Madame Maxime, souffla la jeune fille aux cheveux blonds.
- Et elle, comment elle l'a appris ?
- Elle les a vus, répondit la sorcière.
- Comment ça, elle les a vus ? s'étonna le jeune homme.
Fleur rosit légèrement et baissa la tête sur son parchemin en continuant d'écrire.
- Elle n'a pas voulu entrer dans les détails.
- Ça ne doit pas être bien honorable, alors, dit Cedric.
La semie-Vélane leva ses yeux bleu foncé vers l'attrapeur et vit tout de suite à la lueur d'amusement dans ses yeux gris qu'il plaisantait. Elle laissa échapper un faible rire, léger et doux, qui lui valut un regard assassin de la bibliothécaire.
- On dirait bien que Krum est le plus honorable de nous quatre, chuchota-t-elle.
- Je ne crois pas, répondit le jeune homme à voix basse. Harry dit que Karkaroff aussi a vu les dragons…
- Ah bon… dit Fleur en fronçant les sourcils.
- Au moins, on est tous à égalité…
- On le serait encore plus si je n'avais pas dévalisé la bibliothèque avec autant d'enthousiasme, hein ?
- En effet, dit Cedric dans un sourire.
- Sers-toi, dit la Championne en tournant à nouveau les pages de son épais grimoire. Je ne peux pas lire autant de livres à la fois, de toute manière.
- Merci.
- Pas de quoi.
Alors que la jeune fille entamait sa lecture sur le Magyar à Pointes, Cedric choisit un livre dans la pile. Fleur s'attendait à ce qu'il parte avec, mais, visiblement, le capitaine de Quidditch – qui sortait à présent le matériel nécessaire pour prendre des notes – avait décidé qu'il était fort bien installé à cette table.
- Si je pouvais éviter celui-là, ça m'arrangerait, marmonna-t-elle en inscrivant sur son parchemin le grand danger représenté par les pointes de la queue du Magyar.
- Qu'est-ce que tu dis ?
- Le Magyar à Pointes, reprit Fleur. Je ne voudrais pas me retrouver face à lui.
- Tu sais quels sont les dragons ? s'étonna le jeune homme.
- Oui. Pas toi ?
- Non…
- Chhhhhhhhhhhhhhhhhhuuuuuuuuuuuuuuuuuut ! lança Madame Pince en passant près d'eux.
Fleur s'enfonça un peu dans sa chaise sous le regard on ne pouvait plus meurtrier que dardait la bibliothécaire sur les deux Champions. Cedric, n'osant pas plus parler que la Française, se replongea dans sa lecture. La semie-Vélane le regarda un court instant en silence.
Viktor connaissait peut-être les races de dragons auxquelles ils auraient à faire face : Karkaroff avait dû les lui révéler, afin qu'il en sache le plus possible. Harry les connaissait forcément, puisqu'il les avait vu de ses propres yeux. Elle-même les connaissait… mais pas Cedric.
La jeune fille pencha légèrement la tête sur le côté, analysant la situation. Cedric était clairement désavantagé face à Krum, elle-même, et même Potter. Quand on pensait qu'il était le Champion LÉGITIME de Poudlard, c'était quand même un comble que le petit garçon en sache plus que lui !
La Sang-Mêlée prit un petit morceau de parchemin et écrivit : « Boutefeu Chinois, Suédois à Museau Court, Magyar à Pointes, Vert Gallois Commun. Maintenant, nous sommes vraiment tous à égalité… » avant de faire glisser le message vers l'attrapeur de Poufsouffle.
Fronçant légèrement les sourcils, il lut le court message de la sorcière et lui adressa un regard reconnaissant accompagné d'un sourire.
- Merci, articula-t-il silencieusement.
La riche Française répondit à son sourire et retourna à son travail.
Le soir venu, elle entraîna Alexandra dans un couloir où il n'y avait personne pour qu'elles puissent discuter en paix.
- Un dragon, répétait sans cesse la Sang Pur, comme si l'information était refusée à chaque fois par son cerveau. Un dragon… mais ils ont fumé leurs baguettes, ceux qui ont préparé ce Tournoi ? Ils sont fous, ils sont fous !
- J'adore ta façon de me rassurer, lança Fleur d'un ton moqueur.
- Pourquoi tu es si calme ? Hellooooooooooooooooooo, waaaaake uuuup, comme ils disent ici ! Tu vas devoir affronter un dragon, pourquoi est-ce que c'est moi qui panique cent fois plus que toi ?
- Parce que je suis à peu près sûre que fondre en larmes et hurler à la mort sont deux choses qui ne me serviront à rien lorsque je me retrouverai face au dragon.
- Mais il faut que tu en fasses quoi ? Que tu passes devant sans mourir ? Que tu le neutralises ? Que tu lui fasses danser une polka ?
- Madame Maxime pense qu'il faut le neutraliser, répondit Fleur. Mais, écoute, Alexandra, là où j'ai envie de céder à la panique, c'est que j'ai passé presque toute la journée à éplucher ce que cette bibliothèque contient comme livres sur les dragons, et il n'y a RIEN !
- Rien ? s'étonna Alexandra. Cette bibliothèque est minable…
- Ils n'arrêtent pas de dire qu'il faut plusieurs sorciers pour le stupéfixier, mais je serai SEULE, c'est bien ça le problème ! J'ai trouvé UN sortilège digne de ce nom qui peut les atteindre, c'est le Maléfice de Conjonctivite, et ça ne va pas DU TOUT ! Il faudrait que je lui envoie en plein dans l'œil, bonjour les ennuis ! Et en plus, ça va lui faire mal à cette sale bête, elle va faire n'importe quoi, y comprit me changer involontairement en brochette party…
- Et ton père ? suggéra la jeune fille aux allures de poupée de porcelaine. Après tout, il t'a fait promettre de le prévenir si jamais tu ne savais plus quoi faire…
- Tu veux que je dise à mes parents que je vais devoir affronter un dragon ? T'es folle !
- Tu as raison, c'est une mauvaise idée, capitula Alexandra en se rappelant l'esprit surprotecteur des Delacour. Écoute, on va écrire à Florence, d'accord ? À nous trois, on va bien trouver une stratégie, foi d'Alexandra Catherine de la Hautane-Lamerais ! Viens, il se fait tard, Madame Maxime va se poser des questions…
À moitié rassurée par l'idée de la Sang Pur de s'adresser à leur brillante, Fleur suivit Alexandra jusqu'au carrosse. Demain, elles écriraient à Florence.
En espérant que celle-ci avait une solution miracle…
Le mot de la fin : Voilààà ! Vous ne pouvez pas dire que vous avez trop attendu, là ;). Au menu du prochain chapitre : Fleur VS la dragonne ! En attendant, poster des reviews, ça me fait énormément plaisir !
