Lilli-Puce : Domovoï/Alexandra, ça va assurément se développer (justement, dans ce chapitre, ça progresse un tantinet… huhu), n'aies crainte !!! Je n'ai pas collé cette scène là pour rien MDR, va y en avoir d'autres ! Quant à « Silver and Red » (dis donc, tu perds pas le nord, toi ! LOL) le prochain chapitre avance, lentement mais sûrement ! ;)

Mme Diggory Weasley : Je te remercie du compliment :D et PTDR ! J'avoue, oui, que ça ne doit pas être désagréable !!!

Note : Le début de ce chapitre va très bien avec « Mass Winnings » de la bande sonore de « The Island », si vous voulez l'avis musical de l'auteur ! ;)

Chapitre 11 : Le chant de l'eau

« Des cris stridents… des cris stridents… » ne cessait de se répéter mentalement Florence depuis qu'elle avait reçu la lettre de ses amies, deux jours plus tôt. Elle avait passé tous ses temps libres (lesquels n'étaient pas si nombreux que ça) à la bibliothèque.

Et c'était peut-être en ce dimanche soir – rectification, lundi matin, puisqu'il était deux heures – qu'elle allait trouver la réponse aux questions de Fleur. La fille de Moldus, bien qu'elle ne le savait pas encore, approchait grandement du but.

De l'autre côté de la Manche, Fleur Delacour et Alexandra Lamerais, dans la bibliothèque du Collège Poudlard, menaient leurs propres recherches. La Sang Pur soupira et, après avoir repoussé le grimoire qu'elle lisait, se calla dans son fauteuil en se frottant les yeux.

- Une pause, murmura-t-elle. Mes yeux réclament une pause…

Les recherches de Florence Beauharnois étaient bien plus fructueuses que celles de ses deux amies en Angleterre. Comme preuve, elle venait de trouver la réponse qu'elle cherchait.

C'était là, écrit noir sur blanc, au milieu d'un énième livre qu'elle avait pris sans vraiment y croire : « Créatures des fonds marins d'Europe ». Les caractères étaient si petits que l'information prenait à peine une ligne : « Le légendaire chant mélodieux des sirènes ne peut être entendu dans toute sa splendeur que lorsqu'elle est sous l'eau ».

Tout se mettait en place dans la tête de la talentueuse jeune fille, comme lorsqu'on vient de trouver l'ultime élément de la solution à une énigme particulièrement tordue. C'était pourtant élémentaire : lorsqu'une sirène chantait hors de l'eau, son chant n'en était pas vraiment un. C'était plutôt un cri. Un cri strident et insupportable…

- Rien dans celui-là, soupira la Championne en mettant un livre de côté. J'espère que Florence a plus de chance à Beauxbâtons que nous à Pot-de-Lard…

Jubilant, ladite Florence venait de se lever brusquement de son fauteuil, abandonnant sur la table de travail la douzaine de livres qu'elle avait sortis de leur étagère en espérant trouver en eux l'information demandée.

Extrêmement pressée de communiquer sa trouvaille à ses amies, la jeune fille courait désormais dans les couloirs, filant à son dortoir aussi rapidement que possible. Plus vite Fleur aurait l'information, mieux elle se préparerait. Et mieux elle réussirait…

La sorcière pénétra en coup de vent dans son dortoir. Elle se moquait bien de faire du bruit : Alexandra et Fleur étant parties, elle était seule dans la pièce. Il n'y avait personne à réveiller ou à déranger.

Elle se jeta littéralement sur son sac, cherchant de quoi écrire. Fébrile, elle s'empara d'une plume et d'un bout de papier arraché à un cahier. À la lumière de sa baguette, Florence griffonna rapidement sa trouvaille et se retourna vers sa chouette, qui, bien éveillée dans sa cage, qui regardait sa maîtresse en ayant l'air de se demander quel Sombral l'avait mordue.

- Il faut que tu amènes ça à Fleur et à Alexandra, dit Florence d'une voix pressée par l'urgence. Le plus vite possible…

Constance hulula avec douceur pour lui faire comprendre qu'elle avait saisi le message. Florence s'empressa d'attacher la missive à la patte de la chouette lapone, qui sauta sur son bras tendu. L'amie de la Championne se précipita vers la fenêtre, qu'elle ouvrit brutalement d'un coup de baguette. La fraîcheur nocturne s'engouffra dans la pièce, mais elle ne s'en préoccupa pas.

- Allez, vole, Constance. File, ma belle…

L'oiseau prit gracieusement et silencieusement son envol, disparaissant rapidement du champ de vision de la Française.

Quelques jours plus tard, alors que Fleur et Alexandra profitaient d'une période libre pour poursuivre leurs recherches, Constance vint tapoter une vitre du carrosse. Alexandra bondit et s'empressa d'ouvrir la porte au rapace.

- Ah !!! s'exclama Fleur, brutalement sortie de sa concentration par le vent froid qui avait pénétré dans le carrosse de l'Académie. Qu'est-ce que tu fais, on gèle, dehors !

- C'est la réponse de Florence ! s'extasia la jeune fille aux cheveux noirs en se dépêchant de prendre la lettre portée par la vaillante chouette lapone.

Laissant à son amie le soin de lire la lettre venant de France, Fleur se replongea dans sa lecture. Une ligne lui sauta alors pratiquement à la figure : « Le doux chant d'une sirène n'est qu'une cacophonie stridente et insupportable lorsqu'elle chante hors de l'élément liquide ».

- Florence a trouvé !! dit Alexandra en exhibant la lettre avec un large sourire.

- Et moi aussi, répondit Fleur, heureuse comme jamais. Un chant de sirène…

Elle tourna la tête vers le lac, visible du carrosse.

- La réponse nous pendait au nez…

- Alors quoi ? Il va falloir que tu affrontes une sirène ? N'importe quoi…

- Non, dit la Championne en sentant un sourire se dessiner lentement sur ses lèvres alors qu'elle prenait l'œuf d'or. Tu ne comprends pas ? Les sirènes du lac ont chanté un message aux Champions. Et nous venons de trouver comment écouter ce message.

- Sous l'eau ?

- Sous l'eau, affirma Fleur.

Son amie sur les talons, elle sortit dehors sans même se préoccuper de mettre son manteau. Au pas de course, elles se précipitèrent à la salle de bain qui avait été mise à la disposition des délégations.

- Fraîcheur des pins, dit Fleur à la statue, qui pivota pour le laisser entrer.

- Euh, qu'est-ce que tu comptes faire ? Prendre un bain ? demanda Alexandra en la voyant commencer à faire couler de l'eau.

- Bien sûr que non, je t'aurais demandé de rester dehors, répondit la Championne en regardant l'œuf, anxieuse, se demandant quel secret il lui révèlerait. Je veux juste écouter ce que les sirènes ont à me dire…

Lorsque l'immense baignoire fut remplie, la jeune fille remonta les manches de son chemisier bleu marin, prit une profonde inspiration et ouvrit l'œuf d'or. Sans se préoccuper du cri strident amplifié par l'écho qui rebondissait sur les murs de la majestueuse salle de bain, la semie-Vélane le plongea dans l'eau claire.

En voyant son amie froncer les sourcils, l'héritière des Lamerais, intriguée, retira prudemment les mains qu'elle avait plaquées sur ses oreilles pour les protéger de l'horrible hurlement inhumain. L'œuf ouvert ne produisait que des bulles et un gargouillis incompréhensible.

- Au moins, on ne deviendra pas sourdes, observa la Française en regardant son amie refermer l'œuf et le retirer de l'eau.

Songeuse, Fleur regarda l'œuf doré quelques instants avant de s'exclamer :

- Pfff ! C'est idiot ! Il suffit que je sois sous l'eau aussi, c'est tout !

- Euh, Fleur, t'es sûre de ça ?

- Assez pour tenter le coup.

Au vu de la configuration du bain aux proportions démesurées, il n'y avait qu'une façon de procéder : aller dans l'eau avec l'œuf.

- Tiens ça, dit-elle en tendant l'œuf mouillé à Alexandra.

La Championne de Beauxbâtons retira chaussures et chaussettes avant de se laisser glisser dans l'eau de la baignoire. Immergée jusqu'à la poitrine, elle tendit la main pour récupérer son bien.

- Je savais que tu finirais par prendre un bain, remarqua la Française aux yeux chocolat en lui redonnant le fameux œuf.

Fleur inspira profondément avant de se laisser couler, n'ouvrant l'œuf que lorsqu'elle fut totalement submergée par l'eau, ne voulant pas perdre un mot du précieux message.

Ledit message, comme elle s'y attendait, était chanté. Mais elle ne s'était pas attendu à ce que le chant soit si magnifique. À la fois mélodieux et inquiétant, un chœur s'éleva :

« Descends nous visiter et entends nos paroles

Nous devons pour chanter être au dessous du sol.

À présent, réfléchis, exerce ton esprit,

Ce qui t'est le plus cher, nous te l'avons ravi,

Pendant une heure entière, il te faudra chercher

Si tu veux retrouver ce qu'on t'a arraché.

Après l'heure écoulée, renonce à tout espoir,

Tes efforts seront vains car il sera trop tard. »

Elle refit surface, à bout de souffle.

- Alors ? demanda Alexandra, avide de savoir. Ça a marché ?

- Oui, répondit Fleur en sortant de l'eau avec difficulté en raison de ses vêtements alourdis par l'eau. C'est une énigme. Aide-moi à me sécher…

La semie-Vélane sortit sa baguette de sa poche, et son amie fit de même. Faisant sortir un petit vent chaud de leurs baguettes magiques, les deux jeunes filles vinrent à bout de faire disparaître toute l'humidité des vêtements de la Championne.

Fleur avait profité de ce temps pour réciter l'énigme à Alexandra – laquelle s'était retrouvée avec les yeux ronds comme des Cognards à l'orange à évoquer le fait, de plusieurs manières différentes, que les organisateurs devaient être sacrément dérangés et que beaucoup de Mandragore avait dû être fumée le jour où les Tâches et les pseudos indices avaient été décidés. Vaguement d'accord, la semie-Vélane avait hoché la tête.

Après avoir vidé le bain, elles sortirent de la pièce, avec l'intention de retourner au carrosse de Beauxbâtons pour réfléchir à la fameuse énigme de l'œuf d'or. Cependant, au tournant d'un couloir, Fleur aperçut Cedric qui marchait devant elle. Elle remit alors l'œuf à son amie, sans même la regarder.

- Héééé ?! s'étonna Alexandra en prenant l'œuf.

- Il y a quelque chose que je dois faire, répondit simplement la blonde en s'éloignant.

La Sang Pur était si déroutée et intriguée qu'elle avait presque des points d'interrogation au-dessus de la tête. Mais lorsqu'elle vit que son amie s'avançait vers Cedric Diggory, elle comprit et esquissa un léger sourire. « Excellent choix ! » approuva-t-elle mentalement avant de tourner les talons et de repartir en direction inverse – il y avait plus d'une sortie dans cette école, après tout !

Pendant qu'Alexandra s'en allait, Fleur s'était approchée de Cedric, le saluant amicalement.

- Salut, répondit-il en souriant légèrement. Tu vas bien ?

- Très bien, dit-elle avec sincérité. Toi ?

- Bien aussi. Le choc de la Première Tâche est passé, rajouta-t-il en riant.

La jeune fille rit aussi – un rire doux et léger, qui vint caresser avec douceur les oreilles du Poufsouffle et gonfler son cœur de bonheur.

- Il est passé de mon côté aussi. Quoi qu'à la réflexion…

- Ça ne passera jamais complètement, compléta le Champion légitime de Poudlard.

- Voilà. Je crois que même lorsque je serai très vieille et toute ridée, je vais y repenser en me disant que je l'ai échappé belle.

Progressivement et plus ou moins consciemment, Fleur faisait agir son charme de Vélane, et Cedric devait faire de sérieux efforts pour demeurer en parfait contrôle de lui-même devant l'attraction croissante que la jeune fille exerçait sur lui.

Quelques couloirs plus loin, Alexandra Lamerais poursuivait nonchalamment son chemin, l'œuf de Fleur en main.

- Alexandra ! l'interpella une voix dans son dos. Alexandra !

La Sang Pur se retourna, cherchant du regard la personne qui l'avait ainsi apostrophée. Elle vit Domovoï qui s'avançait vers elle, sourire aux lèvres.

- Oh, salut, dit-elle de son ton enjoué habituel.

- Je voudrais savoir…

- Oui ?

- Je sais qu'on ne se connaît pas beaucoup… pas du tout, en fait. Mais je voudrais vraiment… que tu acceptes de venir au bal avec moi.

- C'est direct, rigola Alexandra.

- Je sais, répondit l'élève de Durmstrang en esquissant un sourire un peu embarrassé. Mais j'ai très envie de te connaître, et je pense que ce serait l'occasion parfaite.

Alexandra le regarda en silence une dizaine de secondes, comme si elle le jaugeait. Puis, avec un sourire éclatant, elle répondit :

- Je trouve que c'est une très bonne idée.

Le visage de Domovoï s'illumina.

- Vraiment ?

- Oui, dit la jeune fille. Mais je n'ai pas très envie de devoir attendre tout ce temps pour te connaître.

Il rit nerveusement.

- Ça aussi, c'est direct.

- Cours d'Alexandra Lamerais 101 : elle est franche et directe.

- Et le cours 202, c'est quoi ?

- Elle était en train de retourner au carrosse de son école et voudrait bien qu'un certain Domovoï Stanovoï fasse le chemin avec elle.

Le jeune homme laissa échapper un léger rire alors qu'Alexandra lui adressait un clin d'œil taquin avant de se remettre en marche à ses côtés.

Fleur était maintenant appuyée, le côté gauche de son corps contre le mur, faisant face à Cedric. Pendant la conversation, il s'était inconsciemment rapproché d'elle, se penchant même légèrement pour augmenter leur proximité, irrémédiablement attirée par son charme magique.

- Tu sais, je me rends compte que je ne t'ai pas vraiment remerciée pour m'avoir dit ce que tu savais sur les dragons, dit Cedric à voix basse.

- C'est pas grave, répondit Fleur avec un sourire, discret mais éblouissant. Je n'ai pas fait ça pour ça…

- Oui mais je me disais… si tu avais besoin d'aide… tu sais, l'œuf…

- L'œuf qu'on met dans l'eau ? demanda la semie-Vélane avec une lueur joueuse dans le regard.

- Tu as trouvé ?

- On dirait bien, continua-t-elle en se rapprochant imperceptiblement du jeune homme.

Il eut un rire nerveux.

- Alors pour te remercier, je fais comment, moi ?

Fleur ouvrit la bouche – sa magnifique bouche, rosée et joliment dessinée – mais une autre fois s'éleva avec force :

- OH, S'IL TE PLAÎT, VIENS AU BAL AVEC MOI !

Des gens qui passaient éclatèrent de rire. La jeune fille, comprenant ce qui se passait, mit fin au charme magique avant de jeter le regard le plus méprisant qu'on ait jamais vu en Grande-Bretagne au Gryffondor qui, confus, aussi écarlate que sa chevelure, s'empressa de déguerpir, comme s'il venait de se rendre brutalement compte de l'extrême stupidité de son action.

Fleur recommença lentement à faire agir son charme de Vélane en se retournant vers Cedric, qui se recula très légèrement, comme s'il tentait de se défaire de l'emprise qu'elle avait sur lui.

- Je… je sais ce que tu es en train de tenter de faire.

Embarrassée à l'extrême, la Championne de Beauxbâtons détourna le regard.

- Et je… je pense que j'aurais très certainement dit oui, mais j'ai… déjà quelqu'un.

Ces mots eurent l'effet d'une douche froide sur la Française, qui se détacha du mur, soudainement raidie.

- Fleur, crois-moi, je suis…

- Non, dit-elle d'une voix parfaitement dépourvue d'émotions. Tais-toi…

Elle se détourna brutalement et s'en alla, hermétique à toute tentative qu'aurait pu avoir le joueur de Quidditch pour la retenir.

Cedric demeura une longue minute immobile le temps pour le mélange extrêmement complexe de sentiments entremêlés de se clarifier un peu. Il crispa les paupières et, en colère contre lui-même, laissa aller sa tête contre le mur derrière lui.

« Merde ! » ragea-t-il intérieurement.

Dire que s'il n'avait pas demandé à Cho Chang de l'accompagner au bal, la veille, il aurait pu y aller avec Fleur Delacour, cette fille qui hantait ses rêves depuis son arrivée. Et tout à l'heure, même pas cinq minutes plus tôt, si cet imbécile de Ronald Weasley n'avait pas fait son cinéma, il aurait pu lui ravir un baiser…

Tout en discutant de choses et d'autres, Alexandra et Domovoï étaient arrivés devant le carrosse de l'Académie Beauxbâtons.

- Te voilà donc arrivée à destination, dit l'élève de Durmstrang avec un sourire.

Il se baissa un peu pour l'embrasser sur la joue, mais la jeune fille tourna légèrement la tête, et ce furent leurs bouches qui se rencontrèrent. Le baiser fugace fut chaste et tendre, ce qui n'empêcha pas Domovoï de la regarder avec étonnement. À nouveau, elle lui adressa un petit clin d'œil.

- Cours d'Alexandra Lamerais 303 : elle a toujours ce qu'elle veut…

La Française amorça un geste pour retirer la cape de fourrure qu'il avait posée sur ses épaules pour la protéger du froid de décembre, mais il arrêta ses mains avec les siennes. Devant la lueur de surprise dans ses grands yeux chocolat, il lui glissa à l'oreille :

- Garde-la. Cours de Domovoï Stanovoï 101 : il est galant.

La Sang Pur laissa échapper un petit éclat de rire alors qu'il l'embrassait sur la joue avant de repartir vers l'école. Le sourire aux lèvres, Alexandra le regarda s'éloigner quelques instants avant de pénétrer dans le carrosse. Elle laissa tomber la cape de fourrure sur son lit avant de s'y allonger, l'œuf d'or de la Championne contre son ventre.

Elle y était depuis quelques minutes lorsque Fleur, extrêmement morne, y entra à son tour. En voyant la mine de son amie, Alexandra comprit tout de suite que l'impossible venait de se produire : Cedric avait refusé.

- Fleur ? tenta la Française.

- Je préfère ne pas en parler, répondit aussitôt la Championne en se laissant tomber sur son propre lit.

- Je comprends.

- Merci. D'où est-ce que ce truc sort ?

Elle venait de remarquer la cape de fourrure, laquelle n'avait absolument pas sa place dans le décor.

- C'est à un élève de Durmstrang, non ?

Les yeux ronds, la semie-Vélane lança un coussin à son amie rougissante.

- Cachottière !

- Hé ! Tu peux parler !

- Je souffre. Toi, c'est quoi ton excuse ?

- Mon jardin secret, plaisanta Alexandra.

- Mon œil !

- Bon, d'accord. Mais en fait, il n'y avait pas grand-chose à raconter avant. C'est à Domovoï Stanovoï. Un élève de Durmstrang à qui j'ai parlé quelques fois.

- Il n'y avait pas grand-chose à raconter avant… et maintenant ?

La Sang Pur roula sur le côté, adressant un sourire mystérieux à sa meilleure amie. Puis, une lueur joueuse dans ses grands yeux bruns, elle mima un baiser dans les airs. Le cœur de la Sang-Mêlée se serra brièvement, le geste d'Alexandra lui rappelant le baiser de Cedric qu'elle avait failli avoir. Elle s'efforça cependant d'avoir l'air ravie pour son amie. Le résultat, par ailleurs, était assez convaincant.

- Alors, tu vas au bal avec lui ?

Alexandra hocha la tête, radieuse. Les deux Françaises décidèrent par la suite de s'attaquer à l'énigme, que Fleur retranscrivit dans un cahier. Puis, le regard posé sur les lignes, elle se mit à penser à voix haute :

- « Descends nous visiter et entends nos paroles »… ça, c'est facile. La Tâche sera dans le lac. Ensuite… « nous devons pour chanter être au-dessous du sol » ça c'est une référence aux sirènes, c'est sûr.

- Ouais. « À présent, réfléchis, exerce ton esprit »… ben ça va, là, on est en train ! plaisanta Alexandra.

Fleur rit avant de poursuivre :

- « Ce qui t'est le plus cher, nous te l'avons ravi ». C'est là que ça se corse.

- Que ça se corse ? C'est clair, pourtant.

- C'est clair, justement. Les sirènes vont me voler quelque chose d'important. T'as vu la taille du lac ? Je fais comment, moi, si c'est petit ? Et si je ne sais même pas ce que je cherche…

- Le reste de la chanson parle d'une limite d'une heure. Ça va être chronométré histoire de vous compliquer la tâche encore plus.

- Ce qui m'amène à un autre problème de taille.

- Lequel ?

- Il faut que je respire sous l'eau pendant une heure…

Le mot de la fin : Décidément, ces temps-ci... LOL. Je dois dire, j'adore Ron, mais là, vu qu'il m'a tout foutu en l'air pour Fleur et Cedric, je lui botterais les fesses LOL… reviews svp, ça fait tellement plaisir !