Lunedorell : XD et comment !!! La scène m'a trop frustrée, j'étais « gniiiiiiiii 'spèce de bouffon qu'est-ce que tu faiiiiiiis !! ». Mais bon, pour une fois, c'est la faute à JKR !! Lol.
Lilli-Puce : Ben non t'es pas chiante ;) C'est comme j'ai déjà dit, en fait, Silver and Red, elle est déjà écrite, mais à la main, je fais juste recopier, et ça je le fais surtout quand j'ai vraiment le temps… mais t'inquiète pas, elle avance lentement mais sûrement… au moins, celle-là, tu peux être sûre que le syndrome de la page blanche ne me bloquera pas deux semaines XD. Et vi… je me sens d'humeur à vous gâter
Mme Diggory Weasley : Tout à fait ! Ce qu'il est boulet quand il s'y met celui-là ! XD
Garance : Merci et… de rien !! Lol !! Quant à la suite, ben… la voici !!!
Chapitre 12 : Danse avec moi…
Dans la salle de bains des préfets, une odeur de jasmin, douce et ensorcelante, embaumait l'air alors que Fleur, les yeux fermés, se prélassait dans l'eau chaude et parfumée. Avec sa baguette, elle avait fait apparaître un banc extrêmement confortable au fond de la piscine pour ne pas être obligée de demeurer debout. Soudain, un bruit vint troubler ce moment de détente absolue.
C'était un bruit léger – si léger que la jeune fille se demanda s'il n'était pas le fruit de son imagination. Mais il se répéta à quelques reprises. « Toc toc toc toc… ». Le son du bec d'un hibou qui frappait sur une fenêtre. Sans doute était-ce la chouette familiale qui lui apportait le « Joyeux Noël » de ses parents et de sa sœur.
La semie-Vélane étira le bras pour atteindre sa baguette magique et, d'un léger mouvement de poignet, ouvrit la fenêtre. L'oiseau faillit s'empêtrer dans le long rideau de soie en entrant dans la pièce, et Fleur s'empressa de refermer magiquement la fenêtre dès que le rapace fut entré, car le vent froid s'engouffrait dans la pièce.
Le messager se posa élégamment sur le rebord de l'immense baignoire. C'était une chouette hulotte, mais – la jeune fille put le constater du premier coup d'œil – ce n'était pas Mathilda. Légèrement intriguée, la Championne de Beauxbâtons prit le bout de parchemin attaché à la patte de la chouette et le déplia.
Elle poussa un cri d'exaspération en voyant le message. « Je t'aime ». La même écriture que la lettre de l'autre fois. Le même anonymat. Mais un oiseau différent… pourquoi ? Pour brouiller les pistes ? Fleur regarda la chouette hulotte, qui n'avait pas bougé.
- Est-ce que c'est Fabien Lancelot qui t'envoie ? risqua-t-elle.
La chouette postale poussa un léger hululement, mais – à la grande surprise de la Française – fit un signe de tête signifiant « non ».
- Non ? s'étonna la Championne. Alors est-ce que c'est… quelqu'un de Beauxbâtons ?
L'oiseau de proie répéta le même signe de négation. La jeune fille fronça les sourcils.
- C'est quelqu'un de… Durmstrang ?
Même réaction de la chouette inconnue.
- Quelqu'un de Pot-de-Lard, alors ?
Cette fois, l'oiseau de nuit eut une réaction différente : il se pencha d'avant en arrière à quelques reprises, mimant sans doute un hochement de tête. Oui. Le garçon qui écrivait ces messages était un élève de Poudlard, qui devait utiliser un sortilège pour les traduire en français.
- C'est Roger ?
La chouette lui signala que non.
- Alors là, je n'y comprends plus rien, soupira Fleur en regardant le message.
Non seulement ce n'était pas cet idiot de Fabien Lancelot qui lui écrivait, mais en plus, ce n'était même pas son cavalier. Mais alors, qui ? Un garçon de Poudlard, c'était bien vague…
- Quelqu'un en septième année ? demanda-t-elle, espérant que la chouette lui donnerait une réponse positive.
Il ne manquerait plus que ce soit cet idiot de rouquin qui lui avait crié de l'accompagner au bal ! Au grand soulagement de la Championne, l'oiseau lui répondit par l'affirmative.
Lentement, la jeune fille passa la pointe de sa baguette sur le parchemin, pour former, avec son écriture raffinée, les mots suivants : « Au bal… signale-toi ». Puis, elle rendit la lettre à la chouette hulotte et lui ouvrit la fenêtre d'un coup de baguette magique avant de sortir du bain.
Lorsqu'elle revint dans le carrosse, c'était la pagaille : onze jeunes filles étaient en train de se préparer pour un bal. Et la douzième, la plus belle, la plus importante, la plus tout, venait d'entrer.
- Magali, tu veux bien me prêter ton fer plat magique ?
- Sarah, le gloss lustré ou le gloss brillant, selon toi ?
- Je n'ai pourtant pas grossi… quoi qu'avec ce qu'on mange ici, ça ne me surprendrait même pas ! Alexandra, tu peux m'aider avec la fermeture éclair ?
Fleur ne put retenir un sourire en voyant son amie lever les yeux au ciel avant d'aider Magali Bourgeois. Alexandra, contrairement aux autres, était déjà prête et, comme on pouvait s'y attendre, elle était magnifique.
Le maquillage qu'elle avait appliqué sur ses yeux lui donnait un regard félin et captivant, elle portait une magnifique robe de soie bordeaux, et avait jeté un sort à ses cheveux pour les allonger un peu et les rendre ondulés.
- Fleur ! s'exclama Blanche en la voyant. Enfin, on a presque cru que tu t'étais noyée dans le bain ! Tu te rends compte que tu risques de tout retarder ? Ils ne peuvent rien faire sans toi, tu es une Championne !
- Je sais, ne t'en fais pas, je serai prête à temps, voyons !
En effet, elle était déjà en train d'enfiler avec soin la superbe robe de soie argentée qu'elle avait mis tant de temps à choisir la semaine précédente.
- Je me charge de tes cheveux ! s'exclama tout de suite Alexandra en se précipitant vers sa meilleure amie.
En fait, elle cherchait surtout à pouvoir lui parler en toute discrétion.
- Pourquoi ç'a été si long ? murmura-t-elle en passant une brosse dans les cheveux soyeux de la semie-Vélane.
- J'ai reçu un deuxième message, répondit la Française du bout des lèvres.
Bien que concentrée sur ce qu'elle faisait, la Sang Pur marmonna :
- Maudit soit cet abruti congénital de Fabien Lancelot…
- Ce n'est pas de lui, soupira Fleur.
- Quoi ?
Elle était présentement en train de coiffer les cheveux de la Championne de Beauxbâtons en un chignon avec des mouvements compliqués de sa baguette magique.
- J'ai… demandé à la chouette.
- Euh…Fleur…
- C'est quelqu'un de Pot-de-Lard, poursuivit Fleur, sans se préoccuper de l'intervention de son amie. Un garçon en septième année. Je lui ai renvoyé son hibou pour lui dire de se manifester pendant le bal.
- Fleur, t'es sûre ?
- Oui. Ça m'agace de ne pas savoir qui c'est.
- Et… il disait quoi, ce second message ? risqua Alexandra en terminant son œuvre avec un délicat ornement dans le chignon de son amie. (NdA : Ce qu'elle a dans les cheveux dans le film HP4).
Lentement, la magnifique jeune fille se retourna vers son amie.
- « Je t'aime ».
Les yeux arrondis par la surprise, Alexandra prit quelques secondes à pouvoir articuler correctement :
- Tu es sûre que c'est le même ? demanda-t-elle en entamant le maquillage de son amie.
- Absolument. Et je veux savoir qui est assez culotté pour m'envoyer des « je t'aime » et m'appeler « mon cœur », le tout anonymement.
- Mesdemoiselles, êtes-vous toutes prêtes ? demanda Madame Maxime de sa voix puissante.
Douze voix féminines répondirent par l'affirmative. La délégation sortit dans le froid hivernal et s'empressa de se réfugier dans le château.
- Ah, vous voilà, dit le professeur de métamorphose en voyant Fleur arriver. Tout de même... dépêchons, dépêchons… nous sommes déjà très en retard…
En l'apercevant, Roger lui proposa son bras – qu'elle accepta, bien sûr. La jeune fille dut se faire violence pour ne pas hurler lorsqu'il l'emmena vers Cedric et la jeune fille qu'il avait choisie comme cavalière.
Cho Chang.
La fille à laquelle il avait sourit le soir où Beauxbâtons était arrivée à Poudlard. La fille qui lui avait parlé dès son arrivée, et qui lui semblait si sympathique. Sans même le savoir, l'Asiatique venait de passer du rang de « personne à la compagnie appréciable » à la première place sur la liste noire de la Française, surpassant même Fabien Lancelot, le tout en une fraction de seconde.
Hypocrite jusqu'au bout de ses ongles parfaitement manucurés, l'héritière des Delacour la salua en lui souriant.
- Ta robe est vraiment très jolie, la complimenta-t-elle.
- Merci, répondit Cho avec un sourire. La tienne aussi.
- Très bien, dit McGonagall. Puisque tout le monde est enfin là, nous allons pouvoir procéder… un couple derrière l'autre, s'il vous plaît… Monsieur Davies et Miss Delacour… Monsieur Krum et Miss Granger…Monsieur Diggory et Miss Chang… et Monsieur Potter avec Miss Patil ! Dépêchons, nous sommes déjà très en retard… voilà, tout est parfait...
À cet instant, les magnifiques doubles portes s'ouvrirent avec lenteur, et la musique d'un orchestre se fit entendre. Gracieuse, la tête haute, magnifique comme toujours, la Championne de Beauxbâtons pénétra dans l'immense salle. Les gens présents applaudirent l'entrée des Champions.
La musique s'arrêta lorsque les gens commencèrent à s'installer à table. Fleur était très énervée – et c'est sur l'école qu'elle décida de passer ses nerfs. De toute façon, elle aurait pu parler de la forme de chacun des brins d'herbe du gazon de la cour de son manoir et Roger Davies l'aurait écoutée avec la même attention et les mêmes yeux de merlan frit…
Après le repas, les tables disparurent, libérant l'immense piste de danse. Les Champions et leurs cavaliers se mirent en position, attendant que la musique commence pour se mettre à danser. La jeune fille entama donc une valse avec le joueur de Quidditch. Fleur était une excellente danseuse et, fort heureusement pour elle, le Serdaigle se montra à la hauteur.
Peu à peu, d'autres couples vinrent rejoindre les quatre premiers. Au passage, la semie-Vélane vit son amie, radieuse, commencer à danser avec Domovoï. Elle sourit à Alexandra – et, bien sûr, Davies se figura que ce sourire lui était adressé.
Plus tard dans la soirée, la jeune fille s'excusa auprès de son cavalier et sortit de la salle, dans l'intention d'aller faire un tour aux toilettes. Un hibou était posé sur la rampe d'escalier. Il lui indiqua sa présence et réclama son attention en hululant avec force.
Fleur sursauta légèrement en l'entendant et se tourna vers l'oiseau, qui tendait maintenant la patte. Était-ce un message de son fameux admirateur ? Intriguée, la jolie Française prit le morceau de parchemin et le déplia rapidement.
« Je tenais à t'offrir ce cadeau, car je te vois chercher à la bibliothèque depuis un mois, et mon ami, qui est un des Champions, a trouvé la solution depuis une semaine : ce dont tu as besoin, c'est du Sortilège de Têtenbulle. Et si tu tiens toujours à savoir qui je suis, descends dans les cachots… » disait le message.
Fleur ne se posa même pas de questions : elle se dirigea vers la porte qui marquait l'entrée des cachots et se dépêcha de la passer.
Elle frissonna légèrement alors qu'elle descendait des escaliers de pierre sombre. L'endroit était froid, humide et sombre. En un mot, il était lugubre. Elle resserra légèrement son voile semi transparent sur ses épaules, davantage pour se rassurer que pour se protéger de la fraîcheur ambiante.
Le couloir sinueux et silencieux la mena à une porte de métal sombre. Grimaçant légèrement, elle la poussa pour l'ouvrir à moitié et pénétra dans la pièce qui se trouvait derrière elle.
C'était une pièce assez grande et vide – probablement abandonnée depuis des années – aux murs de pierre nue. Mais quelqu'un avait allumé un feu dans la cheminée qui se trouvait au fond de la pièce, rendant déjà l'endroit relativement plus agréable.
Ce quelqu'un faisait face au feu – et tournait le dos à la Championne. Dans la pénombre, il lui était impossible de distinguer autre chose qu'une silhouette masculine se détachant des flammes orangées. C'était forcément lui, mais, justement, qui était-il ?
Se maudissant de ne pas avoir sa baguette (un simple « Lumos » aurait élucidé le mystère), la sorcière s'avança de quelques pas, l'écho du bruit de ses chaussures se répercutant sur les murs. Il se retourna lentement vers elle, et le cœur de Fleur manqua un battement.
C'était lui.
- Bonsoir, dit-il doucement.
- Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-elle d'un ton plus dur qu'elle ne l'aurait voulu.
- Fleur, je voudrais simplement que tu m'écoutes…
Le jeune homme s'avança vers elle, mais elle recula.
- Écouter quoi ? C'était pourtant très clair. J'ai demandé. Tu as dit non. Fin de l'histoire et au revoir, on m'attend.
Elle se détourna pour sortir, mais il la retint par le poignet et l'obligea doucement à se retourner pour la regarder dans les yeux. La jeune fille n'eut pas le courage de lui résister.
- Ça t'a mise en colère et je peux comprendre. Mais comprends à ton tour que je ne pouvais pas accepter… même si je le voulais.
- Je veux que tu t'expliques, Cedric.
- C'est ce que je suis en train de faire.
- Pas sur ça. Sur les messages. Explique-toi vite et bien.
Pendant ce temps, Domovoï était en train de servir un rafraîchissement à sa cavalière. Et ce fut à ce moment précis que Roger Davies s'interposa :
- Excuse-moi, t'as vu Fleur depuis qu'elle est partie tout à l'heure ?
- Non, répondit-elle en haussant les épaules, un peu agacée par ce manque de politesse.
Son agacement n'alla pas en diminuant lorsque Davies s'en alla comme il était venu.
- Oui, oui, et bonsoir à toi aussi ! lança-t-elle par-dessus son épaule. Non mais je te jure, bougonna-t-elle en se retournant vers Domovoï. Plus ça va, plus je les trouve lourds, les prétendants de Fleur. C'est pas déjà assez de me voir seulement quand il faut me demander quelque chose à propos de Fleur, comme si je savais systématiquement où elle se trouve à chaque seconde de sa vie, maintenant, il faut qu'ils soient malpolis… pourquoi tu ris ?
Domovoï rit doucement avant de l'embrasser sur le front.
- Tu es drôle quand tu t'énerves comme ça, dit-il simplement avec un sourire.
- Excusez-moi, dit une voix féminine.
Alexandra se tourna vers la provenance de la voix et son regard perdit immédiatement toute chaleur, car il venait de se poser sur une fille qu'elle détestait par procuration pour avoir volé un garçon à sa meilleure amie.
- Quoi ?
- Vous n'auriez pas vu Cedric, par hasard ?
- Franchement, dit la Française avec moins de délicatesse qu'à son habitude, j'ai une tête à avoir vu ce benêt de frelon ? (NdA : MDR !! Pardon…)
Cho Chang lui adressa un regard courroucé avant de tourner les talons et de repartir.
- Diggory a disparu aussi ? demanda l'élève de Durmstrang en fronçant légèrement les sourcils.
- Tiens donc, dit la Sang Pur avec un sourire indéfinissable.
« J'espère au moins qu'ils s'amusent » songea-t-elle.
Dans les cachots, un silence s'était installé.
- J'attends, lança Fleur.
Cedric baissa légèrement les yeux et les releva après quelques secondes pour les planter dans ceux de Fleur.
- Le premier était pour te féliciter de ton exploit.
- Tu l'avais déjà fait de vive voix.
- Dans la tente, je n'ai pas pu dire tout ce que je voulais dire. Ce n'était pas le moment. Tu n'avais pas le temps.
- Tout ce que tu voulais dire ? « Mon cœur » ?
- Le second, reprit Cedric sans se préoccuper de l'intervention de la blonde, se passe de commentaires.
- Oui, en effet, c'est sans commentaires.
- C'est Noël. Je voulais te le faire savoir… et c'est le moyen que j'ai trouvé.
- Pourquoi ne pas avoir signé ces messages, au moins ? s'exaspéra-t-elle en le repoussant. Tu as conscience que j'étais sûre que c'était cet imbécile de Fabien Lancelot ? J'ai failli demander à Florence de le jeter du haut de la tour d'astronomie de ma part ! Combien de temps encore avais-tu l'intention de me cacher la vérité ? Pendant combien de temps encore voulais-tu te jouer de moi ? RÉPONDS !
- Honnêtement… je ne suis même pas sûr que j'aurais osé te le dire si jamais tu n'avais jamais demandé à savoir qui était l'auteur des lettres.
- Et POURQUOI ?
- Parce que ça m'aurait pris un courage… que je n'étais pas sûr d'avoir. Je n'en avais même pas assez pour t'inviter.
La Sang-Mêlée demeura silencieuse un moment, partagée entre sa colère et son amour pour lui. Lentement, elle s'avança vers lui et passa ses bras autour de sa nuque.
- Faisons comme si tu m'avais invitée, comme si la dernière chanson de la soirée était en train de jouer…souffla Fleur à son oreille.
- Ce qui veut dire ? demanda-t-il à voix basse.
- Danse avec moi… murmura-t-elle, les yeux mi-clos.
Cedric ne se le fit pas dire deux fois et entoura doucement sa taille avec ses bras, la rapprochant de lui. Elle sourit en se lovant plus confortablement contre lui, posant sa tête sur son torse.
Ils demeurèrent ainsi de longues minutes, se mouvant au rythme lent et langoureux d'une musique qui ne jouait que dans leurs têtes.
- On va nous chercher, finit-elle par dire, à regret.
- Alors faisons comme si la chanson était terminée…
- C'est-à-dire ?
Le Poufsouffle se pencha légèrement vers elle pour l'embrasser. Un frisson des plus agréables lui parcourut l'échine, et elle sentit ses jambes faiblir tant l'effet de ce tendre baiser était puissant.
- Il faut… commença le Champion.
- Oui, ils vont…
- Vas-y d'abord…
La jeune fille, bien à contrecoeur, se détacha de lui et rebroussa chemin.
- Ah, tu es là, dit Roger en la voyant revenir. Je commençais à m'inquiéter…
- La moitié de l'école était aux toilettes, mentit-elle avec un sourire.
Le reste de la soirée se passa dans l'indifférence totale pour Fleur – sauf le moment où, dans le parc, elle dut mettre fermement un terme aux ardeurs du Serdaigle. Ennuyée, elle prétexta une soudaine fatigue pour pouvoir retourner au carrosse.
Comme elle s'y attendait, il n'y avait personne. La jeune fille avait mis son pyjama et était en train de défaire sa coiffure lorsque Alexandra fit son entrée, le sourire aux lèvres – le sourire de quelqu'un qui venait de passer une excellente soirée. Ce sourire devint taquin lorsque le regard de la brune se posa sur la blonde.
- Alors ? demanda-t-elle.
- Davies peut toujours courir s'il veut ressortir avec moi, répondit la Championne.
- Quoi ? Non, c'est pas de ça que je parle !
Elle se laissa tomber sur son propre lit avant de se débarrasser prestement de ses chaussures – ces magnifiques et coûteux instruments de torture féminine.
- Je parle… de ton admirateur… et de ta subite disparition.
Ses orteils frétillaient.
- C'est drôle, Cedric aussi avait disparu, continua-t-elle, le sourire fendue jusqu'aux oreilles. Raconte, sinon je te torture !
- Il y a eu une certaine…
Fleur prit un air innocent.
- … magie.
Les orteils d'Alexandra frétillèrent de plus belle et ses yeux s'arrondirent. La bouche en O, elle mit une dizaine de secondes à pouvoir s'exclamer :
- Oh, mon… c'était lui ? C'était vraiment lui ?
Fleur hocha la tête, et Alexandra se leva d'un bond.
- En d'autres termes, ça veut dire que tu as passé une très bonne soirée même si ton cavalier était complètement rasoir, et que, sous peu…
Elle donna un coup de hanches vers la droite, comme si elle bousculait quelqu'un d'invisible se tenant à ses côtés.
- Geisha à la noix… ADIEU !
La Championne de l'Académie Beauxbâtons éclata de rire avec son amie, qui semblait penser que tout était gagné d'avance.
Fleur, elle, sentait bien que ce ne serait pas si simple…
Le mot de la fin : Voilàà ! J'ai été un peu longue, j'espère que vous me pardonnerez vu que je vous offre un double !!!
