Julie : Merci beaucoup !! :D

Mme Diggory Weasley : Hé bah merci ^^ je suis contente de te « revoir » ! ;)

Lilli-Puce : Me calmer ? Ja-mais ! LOL !

Lunedorell : Moi aussi, vu la tête de Robert Pattinson, j'avoue que Fleur, je l'emmerde mais alors là ROYAL !!! XD

Lunedorell, le retour de la revanche qui contre-attaque : Merciiii !!! :D

Mymymoy76 : Merciii !

Lunedorell, ma si fidèle lectrice... ce chapitre est pour toi, avec malheureusement du retard. Merci, oui, merci de ton MP.

Chapitre 14 : Seulement lui, seulement elle

On était en plein après-midi neigeux de mars, et l'intérieur du carrosse était extrêmement agité. Pourtant, seulement deux personnes s'y trouvaient : Fleur Delacour et Alexandra Lamerais.

La blonde effectua un vol plané par-dessus les lits, et termina douloureusement sa course contre une des parois du carrosse de l'Académie française de Magie, et, gravité oblige, retomba sur l'immense lit de Madame Maxime.

La semie-Vélane secoua légèrement la tête pour reprendre ses esprits.

- Ouh…

- Fleur, ça va ? s'inquiéta Alexandra en allant la rejoindre.

La Championne de Beauxbâtons hocha la tête en se relevant. Elle alla se repositionner au centre du carrosse, prête à toute éventualité.

- Vas-y, dit-elle en voyant que son amie semblait hésiter.

- Je n'aime pas ça. J'ai toujours peur de te blesser.

- Alex, je ne saurai pas à quoi m'en tenir jusqu'au vingt-quatre mai, et je ne peux quand même pas me tourner les pouces jusque là.

- Mais enfin, tu n'as pas plutôt envie de faire un peu de théorie ? Ou bien, tiens, entraîne-toi sur moi. Je me dévoue !

- Madame Maxime a dit que la Troisième Tâche, c'est souvent la totale. Il est inutile que je sache jeter tous les sortilèges de la planète si un rien peu me mettre hors combat. Il faut que je devienne plus… solide !

- Mais tu es solide ! s'exaspéra la Sang Pur en levant les yeux au ciel.

- Pas tant que ça. La preuve : je ne sais même pas tenir tête à quelques Strangulots.

- Oh, Fleur, arrête de t'en vouloir pour ça.

- Non, tu ne comprends pas, ce n'est pas ça, répondit la jeune fille en secouant la tête. Je veux juste… être à la hauteur. Les trois autres ont plus de résistance que moi.

- Des muscles et pas de cervelle, marmonna Alexandra pour elle-même.

- Alex, après l'échec retentissant de la deuxième épreuve, il faut vraiment que je sois parfaite pour que Beauxbâtons gagne. Vraiment meilleure que les trois autres.

« Meilleure que ce rustre de tête de Souafle enfarinée en jaune et noir » acheva-t-elle dans sa tête.

- Si tu insistes.

« Mais je continue de croire que c'est ridicule » compléta l'héritière des Lamerais en regardant sa baguette magique.

Silencieusement, elle appliqua le Maléfice d'Entrave à son amie, laquelle se retrouva immédiatement écrasée contre le sol, incapable de bouger, le souffle coupé par la puissance du sortilège, comme si une créature invisible et particulièrement lourde venait de mettre le pied sur elle.

Quelqu'un cogna timidement à la porte du riche carrosse et la pression quitta la poitrine de la jeune fille. Alors qu'elle se relevait plus ou moins facilement, Alexandra alla ouvrit la porte.

- Par toutes les fées de la Terre, qu'est-ce que tu fais là ? s'écria-t-elle.

- Dis-moi plutôt d'entrer, amie indigne, on se les gèle dehors !

- Florence ? s'étonna Fleur en s'approchant d'Alexandra.

La Sang Pur s'écarta pour laisser entrer la fille de Moldus, radieuse.

- J'arrive pas à y croire ! s'exclama la brune en serrant son amie de longue date dans ses bras.

- Florence, quelle magnifique surprise ! reprit la Championne en enlaçant la sorcière à son tour. Comment es-tu venue ?

- Par cheminée ! répondit la jeune fille, très fière. J'ai mis un temps fou à trouver le carrosse… j'ai dû demander à quelqu'un de me l'indiquer. Un homme aussi grand que Madame Maxime, mais, pfoualala… avec beaucoup moins de classe.

- C'est un professeur, précisa Alexandra.

- Oh, Seigneur, les standards britanniques sont donc si bas ? Quoiqu'il en soit, il a été bien gentil – mais j'ai eu un peu de mal à le comprendre. Mais qu'est-ce que vous faites habillées comme ça ?

En effet, elle venait de se rendre compte que ses deux meilleures amies portaient la tenue de sport de l'Académie Beauxbâtons.

- Je m'entraînais, répondit Fleur.

- En fait, spécifia Alexandra, elle m'obligeait à la bombarder de maléfices.

- Il faut que j'augmente ma résistance, combien de fois devrais-je te le répéter ?

- Tu vois ? Elle est barge.

- C'est quoi, la Troisième Tâche ?

- Justement, je ne sais pas. Mais Madame Maxime dit que c'est souvent la pire de toutes.

Florence retira son manteau et alla s'asseoir sur un lit, regardant ses deux amies.

- Alors, est-ce que vous avez des nouvelles fraîches et croustillantes ? demanda-t-elle avec un regard innocent.

- Alexandra a un petit ami, dit la quart de Vélane.

- L'admirateur secret de Fleur, c'était Cedric Diggory, rétorqua la Sang Pur, légèrement mécontente.

- Elle sort avec l'ami d'un de mes adversaires, renchérit la Championne en regardant son amie de travers. Une brute du nord.

- Elle a embrassé un adversaire ! Un frelon britannique retardé.

- Elle l'a fait avant moi, bien sûr…

- Adversaire qui a une petite amie, faut-il le rappeler !

Florence sentait la tension monter, aussi leva-t-elle les mains pour apaiser les esprits.

- Stop ! Pourquoi chacune ne dit-elle pas seulement les informations qui la concernent ? suggéra-t-elle, diplomate. Avant que l'une de vous ne décide d'augmenter la résistance physique de l'autre…

Les deux amies se regardèrent et éclatèrent de rire, faisant tomber d'un coup la tension qui avait grimpé.

- Donc, Alex ?

- Il s'appelle Domovoï Stanovoï, répondit-elle avec un sourire. Je l'ai rencontré en allant poster une lettre une semaine après la Première Tâche. Je suis allée au bal avec lui. Il est à Durmstrang, c'est un ami de Viktor et ce n'est pas une brute, rajouta-t-elle en se tournant vers Fleur, lui tirant presque la langue. C'est un ange.

Florence retint un sourire. La dernière remarque était inutile : pour sortir avec Alexandra Catherine de la Hautane Lamerais, il fallait forcément être un ange. C'était impossible autrement…

- Je plaisantais, bien sûr, précisa Fleur.

- De ton côté ? demanda Florence, une lueur curieuse dans le regard.

- C'est compliqué, soupira Fleur en s'asseyant sur son lit.

- J'ai tout mon temps.

- Je ne comprends pas moi-même ce qui se trame dans sa tête.

- Ah, les hommes, plaisanta Alexandra.

- Il y a des moments où j'ai vraiment l'impression qu'il m'aime, moi et personne d'autre… mais d'autres moments où j'ai l'impression qu'il se joue de moi comme c'est pas permis. Alors je… je ne sais plus quoi penser. Vraiment plus.

- Raconte, dit simplement Florence, les yeux brillants de curiosité.

- Avant le bal de Noël, j'étais en train de prendre mon bain quand une chouette est arrivée avec un autre message à la patte. « Je t'aime ». J'ai posé quelques questions à la chouette – ne me regarde pas comme ça, Florence ! – et j'ai fini par savoir que ce n'était pas Fabien, mais quelqu'un de Pot-de-Lard. Quelqu'un en septième année. À l'endos du message, j'ai écrit « Au bal, signale-toi » et j'ai donné le parchemin à la chouette. Je voulais savoir qui m'envoyait ces messages. Normal, non ?

La fille de Moldus hocha la tête, déjà captivée par ce que racontait son amie.

- Pendant le bal, je suis sortie pour aller aux toilettes. Un hibou m'attendait, avec ça.

Fleur sortit le parchemin de sa valise et le donna à Florence.

- Et tu y es allée ? voulut-elle savoir.

- Évidemment. Il m'attendait, il voulait me parler. Mais je ne suis mise en colère. Je me sentais manipulée, je détestais ça. On s'est disputés, jusqu'à ce qu'il me dise qu'il avait juste manqué de courage.

- Les mecs, soupira la Française aux cheveux châtains.

- Ensuite… je ne sais plus ce qui m'a pris. Je l'ai serré contre moi et je lui ai demandé de danser avec moi. J'étais dans ses bras et je… je te jure, Florence, je ne me suis jamais sentie aussi aimée de toute ma vie. Et puis il m'a embrassée et là, le monde aurait pu s'écrouler, je n'aurais rien vu.

- Il faut que j'avoue, à ce moment-là, moi, j'étais sûre que la partie était gagnée. Fleur Delacour, un, pétasse chinoise, zéro, game over, commenta Alexandra.

- Hé non. Après mon échec au lac, je suis allée me réfugier à la bibliothèque. Devine qui est venu m'y rejoindre pour savoir comment j'allais…

- Évidemment.

- On s'est embrassés, mais… il a dit qu'on ne pouvait pas à cause de cette fille, et je me suis encore mise en colère. Pour les mêmes raisons qu'à Noël. Il m'a juré qu'il m'aimait, qu'il avait fait son choix, mais qu'il ne savait pas comment l'annoncer à Cho.

- Imbécile, marmonna Alexandra pour elle-même.

- Ça n'a pas vraiment aidé son cas, je l'ai obligé à partir. Ça fait un mois qu'on ne se parle plus. Je sais qu'il m'évite et, pour être franche, j'essaie de faire la même chose avec lui… et je n'y arrive pas. Pourquoi ça m'arrive à moi ? Pourquoi est-ce qu'il est toujours dans mes rêves, pourquoi est-ce que je serais prête à vendre mon âme au Diable pour qu'il me touche, pourquoi est-ce que, dans une pièce bondée, tout le monde disparaît quand il entre, et je ne vois que lui ? Seulement lui…

- Parce que tu l'aimes, Fleur, répondit simplement Florence. Parce que tu l'aimes…

Cedric Diggory, dans son dortoir, était allongé sur son lit, regardant fixement ce qui s'étalait devant lui : le tissu jaune or de son lit à baldaquins. Sur le lit à sa droite, James Davenport faisait tourner sa baguette entre ses doigts.

- Je te jure, James. Lorsqu'elle est dans une pièce, je…

- Mais comme tout le monde, Ced' ! Elle est tellement belle, c'est normal ! Même les filles ne peuvent pas s'empêcher de la regarder pour se dire « Je la déteste ». Si elle est vraiment en partie Vélane comme tu m'as dit… elle est née pour attirer l'attention.

- Non, tu ne comprends pas, s'exaspéra le Champion.

Il se redressa en position assise pour regarder son meilleur ami.

- Ça n'a rien à voir avec sa beauté ou son ascendance ! C'est elle, son intérieur, qui me fascine ! Tout le monde semble se dire : « Voilà décidemment une fille magnifique ». Personne n'a l'air de réaliser que c'est une Championne, personne n'a l'air de comprendre ce que ça veut dire ! Elle a passé une double sélection, James ! Madame Maxime a choisi personnellement l'élite de son Académie, et parmi cette élite, un nom a jailli de la Coupe de Feu, et c'était le sien ! Tout le monde se dit que je suis le petit génie de l'école parce que j'ai été choisi… mais elle aussi, c'est un petit génie alors ! Tu lui as déjà parlé ?

- Euh… non mais je l'ai entendue parler à Davies et elle a l'air assez prétentieuse.

- Mais il est bête, Davies !

Cedric soupira et se prit la tête dans les mains.

- Moi, je lui ai déjà parlé… parce que je me disais : « Cette fille doit être intelligente ». Elle est raffinée, cultivée, elle est spirituelle, drôle, juste et généreuse ! Son rire c'est une musique… quand elle rit… tu veux faire pareil. Et à la Seconde Tâche… lorsqu'elle a vu sa sœur sortir de l'eau, elle était prête à retourner dans le lac elle-même pour prendre Gabrielle dans ses bras… je me suis senti tellement nul de n'avoir ramené que Cho, d'avoir laissé cette fillette dans le fond du lac. Et…

- Ced', je crois que c'est le moment de notre conversation où je dois te rappeler que tu as une copine et que c'est quand même Cho Chang.

- Oui, elle est… je sais pas comment dire. C'est pas pareil ! C'est comme… Cho est comme… de l'hydromel ! C'est bon, c'est sucré, ça te fait chaud au cœur… alors que Fleur, elle, c'est… le plus raffiné de tous les champagnes… c'est comme comparer un cookie à un gâteau des anges !

- J'aime bien les cookies, moi, répondit simplement le Poufsouffle.

Cedric secoua la tête.

- Ça ne peut plus durer… il faut que je trouve moyen de dire à Cho que c'est terminé. Je n'en peux plus de ne plus parler à Fleur parce que je me sens trop coupable par rapport à Cho. Je veux…

- Je dois quand même te rappeler qu'elle va repartir en France à la fin de l'année, coupa son ami. Qu'est-ce que tu vas faire ? En admettant que le fait de laisser Cho la ramène vers toi.

- On trouvera un moyen, je m'en fous, James. Ce n'est pas juste de la fascination dû à ses pouvoirs de Vélane…il ne peut y avoir qu'elle, il ne doit y avoir qu'elle.

Il regarda James droit dans les yeux, et son ami comprit qu'il ne plaisantait pas du tout :

- Je l'aime.

Mot de la fin : Chapitre très en retard, petit chapitre de transition entre deux phases d'action… si des lecteurs ont été assez patients pour attendre jusque là, j'aimerais bien une tite review ? ;)