Titre : Hot blood
Auteur : Pas changé depuis la dernière fois, avec toujours la même bêta, j'ai nommé Laemia ^o^
Rating : Toujours T, même si je me demande encore si le rating est bon xD
Personnages : Cloud. Et apparaitra deux autres personnages importants de l'histoire dans ce chapitre =D
Pairing : Urg. Cette fois c'est sûre, je suis morte. Parce que si vous comprenez bien l'histoire, bah à la fin, je n'existerais probablement plus ^^'
Disclaimer : Bon bah, je suppose que vous comprendrez que les personnages de cette fic ne m'appartiennent pas. C'est triste hein? Si seulement on pouvait avoir notre petit chocobo rien que pour nous ;P
Ah oui, et je ne sais pas vraiment s'il faut que je mette ça là, mais tout n'est pas net dans cette histoire, et cela risque de choquer certaines personnes. Relations homosexuelles de rigueurs 8D
Genres : Crime et Tragedy
Note de l'auteur: Bah en faite, je n'ai pas grand chose à dire ^^'
A part peut-être que j'espère avoir plus de review? Je sais qu'il n'y a pas beaucoup de personnes qui passent par les crossovers mais bon... Je croise les doigts :)
en plus, je suis assez fière de ce chapitre :D
Sur ce, bonne lecture ^^
Hot Blood
/La cage
Il avança d'un pas, puis d'un autre. Du haut de l'escalier en fer, son regard se penchait sur la cours du quatrième sous-sol de la prison, l'endroit qui désormais était l'endroit où il vivrait. Jamais il ne reverrait la lumière du jour. Il était enfermé à plusieurs mètres sous terres, et jamais n'aurait l'occasion de sortir.
Sur les côtés de la grande salle et au-dessus, à l'étage où il se tenait, les cellules s'alignaient par dizaines. Au centre de la cours se dressaient quelques tables et bancs sur lesquels des détenus étaient assis et l'observaient, les yeux brillants d'une lueur étrange. Des regards vicieux et abjects qui le détaillaient alors qu'il descendait les escaliers. Ils l'évaluaient. Il y avait des sourires en coin, des sifflements qui s'élevaient à chaque marches mais toujours, Cloud était calme. Ses yeux se fermaient aux flèches incendiaires qui le détaillaient des pieds à la tête, ses oreilles se fermaient devant les paroles indécentes. Il était calme.
Alors qu'il traversait les tables, les bruits s'arrêtèrent. Les jeux de cartes cessèrent, les bras de fers se dessoudèrent mais toujours les regards perçants s'acharnaient sur sa personne. Les vipères voulaient savoir si l'agneau aux yeux glacés qui venait d'entrer allait leur appartenir. Quelques langues perverses l'aguichèrent. Cloud, impassible, les ignora. Seul ses pas résonnaient dans le silence de mort qui s'était imposé.
Des yeux, il cherchait le numéro de sa cellule pour y déposer son maigre balluchon contenant les horribles tenues orange qui constituaient désormais sa seule garde-robe. Quand il la trouva enfin, les respirations devenues saccadées des prisonniers s'arrêtèrent d'un coup. Des soupirs de dépits prirent leurs places, ainsi que des jurons étouffés. Le chaton venait d'entrer dans la mauvaise cellule. Mauvais endroit, mauvaise personne.
Maintenant, il « lui » appartenait, et jamais ils ne pourraient goûter aux plaisirs de ses entrailles.
Inconscient de ce qui se passait derrière lui, Cloud jeta son paquetage au sol puis observa ce qui était désormais sa chambre. A droite se trouvait les lits superposés ainsi que la toilette et l'évier. A gauche, une commode et deux chaises de bois rêches. Et sur le mur qui lui faisait face, des dizaines de posters de femmes nues étaient accrochées. Ils recouvraient entièrement les briques grises des brunes, des rousses, des blondes ou rousses aux yeux verts, bleus ou marrons. Mais peu importait les détails. Toutes ces femmes représentaient une chose que Cloud reconnu sans aucun mal. Le Kamasoutra.
Sur chaque feuille des traits rouges irréguliers les tachaient, comme si la personne qui les avait pendus voulait compter quelque chose. L'étrange vérité s'insinua doucement dans l'esprit de Cloud. Le nombre de fois où les positions avaient étaient utilisées. Un frisson le parcourut et il le chassa d'un coup de tête. Il devait se tromper, ça ne pouvait pas être se qu'il pensait.
La drôle d'odeur qui flottait dans l'air finit par atteindre les narines de Cloud qui fronça les sourcils. C'était un mélange de sueurs âcres, de pieds, de pomme moisie et de chaleur. De sang aussi. Un doute désagréable compressa son cœur encore fragile des derniers événements. En combinant certaines des ces odeurs, il parvenait à un résultat, une senteur qu'il aurait bien aimé oublier à jamais. Cette saleté qui l'avait plongée dans cette cage infâme, cette ordure qui avait causé sa perte.
L'odeur du sexe.
Ses mains, prisent de légers tremblements, eurent un mal fou à soulever les draps du lit d'où l'odeur émanait. Il devait savoir. Il devait…
La cruelle réalité lui sauta au visage, aussi bien que les exclamations railleuses des détenus qui assistaient à la scène l'ébranlèrent. Le sexe. Le sexe. Le sexe. Le sexe entre hommes.
Les draps étaient rougis, blanchis, déchirés. Ses doigts lâchèrent la couverture grise qui tomba sèchement sur les draps, cachant à peine le mélange de sperme et de sang. Sous le choc, il recula et s'agrippa à l'échelle menant au deuxième lit pour ne pas s'écrouler lamentablement. Mais ses jambes, incapables de le soutenir le lâchèrent et il tomba à genoux sur le sol, les yeux agrandis par l'effroi. Tout son corps frissonnait.
Un froid étrange et oppressant l'avait envahi. Il voulait y échapper. Dans sa naïveté débile, il avait cru pouvoir s'enfuir. Il avait accepté la violence, le sang, les cris et les larmes. Mais ça. Ça ! Il ne s'y était pas préparé, il n'avait pas guérit ! L'ignobilité de l'acte qui se décrivait sur ce lit souillé lui donnait la nausée. Jamais il n'avait imaginé qu'une chose pareille allait se produire. Il pensait qu'ici, il échapperait enfin aux plaisirs de la chair qui torturait ses nuits. Mais ils lui agrippaient la peau de leurs ongles noirs, l'obligeait à regarder l'horreur qu'il avait subit. Cette douleur d'abord physique puis mentale qui avait faillit le tuer.
Le sexe.
Non, le viol.
Voilà ce qu'il voyait dans ces couleurs du diable. Un viol.
Les railleries atteignaient à peines ses oreilles tellement la stupeur et la terreur envahissaient ses veines. Il devait se calmer, reprendre ses esprit. Rester droit. Ne pas abandonner dès le premier jour. Vivre. Survivre. Contrôler son cœur, lui ordonner de se calmer.
« Bababoum ! Bababoum ! Bababoum ! »
Oui, se calmer, et obliger cet organe défaillant de ralentir la cadence, de le laisser respirer tranquillement. Vivre.
« Babam ! Babam ! Babam ! »
Encore un petit peu. Juste un peu. Relâcher tout ses muscles tendus, se relâcher. Et vivre. Juste vivre le plus fort possible.
« Bam. Bam. Bam. »
Et voilà. Fini. Terminé. Les sons difformes de son cœur avaient repris un sens, la terre goudronnée sa stabilité et les échos de rire leur place, lacérant les miettes de son esprit détruit par un crime insipide.
Quatre jours qu'il était là. Quatre jours qu'il supportait les regards pervers des douches, les bousculades des repas où des mains baladeuses s'appropriaient des parties de son corps et les cris. Les cris de plaisirs. Mais il était sauf. Pour l'instant.
Et il s'était fait un ami- si l'on pouvait se faire un ami dans une prison comme celle-ci. Un certain Roxas- Cloud ne comprenait pas comment une personne pareille s'était retrouvée ici, mais il n'avait pas posé la question. Quelle importance ?- qui lui avait appris la nouvelle. Pour son colocataire. Un type bizarre aux cheveux argentés qui était en pièce d'isolation. A cause du meurtre. Du viol. De la mort du type. Il l'avait tué. Comme ça. Sans raison. Mort. Après le sexe- non, le viol. Mort.
Un frisson avait parcouru son échine quand cette sentence était tombée de la bouche de Roxas. Son sang n'avait fait qu'un tour. Rapide. Glacé. Et la vision des draps qu'il avait amené à la blanchisserie tenue par ce même Roxas avait refaite surface, lui donnant la nausée. Mais il l'avait surmontée. Le linge était dans la machine, la machine tournait, le linge tournait, le sang disparaissait. Il n'avait pas fléchit.
Alors, c'était la tête haute qu'il supportait les douches, traversait le hall pour aller manger les ragoûts infâmes. Et qu'il acceptait la corruption des gardes. Ces saletés de gardes. Dans une prison, où le sexe est une chose interdite, ils l'avaient laissé se développer. Grandir pour ne jamais s'arrêter. Un jour sur deux, ils laissaient les chaleurs voluptueuses contaminer les cellules.
Ça, Cloud l'avait appris lors de sa deuxième nuit à Alcatraz. Il avait expérimenté ces nuits de chaleurs étouffantes et de cris de plaisir indécents de la pire manière qu'il soit. Il était dans son lit, dans sa cellule vide. Il dormait- presque. Il dormait presque. Une nuit épouvantable.
Cela avait commencé avec des craquements de lit, et soudain un gémissement avait émergé de l'ombre. Puis un autre. Et un autre. Et un cri. Cloud avait sauté de son lit et s'était précipité aux barreaux. La scène qui s'offrait à lui, lui coupa les jambes.
De l'autre côté du hall, une lumière blafarde éclairait une cellule. Un garde. Deux prisonniers. Des mains. Des langues. Des peaux humides et pleines de sueurs. La corruption. Il sursauta quand des cris aigus résonnèrent au-dessus de lui. Et petit à petit, tout l'étage s'emplit de ces cris. Il ne comprenait pas. Devant lui, le garde qui avant ne faisait qu'observer et toucher le torse du type collé contre les barreaux commença à enlever sa ceinture, à défaire sa braguette. Alors Cloud avait appelé, dit d'arrêter… Mais le garde se contenta d'une seule chose. Il tourna de trois-quarts sa tête vers lui et balança, comme si la chose était naturelle : « C'est le jour chaud.»
Partout dans le quatrième sous-sol, les lits craquaient, les visages que Cloud apercevait en demandaient plus. Toujours plus. L'horreur. Il s'écroulait pour de bon, vaincu. Dans cet endroit, il n'y avait rien. Rien à part des bêtes assoiffées qui se déchainaient contre les barreaux de fer. Il finit par s'endormir, le visage blanc, les yeux ternis.
Et maintenant, il était là, dans son lit de draps gris où l'odeur du propre régnait encore. Cela faisait quatre jours. Quatre maudits jours qui ne lui avaient appris qu'une seule chose : Seul le sexe violent et brutal régnait en maître à Alcatraz. Ou tout du moins, pour cet étage, c'était le cas. Mais cela lui avait suffit amplement. Il ne voulait qu'une chose, que tout ce finisse rapidement. Mais ce n'était pas possible. Un nouveau jour chaud arrivait. Quand les lumières s'éteindront, son calvaire recommencera. Il n'aura d'autre choix que de se souvenir de ce jour maudit qui l'avait conduit ici. Ce n'était pour autant pas la mort de cette femme ou même de ce type auquel il n'avait jamais parlé plus qu'une fois qui martyrisait son esprit et massacrait son cœur. Non, c'était le viol.
Un truc qui, comme ça, avait fait de lui une poule mouillait, détruit toute ses manières de pensées, saccageait le peu de confiance qu'il donnait aux autres.
Dans moins d'une heure, les cris allaient s'élever, l'emmenant dans le tourbillon des souvenirs démoniaques du jour de leurs morts- et de son viol. Saleté de viol. Encore et toujours, les même pensées se bousculaient dans son esprit, revenaient, partaient, et passaient, encore et toujours, comme pour l'humilier et le détruire de leurs couleurs oppressantes.
Une goutte de sueur coula le long de son visage, assaillit son menton et tomba dans le creux de son cou, pour traverser sa poitrine. Sans qu'il ne s'en rende compte, son pouls s'était accéléré. Sa respiration s'était faite saccadée, tranchée. Il ne devait plus penser à cela. Il devait vivre. Toujours. Ne pas laisser son chemin s'égarer dans les tréfonds de l'oubli aussi.
Merde. Il ne savait plus. Oublier ou garder à jamais ? Pleurer ou sourire ?- non, il ne savait plus sourire, cette question était idiote. Peu importait. Seule la nuit noire était là. Les lumières étaient éteints. S'allumait désormais le jour chaud. Pour une longue nuit de torture mentale.
Cloud se retourna dans son lit dès les premiers éclats de voix, et enfouit sa tête dans l'oreiller.
Puis, subitement, une question, encore plus étrange que les autres, s'insinua dans son esprit embrumé.
Devait-il simplement vivre ?
Vivre. Il avait dit qu'il vivrait. Mais le devait-il ? Entre deux cris, Cloud relava brutalement la tête, les yeux écarquillés. Mais comment ? Comment, en si peu de jours, était-il devenu un tel trouillard ? Comment ? Pourquoi ? Oui, pourquoi. Il se rallongea doucement dans son lit, encore stupéfait. Et, comme ça, une autre pensée s'insinua dans son esprit.
Dans trois jours il est là.
Juste ça. Trois jours. Trois jours, et la personne qui partageait sa cellule viendrait.
Son estomac se moqua de lui. Il dégueula.
Trois petits jours jamais il ne survivrait aux jours chauds « ON ». Car pour l'instant, il se désignait comme « OFF ». Parce qu'il ne participait pas à ces journées débiles- il se contentait d'écouter, il ne pouvait pas faire autrement. Il aurait voulut tous les faire taire. Un nouvel élan de nausée s'empara de lui. Il hoqueta. Et alors qu'un orgasme surpuissant à la hauteur de ses terreurs prenait ses voisins, il vomit tripes et boyaux par terre. Un concert bien étrange qui clôtura le deuxième jour chaud de Cloud.
Mais le lendemain, il était là. Pourquoi ? Cloud ne savait pas. Encore hier, il avait pourtant trois jours. Avait.
-Salut, j'm'appelle Sephiroth. Comme on sera assez intimes, tu peux m'appeler Sephi.
Un grand noir obscurcit la vue de Cloud. Les cheveux argentés du détenu flottaient étrangement dans l'air. Son cœur rata un battement. Ses pensées se déchainèrent dans sa tête. Un bourdonnement sourd assiégea tout son corps, rendant ses membres lourds et pesants. Il n'en pouvait plus. Trop d'émotions, trop de peur, trop d'horreur, trop de trop.
Il s'écroula.
Et voilà la fin du début (assez avancé) des malheurs de Cloud.
Comme tout à l'heure, je n'ai pas grand chose à vous dire, alors je vous laisse tranquille mais ne vous demande qu'une seule chose.
Une review? ;)
