REGRETS
Je me réveillai le lendemain et constata que j'avais dormi plus de vingt heures, il était trois heures du matin et je n'avais plus du tout sommeil, je restai un moment sur mon lit à repenser à ce qui s'était passé lorsque j'avais repoussé les loups, mes ailes étaient apparut et la colère les avaient noircies, jamais je savais qu'après les avoir arrachées mon corps prendrait la consistance nécessaire pour vivre dans ce monde, mais de là à penser qu'elles réapparaitraient aussi imperceptibles que mon corps l'avait été! Quoi qu'il en soit, j'aurais préféré que personne ne les voient.
Je me levai rapidement, la faim commençant à ce faire sentir et en descendant à la cuisine, je remarquai que Rosalie était passé, puisque sur la table de la cuisine trainé un sac de viennoiseries près duquel elle m'avait laissé un mot...
Je voulais te voir, mais tu dormais si profondément...
Je te verrais donc au lycée,
Rosalie
J'engouffraiun croissant en allumant la télévision, je tombai sur des dessins animés, je passa plus de deux heures à les regarder, puis lorsque les dessins animés firent place à une émissions littéraire des plus ennuyeuse, je montai prendre un bain, il n'était que quatre heure trente, j'avais largement le temps de me détendre.
Une fois le bain terminé, je fouillai dans les vêtements que Rosalie m'avait choisi lorsque nous étions allé à Port Angelès, j'enfilai un pantalon noir, un bustier et une veste, puis je retournai à la cuisine pour boire un jus de fruits, je jetai un œil à la pendule, déjà huit heure, je me pressai de mettre mes chaussures, attrapa mes clés qui trainait sur la table du salon et sorti promptement de la maison.
C'est lorsque j'arrivai devant le lycée que je pris conscience que pendant mon premier cour, je serai assise près d'Edward, ce qui m'agaçai au plus haut point, depuis que je vivais comme une humaine, on m'avait souvent regardé de façon étrange, mais jamais personne ne m'avais fait de peine... je lui en voulais pour ça...
Je saluai Jessica qui attendait je ne sais qui devant le portail, puis entra dans la cour, regardant autour de moi si je ne voyais pas Rosalie. J'arrivai devant ma salle de cour, j'entrai et m'installa à ma place. Je repensai à Rosalie, me demandant quelle espèce vivant dans ce monde pouvait bien reconstituer son corps aussi facilement, j'étais à présent certaine qu'elle n'était pas humaine, j'avais également remarqué que la température de sa peau était inférieur à la normal, ce qui ne me gênai pas outre mesure puisque j'avais toujours chaud, elle ne mangeait pas, ne buvait pas, dans mon autre vie, je n'avais que les humains à ma charge, je n'avais donc jamais eu à me questionner sur une autre espèce que celle-ci, je réfléchissais, fouillant dans mes souvenirs, peut-être avais-je déjà entendu parler d'être tel que mon amie... mais c'est à ce moment là qu'Edward s'installa à sa place ...
Bonjour
Je ne pris pas la peine de répondre, après tout le jour de mon arriver lui non plus n'avait pas prit cette peine...
Je m'excuse pour la dernière fois, continua t-il, ce n'est pas ce que tu pense...
Depuis quand sais-tu ce que je pense? Demandais-je sarcastique
Il eu un petit rire mélodieux, puis s'approcha de moi...
C'est vrai, murmura t-il, tu m'es interdite...
Fiche moi la paix Edward
Laisse moi au moins t'expliquer, se défendit-il
Ce n'est pas nécessaire, rétorquai-je, cela ne semblait pas te poser de problème de demeurer silencieux la semaine dernière, alors continu...
Je suis désolé, répéta t-il
Et moi je te dis que ce n'est pas nécessaire, tu ne me dois rien, alors continu à m'ignorer comme tu sais si bien le faire...
Enfin, il se tut, je suivais le cour tentant de me focalise sur quelque chose d'autre que lui. Lorsque la cloche sonna, je me pressai de quitter le cour, mais Mike m'attendait à l'extérieur de la classe...
Salut ma belle! S'exclama t-il, je me disais que j'avais envi de t'emmener diner ce samedi...
Merci de me faire partager tes pensées Mike, dis-je en le contournant, maintenant excuse moi, je dois rejoindre ma salle
Attends! Tu vas pas me dire non? Lança t-il offusqué
Ce garçon était décidément trop sur de lui, je me retournai pour lui faire face...
Mike, je t'aime bien, tu es un drôle de spécimen, mais je préfère t'observer de loin, murmurai-je
Toutes les filles rêverai que je les invites,m'informa t-il fièrement
Je levai un sourcil interrogateur, toutes les filles rêvaient-elles vraiment d'un garçon tel que lui?
Très bien, soupirai-je, je vais te le dire autrement, tu transpire les hormones d'homo sapiens à cinq mètres à la ronde Mike, mon odorat est beaucoup trop sensible pour supporter ça...
J'entendis un rire cristallin et remarqua Edward qui n'en avait pas raté une miette, quand à Mike, il resta sans voix, je tournai les talons pour rejoindre ma prochaine classe espérant ne pas avoir été trop dur avec lui, la réaction d'Edward me faisant douter, je me promis d'être gentil avec lui pendant le déjeuner.
Les cours de la matinée se terminèrent rapidement, je me rendais alors à la cafétéria, me pris une salade, mais lorsque j'allais rejoindre ma table, Rosalie apparut devant moi...
Rosalie! M'exclamai-je en souriant, on est pas censé ne pas se connaître ici?
Ho, je m'en fiche et puis c'était surtout pour mes frères et sœurs mais maintenant ce n'est plus nécessaire, viens manger avec moi...
Et bien...
Aller s'il te plait, insista t-elle
Très bien, soupirai-je
Je la suivi et pris conscience qu'elle me menait tout droit à la table ou se tenait toute sa petite famille, je stoppai net...
Rosalie, je n'ai aucune envie de m'assoir à la table de ton frère, annonçai-je, soit on va à une table libre, soit je retourne à la table d'Angela...
Bon d'accord, fit-elle en haussant les épaules
Merci
Il n'est pas impardonnable Bella, dit-elle en fixant son frère, peut-être pourrais-tu faire un effort?
L'espèce à laquelle j'appartiens est très constante, il est difficile de changer ce que l'on ressent, je n'en veut pas tant que ça à ton frère, mais il a tout fait pour que je ne l'apprécie pas et je dois avouer que ça a bien marché, il faudra du temps avant que je parvienne à supporter sa présence, d'autant que même si je suis incapable de me l'expliquer, quelque chose m'agace chez lui, expliquai-je à mon amie
La dessus, je vis Jessica s'approcher de la table d'Edward pour lui parler et là je fus vraiment très énervé, tellement que le verre devant moi se brisa...
Bella! S'écria Rosalie, qu'est-ce qui te prends?
Désolé, murmurai-je
Qu'est-ce qui t'énerve?
Je ne suis pas énervé, mentis-je
Encore celle-là! Cracha Rosalie en fixant Jessica
Tu n'aime pas Jessica? Demandai-je en enfournant ma fourchette
Non...
C'est vrai qu'elle passe son temps à dire le contraire de ce qu'elle pense, mais bon, c'est plutôt drôle, rajoutai-je
Toi aussi tu lis dans les pensées?
Dieu merci, non, je me demande comment ton frère parvient à supporter ça, en revanche, je peux savoir ce qu'elle ressent...
Comme Jasper! Lança mon amie, il a le pouvoir de capter les émotions
Je sais, répondis-je, je le sens d'ici, il essaye de me comprendre mais n'y parvient pas et ça l'énerve, ricanais-je en fixant celui-ci qui parut plus agacé encore
Tu voudrais me faire plaisir Bella? Murmura Rosalie
Bien sur, si je peux, répondis-je naïvement
Nous organisons une petite soirée à la maison samedi, viens...
Quoi? Rosalie, je t'ai dit que je n'avais aucune envie de...
Tu viens aussi de me dire que tu voulais me faire plaisir, me coupa t-elle très fière d'elle même
C'est vrai, soupirai-je, si Edward garde ses distances et que ta famille évite de me poser des questions, je consens à venir...
Je m'arrangerai pour les questions, en revanche pour Edward...
C'est à ses risques et périls dans ce cas...
Nous continuâmes à papoter jusqu'à ce que la sonnerie retentisse, Rosalie embrassa mon front et rejoignit sa montagne qui n'avait pas cessé de nous scrutait en souriant...
Je me dirigeai à mon tour vers mon prochain cour mais cette fois c'est Jessica qui m'interpella devant la salle...
Hey Bella!
Salut Jess!
Dis donc tu as mangé avec la sœur d'Edward aujourd'hui..
Heu oui... et alors?
Alors, si tu as l'occasion de parler à Edward, tu pourrais peut-être glisser un mot pour moi?
Une fois encore et sans que je ne comprenne pourquoi, je me crispai
J'ai crus comprendre que tu n'avais aucune difficulté à « glisser » vers Edward par toi même, répondis-je
Oui, mais il est plus dur à avoir que je ne le pensai, soupira t-elle, un peu d'aide ne serait pas de refus
Jessica, je ne tiens pas à me mêler de ça, désolé, dis-je en m'installant à ma place
Elle n'insista pas et alla s'assoir, je ne comprenais pas ce qu'il y avait de si contrarient à ce qu'elle convoite cet imbécile d'Edward et pourtant énervé, je l'étais...
La fin de la journée arriva, je rejoignais le parking, je remarqua Edward qui s'approchait de moi à grand pas, je fis mine de ne pas le voir et démarrai promptement. J'imaginai qu'il devait être aussi rapide que sa sœur, mais devant les autres élèves, il ne s'était pas risqué à me rattraper.
Je rentrai chez moi et entrepris de faire mes devoirs. Une fois terminé, je prenais une douche et m'installa sur le divan du salon pour lire un des livres que m'avait conseillé Angela, puis je m'endormis.
Lorsque je m'éveillai, j'avais le livre collé sur le visage, je jetai un œil à l'horloge... sept heure trente! Je me préparai rapidement et rejoignis le lycée avec cinq bonnes minutes de retard.
En arrivant dans la salle de classe, je m'excusai auprès du professeur d'anglais et m'installa à ma table, connaissant déjà toutes les uses et coutumes de cette langue grâce à Rosalie, je gribouillai dans la marge de mon cahier en repensant à la soirée chez Rosalie, mais le professeur s'approcha de moi et après avoir vu mes petits dessins, il parut amusé...
Mon cour est-il si ennuyeux? Murmura t-il près de mon oreille
Non, c'est juste que ce que vous dites je le sais déjà, répondis-je nonchalante
Bien, soupira t-il sans cessé de sourire
Il alla jusqu'à son bureau et prit une feuille sur laquelle il écrivit je ne sais quoi, puis il revint vers moi et me la tendit...
Si vous parvenez à répondre à ces dix questions sans aucune faute, je ne vous dérangerez plus lorsque vous rêvasserez ou... gribouillerez pendant mon cour...
Comme vous voulez, répondis-je amusé
Je commençai à répondre à ses questions et j'eus terminé avant que celui-ci ne retourne jusqu'à son bureau...
Monsieur?
Oui, répondit celui-ci en se retournant
Vous avez oublié votre feuille! Lançai-je en souriant
Il revint vers moi perplexe, attrapa la feuille et me scruta sans comprendre
Il y a un problème? M'inquiétai-je
Non, répondit-il confus, n'avez-vous pas eu besoin de réfléchir?
il est inutile de réfléchir pour quelque chose qui ni ne change pas, les réponses sont toujours les mêmes...
Bien, dans ce cas... désolé de vous avoir dérangez, souffla t-il en souriant de plus belle
Je vous en pris...
C'est en allant en sport que je fus plus qu'ennuyé d'apprendre que nous devions aller à la piscine la semaine suivante, je ne savais pas quoi faire, je ne tenais pas à ce que tous le monde voit mes cicatrices, je n'en avait pas honte, mais les humains étaient curieux... trop curieux...
Le lendemain, Rosalie vint me rejoindre à la cafétéria, j'en profité pour lui exposer mon problème...
Vas voir le prof et dis lui juste la vérité, que tu as des cicatrices que tu ne souhaite pas que les gens les voient...
Tu pense que ça ne posera pas de problème si je dis ça?
Non, je ne crois pas et au pire s'il y a un problème je leur téléphonerai en me faisant passer pour ta tutrice...
Très bien, j'irai voir le prof, merci Rosalie
Pas de souci, dis moi, ça te dirait de venir avec ma sœur et moi a Seattle samedi?
Seattle? Répétai-je, c'est loin non?
Non pas très, répondit-elle, nous viendrons te chercher très tôt et nous reviendrons dans l'après midi...
Très bien, ça ne dérange pas ta sœur?
Du tout, au contraire même, elle a très envie de te rencontrer et elle est bien plus doué que moi pour choisir des tenues...
On fait comme ça alors! Lançai-je en repartant en cour
Le vendredi d'après, j'allais voir mon prof de sport et comme me l'avait prédit Rosalie, me dispenser de piscine ne posa pas de problème. La semaine se termina, je rentrai chez moi en passant par le bois et décida de m'y arrêter un moment. Je m'y baladais depuis environ une heure lorsque je vis un homme assis au pied d'un arbre, j'allais faire demi tour lorsque je compris qu'il s'agissait de l'une de ces bêtes qui avait attaquer Rosalie et sa famille, consciente que nous n'étions qu'à quelques kilomètres de la demeure de mon amie, je m'approcha de lui qui me tournait le dos...
Qu'est-ce que tu fais là? Demandai-je en serrant les dents
Il se retourna et eut un mouvement de recul en me voyant...
Tu me reconnais? Demanda t-il effaré
Le contraire serait étonnant avec cette épouvantable odeur que tu traine! Crachai-je, je te répète ma question, qu'est-ce que tu fais là?
Je n'ai pas l'intention d'aller attaquer les Cullen si ce que tu veux savoir...
Pourquoi les avoir attaqué dans ce cas?
Je n'ai pas vraiment eu le choix, répondit-il en baissant la tête
Comment ça?
Et bien, je ne peux désobéir à un ordre du mâle dominant...
Je ne comprends pas...
Laisse tomber! Lança t-il en se levant pour partir, si tu vois les Cullen, dis leur que je suis désolé
Attends! Qui es-tu?
Jacob, se contenta t-il de répondre avant de courir vers les arbres
Je retournai à ma voiture me demandant ce que ce loup avait voulu dire, il n'avait pas eu le choix? Le mal dominant?
Je rentrai chez moi, fatigué, je grignotai rapidement et après avoir pris ma douche, je me couchai.
