NOUVELLE LEÇON

Je m'empressai de monter me coucher, me déshabillant rapidement, je jetai mes vêtements à travers la pièce, j'avais chaud, je décidai donc de dormir nu.

Lorsque j'ouvrai les yeux le lendemain matin, Rosalie était accoudé sur le lit, ses mains maintenant fermement sa tête, elle souriait à pleine dents...

Qu'est-ce que c'est que ce sourire? Murmurai-je la bouche collé à l'oreiller

Heureusement que c'est moi qui suit venu...

Humm, soupirai-je en comprenant que j'étais nu, et alors, devrais-je avoir honte de mon corps?

Pas du tout, d'ailleurs j'en connais un qui va devenir fou lorsqu'il se risquera à fouiner dans ma tête, ricana t-elle, croissant?

Elle disparut de la pièce et revint quelques secondes après avec un sachet qu'elle me mit sous le nez, je sortais un des croissants et l'engouffra, soudain, un son étrange parvint jusqu'à mes oreilles, un son... sublime...

Qu'est-ce que c'est? Demandai-je en me redressant

Du piano, m'informa mon amie, Emmet voulait te faire un cadeau, je lui ai dit que tu n'avais pas de lecteur, alors il t'en a acheté un...

Je me levai promptement jusqu'au salon, guidé par ce piano... il fallait que je le touche... une fois devant le trésor en question, je caressais ce qui ressemblait à une étrange petite boite noire...

Piano, répétai-je émerveillé

Non, ça c'est le lecteur! Lança Rosalie amusé, c'est le son que tu entends le piano...

Ne puis-je pas le voir?

Heu... si bien sur, si tu veux je t'emmène en voir un, me proposa t-elle

Oui, s'il te plait, il faut que je le vois!

Bien, s'esclaffa t-elle, va te préparer, je t'emmène voir un piano

Je me précipitai en quatrième vitesse dans la salle de bain pour prendre ma douche, j'étais si excité à l'idée de voir ce qui pouvait produire un son aussi délicat... divin...

Je mis la robe la plus simple à enfiler, puis redescendais au salon où m'attendais Rosalie, elle paraissait amusé par ma réaction. Je relevai légèrement mes cheveux pour les attacher et fis signe à Rosalie que j'étais prête.

Où va t-on?

Chez moi...

Chez toi, répétai-je en pensant que je voulais à tout prix éviter Edward

Oui, il y a un piano à la maison, si j'avais su que cela te captiverais autant, je te l'aurait montrer hier...

Comment se fait-il que je n'ai jamais entendu ce son depuis que je suis là? Me demandai-je

Peut-être que tu n'y à pas fait attention...

Impossible!

Elle gara la voiture devant le garage de la maison, et je me pressai d'en sortir, jugeant que mon amie n'allait pas assez vite à mon goût, je lui pris la main et l'entraina dans la maison. Je croisai Emmet et Jasper installé devant la télévision, je les saluaient et me tourna vers Rosalie...

Où?

Par là, répondit-elle en me montrant une porte du doigt

Je me pressai d'ouvrir celle-ci et tomba sur une pièce immense au milieu de laquelle il y avait une sorte d'instrument énorme de couleur noire surélevé par quatre pieds, une multitude de touches noires et blanches semblait n'attendre que moi. Je libérai la main de Rosalie et m'avança jusqu'à ce trésor, je caressai les formes de celui-ci et m'installa derrière le petit tabouret, j'effleurai les touches du bout des doigt, cela suffit à me faire comprendre son fonctionnement, me remémorant le morceau que j'avais entendu chez moi, je commençai à balader mes doigts en rythme sur les touches en fermant les yeux, cette sensation était extraordinaire...

Lorsque la dernière note se fit entendre, je rouvrais les paupières et vis Edward assit juste à côté de moi, je n'avais même pas senti sa présence tant je fus concentré...

HA! Hurlai-je

J'en fus si surprise que j'en tombai à la renverse, mais il plaça une main sur mon dos pour m'empêcher de m'écraser au sol, je me dégageai habilement et recula en le laissant seul sur le tabouret...

Ne t'approche pas de moi avec tes étranges pouvoirs! Paniquai-je

Étranges pouvoirs? Répéta t-il perplexe

Rosalie qui avait dû m'entendre hurler, apparut dans la pièce suivit par Emmet et Jasper...

Qu'est-ce que tu lui as fait? Cracha celle-ci en fusillant son frère du regard

Mais rien, se défendit t-il en levant les mains en l'air

Sors d'ici, lui ordonna Rosalie

Ce qu'il fit à contre cœur, je me redressai en tentant de me calmer...

Que s'est-il passé? Demanda Emmet

Il utilise ses pouvoirs sur moi...

Ses pouvoirs? Répéta Jasper en levant un sourcil, je croyais qu'il ne pouvait pas lire tes pensées?

Pas ça! M'énervai-je, il m'envoie des frissons bizarres et des vagues de chaleurs lorsqu'il me touche!

Et là, ils se mirent tous à rire, surtout Emmet dont le fou rire résonnait dans toute le maison, il se mit à croupit pour reprendre son souffle, il semblait essayer de dire quelque chose mais n'y parvenant pas, c'est Rosalie qui prit la parole...

Edward n'a pas d'autre pouvoir que celui de lire dans les pensées, gloussa t-elle, il semble que j'ai oublié de t'apprendre certaines choses...

De quoi parles-tu? Demandai-je vexé

Viens avec moi, nous allons reprendre les leçons

Sans comprendre je la suivait, remerciant Emmet au passage, qui grâce à son lecteur m'avait fait découvrir le piano, il s'inclina de nouveau devant moi en souriant...

A jamais reconnaissant, souffla t-il, si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là...

Tu m'as fait un merveilleux cadeau aujourd'hui Emmet, c'est moi qui te suis reconnaissante

Ho! S'écria Rosalie, c'est moi qui à choisi la musique!

Merci! Lançai-je à mon amie

Et c'est Edward qui jouait le morceau, continua t-elle en me trainant dans le salon

Edward était assit sur l'un des divans, Rosalie s'excusa auprès de lui, il se contenta de hocher la tête en souriant, je tirais alors sur la main de mon amie pour lui signifier que je voulais partir au plus vite, elle eut un petit rire nerveux, puis acquiesça en se dirigeant dehors. Sur le perron, nous croisions le médecin et sa femme...

Bonjour Isabella, chantonna t-elle

Bonjour madame Esmée, répondis-je en souriant

Esmée tout cour, me reprit-elle

Pardon...

Tu pars déjà? Me demanda le médecin

Oui docteur, je...

Carlisle, me coupa celui-ci

Pardon, répétai-je

Ce n'est rien , rétorqua t-il, ne veux-tu pas rester un moment?

Je ne pense pas que mon corps le supporterait, murmurai-je pour moi même

Et de nouveau j'entendis les éclats de rires d'Emmet venant du salon, mais pourquoi se fichait-il de moi? Je saluai Carlisle et Esmée qui eux ne semblaient pas comprendre le sens de mes mots.

Une fois dans la voiture avec Rosalie, je pouvais enfin lui poser les questions qui me brulaient les lèvres...

Pourquoi vous-estes vous moqué de moi?

On ne s'est pas moqué de toi, se défendit-elle, on s'est moqué de ta réaction, je n'ai pas pensé que je devrais te parler de ça...

De quoi dont?

Et bien, soupira t-elle en se retenant de rire de nouveau, tu as dit que tu avais ressenti des frissons et des vagues de chaleurs, elle s'interrompit une minute puis poursuivit, quand Edward t'a touché, c'est ça?

Et j'ai faillis manquer d'air! M'emportai-je vexé de constater qu'elle avait un mal fou à ne pas rire

Ce n'est pas un pouvoir, reprit-elle, enfin si, peut-être celui de l'amour

Son rire cristallin secoua tout l'habitacle, elle tenta de se reprendre en s'agrippant fermement au volant...

Pourquoi est-ce que c'est si drôle?

C'est juste que c'est ce que ressent n'importe quel humain lorsqu'il tombe amoureux...

Tomber amoureux comme... Emmet et toi? Demandai-je ahuri

Oui...

C'est impossible! Lançai-je sur de moi, mon espèce ne peut pas s'attacher à un seul être, je ne peux pas...

Tu t'es bien attaché à moi! Contra mon amie

Je... c'est pas pareil!

En quoi est-ce différent? Tu es sur de ne pas essayer de te convaincre toi même que c'est impossible?

Mais c'est impossible! Insistai-je

Je croyais que tu étais humaine!

Je le suis... presque...

Alors, il semble naturelle que tu ressente les émotions humaines, Edward te plais, mais tu ne veux pas le reconnaître...

Je restai silencieuse à cour d'argument, je m'enfonçai dans mon siège et tourna la tête vers la vitre, tentant de porter mon attention sur le paysage. Il suffirait que je l'évite, je n'irais plus chez Rosalie, je ne le reverrait plus et il n'y aura plus de problème... je fus cependant triste à l'idée de ne pas revoir le piano...

A quoi penses-tu? Demanda mon amie en replaçant une mèche de mes cheveux qui cachait mon visage

Au piano...

Seulement au piano?

Oui, seulement au piano...

Humm, soupira t-elle, si tu le dis...

Rosalie...

Oui

Ne parlons plus de ça

De ça quoi? Ricana t-elle

Tu sais très bien

Tu sais, en général ressentir ce genre d'émotions est plutôt agréable...

Agréable! M'énervai-je, manquer d'air est une vrai torture, encore heureux que je sois immortelle!

Immortelle! S'exclama t-elle, comme nous... c'est plutôt une bonne nouvelle! Elle se gara devant chez moi et me scruta un moment alors que nous étions toujours dans la voiture, si tu essayes de résister, il est normal que tu trouve cela désagréable, m'expliqua t-elle, si tu te laisse aller en revanche, tu comprendras qu'il n'y a rien de plus beau, de plus agréable, de plus intense que les sentiments qui t'envahirons lorsque tu seras avec lui, crois moi, il n'y a rien de mal à ça au contraire, par ailleurs, je sais que tu plais beaucoup à mon frère...

Comment ça?

Il passe son temps à parler de toi, dit-elle en plaçant sa main sous mon menton, il est seul depuis si longtemps, c'est la première fois depuis un siècle que je le vois porter un quelconque intérêt à une femme, tu es la première... promet moi juste d'essayer de te détendre en sa présence...

Me détendre? Répétai-je incrédule

Oui, essaye juste d'agir naturellement comme tu le fais avec moi, discute avec lui...

Je veux bien, soupirai-je, tant qu'il ne me touche pas ça devrait aller...

Parfait! Bon il faut que j'aille chasser, on se voit demain...

Oui, a demain, bonne chasse! Lançai-je en sortant de la voiture

Je rentrai chez moi des questions plein la tête, pouvais-je réellement m'attacher à Edward de cette façon? L'amour existait dans mon monde, j'avais d'ailleurs était sollicité pour m'unir à plusieurs reprises, mais je n'avais jamais aimer qui que ce soit, j'avais donc toujours refusé de me lier avec l'un d'entre eux pour l'éternité, les anges étaient souvent très prétentieux, surtout les mâles...

A présent il semblait qu'une nouvelle perspective s'offrait à moi, bien que l'idée de trouver celui qui serait capable de voler mon cœur sur ce monde me paraissait invraisemblable, je voulais comprendre ce que je ressentais, ce que mon corps d'humaine ressentait et les sensations que celui-ci subissait en présence de ce vampire m'intriguais considérablement, bien que je n'étais pas sur de pouvoir les supporter, ces émotions n'existaient pas dans mon monde... nous aimions, point... les frissons, la chaleur et le manque d'oxygène nous était inconnu, je ne savais pas comment je pourrais parvenir à me laissai aller... mais j'étais tout de même curieuse au point de vouloir essayer...