INTERVENTION

Gabriel?

Je me réveillai sur d'avoir rêvé de Gabriel, je fus cependant incapable de me souvenir de ce rêve avec précision, il me parut étrange de rêver de lui par pur hasard, mais je décidai de ne pas m'en soucier, sur qu'il ne se serait pas déplacé jusqu'ici, il ne venait jamais dans le monde des humains, étant d'un rang supérieur, il ne faisait que superviser.

Je m'aperçus que j'avais dormi plus presque deux jours, un record, nous étions déjà vendredi. Sur la table de chevet, il y avait un mot à mon attention, je levai la main pour m'en emparer...

Bella,

J'ai pensé rester auprès de toi, je me suis abstenu.

Je voudrai que tu m'appelle lorsque tu te réveillera

peut-importe l'heure... je voudrai te voir...

Edward

Il voulait rester? Pensai-je en me levant de mon lit, je me souvins que c'était aujourd'hui qu'il devait m'emmener à cette fameuse soirée, mon ventre s'en tortilla à l'avance, je n'avais aucune idée de ce que je devais faire, danser... je ne savais pas faire non plus... je soupirai en me rendant dans la salle de bain pour prendre une douche. En sortant de celle-ci, j'y pensai toujours...

Je passai le reste de la matinée dans le salon, écoutant la musique en me baladant sur internet, curieuse, je cherchai tous les écris que je pouvais trouver sur la mort, je voulais comprendre ce que pensai les humains, du moins ce qu'ils s'imaginaient...

Après avoir grignoté, je m'affalai sur le divan en fermant les yeux pour mieux profiter de la musique, mais quelqu'un frappa à la porte, je m'empressai d'aller ouvrir...

Edward! M'exclamai-je en sortant la tête dehors

Je savais que tu ne m'appellerai pas, souffla t-il tristement

N'es-tu pas censé être en cour? Tu n'aurai pas pu répondre de toute façon...

Je me serai débrouillé! Fit-il en souriant

Pourquoi as-tu séché? Demandai-je en lui faisant signe d'entrer

Je m'inquiétai...

Pourquoi?

Pour toi, je voulais savoir si tu avais récupéré, m'expliqua t-il en s'installant sur le sofa

Edward, je ne vais pas me décomposer...

J'espère! S'esclaffa t-il, désolé, je m'inquiète de façon excessive...

En effet, acquérais-je en attrapant une pomme sur la table

Et puis, je voulais savoir à quelle heure je devais passer te prendre, quoi qu'il serait plus sage que tu vienne tôt à la maison, Alice tient absolument à s'occuper de toi...

S'occuper de moi?

Te préparer... elle adore ça, jouer à la poupée...

Je me remémorai alors ces affreuses poupées que j'avais vu à la télé, il semblait que les petites humaines adoraient jouer avec ces horreurs!

Bien, soufflai-je, je viendrai lorsque les cours seront terminés

Et pourquoi pas maintenant? Proposa t-il, on pourrait jouer au billard cette fois, ou aller en ville, ou se promener dans la montagne...

Ho! Le coupai-je, n'as-tu pas des occupations plus intéressantes que de t'occuper de moi? On dirait Rosalie

Cette occupation me convient parfaitement, répondit-il offusqué, en parlant de Rosalie, elle a passé une bonne partie de la journée ici hier...

Ha oui? Pourquoi ne m'a t-elle pas réveillé?

Elle s'inquiétait tout comme moi, elle a pensai à te réveiller mais tu dormais si bien...

Arrête de fouiner dans la tête de ta sœur! Le réprimandai-je

Je fais au mieux, m'assura t-il, mais ça va prendre du temps avant que je ne parvienne à me contrôler...

Oui...

Bon, on y va?

Où ça?

Où tu veux!

Edward, soufflai-je en m'installant sur le fauteuil face à lui, qu'est-ce que tu cherche au juste?

Comment ça?

Qu'est-ce que tu attends de moi?

Que tu prenne plaisir à passer du temps avec moi, répondit-il en souriant de plus belle

Pourquoi cela semble si important? Insistai-je en frottant mes mains l'une contre l'autre nerveusement. Je vous ai dit que vous ne me deviez rien...

J'aime passer du temps avec toi, est-ce un crime?

Non, murmurai-je surprise, bien, allons chez toi...

Parfait! Lança t-il en se levant

Il me conduisit jusque chez lui, seule Esmée était présente, elle me salua en me prenant dans ses bras, elle paraissait presque aussi heureuse qu'Edward de me savoir chez elle, juste lorsque je passai la porte pour entrer dans le salon, une sorte de frisson me parcourut le dos, je fis volte face, regarda tout autour de moi, rien...

Bella? Fit Edward en me scrutant

Il n'a quand même pas fait ça, murmurai-je pour moi même

De quoi tu parles?

Rien, je rêve éveillé! M'exclamai-je en secouant la tête

Tu es sur que ça va? Insista celui-ci

Oui... ça va, bien, qu'est-ce que tu veux faire?

Comme tu veux...

Il m'amena alors dans une pièce que je n'avais pas encore visité, un salle tout aussi grande que celle renfermant le piano, mais celle-ci contenait plusieurs tables de billards, je m'avançai, toucha le tapis du bout des doigts...

Bien, tu es prêt à perdre? Lançai-je en souriant

Contre toi, oui, rétorqua t-il

Nous passions alors toute l'après midi à jouer, connaissant la force d'Edward, je me demandai comment il parvenait à ne pas dégommer le billards entier à chaque fois qu'il tirait sur l'une des boules, je me doutai de la retenue dont il devait faire preuve

J'imagine que ce dois pas être facile de contenir ta force de la sorte?

En effet, répondit-il en se tournant vers moi pour me faire face, en ce moment toute ma vie tourne autour de ce concept, reprit-il en me scrutant avec convoitise, je me retiens chaque seconde...

Je préférai ne pas lui demander ce qu'il entendait par là et continua à jouer. Pour changer, je le laissai gagner, la victoire avait un goût amer lorsqu'elle était assuré par avance, mais il ne s'y laissa pas prendre...

Tu l'as fait exprès!

Oui, avouai-je

C'est pas drôle si tu me laisse gagner exprès!

C'est pas drôle de toujours gagner! Rétorquai-je

Les filles ne vont pas tarder, on remonte? Proposa t-il en me prenant la main

J'eus un mouvement de recul instinctif, il me sourit...

Oui, je sais ce n'est que ta main...

Son sourire mua en une expression étrange, il s'approcha lentement de moi, se penchant légèrement vers mon visage, je retenais mon souffle à mesure que celui-ci tué le peu de distance entre nous, luttant contre moi même pour ne pas reculer...

Que vas-tu faire lorsque je vais céder à l'envie de t'embrasser? Murmura t-il en me scrutant de façon provocante

Quoi?

Il attrapa ma main et m'entraina dans le salon sans un mot, une drôle de chaleur s'insinua dans mon abdomen alors que je luttai pour donner à mes poumons ce dont ils avaient besoin...

Nous attendions le retour de Rosalie et d'Alice en faisant une partie d'échec, d'après Edward, jouer contre quelqu'un d'imbattable ne pouvait que le rendre meilleurs, je dois bien avouer que ce genre de raisonnement tenait la route, après deux partie plus que furtives, Rosalie et Emmet firent leur entré, suivi de Jasper et Alice...

Tu gagne contre lui Bella, j'espère? Fit Emmet en s'installant à côté de son frère, il triche tout le temps avec ses supers pouvoirs, il faut nous venger!

Elle m'écrase littéralement! S'exclama Edward en souriant, j'ai enfin trouvé mon maitre...

Bien, voilà une bonne chose, intervint Rosalie, maintenant que tu as remis mon frère à sa place, tu peux peut-être nous suivre?

Elle était dans l'encadrure de la porte, s'entortillant une mèche de ses cheveux, occupation qui semblait être une habitude chez elle...

Heu, oui, tu veux aller où?

Dans la chambre faire les essayages! Rétorqua t-elle comme une évidence

Mais on part à quel heure? Demandai-je surprise

Vous partez à dix neuf heure, répondit Alice en me tirant par le bras

Mais c'est dans quatre heures! M'indignai-je, on a largement le temps!

Le temps? Répéta Alice, tu plaisante? Il faut faire des essayages, t'habiller, te coiffer, te maquiller...

Est-ce que j'ai vraiment besoin de tout ça? Lançai-je en me tournant vers Edward

A mon sens, non, répondit-il en me scrutant, mais elles sont effrayantes parfois, fit-ils en désignant ses sœurs du menton, je ne pense pas pouvoir te sauver de leurs griffes...

T'as pas intérêt d'essayer! S'exclama Alice les yeux dans le vague, de toute façon, il me semble que tu as quelque chose à faire également?

C'est vrai acquiesça t-il en se tournant vers sa soeur, j'ai quelque chose de très important à faire, d'ailleurs, j'y vais de suite, précisa t-il avant de disparaître

Je suivais Alice contre mon gré, mais elle tirait si fort sur mon bras qu'il se serait sans doute arraché si j'avais résisté, la situation semblait beaucoup amuser Emmet et Jasper qui en voyant mon expression parièrent sur le temps qu'il me faudrait pour m'énerver, Jasper estimait que je ne tiendrais pas une heure, tandis qu'Emmet était sur que je pourrais me contrôler et supporter ma pitance.

Dès que les deux lionnes refermèrent la porte de la chambre, je n'étais plus qu'une de ces horribles poupées, pendant plus de deux heures, je fus peigné, maquillé, ballotté entre les deux vampires comme un jouet pour lequel on se bat, l'une voulant me coiffer, alors que l'autre attirait mon visage vers elle pour y étaler toute sorte de produits qui sentaient horriblement fort.

Dès qu'elles eurent terminé de s'occuper mes cheveux et de mon visage, elles s'amusèrent à me peindre les ongles, tenant chacune une de mes mains, elles semblaient s'en donner à cœur joie.

Au fur et à mesure, je perdais la notion du temps, trop concentré à m'efforcer de ne pas m'enfuir en courant après les avoirs assommés toute les deux, je compris que mon supplice touchait à sa fin, lorsqu'Alice me mit la robe que je devais porter sous le nez, je me pressai de l'enfiler afin de pouvoir m'éloigner au plus vite de mes deux tortionnaires, Rosalie me tendit les chaussures, et enfin, j'étais prête. Je ne comprenais pas que tout ce cérémonial soit nécessaire pour sortir, Alice plaça une étrange barrette affublé d'une petite chaine en argent qui retomber légèrement sur mon front, puis elle me fit le plaisir de m'autoriser à sortir de la chambre, une fois dans le couloir, je pestai toute seule...

Comment les humaines peuvent porter des chaussures pareil! M'énervai-je en libérant mes pieds

Je vis alors Alice se précipiter sur moi, l'air mauvais...

N'enlève pas tes chaussures! Je veux que tu sois parfaite! Lança t-elle en me les prenant des mains pour les remettre à mes pieds

Mais je ne peux pas marcher avec ça Alice, en tout cas, pas toute la soirée!

Edward! S'écria t-elle, viens chercher ta cavalière avant qu'elle ne se déshabille complétement!

Celui-ci accourut en haut des escaliers, puis lorsqu'il me fit face, il stoppa net, son expression amusé muant en... désir, je ne fus cependant pas sur de ce qu'il désirait faire, m'embrasser comme il me l'avait dit un peu plus tôt ou me mordre. Il s'approcha lentement de moi en me fixant intensément, comme s'il avait peur que je ne m'enfuis, ce qui n'était pas loin d'arriver, il me souleva doucement pour me prendre dans ses bas...

Mais qu'est-ce que tu fabrique? M'écriai-je alors que le sang sous mes joues semblait bouillir

Je règle le problème des chaussures, m'annonça t-il amusé

Tu ne vas pas me porter toute la soirée! M'exclamai-je gêné, contente toi de m'aider à marcher...

Bien princesse, répondit-il en me posant en bas des marches

A peine m'avait-il posé par terre qu'il s'appropria ma main, il se tourna vers ses sœurs toujours en haut des escaliers, et les remercia en les gratifiant d'un clin d'œil. Il m'entraina ensuite dans le salon, le reste de la famille semblait attendre je ne sais quoi, lorsqu'ils m'aperçurent, tous me scrutèrent d'une drôle de façon, Esmée fut la première à briser le silence...

Magnifique, se contenta t-elle de dire

N'est-ce pas, acquiesça Edward en se tournant vers moi, prodigieuse même...

Rose! S'écria Emmet, achète la même robe chérie!

Pour que tu me l'arrache! S'esclaffa t-elle en venant nous rejoindre

Je ferai très attention à celle-ci, promit-il en embrassant sa femme

Il est l'heure, déclara Edward, allons-y...

Carlisle se leva et se planta devant nous en souriant à pleine dents, ses yeux se baladaient entre son fils et moi, puis il me prit dans ses bras, je le laissai faire sans comprendre ce qu'il semblait vouloir me dire...

Tu es vraiment très belle Isabella, murmura t-il avant de me libérer

Edward m'entraina alors jusqu'à sa voiture, il ouvrit la portière passager et m'invita à m'y installer, lorsqu'il fut derrière le volant, je n'avais toujours pas compris ce qui venait de se passer dans le salon...

Il s'est passé quoi au juste? Demandai-je en me tournant vers lui

Ils sont juste heureux de me voir heureux, fit-il en souriant, n'en veux pas à Alice et Rosalie, elles voulaient que la soirée soit parfaite...

Je ne comprends toujours pas en quoi ce que...

Je m'interrompis, je venais juste de comprendre, il était heureux à cause de moi! Ce pourrait-il que ce vampire me porte un intérêt si important au point d'en ressentir de la joie? Et pourquoi le fait de comprendre cela semblait me rendre moi même heureuse? Ce que je ressentais à ce moment là était plus que troublant...

Toi qui comprends tout si facilement, est-ce si difficile de me comprendre moi?

Edward, je ne pense pas que je...

Bella, me coupa t-il, est-ce que je te dégoute?

Quoi! M'exclamai-je choqué à cette idée, pas du tout...

Est-ce que le fait que je me nourrisse de sang te dégoute? Continua t-il

Non, pourquoi tu dis ça?

Alors, je pense que tu as peur c'est tout... tu as peur de ce que je ressens pour toi et tu as peur de ressentir la même chose, m'expliqua t-il en garant la voiture devant un énorme bâtiment

Je ne répondis pas trop hébété d'avoir été découverte aussi facilement, il me fit descendre de la voiture et resta immobile un moment face à moi...

Je vais te prouver que mon amour n'est pas aussi effrayant que tu le penses, fit-il en joignant mes mains pour les embrasser, d'ailleurs j'ai bon espoir, rajouta t-il en souriant, je ne t'ai jamais vu rougir de la sorte avec Mike...

Ne te moque pas de moi! Pestai-je en baissant la tête

Il releva mon visage d'une main pour capter mon regard, caressant l'ovale de mon visage du pouce.

Je ne me moque pas de toi, affirma t-il d'une voix mielleuse, tu n'as pas idée à quel point je suis sérieux et à quel point j'aime être capable de provoquer une réaction marquant si joliment ton visage

Je reculai inconsciemment, il passa sa main sur me hanche pour m'empêcher de m'éloigner d'avantage. Puis il me conduisit jusqu'au bâtiment où se dérouler la fête en prenant bien soin de marcher lentement pour que je ne me casse pas la figure, ne pouvant utiliser mes pouvoirs devant les humains, je fus sur qu'à un moment de la soirée c'est ce qui allait arriver, je m'étalerai par terre sans parvenir à me relever, saucissonné comme je l'étais dans cette robe.

Nous arrivâmes alors dans une sale gigantesque, affublé de toutes sortes de guirlandes lumineuses, il y avait beaucoup de monde et je reconnus d'ailleurs quelques élèves du lycée que je saluai au passage...

Veux-tu boire quelque chose? Me proposa t-il en m'installant sur une chaise

Heu... oui, merci

Je vais vous chercher ça de suite, princesse, fit-il en embrassant le dos de ma main avant de disparaître

Pendant qu'il allait me chercher à boire, un garçon s'installa près de moi, tout comme Mike, celui-ci semblait aussi avoir les hormones en ébullitions, il pencha vers moi...

Alors, on t'as abandonné? Fit-il en souriant

Non, répondis-je d'une voix dénué d'émotion

Tu as l'air pourtant seule, insista celui-ci

Si je n'ai que « l'air » d'être seule, alors tout va bien, rétorquai-je nonchalante, tu peux me laisser tranquille maintenant s'il te plait?

Tu vas bien m'accorder une petite danse? Poursuivit le garçon qui commençait réellement à me taper sur les nerfs

Ne vient-elle pas de te dire de la laisser tranquille, intervint Edward en posant mon verre devant moi

C'est de ta faute, répondit l'autre en ricanant, laisser une si jolie fleur toute seule...

Part maintenant, gronda Edward d'une voix tranchante, les yeux assombries par la colère

Et qui te dit qu'elle n'a pas envie de m'accorder une petite danse? Insista le kamikaze

Je sentais Edward sur le point d'exploser, connaissant sa force, j'imaginai déjà le visage de ce jeune effronté encastré dans le mur du fond, alors que mon cavalier s'approchait un peu plus de sa future victime, je le stoppai en lui prenant la main...

Il y a des façons plus...discrètes de régler le problème, murmurai-je

Je fis signe à Edward de s'assoir près de moi et lui tapota la main pour attirer son attention sur le garçon qui ne semblait pas vouloir quitter notre table, nous étions Edward et moi face à lui qui nous regarder avec provocation, puis soudain je brisai les deux pieds avant de sa chaise et sa tête s'écrasa sur la table, Edward s'esclaffa de bon cœur alors que l'autre tentait de se relever difficilement, lorsqu'ils nous fit de nouveau face son nez était ensanglanté...

J'ai dû y aller un peu fort, murmurai-je à peine audible

Ça te fait rire! S'énerva t-il en scrutant Edward qui semblait ne pas parvenir à se calmer

Ha oui! Réussit-il à répondre entre deux éclats de rires

Le garçon contourna la table, devinant ce qu'il s'apprêtait à faire, je le fis de nouveau tomber, ce qui cette fois-ci déclencha l'hilarité de toutes les personnes autour de nous, il se releva de nouveau, encore plus mauvais...

Si tu ne veux pas passer ta soirée à embrasser le parquet, je te conseil de partir, lui conseilla Edward sans cessé de rire

Edward! M'écriai-je

Ne t'inquiète pas, il a tellement bu qu'il ne se souviendra pas de nous demain, me rassura t-il

Enfin, le garçon parut prendre les paroles d'Edward au sérieux, puisqu'il se retourna pour partir d'un pas mal assuré.

Heureusement que tu es intervenu, m'avoua Edward, il y a échappé belle...

C'est ce que je me suis dis, marmonnais-je en sirotant mon verre, c'est bon ce truc là! M'exclamai-je en scrutant le liquide orangé, qu'est-ce que c'est?

C'est du punch, mais je te conseil de ne pas trop boire si tu n'as jamais bu d'alcool, me conseilla t-il

Pourquoi?

Par ce que ça peut rendre malade, et aussi parce que je tiens à danser avec toi et si tu bois trop, je devrais te porter pour danser, ce qui ne me dérangerai pas outre mesure...

Pourquoi inventer des boissons qui rendent malade? Murmurai-je pour moi même en reposant le verre sur la table

Il est temps de danser, m'annonça Edward, je ne suis pas aussi résistant que je le pensai...

De quoi tu parles?

Les... pensées qu'on certains de ces garçons à ton égard on tendance à m'agacer au plus haut point, m'expliqua t-il tendu

Quels genres de pensée ont-ils? Demandai-je surprise d'attirer à ce point l'attention

T'es tu regardé dans un miroir?

Oui et alors? Répondis-je interloqué, je suis la même avec quelques couleurs en plus!

Il s'esclaffa de nouveau et fit pivoter sa chaise pour se mettre face à moi, puis m'observa, il ne souriait plus du tout, il emprisonna mes mains dans les siennes, puis se baissa pour poser sa tête dessus...

Tu ne sembles pas saisir l'effet que tu as sur la plupart des hommes, fit-il en embrassant de nouveau mes mains

Et bien, heureusement que je ne suis pas venu avec un homme ce soir, répondis-je sur le ton de la plaisanterie

Il releva la tête, me souriant timidement

Mes émotions sont bien plus aiguisées encore, murmura t-il, bien plus puissantes...

Il soupira en posant le front sur mon épaule...

Danse avec moi, supplia t-il en baladant son visage jusqu'à atteindre mon cou, danse avec moi ou je te mords, rajouta t-il en riant doucement

Il se redressa, puis se leva en m'entrainant avec lui dans un coin reculé de la salle, là où il n'y avait pratiquement personne, je déglutis bruyamment alors qu'il m'enlaça la taille, puis s'avança pour coller son corps contre le miens. Je n'étais qu'une marionnette entre ses mains, malgré mon manque d'oxygène, mon cœur me martelant de l'intérieur et la peur panique que je ressentais, je ne parvenais pas à le repousser...

Et dire que je tiens pareil créature dans mes bras, murmura t-il à mon oreille

A ce moment là, je sentis mes jambes flanchés, il resserra sa prise m'empêchant de m'écrouler

Je vais mourir! Soufflai-je paniqué en constatant ce que ses paroles semblaient provoquer en moi

Tu ne vas pas mourir, m'assura t-il en détachant son visage de mon épaule, je te tiens, il passa délicatement son visage contre ma joue, je ne te laisserai aller nulle part...

Nous restions ainsi un bon moment sans se préoccuper du rythme de la musique, je fus horrifié de constater que j'étais prête à laisser mourir mon corps d'humaine tant je ne voulais pas me détacher de lui, mon corps allait peut-être mourir, mais mon âme, elle, elle semblait en paix dans les bras de cet être si particulier qui semblais si heureux de me tenir contre lui...

Alors que nous étions tout deux dans un autre monde, un monde que personne ne semblait pourvoir atteindre, il passa le dos de sa main sur mon dos nu, ce qui déclencha de drôles de frissons, il se détacha de moi en affichant un sourire radieux...

On y va? Proposa t-il

Où ça?

Quelque part où je ne pourrais pas entendre leurs pensées, répondit-il en lançant un regard mauvais au dessus de mon épaule

Bien, acquiesçai-je, je termine mon verre et on y va

Ne bouge pas, je vais te le chercher

Il me laissa seule une minute et j'entendis quelqu'un hurler mon prénom derrière moi, je me tournai...

Bella! Qu'est-ce que tu fais là? Me demanda Jessica en baladant ses yeux autour de moi

Et bien, j'ai été invité, répondis-je gêné

Par qui?

Voilà ton verre, fis Edward qui venait de nous rejoindre

Comment tu as pu! S'écria Jessica en s'agitant nerveusement

Et alors! S'énerva Edward, je ne veux pas de toi, je pensai pourtant avoir été clair! Par ailleurs, je ne pense pas que tu sois venu ici seule!

Tu sais que je t'aime! Siffla Jessica, et tu ose venir ici avec elle?

Jessica, je suis désolé, soufflai-je attristé, je n'ai pas voulu te faire de peine

Celle-ci leva la main pour me giflé, mais Edward stoppa son geste en empoignant son avant bras...

Je ne te conseil pas de faire ça! Gronda Edward, je sais très bien les raisons qui te poussent à vouloir être avec moi et tu ose appeler ça de l'amour? Il enlaça ma taille sans ménagement et m'entraina vers la sortie, viens Bella, sortons d'ici avant que je ne m'énerve vraiment!

J'acquiesçai silencieusement, attristé par la tournure qu'avait prit les choses, il m'emmena jusqu'à la voiture et s'adossa à celle-ci...

Je suis désolé, j'ai été égoïste, j'aurai dû me douter que Jessica serait là... pardonne moi, fit-il en me faisant face

Ce n'est pas de ta faute, il semblerait que je cause des problèmes, soufflai-je pour moi même, tu n'aurais pas dû arrêter son geste, elle se serait détendu après ça...

Tu voulais que je la laisse te gifler! S'exclama t-il indigné

Elle se serait senti mieux, ce n'est pas une simple gifle qui serait venu à bout de moi, précisai-je en souriant

En revanche c'est ce qui serait venu à bout de moi, rétorqua t-il toujours énervé, j'ai faillis lui arracher la tête! Bien, allons-y! Lança t-il en m'ouvrant la portière passager

Aller où?

Quelque part où on pourra être tranquille, murmura t-il pour lui même

Être tranquille? Répétais-je inquiète

Oui, je n'ai pas fini de danser avec toi...

Je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire, allait-il m'emmener dans une autre soirée? Je n'en avais aucune envie, pendant le trajet, il resta silencieux, crispant ses mains sur le volant, il semblait avoir un mal fou à contenir sa colère

Pourquoi sembles-tu si énervé? Demandai-je en scrutant ses mains qui paraissaient vouloir broyer le volant

Jessica m'a vraiment mis hors de moi, elle a vraiment de la chance d'être une femme, comment a t-elle osé lever la main sur toi

Elle était énervé, la défendis-je, ce n'est rien, elle ne m'aurait sans doute même pas fait mal...

Le problème n'est pas là! Siffla t-il avec des intonations plus aigus

Tu ne devrais pas te mettre dans un état pareil pour si peu, murmurai-je, ce n'est rien, je vais bien...

Encore heureux pour elle, si sa main avait atteint ton visage, être une femme ne l'aurait pas sauvé, il soupira bruyamment puis se détendit, je suis désolé, je vais me calmer, me promit-il

Il suivit une petite route qui nous conduisit là où nous étions allé pour jouer au base ball, il mit le véhicule à l'arrêt au milieu de l'étendu dépourvut d'arbres tout en laissant les fards allumés, me fit descendre, puis m'entraina à une dizaine de mètres...

Attends moi une seconde, fit-il en retournant à la voiture

Je restai donc planté au milieu du terrain, puis j'entendis la musique qu'il avait composé et qu'il m'avait fait écouter avant que je ne m'endorme lorsque j'avais passé la nuit chez lui, il me rejoignit rapidement en se plantant devant moi

Voudriez-vous m'accorder cette danse, belle demoiselle?

Il ne me laissa pas le temps de répondre et m'enlaça en suivant le rythme de cette douce mélodie, je restai immobile, incapable de bouger, le laissant guider mes pas.

Je soupirai bruyamment, mon corps d'humaine n'allait pas faire long feu avec lui. Nous dansions en silence un petit moment et puis il se recula légèrement pour me regarder, il remonta ses mains le long de mon dos très lentement pour les amener jusqu'à mon visage sans cessé de me fixer, posa ses mains de chaque côtés de celui-ci...

C'est maintenant que je ne résiste plus, m'informa t-il avant de coller sa bouche contre la mienne

Encore une fois, mes jambes me firent défauts, il déplaça furtivement l'une de ses mains pour enlacer ma taille sans arrêter de m'embrasser, puis constatant que je ne tentais pas de résister, il rendit son baiser plus entreprenant, sa langue cherchant le chemin pour atteindre la mienne. A ma grande surprise mon corps affaiblit par son désir ne semblait pas mourir, il aurait pu s'écrouler s'il ne l'avait pas maintenu aussi fermement, mais mon cœur battait toujours, à une vitesse inquiétante, mais il battait... lorsque sa langue atteignit enfin la mienne, ce fut un déluge d'émotions, le plaisir dominant largement la peur, mon corps se mit à réagir sans attendre l'approbation de mon esprit, il se colla de lui même à celui qui tentait de me faire tomber de cette étrange façon, mes mains enlacèrent sa taille et ma bouche semblait danser d'elle même avec la sienne, un grognement étrange s'échappa de sa poitrine, il resserra son étreinte autour de ma taille, puis il décolla doucement ses lèvres des miennes, observant mon visage minutieusement avec une expression que je ne lui connaissait pas...

Es-tu prête à accepter ce que je ressens pour toi? Murmura t-il en nichant son visage contre mon cou...

Chercherais-tu un moyen de me faire disparaître? Éludai-je en tentant de reprendre mon souffle

Au contraire, rétorqua t-il en embrassant mon cou, je veux juste que tu prenne la réelle mesure de ce que je ressens pour toi, je veux que tu l'accepte, que tu me laisse libre de te séduire comme je le voudrai...

Qu'est-ce que tu es en train de faire en ce moment alors?

Ce n'est rien comparé à ce que je pourrai faire si je n'avais pas à ce point peur que tu ne t'échappe, fit-il en faisant glisser son visage jusqu'à ce que ça bouche atteigne mon oreille

Il passa sa langue sur celle-ci, la sensation fut si intense que je reculai surprise de ressentir une nouvelle émotion que je ne reconnaissait pas, une étrange envie de lui sauter dessus semblait vouloir s'emparer de moi, l'excitation à l'idée de le faire s'insinuant lentement en moi, je me reculai derechef...

Qu'est-ce que tu es en train de me faire? Demandai-je paniqué

Hum, ça dépends de ce que tu ressens en ce moment, souffla t-il en passant sa langue sur ses lèvres, tu as un goût divin...

Mon âme semblait vouloir quitter ce corps trop fragile incapable de gérer le désir intense que je ressentais pour ce vampire et à ma grande surprise, mes ailes se déployèrent, je me libérai alors de son étreinte tentant de les faire disparaître, ce qu'elles firent à mon grand soulagement mais avec difficulté...

Magnifique, souffla t-il

Désolé, murmurai-je

Ne t'excuse pas, j'aurais voulu apprécier ce spectacle un peu plus longtemps

J'ai un mal fou à les contenir, c'est horrible...

Ne le fait pas...

Celles-ci réapparurent aussitôt, blanche comme la neige comparé à la dernière fois ou la colère les avaient assombrit...

Puis-je les toucher? Me demanda t-il émerveillé

Elles... elles ne sont pas palpables dans ce monde...

Je peux? Insista t-il en s'approchant

J'acquiesçai sans conviction sachant que même moi je ne pouvais les sentir, mais lorsqu'il effleura la matière inconsistante, je ressenti une vague de plaisir, ce fut indescriptible...

Je les sens, m'informa t-il en me caressant de plus belle

Mais comment fais-tu? Demandai-je décontenancé, même moi, je n'y parviens pas...

Et bien, il soupira en élargissant son sourire, aussi vrai que l'amour semble donner des ailes, il caressa les lignes de mon aile droite d'un air satisfait, je pense, continua t-il, non, je suis sur que que le mien permet de les toucher..

C'est impossible, soupirai-je entre deux extases

Il avait dû remarquer ce que ses caresses provoquer en moi, il s'approcha un peu plus près, je rétractai mes ailes...

Je t'aime, susurra t-il à mon oreille, qui a t-il d'impossible à ça?

Je...je...

Il n'attendit pas que je retrouve l'usage de la parole et m'embrassa sans retenu cette fois, mes ailes se déployèrent, puis se rétractèrent de nouveau pour entourer nos deux corps, il libéra ma bouche, une expression béa se dessinant sur son visage parfait...

Elle sont argenté maintenant! Lança t-il les yeux ronds, elles scintilles!

Je levai les yeux difficilement, je savais ce que cela voulait dire, mais étais-je prête à l'assumer? Je n'en n'étais pas tout à fait sur.

On dirait que tu as eu ce que tu voulais, soufflai-je pour moi même

Il prit mon visage en coupe, il semblait avoir comprit le sens de mes paroles et je regrettais déjà d'en avoir trop dit...

Je t'aime, répéta t-il avant de replonger sur ma bouche

Je fondai littéralement, mon corps mourait, mais moi je m'extasiai, mon âme se fondait en lui, cette délicieuse sensation fut interrompue par un nouveau frisson qui n'avait rien à voir avec ceux qu'Edward était capable de me faire ressentir, celui-ci était froid, accompagné de fourmillements désagréables, je me détachai instantanément de l'étreinte du bellâtre pour faire volte face, mais tout comme la dernière fois il n'y avait rien à voir, mes ailes disparurent et je fis un tour sur moi même pour vérifier s'il n'y avait aucune menace autour de nous...

Que se passe t-il? S'inquiéta Edward

Rien... il faut que je rentre...

Est-ce que... j'ai fait quelque chose...

Maintenant! Le coupai-je sèchement en scrutant l'horizon

Bella, qu'est-ce que tu cherche? Fit-il en scrutant à son tour les environs

Ramène moi, éludai-je en le trainant pas le bras vers le véhicule

Je t'en prit dis moi ce qui se passe Bella! S'exclama t-il d'une voix morne, tout aller si bien et...

Je suis fatigué, mentis-je en m'installant dans le véhicule

Il s'installa derrière le volant à contre cœur, il savait que je mentais, mais si comme je le pensai Gabriel était dans le coin, c'était forcement pour me ramener et il n'était pas du genre à avoir des scrupules, si Edward se mettait sur sa route, celui-ci n'aurait aucune chance et je serais incapable de le protéger, plus maintenant avec ce corps...

Edward fixait la route son expression oscillé entre l'incompréhension et la peine, cette soirée avait été incroyable et je m'en voulais d'agir de la sorte, mais je commençai à cerner Edward, si je lui avais dit la vérité, il n'aurait pas voulu me quitter, je devais le préserver lui et sa famille d'une rencontre avec Gabriel, une rencontre qui leur serait fatale à coup sur, je le savais, Gabriel serait en colère, très en colère, d'autant qu'il a toujours été persuadé que je lui appartenais...

Soudain, Edward arrêta le véhicule si violemment que j'entendis les pneus grinçaient sur la route, je me tournai vers lui, interloqué...

Dis moi ce qui se passe! Siffla t-il hors de lui, je t'es déjà vu fatigué et tu n'as pas ce comportement là lorsque ça t'arrive...

Je n'ai pas à me justifier auprès de toi! Crachai-je sur le même ton, ramène moi!

Il parut réellement choqué par mes paroles, il tenait le volant fermement des deux mains, il laissa tomber sa tête en arrière, fixant le toit du véhicule quelques instants, puis il se redressa, ses traits marqués par la colère avaient mués en une expression douloureuse, je lui avait vraiment fait du mal avec cette simple phrase, j'en fus si peiné que mon estomac semblait martelé par les battement de mon cœur... mais je ne pouvais pas reculer, Edward n'était pas de taille contre Gabriel, même moi je ne l'étais plus...

Je... j'ai cru que...

Il ne termina pas sa phrase et redémarra le véhicule, je l'observai, la douleur ne paraissait pas vouloir disparaître de ses traits sans défauts, je cru même le voir pleurer pendant une seconde, j'aurai voulu le prendre dans mes bras, le consoler, m'excuser... l'embrasser...mais au lieu de cela, je tournai la tête et la colla contre la vitre pendant le reste du voyage.

Lorsqu'il se gara devant chez moi, je sortais rapidement de la voiture, il allait me retenir par le bras mais il se ravisa en soupirant et raccrocha ses mains au volant en fixant l'horizon, je me tournai vers lui avant de refermer la portière...

Dis à tes sœurs de ne pas venir pendant quelques jours, j'ai besoin d'être seule un moment...

Bien, se contenta t-il de répondre en s'efforçant de ne pas me regarder

Je claquai la portière et me pressa de rentrer dans la maison, dès que j'eus refermé la porte derrière moi, je me laissai tomber à genoux en pleurant, écœuré par la peine que j'avais osé lui infliger, lui qui avait été si gentil avec moi, il avait été si parfait pendant cette soirée, je me claquai la tête contre le mur derrière moi à plusieurs reprises, répétant au vide qui m'entourai à quel point j'étais désolé, la douleur était telle que j'en avait la nausée, je me recroquevillai sur moi même en enlaçant mes genoux de mes bras et continua à pleurer une bonne partie de la nuit, anéanti en repensant à la façon dont la soirée s'était achevée...

Le crépuscule pointait son nez et moi j'étais toujours par terre, lorsque de nouveau cet horrible frisson se manifesta, je relevai la tête...

Gabriel, je sais que c'est toi, cesse de te cacher! M'écriai-je hors de moi

Je n'eus aucune réponse à ma provocation, je me levai, fis un tour sur moi même en fermant les yeux pour me concentrer, puis en tendant l'oreille, j'entendis comme un chuchotement, comme un son lointain essayant de m'atteindre difficilement...

Qu'est-ce que tu as fais, Isabella? Ta nouvelle condition ne te permet même plus de m'entendre correctement, comment as-tu pu te rabaisser au point d'en arriver à prendre cette forme?

Je dû faire un effort surhumain pour entendre cette simple phrase, il est vrai qu'à présent je n'étais certainement plus capable d'entendre ou de voir les miens...

Rentre Gabriel! Tu n'as rien à faire ici! M'époumonais-je

Crois-tu réellement que je vais te laisser dans ce monde inférieure? S'écria t-il furibond

Ces mots là, je n'eus aucun mal à les entendre tant ils furent accentué par la colère, je soupirai en imaginant ce que Gabriel serait près à faire pour m'atteindre...

J'ai fais mon choix, tu n'y peut rien, rétorquai-je, je veux rester ici!

Je n'eus pas le loisir d'entendre la réponse de Gabriel à cette phrase que je vis Rosalie apparaître au milieu du salon...

Bella, mais enfin à qui est-ce que tu parles? Me demanda t-elle surprise de constater que j'étais seule

Ton frère ne t'a t-il pas fait passer le message? Sifflai-je en ouvrant la porte pour la faire sortir, va t-en, je veux être seule!

Mais qu'est-ce qui t'arrive Bella? Paniqua t-elle en se plantant devant moi

Part! Crachai-je sur un ton plus dur

Non! Pas avant que tu ne me dise ce qui se passe!

Je ne pris pas la peine de répondre, Rosalie pouvait être têtue, je me faisais souffrance pour la faire sortir de force de la maison en expulsant son corps à l'extérieur, lorsqu'elle eut passé la porte, ses traits étaient déformés par la stupeur, jamais elle n'aurait pensé que je pouvais agir ainsi... moi non plus d'ailleurs, je devais vraiment beaucoup l'aimer pour en arriver à utiliser la force avec elle, mais je préférai qu'elle en vienne à me de tester plutôt que de la voir disparaître...

Ne reviens pas! Grondai-je en claquant la porte

Je me laisser tomber contre celle-ci, glissant jusqu'à atteindre le sol, aussi étonnant que cela puisse paraître, je ne voulais plus rentrer chez moi, ce qui me surprenais vraiment car mon monde me manquait, mais ici, j'avais trouvé quelque chose que toute mon éternité n'était pas parvenu à débusquer dans mon monde, j'avais pourtant cherché celui qui serait capable de m'aimer suffisamment pour transformer mes ailes et par la même occasion parviendrais à me faire tomber d'amour pour lui, il était ici et il avait était capable de faire ce qu'aucun des prétendants de mon monde n'était parvenu à réaliser et encore moins Gabriel, mon cœur parut se briser en explosant dans ma poitrine lorsque je pris conscience que celui-ci devait à présent me haïr... hier soir, j'avais comme il l'avait souhaité pris la réelle mesure de son amour pour moi, aujourd'hui alors que Gabriel menacé de tout détruire, c'est la mesure de mes propres sentiments que je venais de réaliser... en quelques instants cette créature était devenu mon tout, il était devenu ce qui m'importai, ce qui devait être protégé, quitte à ce qu'il me haïsse, je ne laisserai pas Gabriel s'approcher de lui

Gabriel, soufflai-je désespéré, je t'en pris laisse moi en paix...

Pour toute réponse, je sentis mon corps se raidir, je tomber à quatre pattes sur le plancher, mes ailes se déployèrent balayant tout autour de moi...

Ne fais pas ça! Suppliai-je alors que mon âme se débattait

Il ne se préoccupa aucunement de mes supplications, il tentait de m'aspirer vers lui, de me faire revenir de force, il en avait le pouvoir, je le savais, je ne pourrais pas résister longtemps avec cette faible carapace, c'est alors que j'entendis un grand fracas venant de l'arrière de la maison, puis Edward, Rosalie et Emmet apparurent devant moi...

Edward se précipita vers moi affolé mais je le repoussai d'un geste, ce qui eu le don de m'affaiblir un peu plus...

Ne t'approche pas de moi, soufflai-je alors que mon corps agonisé

Bella! Supplia t-il en se relevant pour me rejoindre

Cette fois, je n'eus pas la force de le repousser, mais dès qu'il se mit devant moi, la torture parut s'interrompre, mon âme qui avait tenté de s'accrocher désespérément à cette enveloppe humaine, se glissa lentement à l'intérieur de celle-ci, reprenant lentement sa place, mes ailes noircies ne s'agitaient plus, elle se rétractèrent doucement et disparurent progressivement alors qu'Edward tenait mon visage entre ses mains, je pouvais lire incompréhension sur le siens, la peur...

Tu vas nous dire ce qui se passe? S'énerva Rosalie en s'approchant de moi

Je ne répondis pas, essayant de tendre l'oreille pour entendre Gabriel, je fermai les yeux...

Tu ne me laisse pas le choix! Siffla celui-ci

Je libérai à contre cœur mon visage des mains de celui qu'il me fallait protéger, affichant l'expression la plus mauvaise que celui-ci me permettait d'afficher...

Je vous ai dit de disparaître de ma vue! Grondai-je en m'efforçant inutilement de ne pas poser les yeux sur Edward

Tu plaisante! S'écria celui-ci dont la fureur marquait les traits, tu vas nous dire de suite ce qui viens de se passer!

Je ne partirai pas non plus! Renchérit Rosalie sur le même ton

Je me relevai en repoussant la main qu'Edward m'avait tendu pour m'aider, je rouvris la porte en baissant la tête...

Dehors! Grondai-je

Non! Répondit Edward sur le même ton

Je tentai alors de le sortir de chez moi de la même façon qu'avec Rosalie, mais au lieu de cela, épuisé, je m'écroulai, je sentis les mains de mon trésor me rattraper...

Il va revenir, dis-je dans un souffle de mourante avant de sombrer

Lorsque je me réveillai, je me trouvai dans un lit qui n'était pas le miens, je relevai la tête et vis Edward assis sur le bord me tournant le dos, les bras accoudés aux genoux, il se tenait la tête entre les mains...

Qu'est-ce que je fais là? Soufflai-je en me redressant

Il se retourna hésitant...

Puis-je m'approcher? Murmura t-il

Il faut que je partes, éludai-je, depuis combien de temps suis-je ici?

Quelques heures seulement...

Quelques heures? Répétai-je surprise

Je fis pivoter mes jambes pour sortir du lit mais Edward se retrouvai instantanément penché au dessus de moi, les mains de chaque côtés de mon visage...

Ne te l'ai-je pas déjà dit? Fit-il en affichant une mine résolue, je ne te laisserai aller nulle part...

Je restai immobile une seconde, moment nécessaire pour me donner la force de résister à cette magnifique créature... il en profita pou coller sa joue contre la mienne en soufflant contre mon oreille...

Nulle part, répéta t-il d'une intonation se mariant étrangement avec la couleur de ses yeux, douce et mielleuse, il embrassa mon oreille avant de faire glisser sa bouche jusqu'à la mienne, je t'aime trop pour ça, rajouta t-il en effleurant mes lèvres

J'étais totalement paralysé, je savais qu'il me fallait partir, pour son bien, je devais m'éloigner, mais à cet instant ma volonté ne peser rien comparé à ce qui était devenu pour moi un besoin...

Il passa langoureusement sa langue sur mes lèvres, puis sur les siennes...

Je ne me lasserai pas de te répéter à quel point tu as bon goût, articula t-il en collant légèrement sa bouche à la mienne, un goût divin, il déplaça ses lèvres jusqu'à mon cou, je veux te goutter comme il se doit, rajouta celui-ci en atteignant ma poitrine

Il embrassa doucement mes seins à travers le tissu de ma chemise de nuit, je frémissais, c'est certainement cette délicieuse extase qui me permit de me reprendre et de trouver la force de souffler quelques mots...

Je t'en pris, arrête...

Il remonta sa bouche jusqu'à mon oreille, je fus surprise de constater qu'il semblait avoir autant de mal à respirer que moi, dans la mesure où il n'avait pas besoin d'air...

Si ton corps me le dit lui même, je le ferais, susurra t-il en se saisissant de mon lobe

Je poussai un soupir de contentement, j'aurai voulu plus, tellement plus, l'extase que ses caresses me procurer ne pouvait que me faire fantasmer sur ce que je pourrais ressentir en le laissant faire ce qu'il voulait de moi, c'est mon corps qui répondit de lui même à ses avances, une main s'accrochant fermement à sa crinière, j'attrapai fermement son menton de l'autre, plongea mes iris dans les siens l'espace d'une seconde, avant d'engouffrer ma langue dans sa bouche avec une détermination que je ne me connaissais pas...

- Gabriel, pensai-je avant de relâcher ma prise

Je plaquai mes deux mains sur la poitrine d'Edward qui me scrutai d'un air féroce, ce qui ne m'aidait pas dans ma résolution tant il fut difficile de ne pas m'accrocher de nouveau à lui au moment ou mes yeux constatèrent à quel point son désir marquait ses traits, ne le rendant que plus désirable...

Je te veux, lâcha t-il en grognant

Je le repoussai derechef pour ne pas laisser mon corps tuer ma raison...

Laisse moi partir, soufflai-je avec difficulté

Tu n'as pas envi de partir, affirma t-il les yeux emplis de désir

Laisse moi partir, répétai-je plus durement

Il se redressa à contre cœur sans me lâcher des yeux, je m'installai sur le rebord du lit en tentant de reprendre mes esprits...

Pourquoi tiens-tu absolument à partir, puisque visiblement tu ne le veux pas?

Ce que je veux ou non est sans importance, rétorquai-je en levant

Il attrapa mon poignée et m'attira sur ses genoux, encore une fois, je fus incapable de me dégager, du moins ma volonté en fut incapable...

Dis-moi ce qui se passe? Demanda t-il en collant son front contre mon cou

Nous ne devons plus nous voir, soufflai-je dans un élan de lucidité

Il décolla son visage et me mira quelques instants incrédules...

Pourquoi? Lâcha t-il suppliant

Je me détachai de son étreinte en soupirant bruyamment, je me plaçai ensuite à une distance qui me parut raisonnable pour pouvoir parler

Tu ne semble pas comprendre qui nous sommes, dis-je en serrant les poings, nous ressemblons aux humains, mais nous n'avons rien de comparable...

Que veux-tu dire? Souffla t-il en se levant

Reste où tu es! Ordonnai-je

Non! Se contenta t-il de répondre

Je forçai alors son corps à retomber sur le lit en baissant la tête, honteuse d'utiliser ma force contre lui...

Edward, repris-je calmement, nous n'avons rien à voir avec les humains ou même avec les vampires quelques soient vos pouvoirs ou votre force, tu n'as pas idée de la facilité avec laquelle je pourrais te tuer, même avec ce corps pathétique, si je peux faire ça, soit sur que Gabriel peut faire bien plus, tu n'as pas idée de la cruauté avec laquelle il pourrait arracher ton âme, tu n'imagine pas à quel point cela est horrible et douloureux...

Gabriel... comme l'arc ange Gabriel? S'étonna t-il les yeux ronds

J'eus un petit rire nerveux en repensant à ce que j'avais lu sur le sujet

Gabriel n'a rien à voir avec les fables pour enfant dont tu as entendu parler... la cruauté sur des êtres qu'il considèrent comme inférieur ne lui pose aucun problème de conscience... il est bien trop puissant et je ne le suis plus suffisamment pour m'opposer à lui, ce... corps, crachai-je avec dégout, il ne tiendra pas longtemps face à lui, il est déterminé à me ramener...

Pourquoi veut-il absolument que tu retourne là bas? Me demanda t-il indigné, puis ses traits semblèrent soudainement se figer. Qu'est-ce... qu'est-ce qu'il a essayé de te faire ce matin? Souffla t-il les traits torturés

Ne cherche pas à savoir, me contentai-je de répondre avant d'attraper mes vêtements qui trainé sur le fauteuil près du lit

Je veux savoir, insista t-il

Gabriel me veut depuis longtemps, avouai-je à demi mot

Non! Siffla t-il, dis moi ce qu'il t'a fait ce matin

Ce que je ne veux pas qu'il te fasse...

Je me tournai pour enfiler ma robe, puis je me surprise à avoir une pensée futile dans un moment ou la souffrance me martelé de toute part, constatant que j'avais bel et bien dormi dans un lit, je ne pus m'empêcher de sourire en me pensant qu'il l'avait certainement acheté pour moi, tout comme le divan de la salle de musique, je me tournai alors vers lui en le scrutant amoureusement, il semblait figé, une souffrance déroutante semblait émaner de tout son être, ses yeux perdu dans je ne sais quel pensée, je m'approchai de lui en prenant soin de le garder emprisonné...

Pardon, soufflai-je en l'embrassant sur le front

Je me détachai légèrement pour le mirer un instant, mon baiser avait eut le don de le sortir de sa léthargie...

Comment pourrais-je prendre le risque qu'il s'approche de toi, murmurai-je en caressant ses traits parfaits

Je me tournai alors pour sortir de la chambre, la main sur la poignée, je l'entendis murmurer...

Ne me laisse pas, je t'en supplie...

Je m'immobilisai aussitôt, il connaissait le truc avec les supplications, je resserrai ma prise sur la poignée en m'efforçant de ne pas me retourner pour lui sauter au cou, je serrai les mâchoires alors que l'eau salé atteignait ma bouche, non, je ne serais pas faible, ma volonté ne perdra pas cette fois, pensai-je en sortant de la pièce, laissant du même coup celui qui avait rendu ce monde bien plus attrayant que le miens derrière moi.

En sortant de la chambre, je croisai Rosalie, qui bien sur m'interpella...

Tu vas où? Me demanda t-elle en se plantant devant moi

Je part, j'ai besoin de ta voiture...

Non, reste s'il te plait

Je ne vais pas me répéter dix fois Rosalie, prête moi ta voiture s'il te plait

Non

Bien, dis en contournant mon amie pour descendre

Rosalie me retint par le bras, je me tournai vers elle, ses traits étaient tirés, incompréhension se lisait sur son visage, dessinant une petite crevasse sur l'arrête de son nez...

Rosalie, dis-je calmement, merci, merci pour tous ce que tu as fais pour moi, mais je ne peux plus rester...

Que veux-tu dire au juste? S'énerva t-elle

Qu'elle veut retourner d'où elle vient, soupira Edward qui était parvenu à se libérer

Quoi? S'indigna Rosalie, définitivement?

Oui, soufflai-je

C'est ce que tu veux?

Ce que je veux, répétai-je dans un souffle, je ne veux pas qu'il vous arrive quoi que ce soit...

Reste, s'il te plait, supplia Edward en s'approchant lentement

S'il vous plait, ne rendez pas les choses plus difficiles...

C'est pas plutôt toi qui complique les choses? S'énerva Rosalie

Tu ne sais pas de quoi tu parles Rosalie, soufflai-je, il va revenir...

Qui ça?

Peut importe, soupirai-je en passant près d'elle

Edward me retint par le bras, je me tournai vers lui...

Edward, je crois avoir été clair

Je t'en supplie...

Aussitôt mes jambes flanchèrent sous le poids de sa supplication, le genre de supplication auquel je ne parvenais pas à résister une deuxième fois...

Edward, ne fais pas ça, si je reste, vous serez tous en danger...

Moi je suis prête à assumer, tu nous a sauvé, c'est à nous d'être là maintenant, fit Rosalie en me prenant la main...

Ne soit pas stupide Rosalie! Lançai-je en me libérant, il ne s'agit pas de quelques chiens... il s'agit de préserver vos vies et vos âmes, si Gabriel prends la mienne, je retournerai dans mon monde, mais s'il s'attaque à vous, vous serez totalement détruit!

Je pense que nous sommes près à prendre le risque, intervint Carlisle qui venait de nous rejoindre...

Vous êtes fou! Soufflai-je en baissant la tête

Tu nous a sauvé...

J'ai déjà dit que vous ne me deviez rien! Le coupai-je

Mon fils t'aime, voilà une meilleurs raison de devenir fou! S'exclama t-il

Je scrutai Edward, il semblait déterminé, sa famille aussi d'ailleurs...

Vous ne comprenez pas, je ne pourrais pas vous défendre contre lui, ce corps est trop faible, Gabriel est d'un rang supérieur au miens...je pouvais déjà difficilement lui faire face avant, à présent, c'est impossible...

Peut importe Isabella, reste ici avec nous, peut-être pourrai-je le résonner? Fit Carlisle en souriant

Carlisle, ça n'arrivera pas, Gabriel me veut depuis longtemps, il ne va pas abandonner aussi facilement, s'il en est arrivé à venir dans ce monde, ce n'est pas pour repartir gentille ment... sans moi

Il ne te prendra pas! Siffla Edward, jamais...

Tu tiens à ce point à mourir? Marmonnai-je en fermant les yeux pour retenir mes larmes

Si tu disparais, que crois-tu qu'il va se passer? Rétorqua t-il

Tu reprendra ta vie comme elle était avant que je n'arrive, répondis-je

Tu penses vraiment que c'est possible? Qu'après toi, il me suffira de t'oublier...

Rosalie et Carlisle redescendirent au salon, nous laissant seuls Edward et moi, je m'adossai alors au mur dans le couloir et le scruta un moment, il ne semblait pas vouloir en démordre, il était près de la porte de sa chambre hésitant à venir plus près... je me laissai tomber au sol sans le quitter des yeux

Tu vas regretter de t'être attaché à moi, soufflai-je en me prenant la tête entre les mains

Il s'avança vers moi, se baissa pour être à ma hauteur et embrassa mon front...

Ça ne risque pas d'arriver, murmura t-il avant de me prendre dans ses bras

Qu'est-ce que tu fais?

Ce que j'ai envie de faire depuis le début...

Il me porta jusqu'à sa chambre et m'installa sur le lit, s'allongea près de moi en collant ma tête contre son torse...

Si je dois mourir, je préfère que ce soit en essayant de te retenir plutôt que ça ne soit qu'une conséquence de ta perte...

Edward, il ne suffira pas que tu meurs pour me rejoindre... Gabriel ne t'enverra pas vers moi

Je m'en doute, répondit-il en collant sa bouche contre mon front, mais ce monde ne m'intéressera plus si tu disparais

Tu vas mourir inutilement, soufflai-je à demi mot, je t'en pris...

Si je dois mourir, j'aurais juste un vœux à formuler avant et puisque tu as l'air si sur que c'est ce qui va se passer, j'aimerai avoir le loisir de te parler de mon souhait maintenant...

Je ne réalise pas les souhaits Edward, ça aussi ça fait parti des mythes et …

Celui-là tu es la seule à pouvoir le réalisé

Quoi? Demandai-je interloqué

Il se pencha sur moi, me repoussant contre le lit, passa sa langue sur mes lèvres avant de l'engouffrer de ma bouche, tout en enfonçant ses doigts dans ma chevelure, un baiser lent et passionné qui dura longtemps, puis il se redressa pour capter mes iris...

Dis moi que tu m'aimes, supplia t-il en soufflant sur mon cou

Tu le sais...

Je veux te l'entendre dire

Je t'aime

Je t'aime plus encore, murmura t-il en accrochant son regard au miens, je t'aime et je te veux...

Nos deux corps se mélangèrent longtemps, je ne pensai pas qu'il me serait possible de vivre une telle extase dans ce corps si fragile, pourtant ce fut le cas, Edward avait raison, je ne mourais pas, au contraire, toutes les cellules de mon corps étaient bel et bien vivantes, je les sentais toutes vibraient comme si elles se noyaient dans l'océan de ses caresses, Edward envahissait mon corps et plus rien d'autre n'existait autour de moi, si ce n'est lui. Il s'arrêta à contre cœur, sachant que je me fatiguerai bien plus vite que lui, il nicha ma tête sur son torse et je m'endormais alors qu'il ne semblait pas se lasser de me répéter qu'il m'aimait...

Lorsque je me réveillai, Edward n'avait pas bougé, malgré ce magnifique moment, je fus parfaitement incapable de me sortir Gabriel de la tête...

Il ne s'est rien passé? Demandai-je paniqué

Comment ça?

Rien, tu le saurais forcement...

Tu es sur qu'il va revenir?

Oui, soufflai-je

Il y a toujours une solution, m'assura t-il en embrassant mon front

J'aimerai pourvoir être aussi optimiste que toi Edward mais...

C'est à ce moment là que les hurlements de Rosalie nous parvinrent...

Emmet! S'écria t-elle

Qu'est-ce qui se passe murmura Edward en bondissant vers la fenêtre

Gabriel, soufflai-je, ne descends pas sans moi...

Je me pressai d'enfiler ma robe puis rejoignis Edward près de la fenêtre qui lui était déjà vêtu, je savais que c'était Gabriel, j'étais sur qu'il ne tarderait pas, Edward me tendit les bras pour me porter...

Ce n'est pas nécessaire, fit-je en déployant mes ailes

Mais... comment?

Je ne sais pas Edward, allons-y

Il sauta d'un bond habile pour atterrir sur la pointe des pieds et me vrilla du regard les bras près à me rattraper au cas où, je me laissai littéralement tomber, rien ne s'était passé comme on me l'avait appris jusqu'ici, j'avais bonne espoir qu'il en soit de même pour mon ancien moyen de transport, et ce fut le cas mais au dernier moment, jusqu'ici, je n'avais jamais eu besoin de me concentrer pour voler, mais alors que je cru pendant une seconde m'écraser au sol avec un Edward paniqué qui avait ajusté sa position en fonction de ma trajectoire, espérer qu'elles fassent leur travail avait suffit à les articuler comme je le souhaitai, je me posai près d'Edward, je sentais la présence de mon ainé, sa puissance aussi... nous longions rapidement le flan ouest de la maison, pour nous retrouver nez à nez avec Gabriel faisant face à Emmet, Rosalie, Jasper et Alice qui gravitaient tous à un mètre du sol, totalement immobilisé par Gabriel...

Arrête ça tout de suite! Hurlai-je en m'interposant entre lui et ses victimes

Viens et je les laisseraient libre

Comment as-tu fait pour te rendre visible en gardant ton corps? Demandai-je ahuri

Je suis d'un rang supérieur Isabella, tu devrais t'en souvenir...

Celui-ci relâcha la prise sur mes amis et se tourna vers Edward...

Ce n'est quand même pas pour un être de ce monde que tu ne souhaite pas rentrer? Fit-il indigné, tu ne peux pas t'attacher à un être de ce monde, c'est impossible!

Et bien, il semble que ce soit arrivé, rétorquai-je, alors part et laisse nous en paix

Gabriel s'avança vers moi, mais Edward se déplaça furtivement pour ce mettre entre nous, il scrutait Gabriel d'un air féroce, il semblait près à lui sauter à la gorge...

Ne fais pas ça, suppliai-je

Mais celui-ci ne prit pas la peine de m'écouter, il vrillait toujours celui qui était venu m'emmener

Tu ne devrais pas présumer de tes forces vampire! S'exclama Gabriel en affichant un sourire pervers

Je n'ai pas peur de toi! Gronda Edward

Gabriel leva la main et je savais que s'en était fini, je tentais de m'interposer mais Edward me repoussa violemment en arrière, je m'écrasai au sol et entendis Gabriel s'énerver...

Comment ce fait-il que mes pouvoirs ne fonctionne pas sur toi? Hurla celui-ci à l'intention d'Edward, non c'est impossible!

Gabriel se recula décontenancé, je me relevai tout aussi ahuri que mon ainé...

Très bien, acquiesça Gabriel en souriant, je sais ce qui me reste à faire...

Contente toi de partir Gabriel! Hoquetai-je

Si tu crois qu'être ton demi suffira! S'écria t-il, il n'est pas de ton monde, je ne le permettrai pas! Il se tourna de nouveau vers Edward affichant un regard assassin, tu n'as pas idée des foudres qui vont s'abattre sur toi vampire, rends la moi, si tu veux vivre!

Je préfère encore mourir, grogna Edward

Tu ferais mieux de venir avec moi par toi même Isabella, tu sais ce qui va se passer...

Je soupirai en m'approchant d'Edward...

Laisse moi partir...

Pas question! S'écria t-il sans lâcher Gabriel des yeux

Edward, dis-je calmement, il va en amener d'autres émancipés avec lui...

Je refuse! Hurla celui-ci en se tournant vers moi, jamais!

Gabriel, je ne peux rien faire, tu le sais...

Te voilà donc prisonnière de ce monde à cause de ton demi! Lança t-il furibond

Je ne suis pas retenu contre ma volonté, soupirai-je, j'ai le même désire de pouvoir rester ici, c'est pour ça que je ne peux pas lui désobéir, part, ça ne sert à rien...

Mon ainé ce retourna hors de lui, il pesta en jetant un œil à Edward, promettant qu'il reviendrait, et juste avant de disparaitre, il lâcha sa hargne en traitre sur Emmet qui s'écroula de tout son poids au sol...

Emmet! Hurla Rosalie en accourant auprès de son mari

Que ce passe t-il? Demanda Jasper, il ne bouge plus!

Emmet, réveille toi, sanglota Rosalie, tu sais que je ne peux pas vivre sans toi, réveille toi mon amour...

Je regardai la scène à distance, Gabriel venait de faire ce que je voulais justement éviter, la détresse de Rosalie me brisait le cœur, je n'avais pas le choix... je ne l'avait plus... je m'approchai alors de Rosalie en me baissant pour la prendre dans mes bras...

Pousse toi Rosalie, murmurai-je

Elle ne parvenait pas à s'en détacher, s'accrochant désespérément à son bras, le secouant en suppliant qu'il ouvre les yeux... je fis signe à Edward et Jasper de venir m'aider...

Si tu veux qu'il revienne, il faut que tu me laisse faire...

Edward et Jasper entrainèrent non sans mal Rosalie à distance, je me baissai alors pour atteindre Emmet, tenter d'aider son âme à s'accrocher à son corps, je plaçai mes mains sur le haut de sa tête...

Tu ne risque rien? S'inquiéta Edward

Non, mentis-je en fermant les yeux

Alors que je retenais l'âme d'Emmet, je sentis la mienne commencer à m'échapper peu à peu, toute l'énergie usé pour venir en aide au mari de mon amie ne faisait qu'aider mon âme agitait à s'enfuir de ce corps trop faible, je lutai du mieux qu'il me fut possible... mais rien à faire, je savais Emmet sauf, je m'autorisai alors à m'écrouler, Edward me rattrapa juste avant que mon corps ne s'écrase au sol...

Un coup de fatigue?

Je suis désolé, soufflai-je difficilement, j'ai menti...

Comment ça? S'affola mon aimé

Mon... corps va mourir, réussi-je à dire avant de sombrer, pardon...