Girl-of-Butterfly: La rentrée approche à grands pas! Elle pourrait même avoir lieu plus tôt pour certains... ;) Merci aussi pour ton conseil, je ne maîtrise pas encore très bien les fonctionnalités de ce site donc j'apprends au fur et à mesure.

Wilfrid54: Gabriel en nouveau mentor de Harry? C'est très probable mais attention, comme tu pourras commencer à le voir dans ce chapitre, il est assez différent d'Albus.

Lena-malefoy: Désolé, j'avais pas vu ta review avant de publier ce chapitre. Oui, les cours de DCFM vont valoir le coup d'être suivis (plus que ceux d'Ombrage en tout cas!)

Pour le couple Harry/Hermione, je reconnais que j'avais très envie d'essayer de le mettre en place. Comme c'est ma première fiction sur Harry Potter, j'espère que je fais les choses correctement (et que si ce n'est pas le cas, vous me préviendrez :D ). Par contre, ce ne sera peut-être pas pour tout de suite, je préfère prendre mon temps pour installer quelque chose de crédible (ayant lu pas mal de fics, j'ai vu dans certaines des scénarios assez...déroutants qui ressemblaient beaucoup à une version HP d'un roman à l'eau de rose, où tout arrive sans raison à coups de "je t'aime, moi aussi et hop, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" lol. Donc je préviens d'avance que ce n'est pas ma préférence ni ma vision des choses.

Merci encore pour vos reviews et bonne lecture! (je préviens qu'il y aura un peu d'action, contrairement au chapitre précédent)


Chapitre 3 : Confrontation sur le chemin de Traverse

-Alors Harry, heureux de retrouver le grand air ?

Mrs Weasley avait posé cette question en toute innocence mais le jeune Potter se devait de reconnaître qu'elle avait raison. Pendant deux mois, il était resté cloîtré dans sa chambre, à cause de l'interdiction de sortir de la maison des Dursley qui lui avait été imposée par les membres de l'Ordre.

Aujourd'hui, le simple fait de marcher sous un temps ensoleillé, en compagnie de ses amis, remplissait son cœur d'une sérénité nouvelle.

Seule ombre au tableau : les rues étaient presque désertes, les rares passants ne s'arrêtant pas et se contentant d'adresser des regards inquiets autour d'eux.

Pas un seul endroit du monde sorcier n'était épargné de la crainte qu'inspiraient Voldemort et ses partisans. Et à en croire les agressions de plus en plus nombreuses contre les moldus et les sorciers issus de parents moldus, on pourrait penser que les mangemorts ne cessent d'accueillir de nouveaux membres au fil du temps.

Son regard se posa tout naturellement sur Hermione. Combien de fois Malefoy avait-il traité sa meilleure amie de « sang-de-bourbe ». Harry ne supportait pas l'idée qu'on puisse s'en prendre à elle et à la simple idée de la perdre elle-aussi, son sang se glaçait.

Pourquoi tant de préoccupations envers elle en particulier ?

Parce que Ron et Ginny étaient des sang-pur et même s'ils étaient considérés comme des « traîtres-à-leur-sang », ils ne seraient pas sur la liste prioritaire de personnes à abattre.

En revanche, Hermione Granger, meilleure amie d'Harry Potter et probablement l'une des filles les plus intelligentes de toute l'histoire de Poudlard…

Son cœur fit un nouveau bond dans sa poitrine et il dut se résoudre à se calmer. Certaines nuits, c'était son visage qu'il voyait en compagnie de ceux de Dumbledore, Sirius et Cédric. Mais jamais, non jamais il ne la laisserait mourir.

-Harry ? Harry, est-ce que ça va ?

L'adolescent sortit de ses pensées lorsqu'il entendit d'Hermione. Le ton de sa voix, chargé d'inquiétude, avait un effet étrangement apaisant sur lui. De tous temps, elle avait toujours joué le rôle de soupape de sécurité, quand il était à deux doigts de craquer ou de faire une bêtise.

-Tout va bien Hermione, j'ai juste du mal à perdre l'habitude de broyer du noir. Répliqua-t-il en souriant.

-Et bien tu as intérêt à retrouver le moral très vite ! Déclara-t-elle, faussement autoritaire.

-Sinon quoi ? Demanda Harry, qui s'était campé juste devant elle.

Peut-être s'était-il un peu trop rapproché. D'habitude, être à proximité d'Hermione ne le gênait pas. C'était peut-être même la fille avec laquelle il avait été le plus à l'aise. Alors pourquoi depuis qu'il l'avait revu la veille, se sentait-il…bizarre en la voyant ?

Harry chercha la réponse dans les yeux de la jeune femme, qui réfléchissait apparemment à la répartie la plus adéquate. Au bout de ce laps de temps qui avait dû durer tout au plus quelques secondes, elle rompit le contact visuel et esquissa un sourire malicieux.

-J'ai trouvé. Si tu ne retrouves pas le sourire, je me chargerai moi-même de ton entraînement de Quiddich. Et crois-moi qu'au bout d'une semaine, tu seras tellement fatigué que tout le reste te semblera agréable en comparaison !

Sachant que la jeune Griffondor n'avait déjà pas une folle passion pour le Quiddich, le simple fait de l'imaginer sur un balai en sa compagnie fit éclater de rire le jeune Potter. Rire qui fut contagieux car Hermione ne put retenir le sien.

Il prit alors la main de son amie dans la sienne et y déposa un léger baiser avant de lui adresser un grand sourire.

-Merci Hermione, je ne sais pas ce que je ferais sans toi !

-Mais arrête, tu ferais pareil pour moi. Répondit la jeune femme, en rougissant légèrement. Allez viens, on doit rattraper les autres !

La suivant au pas de course, Harry se rendit compte que son cœur était plus léger. Comme quoi, la complicité de ses meilleurs amis était peut-être suffisante pour mettre fin à ses soucis.

A plusieurs dizaines de kilomètres du chemin de Traverse, dans une salle sombre, seulement ornementée par une cheminée et quelques meubles d'un style ancien, Lord Voldemort était assis dans un confortable fauteuil au coin du feu.

Le feu était d'ailleurs la seule source de lumière de la pièce. C'est pourquoi lorsqu'une femme d'une quarantaine d'années pénétra dans la pièce silencieusement, avant de s'agenouiller devant le seigneur des ténèbres, son visage apeuré n'était visible que par la lumière des flammes.

-Pardonnez-moi de vous importuner, maître.

-Que veux-tu, Bellatrix ?

La sorcière aux cheveux noirs et au visage émacié ne put s'empêcher de frissonner en entendant le ton froid et implacable et son maître. Elle ne pouvait empêcher sa main de trembler en sachant les mauvaises nouvelles qu'elle avait à lui apprendre.

-Maître, Alecto, Amycus et les autres mangemorts que vous aviez mis sous leurs ordres, ont échoué dans leur tentative de tuer le jeune Potter.

-Cela ne me surprend qu'à moitié. Dis moi plutôt qui les a arrêté, car ça m'étonnerait que le garçon ait fait ça tout seul.

-Apparemment, ils avaient réussi à encercler Potter et les trois membres de l'Ordre qui devaient l'escorter mais un autre sorcier, probablement un membre de l'Ordre, a rejoint Potter et a abattu tous les mangemorts d'un seul coup.

Le Seigneur des ténèbres haussa un sourcil, légèrement étonné. Il était rare que d'autres sujets qu'Harry Potter arrivent à retenir son attention mais là, Bellatrix savait qu'il l'écoutait attentivement.

-Je suppose qu'ils sont tous à Azkaban à présent ? Demanda Jedusor.

-Et bien…il s'avère que non, maître. Sur la vingtaine d'hommes que vous avez envoyé, un seul en est sorti vivant. Il serait interrogé par le ministère en ce moment.

-Tu veux dire qu'il a tué les autres ?

-Précisément, seigneur. Confirma la mangemort en baissant la tête.

Le mage noir parût réfléchir un instant. Puis il daigna poser à nouveau son regard sur sa servante.

- Je vois…et concernant le problème Malefoy ?

Bellatrix déglutit avec difficulté en entendant ce nom. Elle ne pouvait s'empêcher de frissonner en repensant au sort funeste qu'avait connu sa pauvre sœur.

-Lucius a mis un terme à la vie de Narcissa comme vous le souhaitiez. Mais il semblerait que Drago ait réussi à s'enfuir. Nous ignorons où il se trouve à l'heure actuelle.

-Severus a-t-il une idée sur la question ?

-Selon lui, il ne rejoindra pas l'Ordre et préférera fuir. C'est plus dans « les gênes familiaux » d'après ses propres mots. Termina Bellatrix, révulsée.

-Il est de bon conseil, comme toujours. Retire-toi à présent et trouve donc où se cache Potter.

-Bien, mon seigneur.

Et elle quitta la pièce, le plus discrètement possible. Le seigneur des ténèbres claqua alors des doigts, faisant apparaître un verre d'un liquide pourpre entre ses doigts squelettiques.

-Et toi, que penses-tu de tout ceci, Serena ?

Une jeune femme d'une vingtaine d'années sortit de l'ombre. Ses longs cheveux noirs lui retombaient sur les épaules et descendaient avec grâce dans son dos. Ses yeux d'un noir perçant fixaient l'âtre de la cheminée d'un regard inexpressif. Sa peau d'une blancheur immaculée et ses traits fins la dotaient d'une beauté envoûtante.

-Aucun membre de l'Ordre du Phénix n'aurait pu se débarrasser d'autant de mangemorts d'un seul coup, je soupçonne quelqu'un d'extérieur à l'Ordre d'être venu au secours du jeune Potter.

-Je suis de cet avis. A présent, je vais te charger d'une mission assez particulière, ma chère.

-Je suis à vos ordres, maître.

-Tout d'abord, je veux que tu te rendes sur le Chemin de Traverse. C'est là que se trouve Potter en ce moment. La priorité n'est pas de le tuer, pas encore en tout cas, je veux juste savoir à quel point il est protégé. Pour ça, je t'autorise à en prendre une trentaine avec toi dans l'aile ouest.

A peine eut-il terminé sa phrase que la jeune femme disparaissait à nouveau dans l'ombre. Maintenant qu'il était seul dans la pièce, le seigneur des ténèbres se surprit à penser qu'il n'avait pas que des imbéciles parmi ses subordonnés. La preuve, Rogue lui avait permis d'ôter la vie à Dumbledore. Quant à Serena, elle lui avait rendu un service qui était également d'une grande importance. Et d'ici peu, la mort de Potter et l'acquisition du contrôle du Ministère lui donneraient toute légitimité pour mettre en oeuvre ses projets...

Trois heures avaient passé depuis leur arrivée sur le chemin de Traverse et les adolescents avaient acheté tout ce dont ils avaient besoin. Leur dernière étape avant de repartir serait de visiter le magasin des jumeaux Weasley, qui avaient tenu à ce qu'ils leur rendent visite.

Alors qu'ils étaient en chemin, Harry ressentit une sorte de malaise indescriptible. Une sorte de froid intense avait effacé la chaleur de l'été et il avait l'impression que toutes ses pensées tristes lui revenaient en pleine figure…Non ! Ça ne pouvait quand même pas être eux !

Levant immédiatement la tête, le jeune Potter eut la confirmation de ses pires craintes. Plusieurs dizaines de détraqueurs voltigeaient au dessus d'eux, tels des rapaces sur le point de fondre sur leur proie.

-Ron ! Hermione ! Ginny ! Faites un patronus !

Mais quand il se retourna vers eux, il constata que ses amis étaient déjà prostrés sur le sol, grelottant et à peine conscients. Prenant son courage à deux mains, Harry sortit sa baguette et cria avec le plus de force possible.

-SPERO PATRONUM !!!

Une lumière argentée sortit de sa baguette, avant de faire apparaître un magnifique cerf. Concentrant toutes ses forces, Harry dirigea le cerf autour du petit groupe pour protéger ses amis. Contrairement à ce qu'il avait pensé, les détraqueurs n'avaient pas fui mais ils ne s'étaient pas rapprochés non plus, comme si…comme s'ils étaient contrôlés par quelqu'un.

C'est alors qu'il entendit quelqu'un applaudir à quelques mètres de lui. Faisant volte-face, baguette levée, Harry se retrouva face à une jeune femme tout de noir vêtue. Ses cheveux également étaient noirs de jais et il en allait de même avec ses yeux envoûtants.

-Ravie de te rencontrer, Harry Potter. Je vois que tu exécutes à merveille le sort du Patronus mais…je crains que tu ne sois pas assez puissant pour tous les repousser. Déclara-t-elle d'une voix légère.

-Je ne vous laisserai pas toucher à mes amis !

-Oh, comme c'est touchant. Tu me rappelles un vieil ami à moi. Un ancien ami, devrais-je dire. Lui aussi avait le don pour sortir ce genre de tirades…

C'est alors qu'elle sortit lentement sa baguette avant de la braquer droit sur Harry. Ce dernier ne pouvait bouger un muscle, toute sa concentration lui servant à garder son patronus sous sa forme corporelle.

-…et aujourd'hui, il est probablement six pieds sous terre. Comme toi, d'ici quelques secondes...

-Et toi, tu as le don d'être toujours trop sûre de toi. Déclara une autre voix, juste derrière elle.

La jeune femme frissonna en entendant ce ton si caractéristique. Pourtant, elle était certaine de l'avoir blessé mortellement…Par Merlin, comment pouvait-il être encore en vie ?!

-Tu as oublié qui je suis, tout simplement. Auras-tu l'audace de te retourner et de regarder ta « victime » en face, Serena ? Murmura le sorcier.

La jeune femme fit aussitôt volte-face, braquant sa baguette sur le torse du sorcier. Ces cheveux bruns, ce sourire sarcastique et surtout…ces yeux d'un bleu si pur, comment de fois avait-il prié pour ne plus jamais les revoir !

-Tu n'es pas sensé être encore en vie, Gabriel.

-Toi non plus. C'est pourquoi je vais arranger tout ça immédiatement.

Prise au dépourvu, la jeune femme comprit qu'elle devait à tout prix l'empêcher de l'attaquer tout de suite. Elle devait absolument laisser le temps aux détraqueurs pour venir à bout du patronus d'Harry.

C'est alors que le jeune Dumbledore accentua son sourire cynique et lui fit signe de relever la tête. Ce qu'elle vit alors aurait suffi à la stupéfixer sur place.

Un oiseau venait d'apparaître au milieu des détraqueurs, mais ce n'était pas n'importe quel oiseau. Ce plumage flamboyant, ce bec à l'étincelante couleur dorée et surtout…ce chant si insupportable à ses oreilles !

-Fumseck ! S'écria Harry, émerveillé.

La mangemort tomba à genoux, complètement terrifiée sans savoir pourquoi. Elle comprit alors en entendant Gabriel ricaner à côté d'elle.

-Tu as donc oublié ? Le chant du phénix renforce le courage chez ceux qui ont le cœur pur et provoque la terreur chez ceux qui ont le cœur mauvais. Pas de chance, n'est-ce pas ?

-Tu…tu savais que je viendrais ? Demanda-t-elle, incrédule.

Gabriel éclata d'un rire sans joie et braqua sa baguette sur elle, les yeux étincelants.

-Evidemment. Qui Voldemort aurait-il pu envoyer d'autre que celle qu'il pensait être la dernière des Séraphins encore en vie. Celle qui avait trahi les siens contre la promesse de devenir le bras droit du plus puissant mage noir. Celle dont je me languissais de voir la mort depuis deux longs mois…

-Gabriel, nous savons tous les deux que tu es incapable de me faire du mal alors me tuer…Commença-t-elle, d'un ton sarcastique.

-ENDOLORIS !!!

Une profonde surprise fut la première expression qui fut lisible sur le visage de la servante de Voldemort en entendant prononcer cette incantation. Jamais elle n'aurait pu imaginer qu'il était capable de lancer un sortilège impardonnable, surtout à elle !

La seconde expression fut celle d'une douleur incommensurable qui lui arracha un cri déchirant et la força à se rouler par terre.

Levant la tête vers le ciel alors que ses pensées étaient désordonnées, elle remarqua que le ciel était redevenu bleu. Ça signifiait donc que les détraqueurs avaient été chassés par le phénix. Ce même phénix qui vint se poser sur l'épaule de Gabriel, frottant avec affection son bec contre la joue du sorcier. Ce dernier caressa le plumage de l'oiseau de sa main libre, tout en ne perdant pas la jeune femme des yeux.

-Je sais, Fumseck. Je vais en finir maintenant…

Alors qu'il allait lancer un nouveau sort, un « crac » caractéristique d'un transplanage se fit entendre, laissant apparaître Bellatrix Lestrange. Contrairement à son habitude, elle n'adressa aucune remarque blessante à Harry et se contenta d'attraper Serena par le bras, comme si sa vie en dépendait.

-Je ne vous laisserai pas partir ! Sectumsempra!!! S'écria Gabriel.

Mais les deux mangemorts transplanèrent au même moment, laissant le professeur seul en compagnie d'Harry. Ce dernier tomba à genoux et laissa disparaître son patronus, complètement épuisé.

Tombant en avant alors que ses paupières se fermaient d'elles-mêmes, il fut rattrapé par Gabriel, qui essayait de lui dire quelque chose. Malheureusement, il avait déjà sombré dans l'inconscience…


En espérant que ça vous plait toujours. J'attends vos reviews pour écrire la suite. :D