Dès le début de ma vie, il m'a fait vivre de terrible épreuve. La disparition de mon père à la guerre, la mort de ma mère, et ma vie dans la rue. Bien sûr, mes camarades ignorent tout de ça, et je ne tiens pas à leur raconter cet instant de peine et de honte. Comment ai-je pu devenir un être de la Four Force, et aussi bien dégoté?
Bien sûr, quand j'étais très jeune, sans parent, j'agissais comme mes frères, en pillard et en tuant du bétail de quelques fermiers. Mais à force de me cacher et de fuir les humains, je me suis mis à les admirer secrètement. Alors, jour après jour, j'ai appris à marcher sur mes deux pattes arrières, à parler intelligemment, et à me conduire de façon irréprochable. Quand j'ai jugé le moment importun, je me suis couvert des quelques haillons que j'avais soutirés à une corde à linge, et j'étais allé dans l'auberge du village qui était voisin à ma forêt. Les humains furent très surpris de voir un loup agir comme un humain, mais ils ne me posèrent pas de question quand je commandais un verre.
J'avais pensé impressionner les gens par quelques poèmes et autres fables bien dictées, pour me faire un surnom, mais le destin avait décidé autrement pour mon avenir. Car, en effet, quand la fille du patron de l'auberge se fit attaquer par des gaillards, un peu trop zeller en alcool, j'usai de toute ma force physique pour les vaincre. Le patron, reconnaissant et impressionné, me demanda s'il ne voulait pas une chambre dans cette demeure, et gratuite. J'acceptai, bien sûr, car je n'avais nul autre endroit pour aller qu'une grotte souterraine. Je devins alors un ami de cet homme.
Un jour, alors que des hommes qui disaient être de l'élite de la Force passait par là, le patron de l'auberge les invita dans sa petite auberge. Moi, j'étais rendu là-bas, en discutant avec les autres, tel un noble, sans montrer d'orgueil ou de méchanceté envers les autres. L'un d'entre eux, me trouvant pourtant bien prétentieux, me convia dans un défi, mettant en jeu son titre et son badge de la Four Force. Ses camarades le laissèrent faire, n'ayant jamais apprécié d'avoir un tel saoulard prétentieux avec eux. Je relevai le défi, à l'extérieur.
Sous la pluie, dans la boue, j'avais une plus grande maîtrise de toute situation. Lui, voyant qu'il perdait l'avantage, au lieu d'abandonner, utilisa une technique bien traite. Avec quelques bons coups, je lui fis perdre son épée. Acculé au sol, je croyais qu'il était vaincu, mais il me lança un couteau en plein dans la côte. Profitant de ma douleur, il alla chercher son épée et me coupa le bras droit. C'était totalement inadmissible, venant de la part surtout d'un des membres de Force! Mais je ne l'ai pas laissé s'en tirer ainsi! Je me suis relevé, tant bien que mal, et je me suis jeté sur ce scélérat. Ensuite, j'ai perdu le contrôle durant une seconde. Assez pour lui griffer le visage avec la patte griffue qui me restait. Ensuite, il s'est enfui. J'ai reçu le titre de Four Force, et on me greffa un bras mécanique griffus. Cette attention fut faite par mon ami le barman, qui s'était sentit responsable de la venue de ses combattants, dont l'un d'eux me mena à la perte d'un membre.
Après avoir passé plusieurs années sous les ordres des souverains des différentes villes, pour protéger la population, je me suis intéressé au cas tout particulier de l'œil de la lune, essayant de détruire les monstres provenant de ce lieu maudit. C'est comme ça que je suis tombé sur Max, qui n'avait aucune chance contre ces Golems. En les détruisant, j'ai sauvé Max, le chef maintenant de notre groupe, j'ai rencontré Chiquitita, mais malheureusement son mari aussi.
Maintenant, on combat toujours pour sauver la terre. Mais en ce moment, depuis que l'œil de la lune nous a déversé un paquet de monstre, et qu'on les a tous pas mal battu, Max s'écria qu'il voulait qu'on prenne une pause.
-Il faut bien qu'on prenne un peu de vacance! expliqua cet enfant, trop insouciant à mon goût.
