Girl-of-Butterfly: Je ne peux que te dire que la réponse à ta question se trouve dans ce chapitre :D .En tout cas, je suis heureux que l'histoire t'intéresse.

Lena-malefoy: C'est une impression ou tu n'aimes pas beaucoup cette charmante Serena? lol. La relation Harry/Hermione avance un peu dans ce partiel. Tu me diras si c'est à ton goût. ;)

Je suis content que le chapitre vous ait plu et j'espère que celui-ci vous ravira tout autant. Voici donc le nouveau chapitre. Pas vraiment d'action mais pas mal d'émotions et surtout de révélations. Bonne lecture!


Chapitre 4 : Rapprochement et séparation

Lorsqu'il ouvrit les yeux, Harry prit conscience qu'il ne se trouvait plus sur le Chemin de Traverse. La première chose dont il s'aperçut, c'était qu'il se trouvait dans la chambre allouée à Ron et lui dans la maison des Weasley.

Rassuré d'être dans un lieu qui lui paraissait sécurisant, il baissa alors son regard, remarquant la présence d'une personne à côté de lui.

Assise sur une chaise tout près de son lit, Hermione dormait d'un sommeil profond, les bras croisés, à moitié sur le lit.

Harry ne put s'empêcher de la comparer à un ange, tant elle paraissait innocente en cet instant.

Se redressant tout en faisant attention à ne pas la réveiller, le jeune Potter se rendit compte qu'il avait dû dormir pas mal de temps puisqu'il faisait nuit à l'extérieur.

Il avait un mal de crâne qui lui rappelait beaucoup ses désastreuses séances d'occlumancie avec Rogue. Non, tout compte fait, mieux valait ne pas penser à son ancien maître des potions. Il n'avait pas envie de s'énerver davantage et de réveiller de vieilles rancœurs.

Reposant de nouveau son regard sur la jeune Griffondor, il resta un moment ainsi, à simplement la regarder et se demanda pourquoi était-elle restée là à le veiller ? Après tout, il était juste épuisé par le sortilège qu'il avait jeté, il n'y avait aucun danger pour sa vie.

-Elle n'a pas quitté la pièce depuis que tu as été amené ici. Tu as de la chance d'avoir une amie qui tient autant à toi, Harry.

Harry tourna vivement la tête sur le côté, constatant la présence de son professeur de Défense Contre les Forces du Mal, adossé au mur. Toujours vêtu de sa longue robe bleu marine, son visage avait retrouvé ses traits impassibles, bien que ses yeux bleus laissaient entrevoir une légère mélancolie.

Il se rapprocha de lui et s'assit sur une chaise se trouvant à côté de celle d'Hermione.

-Je suis désolé Harry mais j'ai profité de ton inconscience pour vérifier certaines informations. Commença le sorcier.

-Vous vous êtes introduit dans mon esprit ?! S'exclama Potter, surpris.

-Bien sûr. Il fallait que je sache jusqu'à quel point mon grand-père t'avait instruit en ce qui concerne…les horcruxes.

Harry ne put retenir un frisson qui lui parcourut l'échine. Hormis ses deux amis, et Voldemort lui-même, personne n'était au courant de l'existence de ces objets, ou en tout cas de l'usage que le seigneur des ténèbres en avait fait.

Alors qu'il allait rétorquer quelque chose, Gabriel sortit un sac de sa robe de sorcier et le déposa devant Harry.

-Ouvre-le.

Harry s'exécuta, un peu étonné. Il en sortit un lourd médaillon en or avec un S, semblable à celui des Serpentard, gravé dessus, une coupe en argent avec les armoiries d'Helga Poufsouffle et un diadème portant la marque des Serdaigle.

Tous trois avaient l'air en assez mauvais état, comme si un objet assez tranchant les avait entaillés en plusieurs endroits. Il y avait même plusieurs traces d'impacts à leur surface.

Le jeune Potter mit du temps à réaliser ce dont il s'agissait.

-Ce sont…ce sont des horcruxes.

-C'en étaient, effectivement. J'ai mis plus d'un mois à les retrouver. Heureusement, être professeur à Poudlard donne quelques avantages…

Harry lança à Gabriel un regard de profonde stupéfaction. Alors que Dumbledore avait quasiment perdu une main pour venir à bout de la bague des Gaunt et que lui-même avait failli perdre la vie face à la réplique fantomatique du Journal de Jedusor…le jeune homme qui se trouvait devant lui avait détruit trois horcruxes en UN MOIS !

C'était tout simplement impossible, ça dépassait la limite du raisonnable !

-Co…comment ? Articula difficilement le jeune Griffondor.

-Oh, une fois qu'on connaît le truc, ce n'est plus si compliqué…

Et comme pour appuyer ses propos, le sorcier ôta ce qui semblait être un étui qu'il portait dans son dos. Il en sortit un objet qu'Harry n'aurait jamais pu oublier. Faite de l'argent le plus pur et incrustée de rubis, le nom de Godric Griffondor était gravé sur la lame de cette épée dont le jeune Potter avait eu l'honneur de se servir une fois.

-L'épée de Godric Griffondor…

-Précisément. En réalité, c'est grâce à ton escapade dans la Chambre des secrets que grand-père a compris l'importance de cet objet. Il faut dire que c'est une épée faite de magie pure et qu'il faut un courage et une abnégation incomparables pour la manier. A seulement douze ans, tu as été capable d'un véritable prodige en te débarrassant à la fois du journal et du Basilic alors qu'il s'agissait de ta première utilisation de l'épée.

Harry ne s'attendait pas à une telle avalanche de compliments. Il pensait au contraire que son interlocuteur le réprimanderait de ne pas avoir agit plus vite et plus efficacement. Après tout, s'il s'était mis plus sérieusement à la recherche des horcruxes, peut-être que Dumbledore serait encore de ce monde…

-Non, Harry. Tu n'es pas responsable.

Relevant la tête, étonné que le sorcier ait lu dans ses pensées, Harry put lire une profonde tristesse dans ses yeux bleus, perdus dans le vague.

-Il y a trois responsables à cette tragédie. Voldemort qui l'a commandité, Severus Rogue qui l'a assassiné de ses mains…et Serena qui a trahi les Seraphins, nous empêchant ainsi d'intervenir.

-Pardonnez-moi de poser cette question mais…qui est cette Serena ?

Gabriel s'attendait à ce qu'il lui pose cette question. A vrai dire, il n'avait pas tellement envie d'y répondre mais il lui devait la vérité. Passant distraitement une main dans ses cheveux, il se dit qu'après tout, mieux valait ne pas avoir de secrets pour celui qui était peut-être destiné à les sauver tous.

Ne sachant pas par où commencer, il décida de raconter son histoire depuis le début.

-Serena Donovan est une sorcière de Sang-pur, qui est rentrée à Poudlard la même année que Tonks, Charlie et moi. A la différence de nous trois, elle est allée à Serpentard, ce qui paraît somme toute assez logique quand on connaît son caractère de l'époque…

Le sorcier esquissa un léger sourire, comme s'il revoyait devant ses yeux, cette époque où tout était si facile et qu'aucune préoccupation ne venait perturber le petit train de vie de leurs cours à Poudlard.

-Le problème, c'est qu'elle…elle était très douée. Incroyablement douée. Elle brillait dans tous les cours et nous n'arrivions jamais à nous départager. Elle a d'ailleurs été la première, peut-être la seule, capitaine de Quiddich de l'équipe de Serpentard. Chaque équipe remportait la coupe une année sur l'autre…hm, je crois que je m'écarte un peu du sujet.

-C'était donc votre rivale ? Votre ennemie ?

-Un peu des deux, à vrai dire. Sauf que nos affrontements constants nous attiraient souvent des heures de retenue et à force de passer plusieurs heures par semaine seuls dans une salle de classe…disons simplement qu'on a noué des liens. Pas une franche amitié mais disons de la sympathie et un certain respect l'un pour l'autre.

-Et votre relation a évolué, c'est ça ?

Le jeune professeur acquiesça de la tête mais Harry put voir qu'il serrait tellement les poings que ses jointures en étaient devenues blanches.

-Tout a changé en septième année. Une épreuve qui nous a rapprochés plus qu'elle ne l'aurait dû…Bref, nous sommes finalement sortis ensemble et avons embrassé la carrière d'Auror. Même si nous formions un couple, cette rivalité n'avait pas disparu. C'est pourquoi nous fûmes les deux plus jeunes de notre promotion à devenir des Aurors confirmés mais aussi les deux plus jeunes sorciers à être nommés Séraphins.

-Alors…pourquoi vous-a-t-elle trahi ? Demanda Harry, décontenancé.

Les épaules du sorcier s'affaissèrent légèrement. Il avait l'air un peu perdu mais malgré ses réticences, il consentit à répondre à la question.

-Le caractère des Serpentard…toujours plus de puissance et de pouvoir. Etant arrivée au sommet de l'échelle, elle a dû penser que Voldemort lui permettrait d'accéder à un niveau supérieur. En échange, il lui demandait juste un petit « sacrifice ». Déclara Gabriel, dégoûté.

-Et est-elle aussi puissante que toi ?

-Il y a deux mois, je t'aurais répondu oui. Mais crois-moi que cette boucherie a été une véritable révélation pour moi. Etrangement, je n'ai jamais été aussi puissant qu'aujourd'hui. D'ailleurs, c'est en partie pour ça que je suis venu, Harry.

Le jeune Griffondor leva la tête lorsque son professeur quitta sa chaise et se dirigea vers la porte avant de l'entrouvrir.

-Je vais t'emmener à Poudlard. Il est temps pour toi de commencer ton entraînement. En attendant, repose-toi bien. Je te laisse une semaine pour profiter de tes amis, ensuite, nous partirons.

Et avant même que le jeune Potter n'ait pu répliquer, le sorcier referma la porte derrière lui.

Comme ce dernier avait claqué la porte sans le vouloir, le bruit fit sursauter Hermione qui leva immédiatement son regard sur le jeune Griffondor.

-Harry ! Est-ce que tout va bien ?!

-Calme-toi Hermione, c'est juste la porte qui se refermait.

La jeune femme se releva lentement, étirant ses membres. Puis elle jeta un coup d'œil à Harry, qui semblait pensif.

-Quelque chose te tracasse ? Demanda-t-elle.

-Non, ce n'est rien. Ne t'en fais pas. Et si nous allions rejoindre Ron ? Proposa-t-il.

A sa grande surprise, la jeune femme se leva de sa chaise et s'assit sur le lit juste à côté de lui, avant de prendre la tête d'Harry entre ses mains, l'obligeant à la regarder les yeux dans les yeux. Le jeune Potter était gêné et faisait tout pour détourner le regard.

-Je sais que tu me caches quelque chose, tu n'as jamais su mentir, Harry.

-Je…ce n'est pas important, Hermione. C'est juste que je devrai partir à Poudlard un peu plus tôt que vous.

-Plus tôt ? S'étonna-t-elle. Quand ça ?

-Dans une semaine. Le professeur Dumbledore, enfin le nouveau professeur Dumbledore, était venu me l'annoncer quelques instants avant que tu ne te réveilles.

-Mais pourquoi dois-tu y aller plus tôt ? C'est pour ta sécurité, ou quelque chose de ce genre ?

-Je dois commencer mon entraînement, selon lui. Il m'a dit de profiter de cette semaine avec vous, c'est pour ça que je ne voulais pas t'en parler ! S'exclama Harry en la fixant du regard.

La jeune femme eut une expression triste. Harry s'attendait à la voir quitter la chambre en courant mais non, elle se contenta de poser son front contre le sien tout en fermant les yeux.

-Je suis désolée, Harry mais…cette distance que tu mets peu à peu entre nous me rend malade…

-Qu'est-ce que tu veux dire ? Demanda l'adolescent, perdu.

Elle détacha son front du sien et plongea son regard empli de larmes dans les yeux émeraude de son ami. Ce dernier ne comprenait vraiment pas de quoi elle parlait.

-Ça fait déjà un moment que tu t'éloignes de nous. Tu passes de plus en plus de temps seul et même l'année dernière, tu étais surtout avec Dumbledore. Je ne peux pas t'en vouloir, je connais la prophétie et les atrocités que tu as endurées mais…mais c'est trop dur. Tout le monde te voit peut-être comme un être immortel et intouchable mais je sais pertinemment que c'est faux !

-Hermione…

-Ne m'interromps pas…s'il te plaît. Ron ne s'en rend pas compte parce qu'il n'est pas très observateur mais moi, je l'ai vu. Je l'ai lu dans tes yeux le soir où tu es revenu après la mort de Cédric, je l'ai vu aussi l'année suivante quand Sirius nous a quitté…tu as de plus en plus mal, ton cœur est déchiré et tu n'as qu'un seule envie, c'est que ça s'arrête mais…

Elle fut stoppée net dans son élan. En effet, Harry n'avait pas dit un mot mais il l'avait prise dans ses bras, l'étreignant avec douceur mais aussi avec fermeté. Il se mit alors à parler, d'une voix qui se voulait rassurante mais qui était à la fois triste et douce.

-Je te remercie de te préoccuper de moi et c'est vrai que je n'allais pas très bien ces temps-ci…mais quand vous êtes auprès de moi, je me sens tout de suite mieux…

Puis il se pencha à son oreille et ajouta dans un murmure seulement audible par la jeune Griffondor.

-Surtout quand tu es là, Hermione.

Les larmes se mirent à couler sur les joues de la jeune femme alors qu'elle se laissait aller dans les bras du garçon. Les yeux de ce dernier brillaient eux aussi à cause de l'émotion mais ses yeux restèrent secs. Il avait tant pleuré qu'il n'était plus sûr de pouvoir encore le faire…

Toutefois, pour rien au monde il n'aurait voulu rompre ce moment de tendresse qu'il partageait avec sa meilleure amie.

Quelle mouche l'avait piqué de réagir ainsi devant son chagrin ? Il n'en avait aucune idée. Comme souvent dans ces cas-là, il préférait laisser parler son instinct et son cœur, les deux seules qualités qui ne lui avaient jamais fait défaut.

Et peut-être à cause de leur fatigue commune, ils s'endormirent ainsi, loin de se douter que quelqu'un les avait aperçus par la porte entrouverte et les observait avec un mélange de jalousie et de frustration…


Je commence à aborder une partie délicate, j'aimerais donc vraiment avoir vos impressions. :D