Girl-of-Butterfly: En effet, tu ne t'étais pas trompée. Quant au fait qu'il sera difficile pour lui de la détruire...oui, c'est possible mais ça dépend du point de vue dans lequel on se place. ;)
Lena-malefoy: Je ne savais pas que mes écrits avaient un tel pouvoir hypnotique! lol En tout cas merci pour tes compliments, ils me touchent beaucoup. J'avoue que j'avais un peu peur que ma manière de mettre en scène leur rapprochement ne plaise pas. En ce qui concerne la personne derrière la porte, hm...je vais attendre un ou deux partiels avant de le révéler. :p Il faut bien un peu de suspens après tout. Pour Serena, que veux-tu, on ne change pas les Serpentard...quoique, ce partiel pourrait démontrer le contraire. ;)
Merci encore pour vos reviews, j'espère que vous continuerez à me laisser vos impressions. :D Voici donc le nouveau partiel, un peu plus long que d'habitude, bonne lecture!
Chapitre 5 : Le repentir d'un Serpentard
Les premiers rayons du jour vinrent se poser sur le visage d'Harry. Ce dernier ouvrit alors ses paupières lentement et leva une main pour cacher la lumière qui le gênait.
Sentant un étrange poids contre lui, il baissa la tête pour constater la présence inhabituelle d'une longue chevelure brune sous ses yeux. Mais plus que la chevelure, c'était le visage endormi à laquelle elle appartenait qui faillit faire sursauter Harry.
Essayant de rassembler ses souvenirs, le jeune Potter revit défiler dans sa tête les événements de la veille. Les horcruxes détruits, les révélations de Gabriel et…Hermione.
Son pouls s'accéléra à la simple idée des mots qu'ils avaient échangés la veille. Apparemment, ils avaient dû s'endormir tous les deux puisqu'ils étaient dans la même position que la veille au soir.
Regardant plus attentivement le visage de la belle assoupie, il fut surpris de constater que malgré les traces de larmes séchées sous ses yeux, elle souriait. Etait-ce à cause d'un rêve ou bien de leur discussion de la veille ?
Harry eut la peur subite que quelqu'un les voie dans une telle position et se fasse des idées, en particulier s'il s'agissait de Ron ou Ginny. Ginny…c'est vrai qu'il avait rompu avec elle mais les raisons qu'il lui avait données à l'époque n'en étaient plus la principale cause désormais. Toutefois, il n'avait aucune envie de lui briser le cœur et désirait donc se tirer de cette situation pour le moins…gênante.
Alors qu'il tenta de lever un des bras de la jeune femme pour se dégager, celle-ci émit un soupir et resserra son étreinte sur le jeune Potter... Ce dernier déglutit avec difficulté, se demandant un instant si son amie était vraiment endormie.
-Her…Hermione, je ne sais pas si tu m'entends mais il faudrait vraiment que tu te réveilles.
Il avait parlé à voix basse mais ses paroles eurent l'effet inverse à celui escompté. Non seulement la jeune Griffondor ne semblait pas se réveiller mais elle avait roulé sur le côté, bloquant à présent complètement Harry. Pire encore, dans la position dans laquelle ils se trouvaient, leurs visages n'étaient séparés que par quelques centimètres.
C'était peut-être la première fois qu'ils se trouvaient si proches l'un de l'autre et même si cela troublait un peu le jeune homme, il devait reconnaître que ce n'était pas désagréable. Au contraire même, il aurait voulu voir son amie ouvrir les yeux et…et quoi ? Frissonnant rien qu'à l'image de ce qu'il venait d'imaginer, le jeune Potter fut pris de panique.
C'est à ce moment précis qu'il entendit les marches de l'escalier grincer. Quelqu'un montait.
-Harry ! Hermione ! Le petit-déjeuner est prêt !
Mrs Weasley ?! Oh non, Harry n'osait imaginer son expression si elle les découvrait dans une telle position. Décidant de prendre la décision qui s'imposait, autant pour se sortir de cette situation gênante que pour échapper à l'imminente réalisation de son désir, le sorcier attrapa sa baguette et prononça à voix basse.
-Wingardium Leviosa !
Alors qu'Hermione s'était élevée de quelques dizaines de centimètres, Harry se glissa sur le côté. Puis il la fit se reposer tout en douceur sur le lit avant de s'asseoir rapidement sur une chaise.
Le timing n'aurait pu être plus parfait car à cet instant précis, la mère de Ron ouvrit la porte de la chambre.
-Harry…Commença-t-elle.
Elle stoppa net en constatant que ce n'était pas Harry mais Hermione qui était allongée sur le lit. Le jeune Potter se leva de la chaise et lui demanda sans bruit de rester muette le temps qu'ils sortent de la pièce.
Une fois la porte de la chambre refermée, Harry se tourna vers Molly.
-Qu'est-ce que tout cela signifie, jeune homme ? Demanda-t-elle.
-Hermione m'a veillé presque toute la nuit, Mrs Weasley. Je trouve ça normal de la laisser reposer un peu. C'est moi qui l'ai allongé sur le lit quand je me suis réveillé.
Harry fut lui-même étonné de n'avoir dit que la vérité dans sa phrase. En effet, Hermione l'avait bien veillé une bonne partie de la nuit. Et quand il s'était réveillé ce matin, il l'avait bien allongé sur le lit grâce au sortilège de lévitation. La seule chose qu'il avait omise, c'était qu'ils étaient quasiment dans les bras l'un de l'autre pendant une bonne partie de la nuit, même s'ils n'avaient fait que dormir.
Apparemment Mrs Weasley fut satisfaite de sa réponse car elle esquissa un grand sourire.
-Quel gentleman, avec un tel charme, tu n'as toujours pas de petite-amie ?
Harry ne put s'empêcher de rougir jusqu'aux oreilles après une telle remarque puis il esquissa un sourire avant de secouer la tête. On ne peut pas avoir de petite-amie quand on n'a pas le droit d'avoir une vie à soi, se mit à penser le jeune homme avec déception.
-Allez, viens donc manger quelque chose. Tu es toujours trop maigre à mon goût !
-Je vous promets pourtant que je mangeais à ma faim. En tout cas, depuis qu'ils avaient appris que Sirius était mon parrain.
-Ah ces moldus ! Aucun savoir-vivre ! Enfin…essayons de te faire rattraper le temps perdu !
C'est de bon cœur que le jeune Potter descendit les escaliers derrière Mrs Weasley, remerciant intérieurement le professeur Flitwick de leur avoir enseigné le sortilège de lévitation en première année. Comme quoi, les sortilèges les plus simples se révèlent souvent être les plus pratiques…
-Que…qu'est-ce que je fais ici ?
La voix appartenait à un adolescent aux cheveux blonds. Il avait froid, non pas que la température soit basse. Non, c'était simplement ce vent d'altitude, à la fois puissant et glacial qui le frigorifiait. Ses yeux gris n'exprimaient que la peur car il avait pris conscience de l'endroit où il se trouvait.
-Allons Drago, tu ne te souviens pas ? C'était il y a seulement deux mois mais tu as peut-être besoin que je te rafraichisse la mémoire…Memoria Recentis !
-Non !
Mais à peine eut-il prononcé le mot que des images lui revinrent en mémoire. Il avait permis aux mangemorts de s'introduire dans Poudlard…Ces mêmes mangemorts avaient blessé ou tué un grand nombre de gens…il s'était retrouvé face à Dumbledore en personne, vulnérable, mais n'avait pas pu le tuer…chose que Rogue avait fait à sa place…Avada Kedavra…
A son retour, Voldemort avait mis son père devant un choix impossible. Prouver sa fidélité à son égard en tuant sa famille ou bien disparaître avec eux…
Il ne pourrait jamais oublier le regard froid de son père lorsqu'il s'était retourné vers sa mère et avait dit ces deux mêmes mots : Avada Kedavra !
Après cela, le seigneur des ténèbres avait dit à Lucius de l'enfermer et qu'il ne l'exécuterait que le lendemain matin. C'était la dernière chose dont il se souvenait…
Le souffle court, Drago leva la tête vers la personne qui se trouvait en face de lui, baguette levée et dont le visage était masqué par l'ombre.
-Nous…nous sommes au sommet de la tour où Dumbledore est mort. A Poudlard.
-Exactement. Tu n'es pas sans savoir que ton inconscience a causé des dégâts irréparables, n'est-ce pas ?
Drago serra les poings. Il en avait assez. Assez qu'on lui dise toujours ce qu'il devait faire. Assez qu'on lui fasse sans cesse des reproches. Il avait vu sa mère mourir sous ses yeux, il se foutait bien du reste !
-Qu'est-ce que vous voulez ?! Me tuer ?! Et bien allez-y, vous me rendrez service !
-Te tuer ? Me crois-tu aussi indulgent que Voldemort ? Tu ne mérites pas la mort, Malefoy !
La voix était si puissante que le jeune Malefoy en tomba par terre, terrorisé. Cette voix…aussi puissante que celle du Seigneur des Ténèbres…non, elle ne dégageait pas la même chose. On aurait plutôt dit…
Les traits du garçon se crispèrent en réalisant ce à quoi il pensait.
-N…non, vous êtes mort ! Vous ne pouvez pas être là ! J'ai vu Rogue vous tuer !
-Tu fais erreur sur la personne, Drago.
L'inconnu s'avança dans la lumière. Non, ce n'était pas du tout Dumbledore. Beaucoup trop jeune et pourtant, ce regard…il n'oublierait jamais ces yeux bleu clair qui l'avaient fixé avec la même intensité.
-Qui êtes-vous ? Pourquoi m'avez-vous amené ici ?
L'homme s'avança un peu plus vers lui, le dominant de toute sa hauteur. Vêtu d'une longue robe de sorcier bleu nuit et d'une cape de la même couleur, le jeune homme d'environ vingt-trois ans indiqua alors deux objets qui se trouvaient de part et d'autre de l'adolescent.
Il s'agissait de deux coupes, celle à sa gauche étant de couleur verte alors que celle de droite était rouge.
-Ces deux objets représentent les deux options qui s'offrent à toi. Celui à ta gauche est un portoloin qui t'amènera sur le chemin de Traverse. Celui à ta droite est une coupe contenant du veritaserum. Le choix t'appartient. Soit tu utilises le portoloin et tu es libre mais sans protection, ni le droit de revenir à Poudlard, soit tu bois la potion et réponds à mes questions, mais aussi à mes ordres.
-Où est l'arnaque ? Demanda Drago, méfiant.
-Il n'y en a pas. Comme je viens de te le dire, le choix t'appartient. Soit tu fuis comme un lâche mais tu seras sauf, soit tu fais face à la difficulté en sachant que cela peut racheter tes fautes passées.
Le jeune Malefoy sembla hésiter un instant puis son regard se posa à nouveau sur l'inconnu.
-Dites-moi d'abord votre nom.
-Je suis Gabriel Dumbledore, le nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal.
Bien qu'il tiquât un peu en entendant son nom de famille, Drago sut qu'il ne mentait pas. Pourtant, le choix était toujours aussi draconien pour lui. Il était tellement plus facile de fuir les problèmes et d'aller vivre une existence idyllique dans un autre pays…
Mais le visage de sa mère agonisante vint alors le frapper avec d'autant plus de force et de réalisme que lorsqu'il l'avait vu mourir.
Jetant un regard haineux au professeur, il demanda d'une voix tremblante.
-Si j'accepte de vous obéir, vous me rendrez plus fort ?
-Assez fort pour te venger de ton père, tu veux dire ?
L'adolescent ne répondit pas mes ses yeux gris acier le firent à sa place. Observant un moment le jeune Serpentard, il finit par esquisser un sourire.
-Si c'est moi qui te forme, je peux t'assurer que tu n'auras aucune difficulté à en venir à bout.
Rassuré, autant par les paroles que le charisme qui se dégageati de cette homme, Drago attrapa la coupe remplie de potion et la but d'un trait, manquant de s'étouffer. Puis il se releva et fit face au sorcier.
-J'attends vos questions, professeur.
-Joyeux anniversaire Harry !
Harry resta sans voix. Tout le monde était réuni autour de la table, Mr Weasley, Ron, Ginny, Bill, Charlie, Fred et Georges, sans oublier Lupin et Tonks. Le jeune Potter sentit une vague de joie incommensurable en les voyant tous réunis pour lui.
-Mais…je croyais…
-Qu'on avait oublié ton anniversaire ? Termina Ginny.
-Nous aurions bien voulu te le fêter il y a deux jours, Harry mais à cause de l'insécurité actuelle, nous n'avions pas pu acheter tes cadeaux. S'excusa Mr Weasley.
-Et on en a profité hier en allant sur le chemin de Traverse…commença Fred.
-…et tu ne t'es rendu compte de rien. Un jeu d'enfants. Termina George.
Une pile de cadeaux l'attendait devant lui. Emu, il finit par les ouvrir. De Mr et Mrs Weasley, il reçut une paire de gants tricotée par Molly ainsi qu'une boîte de chocogrenouilles. Bill lui offrit un portefeuille magique célèbre pour son inviolabilité. Il reçut de Charlie un gilet en peau de dragon, réputé pour encaisser les sorts parmi les plus puissants. Fred et Georges lui firent cadeau d'une boîte contenant un certain nombre d'articles de leur boutique qui pourraient lui être utile.
Quant à Ron et Ginny, ils lui avaient offert respectivement un nouveau nécessaire à balai et un livre sur les plus grandes équipes de Quiddich.
Lupin et Tonks se rapprochèrent ensuite de lui pour lui donner son cadeau. Il s'agissait d'une glace à l'ennemi, mais plus petite que celles qu'il avait déjà vu.
Elle était en tout cas suffisamment petite pour qu'il puisse la transporter dans un sac à dos.
-On s'est dit que tu pourrais sûrement en avoir besoin. S'exclama Tonks, souriante.
-Même si elle n'est pas aussi grande que la moyenne, elle fonctionne très bien. Renchérit Lupin.
Harry les remercia tous alors que Molly se chargeait de faire monter les cadeaux dans sa chambre sans bruit. Le jeune Potter lui-même remonta dans sa chambre, tout en regardant toujours le miroir qui ne reflétait que des silhouettes indistinctes.
Refermant doucement la porte de sa chambre, il se rassit sur sa chaise avant de se rendre compte qu'Hermione n'était plus allongée sur le lit.
C'est alors que deux mains se refermèrent sur ses yeux. Connaissant bien ce parfum, Harry esquissa un grand sourire avant de poser ses mains sur celles de son amie.
-Je t'ai reconnu, Hermione.
Il se tourna alors vers cette dernière, qui lui tendit un paquet. Certain qu'il s'agissait d'un livre, le jeune Potter fut étonné de constater que c'était plutôt un album qu'il tenait entre ses mains. L'ouvrant précautionneusement, il put voir diverses photos de ses deux amis en sa compagnie, de leur première à leur sixième année à Poudlard. Il y avait aussi Ginny, Hagrid, Neville, Luna, ses coéquipiers de l'équipe de Griffondor, les membres de l'Ordre du Phénix et surtout Sirius.
Ses mains s'étaient mises à trembler mais encore une fois, aucune larme ne coula. Lorsqu'il releva la tête vers son amie, il arborait un sourire si tendre qu'Hermione ne put s'empêcher d'être touchée.
-Merci beaucoup, Hermione.
Alors qu'elle était sur le point de répondre quelque chose, un cri se fit entendre à l'étage inférieur. Baguette à la main, les deux adolescents se ruèrent dans les escaliers, avant de stopper net devant le spectacle qui se déroulait sous ses yeux.
Ron, Ginny, Fred et George avaient pointé leur baguette sur l'un des deux nouveaux arrivants, qui n'était autre que Drago Malefoy.
Ce dernier avait l'air plutôt mal à l'aise et n'avait pas sorti sa baguette, se contentant de détourner la tête. A ses côtés se trouvait Gabriel, qui avait formé un dôme de protection autour de Drago.
Harry ne put contenir la rage qui le consumait. Levant sa baguette en direction de Dumbledore, il lui adressa le regard le plus chargé de haine qu'il n'avait jamais vu.
-Pourquoi l'avez-vous amené ici ? Demanda Harry, tremblant de rage.
-Drago a choisi de réparer ses erreurs en nous venant en aide mais rassure-toi, il ne va pas rester ici.
Le jeune Potter se demanda s'il avait bien entendu. Racheter ses erreurs ? Il était responsable du meurtre du directeur de Poudlard ! Il avait aidé les mangemorts à s'y introduire, semant la panique parmi les élèves !
-Ce…mangemort est responsable de la mort du professeur Dumbledore et vous…vous parlez de racheter ses erreurs ?
-Tout à fait, Harry. D'ailleurs, Drago a suffisamment perdu dans cette affaire pour se rendre compte de la gravité de ses actes.
-Vous êtes comme Dumbledore…vous ne voyez pas à quel point il est dangereux…Et vous, vous l'avez tranquillement amené ICI !
-JE suis aussi présent, Potter ! Et ce n'est pas sa faute, c'est moi qui tenais à m'excuser en personne. Répondit Malefoy.
Drago regretta amèrement ses paroles quand il sentit le regard brûlant de haine que le jeune Griffondor lui adressait. Harry tourna sa baguette vers lui et sans même faire un geste, le dôme de protection autour du Serpentard explosa.
Gabriel lui-même était impressionné par un tel prodige. Se plaçant devant Malefoy, il commença à murmurer une formule à voix basse pour reformer le dôme.
-Dumbledore est mort à cause de lui…combien de victimes les mangemorts devront-ils faire avant d'être punis ?!
-ILS ONT TUE MA MERE !!
Harry resta figé en entendant les derniers mots de Malefoy. Ce dernier était tombé à genoux et pleurait à présent. Aussi loin qu'il se souvienne, jamais il n'avait vu le Serpentard pleurer en sa présence.
-Il…il m'avait dit que si jamais je ne réussissais pas ma mission, il la tuerait…mais…j'ai pas pu ! J'ai pas pu le tuer ! Hurla-t-il en frappant le sol avec son poing.
Tremblant de tous ses membres, le jeune Potter abaissa sa baguette. Il se souvenait trop bien du soir où Voldemort avait exécuté ses parents, sans l'ombre d'une hésitation. De la même manière implacable, Queudever avait tué Cédric et Bellatrix Lestrange avait assassiné Sirius.
Les mangemorts n'avaient pas de doute, pas de remords face aux atrocités qu'ils commettaient. Le garçon qui se trouvait sous ses yeux n'était rien de tout ça. Harry savait qu'il était sincère.
Il se rappela alors une phrase de son ancien directeur et mentor, qu'il articula avec difficulté.
-Ce…ce sont nos choix, qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes.
Drago releva la tête et fut surpris de voir Harry debout juste devant lui, qui lui adressait une main tendue. Le Serpentard plongea son regard dans les yeux émeraude du Griffondor. Il put y lire la tornade d'émotions qui animait son esprit mais au milieu de ça, il y avait l'espoir, l'espoir que le professeur ait dit la vérité, l'espoir que les choix que nous faisons puissent réellement changer notre nature.
C'est pourquoi le jeune Malefoy accepta la main tendue vers lui et se releva. Il jeta ensuite un regard circulaire à l'assistance. Il était toujours mal à l'aise mais il avait puisé dans le regard d'Harry suffisamment de courage pour ouvrir la bouche.
-Il…il n'y a pas de mot pour dire à quel point je vous ai fait souffrir. Aussi bien Weasley que Granger, mais surtout toi Potter. Je…je suis un Malefoy et je crains ne pas pouvoir changer facilement de caractère. Toutefois…j'ai compris que les idéaux de mon père sont une chimère, rien d'autre que les idées d'un fou sanguinaire.
Il déglutit difficilement, revoyant une nouvelle fois les nombreux Doloris infligés à sa mère sous le visage souriant du Seigneur des Ténèbres.
-Je veux laver l'honneur de ma famille et racheter mes fautes. Voilà pourquoi je suis venu m'excuser aujourd'hui. Je n'attends pas votre pardon, juste…que vous me considériez comme un allié dans la lutte contre le Seigneur des Ténèbres.
Tous restèrent sans voix après la déclaration de Drago. Gabriel aurait voulu faire durer ce moment un peu plus longtemps mais il ne pouvait se le permettre. C'est pourquoi il posa une main sur l'épaule d'Harry, qui se tourna alors vers lui.
-Désolé Harry, je sais que je t'avais donné une semaine mais le temps nous est compté. Rejoins-nous dès que tes affaires seront prêtes, nous partons à Poudlard ce soir.
