Girl-of-Butterfly : Je ne savais pas qu'il était rare qu'un garçon écrive des fanfictions, ou peut-être est-ce le cas pour Harry Potter. En tout cas, je suis content si tu as aimé le changement d'Harry, tu ne seras peut-être pas déçue par ce nouveau chapitre alors.
Wilfrid54 : Allons, douterais-tu de ma fidélité entre le couple Harry/Hermione ? En revanche, tu as raison sur un point, quelqu'un va recevoir un coup de poignard dans ce chapitre mais pas celui que tu penses… ;)
Harmonyforever07 : Je suis content que tu te sois inscrite spécialement pour me laisser une review et aussi que tu adores ma fic. Ce chapitre pourrait te surprendre mais dans le bon sens. :D
Saïka Garner : Merci beaucoup du compliment, c'est moi qui devrais m'incliner devant tant d'éloges. Je reste quand même surpris d'être le meilleur écrivain masculin de fics que tu connaisses, je ne pensais pas être aussi doué (désolé, j'essaie de rester modeste mais là, je me dois de rougir lol).
Naruto194 : Si tu as aimé ces rebondissements, tu vas peut-être davantage apprécier ceux-là. Ne t'en fais pas pour Harry, il y a parfois des scènes qui peuvent être mal interprétées selon l'angle dans lequel on les voit. J'espère quand même que ce chapitre ne rendra pas cette fiction trop banale à tes yeux lol. Sinon, j'ai déjà mon idée sur la forme de l'animagus mais il faudra encore un peu de patience :D
Bon, éclaircissons un point, voulez-vous ? La raison d'être d'une fanfiction, c'est justement de changer des choses qui ne nous ont pas plu dans l'œuvre originale, que ce soit une trame, une romance ou tout simplement une fin.
Le couple Ron/Hermione tout comme Harry/Ginny ne m'a pas semblé crédible dans le tome 7 (j'adore les Harry Potter mais je dois avouer avoir été un peu déçu par l'exploitation des sentiments dans le dernier tome). Je trouve la complicité Harry/Hermione beaucoup plus intéressante à exploiter, c'est pourquoi j'ai dit que j'en ferai la relation de couples principale de cette fiction. Par conséquent, soyez rassurés, je n'ai aucunement l'intention de trahir vos attentes. Lol
Après ce long monologue, je vous laisse enfin lire ce chapitre, qui comme son long l'indique, traite d'une rentrée pour le moins…mouvementée. Bonne lecture !
Chapitre 8 : Rentrée mouvementée
Trois heures déjà qu'ils étaient arrivés à Poudlard et toujours aucune trace d'Harry. Hermione commençait vraiment à s'inquiéter. Assise à la table des Griffondor comme tous les ans, Ron s'était délibérément détourné d'elle pour discuter avec Seamus.
Son ami était comme ça depuis deux semaines, ou plus exactement depuis leur dernière sortie sur le chemin de Traverse.
Flash back
-Tu ne pourras pas l'attendre toute ta vie, Hermione !
-Mais de quoi est-ce que tu parles, Ron ?
L'adolescent aux cheveux roux la prit par les épaules, la forçant ainsi à le regarder dans les yeux. Alors qu'elle cherchait à fuir son regard, le jeune Weasley ne bougeait pas, attendant qu'elle daigne lever les yeux sur lui.
-Hermione, je t'en prie…
Son regard se perdit dans les yeux bleus de Ron, qui la fixaient avec intensité. Le jeune Weasley avait à présent resserré son étreinte sur elle, l'empêchant ainsi de bouger. Ce dernier ressentait à présent une joie immense. Il n'était plus qu'à quelques centimètres de celle qu'il désirait désespérément. Pour une fois qu'Harry n'obtenait pas ce qu'il voulait…
-Ron, arrête…
Mais il n'avait aucune raison de le faire. C'est pourquoi il se pencha vers elle lentement, fermant les yeux pour ce qui devait être son premier baiser avec Hermione.
Malheureusement c'est quelque chose d'un peu plus douloureux qui frappa le Griffondor en plein visage. S'effondrant en arrière sous l'effet de la gifle monumentale que lui avait infligé sa meilleure amie, Ron la regardait avec effarement.
-Pour…pourquoi t'as fait ça ?!
-Je t'avais demandé d'arrêter ! Cria-t-elle, les larmes aux yeux.
Le cadet des frères Weasley se releva, tout en se massant la joue. Qu'avait-il fait de travers ? Cela faisait pourtant deux semaines qu'il se trouvait constamment auprès d'elle, à la rassurer, à la consoler…alors qu'est-ce qui clochait ?
-Je…je suis désolée, Ron…je tiens à toi, oui mais…pas comme ça.
Ces paroles, prononcées avec douceur, avaient pourtant été ressenties comme un coup de poignard dans le cœur du jeune Weasley. Alors qu'Hermione s'était rapprochée de lui pour poser une main sur son épaule, il l'avait violemment repoussée en arrière.
-Non…c'est pas juste !
-Qu'est-ce que tu veux dire ? Demanda-t-elle, perdue.
-Harry…Harry a toujours eu tout ce qu'il voulait ! L'argent, la gloire, il est capitaine de l'équipe de Quidditch ! Il est sorti avec Cho Chang, il était l'élève préféré de Dumbledore et…et même maintenant, c'est lui qui t'a eu !
La jeune femme resta un moment sans voix avant de finalement comprendre. De la jalousie…il était jaloux de la relation qu'elle entretenait avec Harry. C'est pour ça qu'il était devenu si prévenant à son égard, il pensait pouvoir se l'approprier.
Hermione sentit une vague de colère l'envahir à l'encontre de son ami aux cheveux roux.
-JE NE SUIS PAS UN TROPHEE, RON !
Ce dernier parût choqué de la voir dans un tel état. Hermione tremblait littéralement de rage à l'idée qu'il ait pu la manipuler ainsi…
Puis elle était repartie vers le magasin des frères Weasley, sans adresser un regard au garçon qui la regardait, le visage triste…
Fin du flash back
Voilà pourquoi ils ne se parlaient quasiment plus depuis deux semaines, à part pour dire « bonjour » et « bonne nuit ». C'était un véritable calvaire et la jeune femme espérait qu'Harry arrive bientôt pour y mettre fin.
Pendant ce temps-là, les première année avaient commencé à défiler devant eux, passant chacun leur tour devant le choipeau magique, afin de décider dans quelle maison ils seraient répartis.
Alors que les portes de la Grande Salle allaient se refermer, elles se rouvrirent avec fracas, faisant sursauter Hermione. Tous se tournèrent vers l'entrée pour voir qui venait d'arriver. Il s'agissait de trois personnes que la jeune Griffondor n'avait aucun mal à reconnaître.
En tête se trouvait Gabriel Dumbledore, toujours vêtu de sa robe de sorcier bleu marine et d'une longue cape de la même couleur. Il arborait une expression impassible et se dirigea d'une démarche gracieuse vers la table des professeurs sans dire un mot. Hermione crut apercevoir une légère lueur de surprise dans ses yeux au moment où il avait posé son regard sur la table des professeurs.
Ensuite venait Drago Malefoy. Vêtu de l'habituel uniforme des Serpentard, il avait l'air d'avoir un peu grandi. Ses cheveux blonds étaient plaqués en arrière et son regard acier était plutôt jovial. Ses lèvres trahissaient un sourire en coin lorsqu'il se dirigea vers la table des Serpentard.
Le cœur de la jeune femme fit un bond lorsqu'elle reconnut la troisième personne. Il s'agissait d'Harry, incontestablement et pourtant…
Il était plus grand que ne l'était Harry un mois plus tôt, d'au moins deux ou trois centimètres. Bien qu'il portât sa longue robe de sorcier, Hermione pouvait deviner une musculature plus développée que lorsqu'il était allongé un mois plus tôt.
Il avait laissé pousser ses cheveux noirs, qui lui arrivaient maintenant au milieu du cou, malgré ses habituelles mèches rebelles. Certaines de ses mèches noires de jais retombaient sur son front mais aucune n'arrivait à masquer sa cicatrice en forme d'éclair.
Il marchait avec une élégance rare, qui lui rappelait beaucoup celle de Gabriel. Le jeune Potter semblait aussi plus sûr de lui et ça ne lui donnait que plus de charme. En revanche, son visage n'exprimait plus la même joie de vivre qu'auparavant. Il était totalement fermé et même ses yeux verts n'étaient plus les mêmes. Seule une froide détermination semblait les animer. Mais qu'était-il donc arrivé en un mois pour qu'il change à ce point ?
-Bonjour. Déclara-t-il d'un ton jovial en s'asseyant auprès d'eux.
-Salut Harry ! S'exclama Neville. Où étais-tu ? Je ne t'ai pas vu dans le train.
-Je suis venu avec un peu d'avance. Répondit le Griffondor, en esquissant un léger sourire.
Le Survivant se retourna alors vers ses deux amis et ne put cacher sa surprise lorsqu'il remarqua le regard noir qui lui adressait Ron. Quelque chose clochait. Dans la vision qu'il avait eu d'eux plusieurs mois auparavant…ou plutôt deux semaines plus tôt dans cette dimension, ils étaient particulièrement proches, pour ne pas dire collés l'un à l'autre.
Harry plongea son regard dans les yeux noisette de la jeune femme. Celle-ci ne put retenir un frisson. Les yeux émeraude du jeune homme semblaient lire en elle comme dans un livre ouvert. Etait-il capable de lire dans les pensées ? Savait-il ce que Ron avait essayé de faire deux semaines auparavant ?
Apparemment, la réponse était oui puisque le jeune Potter adressa ensuite un regard perçant à Ron, qui laissait entrevoir une colère noire. Malgré son caractère borné, le jeune Weasley ne put s'empêcher de trembler sur sa chaise.
-Nous réglerons ça dehors après le dîner, Ron. Déclara-t-il d'une voix parfaitement calme.
-De…de quoi parles-tu, Harry ? Demanda Weasley, gêné.
-Du mal que tu as fait à notre meilleure amie…par Merlin, qu'est-ce que tu peux être stupide avec tes caprices et ta jalousie…
La nervosité de Ron était à présent palpable. D'un côté, il aurait voulu frapper Harry de toutes ses forces pour lui montrer qu'il avait tort, que lui seul était digne d'Hermione…mais d'un autre côté, il ne pouvait ignorer l'aura de puissance qui se dégageait du Survivant, une aura si puissante que Ron pouvait presque toucher cette magie extraordinaire.
-Je vous demande un peu de silence ! S'exclama le professeur McGonagall.
Tous les élèves se tournèrent vers elle, laissant momentanément de côté leurs conversations. Voyant qu'elle avait retenu toute leur attention, la directrice poursuivit.
-Cette année, nous accueillons parmi nous deux nouveaux professeurs. Je vous présente Gabriel Dumbledore, le nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal.
Les murmures ne tardèrent pas à se répandre entre les élèves suite à l'évocation de ce nom si célèbre. Gabriel en profita pour adresser un clin d'œil à ses deux élèves, qui lui répondirent par des sourires malicieux.
Le professeur McGonagall réussit finalement à ramener le calme et reprit la parole.
-Et voici Miss Angelin, votre nouveau professeur de Métamorphose, qui nous vient de France. Je vous demanderai d'être particulièrement prudents cette année. Les rumeurs selon lesquelles les mangemorts se dirigeraient vers notre école sont fausses. Toutefois, des Aurors ont été dépêchés par le Ministère afin d'assurer la sécurité de l'école. Maintenant, vous pouvez vous restaurer !
Alors que les plats apparaissaient comme par magie devant eux, Harry se pencha vers Hermione et commença à lui raconter son entraînement. La jeune femme ne put s'empêcher de rougir de honte en apprenant l'existence de la Salle du Temps mais un sourire de son ami suffit à la dérider.
Il évoqua les différentes choses qu'il avait appris de Dumbledore, en compagnie de Malefoy. Toutefois, il laissa de côté son expérience pour le moins périlleuse, de projection astrale, estimant qu'il était inutile de tourner le couteau dans la plaie.
Harry avait dû mal à cacher sa joie. En effet, pendant presque six mois, il avait cru que ses deux amis s'étaient mis en couple et avait plutôt mal réagi. Mais maintenant qu'il avait vu la vérité dans l'esprit d'Hermione, son cœur s'était soudainement ravivé d'une flamme qu'il croyait éteinte.
D'ailleurs, il n'était pas le seul à l'avoir remarqué à en croire le regard que lui lançait son amie par intermittences.
Une fois que les élèves eurent commencé à quitter la table, Harry se retourna vers Ron. Au grand malheur de ce dernier, le Survivant n'avait pas oublié ce qu'il lui avait promis.
-Allons sur le terrain de Quidditch. Nous serons plus tranquilles. S'exclama Harry d'un ton glacial.
-Harry…Es-tu sûr que c'est vraiment nécessaire ? Demanda Hermione.
-Ce que je crois nécessaire, c'est que certaines choses doivent être mises au clair. Donc ne perdons pas davantage de temps.
Une fois arrivés sur le terrain de Quidditch que le jeune Potter affectionnait tant, ce dernier se laissa quelques secondes pour admirer les étoiles. Le ciel…c'était peut-être ce qui lui avait le plus manqué de voir, après Hermione.
Mais sa nostalgie disparût aussitôt lorsqu'il sortit sa baguette, la pointant sur Ron avec une expression indéchiffrable.
-Tu envies la vie d'Harry Potter, Celui-qui-a-survécu, celui que tout le monde magique semble vénérer, celui qu'Albus Dumbledore avait pris sous son aile, celui…qui t'a volé Hermione. Ton esprit est tellement perméable, c'en est risible.
-Que…qu'est-ce que tu veux ? Demanda Weasley, qui avait lui aussi sorti sa baguette.
-Te donner ce que tu veux. Pendant quelques instants, tu vas savoir ce que c'est que d'être « Harry Potter »…LEGILIMENS !!!
Le sortilège frappa Ron avec d'autant plus de force qu'il se figea sur place. Harry n'avait pas utilisé ce sort pour soutirer des informations à son ami. Non, il l'avait utilisé pour lui transmettre ses souvenirs, ses émotions, ses peurs…
Et apparemment, ce n'était pas au goût du jeune Weasley, dont les yeux étaient à présent exorbités. Il tomba à genoux, suant à grosses gouttes.
-Le…le Basilic ! Noooon !
-Harry, qu'est-ce que tu lui as fait ? Demanda Hermione.
Harry se tourna vers elle, lui adressant un sourire emprunt de tristesse.
-J'utilise le moyen le plus rapide et le plus efficace pour lui démontrer qu'être le « grand Harry Potter » n'est pas une partie de plaisir. Mais ne t'en fais pas, j'ai volontairement diminué l'intensité du sortilège, il ne verra donc que deux ou trois souvenirs et n'en gardera aucune séquelle.
-Vol…Voldemort…Non ! NE LE TUEZ PAS ! NOOON !!
-Finite Incantatem !!
Harry avait délibérément fait cesser le sort car il savait parfaitement ce que Ron avait été sur le point de voir : la mort de Cédric Diggory, de la main de Queudever et sur ordre de Lord Voldemort.
Le jeune Weasley s'écroula sur le flanc, le visage marqué par une profonde terreur. Mais ni Harry, ni Hermione ne se précipitèrent vers lui. C'était une épreuve qu'il fallait qu'il comprenne seul.
Au bout de quelques instants, il se redressa, toujours haletant.
-C'était…un rêve ? Demanda-t-il.
-Non. Ce que tu as vu, ce sont mes souvenirs. Voilà ce qu'on peut appeler « la rançon de la gloire ». Etait-ce à ton goût ? L'interrogea le jeune Potter, esquissant un sourire ironique.
Ron secoua vivement la tête pour signifier que non. Harry se dirigea alors vers lui et posa un genou à terre pour se mettre à sa hauteur. Il adressa un sourire compatissant à Ron.
-Ron, tu sais maintenant que tu as beaucoup moins de raisons d'être jaloux de moi que je n'en aurais d'être jaloux de toi. Toi qui as une famille aimante, des parents, des frères et une sœur qui feraient tout pour toi et un foyer où te sentir en sécurité. J'échangerai volontiers mon enfance chez les Dursley contre la tienne au Terrier, quitte à donner tout l'or de mes parents.
-Je…je suis désolé, Harry. S'excusa Ron, honteux.
-C'est pas grave, je peux comprendre tes sentiments. En revanche, si tu essaies encore une fois de traiter Hermione de cette façon, tu auras affaire à moi Ron, et je peux t'assurer que ce ne sera pas quelques visions de mon passé qui feront office de punition. Tu m'as bien compris ?
Weasley acquiesça de la tête et les deux garçons se relevèrent avant de se serrer la main. Quant à Hermione, elle restait sans voix devant le charisme dont venait de faire preuve Harry. Après qu'il lui eut dit quelques mots, Ron repartit dans le couloir sombre, se dirigeant vers le dortoir des Griffondor.
Elle se retrouva alors seule avec Harry, un peu gênée.
-Euh, Harry…je voulais te dire que…
-Toi aussi, tu m'as énormément manqué, Hermione. La coupa Harry, souriant.
-Eh ! Ce n'est pas très poli de lire dans les pensées des autres ! Rétorqua Hermione, faussement en colère.
Puis ils éclatèrent tous deux de rire mais au rire de la jeune femme vinrent s'ajouter des larmes. Elle était heureuse, très heureuse même, que son ami soit de nouveau auprès d'elle…mais elle ne pouvait retenir les larmes retenues pendant plusieurs semaines en son absence.
L'étreinte du jeune homme la prit totalement de court. Contrairement à celle de Ron deux semaines plus tôt, il n'y avait aucune violence dans ce geste. La jeune Griffondor ne sentait que la douceur et l'affection qu'il lui portait alors qu'elle se trouvait dans ses bras.
Relevant la tête, elle ne put éviter le regard émeraude qu'Harry portait sur elle. La flamme brûlait de nouveau dans ses yeux verts et elle se sentit rougir en réalisant qu'elle y était pour quelque chose.
-Pardonne-moi de ne pas avoir été à tes côtés, Hermione. Je sais que ça a été dur.
-Arrête, il n'y a rien à se faire pardonner. Je…je veux juste rester là avec toi.
Les mots lui avaient échappé mais son cœur prenait peu à peu le contrôle de sa volonté. Harry ne sembla pas mal le prendre, se contentant de lui caresser les cheveux avec douceur.
-Promets-moi que tu ne me laisseras plus. Déclara-t-elle au bout de quelques instants.
-Je te le promets. Répondit-il sans hésitation.
A quelques mètres de là, tapi dans l'ombre, une autre personne observait la scène. Portant fièrement les armoiries des Serpentard, il ne pouvait s'empêcher d'esquisser un sourire attendri devant la scène. Sans que les deux tourtereaux ne s'en soient rendus compte, il avait jeté un sort de confusion autour d'eux pour qu'ils ne soient pas dérangés.
-Et bien, je vois que tout va bien pour toi, Potter. Ça fera au moins un point positif à cette rentrée. En attendant, je ferais bien de me trouver aussi quelqu'un pour combler mon cœur…
La voix du garçon n'était qu'un murmure mais ses lèvres ne tardèrent par à esquisser un sourire malicieux. Décidément, j'ai peut-être un peu trop changé. Se surprit à penser Drago, en parcourant silencieusement le couloir qui le mènerai au dortoir des Serpentard…
A l'autre extrémité du château, au sommet de l'une des tours, Gabriel Dumbledore attendait, adossé au mur. Il sortit de nouveau de sa poche le morceau de parchemin froissé qu'on lui avait adroitement déposé dans sa poche.
Attends-moi au sommet de la tour Nord, il faut que je te parle.
Cette écriture soignée ne lui était pas étrangère mais il n'arrivait pas à se rappeler d'où il la connaissait. De plus, il avait ressenti une drôle d'impression lorsqu'il avait rejoint la table des professeurs…comme si une présence familière s'y trouvait.
Pourtant, même s'il avait côtoyé la plupart des professeurs présents lors de sa scolarité, il n'avait jamais ressenti quelque chose de semblable.
-Je me doutais bien que tu viendrais, Gabriel. Tu as toujours été d'une curiosité insatiable.
Le professeur fit volte-face en entendant cette voix fluette. Il se retrouva en face d'une jeune femme blonde qui s'avérait être le nouveau professeur de Métamorphoses, Miss…Angelin ou quelque chose comme ça.
-C'est vous qui m'avez fait parvenir ce message ? Demanda-t-il d'un ton méfiant.
En ces temps troublés, n'importe qui pouvait constituer un ennemi potentiel à la solde de Lord Voldemort. C'est pourquoi le jeune professeur était constamment sur ses gardes.
-En effet. D'habitude, tu reconnaissais facilement mon écriture et tu n'étais pas aussi suspicieux, à moins que…tu ne m'aies oublié ?
Oublié ? En effet, il ne se rappelait pas avoir vu cette jolie jeune femme aux cheveux blonds. Blonds…blonds…si, il avait connu une fille blonde, qui était aussi une Griffondor mais…elle avait les cheveux beaucoup plus courts et…
Elle s'avança un peu plus vers lui, dévoilant son visage souriant dans la lumière de la Lune. Le cœur du sorcier rata un battement. Il savait à présent qui se trouvait en face de lui et il ne comprenait pas comment il avait pu l'oublier. Ses yeux noisette…il aurait reconnu leur expression rieuse parmi toutes.
-Claire ? C'est toi « Miss Angelin » ? Demanda-t-il, étonné.
Elle lui répondit par un éclat de rire. Ce rire cristallin qu'il connaissait bien. Pendant sa scolarité à Poudlard, il n'avait fréquenté que trois filles, l'une d'entre elles était entrée à Poudlard la même année que lui, et avait constitué une bonne amie, Tonks. La seconde n'avait été autre que Serena, sa rivale chez les Serpentard…
Quant à la troisième, il réalisait qu'elle se trouvait sous ses yeux, lui souriant avec malice.
-Comment se fait-il que tu sois ici ? Je croyais que tu étais retournée dans ta famille, en France, après les ASPIC.
-En effet, c'était le cas. J'ai d'ailleurs changé de nom, c'est peut-être pour ça que tu ne m'as pas reconnue. Mais ça fait sept ans, Gabriel et…quand j'ai appris que tu avais obtenu un poste de professeur à Poudlard, j'ai eu envie de te revoir. Le regrettes-tu ?
Pour toute réaction, le professeur l'attrapa par la taille avec délicatesse avant de la faire virevolter dans les airs, la faisant rire aux éclats. Pour toute personne autre qu'eux deux, ça aurait ressemblé une crise de folie. Mais eux savaient parfaitement ce que cela signifiait.
Il la reposa alors sur le sol, arborant un sourire radieux dont il avait depuis longtemps perdu l'habitude.
-Par Merlin, j'ai dû mal à croire que tu sois là, Claire ! Est-ce que tu as revu Charlie et Tonks ?
-Non, tu es le premier que je revois. Comment vont-ils ?
Il lui raconta alors l'idylle entre Remus et Tonks, ainsi que le futur mariage de Bill et Fleur. Claire ne put retenir un frisson lorsque Gabriel lui parla des blessures de l'aîné des Weasley. Heureusement, elle retrouva vite le sourire lorsqu'il lui apprit sa guérison.
Ils restèrent ainsi plusieurs heures à parler de tout et de rien, à s'échanger leurs souvenirs. Alors la Lune décroissait lentement à l'horizon, ils restaient assis sur les remparts, la tête de la jeune femme reposant sur l'épaule de son ami.
-J'ai l'impression d'avoir rajeuni de sept ans. Lui confia-t-il dans un murmure.
-Moi aussi. Je ne regrette pas mes choix mais ça m'a fait du bien de te revoir. Tu m'as beaucoup manqué, tu sais. Au fait, tu ne m'as pas parlé de Serena. Vous êtes toujours ensemble ?
La question avait été posée innocemment mais le cœur du sorcier en fut d'autant plus touché. Reprenant une expression impassible, il se mit à lui raconter les mêmes choses qu'à Harry, concernant leur apprentissage d'Auror puis leur accession au poste de Séraphin, en rajoutant toutefois certains détails qu'elle-seule pouvait comprendre.
Lorsqu'il eut terminé, elle le laissa appuyer sa tête sur son épaule. Malgré toute la tristesse qu'elle ressentait pour lui, la jeune femme ne pouvait s'empêcher de ressentir un peu de joie. Car si Serena avait brisé le cœur du sorcier, elle lui avait également rendu sa liberté, chose dont Claire avait envie de profiter…
Tout en caressant doucement sa joue, elle se jura de lui rendre le sourire et de le faire revenir le garçon intrépide et joyeux qu'il avait été dans leur adolescence. Mais plus que tout, elle voulait être celle qui serait à ses côtés pour toujours.
