Girl-of-Butterfly : Je l'espère aussi, on verra bien les résultats. Pour les sceaux et le mystère que Gabriel cache à ce sujet, tu ne le sauras pas avant un petit moment. Lol Je suis quand même content que la scène finale te plaise.
Harmonyforever07 : Et oui, Harry et Hermione ont passé une nouvelle étape mais que leur réserve l'avenir ? Au sujet d'Harry…c'est une piste intéressante mais je n'ai pas envie de gâcher le suspens. :p
Lena-malefoy : L'emmerdeuse de service ? Mais non voyons, tu te fais du mal. :p Au sujet de ton futur avec Drago, oui en effet, j'aurais besoin de quelques informations (je vais essayer de pas trop en demander non plus mdr), du genre une petite description physique (taille, cheveux, yeux, traits physiques particuliers…) et psychique (pas de psychanalyse, t'inquiète, juste tes traits de caractère dominants lol mais tu peux répondre par mp). Ah, ce qu'il reste à savoir sur les sceaux ? Beaucoup de choses mais je n'en dirais pas plus, même si tu pries ou que tu chantes les louanges du seigneur (en revanche, si tu chantais mes louanges, pourquoi pas…mdr). Harry et Hermione sont-ils officiellement ensemble ? Ce n'est pas l'exacte impression que m'a laissée cette fin de chapitre… :p
Saika Garner : Très bonne question. Mais plus encore que leur identité, il faut déjà trouver leur nombre…(question piège, attention !)
Wilfrid54 : Vous en savez quand même un peu plus. Harry et les actions des fondateurs…j'aurais peut-être dû mettre ça comme titre. Quoique non, tu comprendras pourquoi dans un ou deux chapitres. ;) Pour le baiser Hermione/Harry, oui, j'ai essayé quelque chose d'assez tendre en allant un peu plus loin que la description qu'aurait fait Rowling. Pour les conséquences…à découvrir dans le prochain chapitre (pas celui là, désolé lol). Et bien, un One Shot Harry/Hermione…je t'avouerai que j'y ai pensé mais je ne sais pas si ça donnerait un bon résultat parce qu'il faut penser à une seule scène, assez précise. Mais si tu as des idées, je veux bien les connaître.
Naruto194 : Moi ? Sadique ?! Mais bien sûr que non, d'où te vient cette idée ?!! Lol Pour la suite du souvenir, il se pourrait qu'elle vienne un de ces jours, mais pas aujourd'hui. :D
Eterna de Solary : Seulement intéressant ? Tu me fends le cœur là ! lol Pour la peine, je retarderai l'explication sur la véritable nature des sceaux. :p Pour le moment de détente, j'espère avoir pu être un peu utile et puis je me doute que le droit administratif, ça doit être quelque chose ! Dis-moi quand tu as des examens et je te mettrai des chapitres pour te détendre quand ils seront terminés si tu veux. ;) Après tout, c'est avant tout pour les lecteurs que j'écris alors avoir ce genre de réactions, ça rend mes écrits un peu plus utiles. lol
Je précise tout de suite que ce chapitre est entièrement axé sur Gabriel (pas d'Harry et Hermione par conséquent, ça attendra le prochain chapitre, et donc demain…quoique, il est déjà plus de minuit lol).
Attention, âmes sensibles, s'abstenir, il y a quand même un peu de violence là-dedans.
Merci encore pour vos reviews et bonne lecture à tous !
Chapitre 11 : Quand l'amour succède à la souffrance
-Claire…je peux te demander ce qu'on fait là ?
Se retrouver assis contre un vieil arbre, en plein milieu de la forêt interdite, n'était pas le premier endroit auquel il aurait pensé pour se détendre. Malheureusement, c'était là qu'avait choisi de l'emmener la jeune femme. Son amie avait esquissé un grand sourire, ce qui n'était pas pour le rassurer.
-De quoi as-tu peur ? Demanda-t-elle, feignant l'innocence.
-Oh, je ne sais pas. La première fois que tu m'as demandé de te suivre en souriant de cette manière, on s'est retrouvés pris dans un conflit entre des centaures et des araignées géantes. Dois-je te rappeler que tu avais d'ailleurs passé une semaine à l'hôpital à cause de ça ?
-Une semaine pendant laquelle tu es resté à mon chevet, nuit et jour, en allant jusqu'à menacer McGonagall avec ta baguette pour pouvoir rester dans l'infirmerie…
Le jeune homme haussa les épaules et détourna la tête, visiblement gêné. Claire se rapprocha de lui et posa la tête sur son épaule.
-Gabriel, tu te souviens de notre première rencontre ?
-Tu veux rire ? Je ne pourrais jamais oublier le plus beau jour de ma troisième année, et la première fois que je me battais en duel…
-Et mon premier baiser, même s'il était accidentel.
Flash Back
Onze ans auparavant, couloirs de Poudlard.
Une adolescente de treize ans, dont la chevelure blonde était coupée au carré et vêtue de l'uniforme de Beauxbâtons, parcourait les couloirs d'un pas pressé. La rentrée s'était effectuée trois jours auparavant mais elle n'avait pas pu quitter la France plus tôt en raison de circonstances particulières. Hagrid lui avait pris sa valise, l'assurant qu'il en prendrait soin et la ferait monter dans sa chambre après sa répartition.
Alors qu'elle arrivait près de la Grande salle, un groupe de trois élèves l'aperçut et lui barra la route. Le blason vert et argent de leurs robes ainsi que l'air suffisant de leurs visages ne laissaient aucun doute quant à leur appartenance à la maison des Serpentard.
-Tu t'es perdue ? Demanda l'un des Serpentard.
Il s'agissait d'un garçon de treize ans lui aussi, à la peau d'une blancheur immaculée, aux cheveux bruns coiffés en arrière de manière impeccable et dont les yeux noirs exprimaient la malice et la ruse.
-Je m'appelle Julian, Julian Stone. Est-ce que tu as besoin d'aide ?
Il avait l'air tellement gentil et attentionné que l'adolescente ne se méfia pas et acquiesça de la tête d'un air confus.
-Je suis désolée, je viens de France et les couloirs sont tellement changeants ici…
-Ce n'est pas grave, suis-nous, on va t'emmener à la Grande Salle.
Esquissant un sourire timide, la Française se laissa guider, ne voyant pas que les deux autres élèves derrière eux avaient sorti leurs baguettes, avant de la pointer en direction de la jeune fille.
-Levicorpus !
L'adolescente poussa un cri lorsqu'elle se sentit soulevée du sol par la cheville, incapable de bouger. Elle essayait vainement de se débattre mais sa baguette se trouvait dans son sac, posé par terre, et qu'elle n'avait aucun moyen d'atteindre.
Les deux Serpentard lui adressèrent un sourire cynique alors que Julian n'avait pas encore réagi. Ce dernier se tourna vers ses camarades et lança :
-Relâchez-la voyons, vous n'avez pas honte ?!
L'espace d'un instant, elle se crut sauvée mais déchanta bien vite lorsqu'ils éclatèrent tous les trois de rire. Stone leva la tête dans sa direction mais son visage n'exprimait plus aucune compassion, seulement une joie malsaine. Il pointa alors sa baguette dans sa direction.
-Qui a envie de me voir la déshabiller ?
-Vas-y Julian !
-On va voir un peu ce qui se cache sous ce bel uniforme…
La Française ferma les yeux et se mit à sangloter. Elle n'avait rien fait de mal alors pourquoi lui faisait-on endurer ça ? Si seulement quelqu'un pouvait venir la sauver…Elle sentait son cœur battre à toute vitesse alors qu'elle tremblait.
-Allons-y ! Vestis…
-PETRIFICUS TOTALUS !!
Le rayon frappa le Serpentard en pleine poitrine avec une telle force qu'il tomba en avant, complètement paralysé. Ses deux compères se retournèrent et pointèrent leurs baguettes sur le nouvel arrivant.
Il s'agissait d'un garçon plus jeune qu'elle, d'environ douze ans, aux cheveux bruns ébouriffés et aux yeux bleus emplis de détermination. Il pointa lui aussi sa baguette sur eux mais n'arrêta pas sa course. Son blason rouge et jaune ressemblait à une sorte de lion.
-Tu vas nous le payer, infâme sang-mêlé ! Serpens…
-IMPEDIMENTA !
Le second Serpentard fut projeté en arrière, lui aussi incapable de bouger. Le troisième jeta un coup d'œil à l'adolescent, puis à ses compagnons, avant de se mettre à partir en courant.
La Française baissa les yeux sur son sauveur, qui ne ressemblait pas exactement à ce qu'elle imaginait...
Il était plus petit qu'elle et visiblement plus jeune. Peut-être un élève de deuxième année ? En tout cas, elle éprouvait une grande reconnaissance pour ce qu'il venait de faire.
-Liberacorpus. Déclara-t-il en pointant sa baguette sur elle.
Malheureusement, il s'était placé en dessous et il ne réussit pas à la rattraper correctement. Elle tomba alors sur lui dans une telle position que lorsque le Griffondor releva la tête, il posa involontairement ses lèvres sur les siennes.
Tous deux se mirent à rougir avant de s'écarter précipitamment.
-Je…je suis désolé…Bredouilla-t-il.
-Ce…c'est pas grave. Merci de m'avoir libéré.
Le Griffondor se releva rapidement et lui tendit une main pour qu'elle fasse de même. Une fois debout, il lui adressa un regard interrogatif.
-Tu portes l'uniforme de Beauxbâtons, qu'est-ce que tu fais ici ?
-Je…je viens d'être inscrite à Poudlard en troisième année. Je m'appelle Claire Wilson.
-Bienvenue à Poudlard. Je m'appelle Gabriel Dumbledore, je suis en troisième année moi aussi, chez les Griffondor.
L'adolescente rougit malgré elle en se rappelant qu'elle le croyait en deuxième année. Ils entendirent alors un éclat de rire venir de derrière eux. Ils se retrouvèrent face à deux élèves dont le blason était identique au sien. Le premier avait les cheveux roux et un sourire moqueur, quant à la seconde, elle avait des cheveux rose bonbon et un air rieur.
-Très fort dans le genre sauveur, Gabe. Non seulement tu mets au tapis les agresseurs mais en plus, tu obtiens un baiser de la belle. C'est d'un romantisme…
Claire ne put s'empêcher de rougir, tout comme Gabriel apparemment. Mais le visage de ce dernier se fendit bientôt d'une expression irritée.
-Charlie…
-Ça va, j'ai compris…bon, McGonagall attend cette demoiselle dans la Grande salle pour que le choipeau décide de sa maison donc si on pouvait se dépêcher…
-Allez viens. Enchaîna Gabriel en l'attrapant par la main.
Alors qu'elle suivait le Griffondor au pas de course, la jeune femme ne put s'empêcher de prier pour qu'elle puisse être admise dans la même maison qu'eux. Elle aurait tellement voulu devenir leur amie…
Fin du flash back
Tous deux éclatèrent de rire et Claire en profita pour se serrer un peu plus contre lui. Gabriel avait été son premier ami à Poudlard. Bien sûr, elle s'était rapidement liée avec Charlie, Tonks et Bill mais…elle conservait toujours des rapports privilégiés avec lui.
-Wilson était un nom d'emprunt, choisi par le directeur Dumbledore. C'était le nom de jeune fille de ma mère, qui était anglaise.
-Pourquoi ne me l'as-tu jamais dit ? Demanda Gabriel, surpris.
-Il m'avait demandé de ne le dire à personne et puis…c'était mieux comme ça. Je pouvais laisser mon passé derrière moi et recommencer à zéro. Ton grand-père a été vraiment très gentil avec moi en m'acceptant à Poudlard.
-Alors pourquoi es-tu repartie en France après ta septième année ?
Elle tourna alors son visage vers lui et le détailla. Sa question n'était pas totalement innocente et elle en avait conscience. Toutefois, lui dire la vérité reviendrait à aborder un sujet douloureux. Mais elle ne voulait pas lui mentir non plus.
-Tu allais commencer ta formation d'Auror et puis…tu avais déjà Serena.
La simple évocation de ce nom eut pour conséquence d'ôter toute joie du visage du Séraphin. En voyant cela, elle esquissa un sourire triste et ferma les yeux un instant, regrettant ce qu'elle avait dit.
-Serena était peut-être ma petite-amie mais cela ne voulait pas dire que je coupais les ponts avec mes autres amis.
-Sois honnête. As-tu revu Bill, Charlie ou Nymphadora pendant les six années qui ont suivi nos ASPIC ?
Gabriel devait reconnaître qu'elle avait raison. Sa relation avec Serena avait été si passionnée qu'il en avait oublié tout le reste, à part son grand-père peut-être. Il y avait à la fois de l'amour et de la haine dans leur relation, comme si…comme s'ils étaient toujours en compétition. Malheureusement, il y avait eu l'épreuve de trop et la haine avait pris le dessus.
-Je n'ai revu aucun de vous. Je crois même que le simple fait d'être tombé amoureux d'elle fut une erreur fatale. Enfin…presque fatale.
-Qu'est-ce que tu veux dire ? Demanda Claire.
-Elle nous a trahis…Elle m'a trahi. Et j'aurais à jamais ces cicatrices pour le rappeler.
Se levant, il ôta sa cape et sa chemise, simplement vêtu d'un pantalon bleu marine. La jeune femme ne put retenir un frisson lorsqu'elle l'aperçut.
Son dos était parcouru de longues estafilades, si profondes qu'elle avaient laissé des cicatrices qui s'entrecroisaient. Son torse en était aussi parcouru mais c'était surtout son torse qui était impressionnant. L'une des cicatrices se trouvait exactement à l'emplacement de son cœur et c'était la plus large.
Le professeur attrapa sa chemise et l'enfila, attachant les boutons d'un air absent.
-Je ne pourrai jamais oublier ce soir là, Claire.
-Raconte-moi. Je veux savoir ce qui s'est passé ! Tu ne m'as donné aucun détail sur l'attaque et visiblement, ça te fait du mal alors dis-moi !
Le jeune homme se retourna alors vers elle et son regard était rempli d'une telle tristesse qu'elle n'avait qu'une envie : celle de le prendre dans ses bras pour le consoler. Mais il avait besoin de parler et il n'avait sûrement confié à personne ce qu'il avait vécu.
-Je suis désolé par avance pour ce que je vais te raconter mais...je sens que je n'arriverai pas à le garder plus longtemps pour moi.
Flash back
Gabriel montait les marches avec rapidité. Le Quartier Général des Séraphins n'était autre qu'une gigantesque tour de plusieurs centaines de mètres de hauteur, se trouvant quelque part dans les Alpes. Camouflée par différents sortilèges de confusion, tout individu qui aurait regardé dans sa direction n'aurait vu qu'une montagne enneigée. Elle était aussi protégée par un sortilège semblable à celui de Fidelitas, ne permettant qu'à ceux connaissant l'emplacement exact de la tour d'y introduire d'autres personnes.
-Eh ! Il y a quelqu'un ?! Je reviens de Londres et la situation n'est vraiment pas brillante, je pense qu'on devrait y faire un tour et…
Il stoppa net. Arrivé en haut des marches, il était entré dans la salle commune à tous les Séraphins. La salle, habituellement décorée de couleurs dorées, argentées ou cuivrées, avait l'air d'avoir été repeinte en rouge. Sauf que ce rouge vif ne provenait pas d'une peinture…non, il venait des cadavres des autres Séraphins présents dans la pièce.
Certains avaient été lacérés de partout, d'autres avaient même été découpés en morceaux. En voyant un tel spectacle, le jeune Dumbledore ne put s'empêcher de ressentir un haut-le-cœur et faillit vomir.
Il frémit en pensant que Serena était peut-être quelque part dans le même état. Il s'élança vers leur chambre, montant les marches quatre par quatre en hurlant.
-SERENA ! SERENA !!
Arrivant devant la porte, il l'ouvrit sans préambule et la trouva assise dans un fauteuil, en train de lire. Le cœur du sorcier reprit un rythme un peu plus normal, soulagé que sa compagne aille bien. Il se précipita vers elle et l'attrapa par la main.
-Viens vite ! Les…les autres ont été tués, ce sont sûrement des mangemorts ! On doit partir sur le champ !
-Pourquoi cela ?
C'est alors que Gabriel remarqua que quelque chose clochait. Serena n'avait pas paru horrifiée, voire même surprise par ce qu'il venait de lui apprendre. Pire encore, des tâches de sang étaient visibles sur sa robe noire.
Lorsqu'elle daigna lever les yeux sur lui, il ne put retenir un frisson en croisant son regard glacial.
-Je suis au courant, Gabriel. Maintenant, assieds-toi et écoute-moi.
-Que…qu'est-ce tu racontes ?! Ils sont tous morts et toi, tu veux qu'on reste là à discuter ?!
-Ils devaient mourir. C'était nécessaire pour l'accomplissement des projets du Seigneur des Ténèbres.
Les yeux du Séraphin s'exorbitèrent, alors que la jeune femme s'était levée et rapprochée de lui. Elle l'enlaça avec tendresse avant de se pencher à son oreille.
-Rassure-toi, le Seigneur des Ténèbres saura récompenser ton dévouement si tu te joins à nous. Il connaît ta réputation et tient particulièrement à te rencontrer.
-Tu…tu es passée du côté de Voldemort ? Bredouilla-t-il, choqué.
-En effet, je suis au service de Lord Voldemort. Et toi aussi dès à présent, si tu tiens à rester en vie.
Le sorcier s'écarta d'elle et fit quelques pas. Elle avait indiqué aux mangemorts l'emplacement de la Tour. Elle leur avait permis de tuer tous les autres Séraphins. Et maintenant elle voulait…le rallier à sa cause ?
-Impossible….c'est impossible, tu n'aurais jamais pu faire ça…
-Détrompe-toi, Gabriel. C'est pour nous que je l'ai fait.
-TU TE RENDS COMPTE DE CE QUE TU DIS ?! ILS SONT MORTS ! TOUS MORTS !
Elle lui adressa un regard exprimant une profonde pitié avant de sortir sa baguette, qu'elle pointa dans sa direction. Tremblant de tous ses membres, Gabriel aurait voulu que ce soit un rêve, ou plutôt un cauchemar…un horrible cauchemar…
-Endoloris !
-HAAAAA !!
Le sorcier tomba à genoux, parcouru de convulsions. Haletant, il releva légèrement la tête vers elle au bout de quelques secondes, les yeux remplis de larmes.
-Serena…pourquoi…
-Pour que tu comprennes que c'est la seule issue possible. Endoloris !!
Gabriel hurla à nouveau, sous le coup de la douleur encore plus fulgurante. Il avait l'impression que tout son corps allait exploser et que son cœur allait sortir lui-même de sa poitrine tant il battait vite et fort.
Il roula sur le côté mais se força à se relever, tremblant.
-Gabriel, si tu n'acceptes pas de servir le Seigneur des Ténèbres, je devrai t'exécuter.
-Se…Serena…tu...ce n'est pas…toi…c'est…l'Imperium…forcément…
-Non, chéri. C'est bien moi mais peut-être qu'un peu de douleur supplémentaire te fera comprendre que je suis sérieuse. Endoloris !!
Il n'eut même pas la force de crier. Son être n'était plus que souffrance. Il remua légèrement, se tournant ainsi sur le côté. Elle le toisait avec froideur, comme s'il n'était qu'un étranger pour elle. Il ne rejoindrait pas Voldemort, elle allait donc le tuer. Mais il ne devait pas mourir…il ne pouvait pas mourir ainsi…
C'est alors qu'il les aperçut à l'entrée de la pièce…Des mangemorts…des serviteurs de Voldemort…des fidèles de celui qui avait tué ses parents…Se venger…il devait se venger…
-IMPEDIMENTA !!!
Le sort jaillit de sa baguette et alla percuter l'un des mangemorts, le faisant basculer dans les escaliers. Gabriel s'était relevé avec difficulté. Il était trempé de sueur et ses mains tremblaient mais il devrait faire avec.
-EXPELLIARMUS !
Un autre des mangemorts fut projeté en arrière, en entraînant un autre dans les escaliers.
-Cela suffit ! Sectumsempra !!!
Le sort venait de derrière lui…Serena, il avait oublié Serena…elle lui avait envoyé le sortilège qui sert à découper. Ce devait être la raison pour laquelle il ressentait une douleur effroyable dans le dos en plus du reste…sans compter les gouttelettes pourpres qui s'écoulaient sur le sol.
-Pourquoi ne veux-tu pas comprendre, Gabriel ?! Sectumsempra !!
Ce fut cette fois-ci de face que le sorcier reçut le sortilège, qui lui lacéra le torse et l'abdomen. La douleur devenait de plus en plus forte mais il faisait tout pour ne pas s'effondrer. Ne pas mourir, avertir son grand-père, ne pas mourir…telles étaient les seules pensées cohérentes de son esprit.
-ACCIO BALAI !
Son balai arriva la seconde suivante et il l'enfourcha malhabilement. Il n'avait presque plus de sensation dans les doigts mais il s'élança en avant, traversant la fenêtre en évitant de justesse un nouveau rayon.
Sa cape et sa chemise étaient en lambeaux et il perdait du sang en quantité importante. A peine conscient, il filait dans les airs, tout en voyant les mangemorts qui fonçaient vers lui de toutes parts.
Levant sa baguette en concentrant toutes ses forces, il arriva à articuler.
-Tempestas Flammae !
Un jet enflammé s'échappa de sa baguette et commença à tourner autour de lui, tellement vite qu'on avait l'impression de voir une tornade de feu. Les flammes se répandirent sur les balais des mangemorts, qui se mirent à hurler d'effroi lorsque leurs balais cessèrent de voler. Une bonne vingtaine avait ainsi péri et Gabriel se crut un instant soulagé. C'est alors qu'il la vit arriver vers lui sur son balai, pointant toujours sa baguette sur lui.
-Se…rena…Je t'en prie…ne fais pas ça…
-Tu ne m'as pas laissé le choix, Gabriel. Tel est le souhait de mon maître. Avada Kedavra !!
Il sut alors qu'il l'avait perdu. Celle qu'il avait aimé de tout son cœur était devenue la servante des ténèbres. Tout espoir quitta son cœur alors que sa perte de conscience se faisait plus précise et que le rayon verdâtre le percutait exactement au niveau du cœur. Ne contrôlant plus son balai, ce dernier cessa de voler et il chuta.
Alors que la silhouette de Serena se brouillait en même temps que sa vue, il se sentait tomber vers ce qui serait peut-être sa dernière demeure…
Fin du flash back
-Je ne sais pas ce qui s'est passé ensuite. Je me suis réveillé au bout de deux semaines, avec Fumseck à mon chevet. C'est grâce à ses larmes que je suis encore en vie, même s'il me reste ces quelques cicatrices. Je crois qu'une partie de moi est morte ce jour-là. A présent, je ne vis que pour former Harry à ce qui l'attend et accomplir ma vengeance sur Serena et Voldemort…
-Imbécile…
Lorsque Gabriel releva la tête, il s'aperçut que son amie sanglotait. Plus précisément, elle était en larmes. Il voulut dire quelque chose mais elle ne lui en laissa pas le temps. Elle se jeta sur lui et le frappa au torse de petits coups tout en continuant à pleurer.
-Ne dis plus jamais ça…tu m'entends ! Ne dis plus jamais que tu ne vis que pour ça !
-Mais…je suis désolé de t'avoir raconté ça, Claire mais c'est la vérité.
-ET TU N'AS PAS PENSE A CEUX QUI TIENNENT VRAIMENT A TOI ?!!
Le jeune homme resta sans voix devant la colère de Claire. Il ne comprenait pas pourquoi elle hurlait ainsi, il n'avait pourtant rien dit qui pourrait la blesser.
-Je…je ne comprends pas…
-Je ne veux pas que tu meures ! Je…je ne le supporterais pas…
Elle s'effondra à genoux et il se mit à son niveau pour la prendre dans ses bras. Elle pleurait tout son saoul mais il ne comprenait toujours pas ce qui la mettait dans un tel état et surtout pourquoi elle le traitait d'imbécile.
-Pourquoi dis-tu ça ? Tu n'as pas besoin de moi.
-C'est pour ça que tu es un imbécile ! Je n'aurais jamais dû te laisser à Serena…je croyais qu'elle ferait ton bonheur mais elle t'a anéanti ! Je la tuerai ! Je te jure que je la tuerai !!
-Claire, explique-moi…
Mais elle ne lui répondit pas avec des mots. Elle se contenta de capturer ses lèvres, l'embrassant avec passion. L'ancien Séraphin fut surpris sur le moment mais ne résista pas. Ce baiser était rempli d'amour mais aussi de tristesse et du goût salé de ses larmes. Mais il n'avait pas envie que ça s'arrête, il voulait continuer de sentir son cœur battre à l'unisson avec le sien.
Quand ils se séparèrent, le regard du jeune homme était perdu.
-Je…pourquoi…pourquoi ne m'avoir rien dit ?
-Tu étais heureux et moi…je voulais juste que tu sois heureux…c'est pour ça que je suis repartie en France, j'avais besoin…d'oublier.
-Ne repars pas.
Il n'avait pas réfléchi en prononçant ces mots. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il ne voulait pas qu'elle s'en aille. Il avait besoin d'elle et culpabilisait aussi pour ça. Mais elle était la seule personne capable de le comprendre et…de l'aimer.
-Je ne partirai plus. Je ne la laisserai plus te faire le moindre mal…mais en retour, promets-moi quelque chose.
-Tout ce que tu veux. Répondit-il.
-Promets-moi…promets-moi de ne plus jamais penser que ta vie n'a d'autre but que de détruire Voldemort et…promets-moi aussi de ne jamais oublier que ce qui nous distingue des mangemorts, ce n'est pas notre détermination, c'est…
Tout en parlant, elle lui avait pris délicatement la main pour la poser contre sa poitrine, lui faisant entendre les battements de son cœur.
-…c'est l'amour. L'amour qu'on porte naturellement aux autres et qui s'appelle la compassion, l'amour que l'on porte à nos proches et enfin…l'amour que tu ressens pour la personne que tu affectionnes le plus au monde.
-Claire…
-Promets-le !
-Je le jure !
Elle esquissa alors un léger sourire alors qu'il essuyait délicatement ses larmes. Elle passa ensuite ses bras autour de son cou et posa son front contre le sien.
-Parfait…maintenant je vais te faire comprendre pourquoi tu vas adorer avoir passé cette journée en ma compagnie plutôt qu'enfermé dans ton bureau…
-J'attends avec impatience de voir ça…Rétorqua-t-il en arborant un sourire malicieux.
Alors qu'il allait l'embrasser à son tour, Gabriel se surprit à constater que la douleur qui oppressait son cœur avait diminué. Il avait même l'impression que ses cicatrices n'étaient plus aussi étendues qu'auparavant. Et mieux encore...ce n'était plus la haine qui rythmait les battements de son cœur…
