Harmonyforever07 : Oui, ma remarque concernait le petit moment Harry/Ginny mais ce n'était pas vraiment un couple, c'est vrai. Lol Ta question sur les héritiers est particulièrement intéressante et bien que je ne puisse y répondre à présent, garde là à l'esprit pour les prochains chapitres. ;)

Naruto194 : J'espère que ta patience n'aura pas trop été ébranlée cette fois-ci. Lol Bon, je suppose que répondre à une question de temps en temps est chose faisable. Par conséquent, oui, les héritiers sont des personnes que vous connaissez. :D

Girl-of-Butterfly : Hmm tu n'appréciais pas Ginny ? Personnellement, je l'aimais bien comme perso, c'est la relation avec Harry que j'aimais pas trop. Lol En revanche, si tu veux, je peux redonner son heure de gloire à Ginny. :p Pour la trouvaille de Gabriel, ce chapitre devrait t'éclairer un peu, mais pas encore sur Claire. ;)

Saika Garner : Je vois que tu as cerné mes aspirations. Une confrontation Hermione/Ginny ne serait pas pour me déplaire, en effet. :D

Wilfrid54 : Ah, tu n'es donc pas surpris que Serena soit l'infiltrée ? Peut-être que certains détails sauront quand même te surprendre à ce sujet. ;) Pour Ginny…je suis indécis. Est-ce que je peux lui laisser une lueur d'espoir ? C'est tentant, mais je ne suis pas sûr. Tu en penses quoi ? lol Pour les rivales, je vais essayer d'être à la hauteur du challenge, ça promet d'être intéressant. :D

Lena-malefoy : Ah désolé mais Drago n'est pas du genre patient, et il a bien fallu que je lui trouve une copine comme tu étais indisponible. ;) Plus sérieusement pour les infos, tu as été assez complète mais c'est notamment en ce qui concerne les dialogues que je pourrais avoir des difficultés à retranscrire. Sans connaître la manière de parler d'une personne au sein d'une conversation, c'est assez difficile de l'écrire (je peux te le dire, j'ai déjà essayé lol). Pour ce que je compte en faire…intégrer une personne à ton image dans cette histoire, ou en tout cas à ce stade de l'histoire, me paraît difficile. En revanche, à un stade plus avancé, voire dans une autre fiction HP, pourquoi pas ?

Pour Ginny…je ne suis pas sûr de pouvoir (ou vouloir lol) la contrôler…après tout, l'amour ne se contrôle pas. :p Pour les héritiers, je dirais que tu as hum 1 bonne réponse sur 3 mdr.

Alors, les louanges…hormis le fait que ce soit très agréable pour mon ego (même s'il ne doit pas y avoir une once de vérité là-dedans mdr), je ne peux pas grand-chose pour toi pour le moment, hormis si tu peux me donner la condition manquante. lol

Julius-magyar : Merci d'avoir pris le temps de lire ma fic. J'apprécie tes remarques et je vais essayer d'y répondre pour le mieux. Tu as raison, j'ai fait une erreur en mettant deux maisons au lieu de trois (erreur de comptage dans mon plan de fic lol). Je suis tout à fait d'accord sur le fait que les Serpentard ne soient pas tous de futurs mangemorts, c'est pourquoi l'A.D en a accueilli en son sein. Les autres maisons ne sont pas forcément des modèles de loyauté, comme l'a prouvé l'amie de Cho Chang qui avait trahi l'A.D dans La Coupe de Feu. Toutefois, ces réflexions sont celles du personnage et il faut avouer que dans l'expérience d'Harry, hormis Peter Pettigrow, la majorité des mangemorts qu'il connaît sont d'anciens Serpentard.

Ensuite concernant ta seconde review : Les horcruxes aussi m'ont lassé en lisant le tome 7, c'est pour ça que j'ai préféré mettre l'accent sur les trois sceaux. Je suis heureux de voir que tu as remarqué que Gabriel est « un peu trop puissant ». Si tu relis la scène flash back sur l'attaque du QG, je pense que tu discerneras une légère différence de niveau. Mais tout ceci a une explication et sera expliqué ultérieurement. ;) Pour la chambre des secrets et le basilic, je vais y réfléchir. Mais vu que le serpent est là depuis près de cinq ans, je pense pas qu'il puisse encore être très utile lol. Ginny n'est pas une peste, je te rassure, mais une jeune fille amoureuse peut faire des bêtises, c'est humain. :D

Pour le futur d'Harry, j'ai ma petite idée mais ça devra encore attendre quelques chapitres. J'espère revoir des reviews de ta part très bientôt. :D

Je tiens à m'excuser pour ma longue absence. Je ne vous avais pas oublié mais ma connexion internet m'a lâché (pendant plus de dix jours, un véritable calvaire...) donc voici un nouveau chapitre, un peu plus long que d'habitude et qui, je l'espère, vous permettra de pardonner mon absence.

Merci encore pour vos reviews. Bonne lecture à tous!


Chapitre 15 : Entretiens d'embauche

Harry avait rejoint Hermione sur le terrain de Quiddich. Cela n'avait surpris personne lorsque la directrice avait fait savoir que le tournoi annuel n'aurait pas lieu, en raison des troubles causés par la mort du professeur Slughorn. Le terrain était donc toujours vide, ce qui permettait au jeune Potter de l'utiliser à sa guise.

En effet, il avait décidé d'apprendre à Hermione à mieux maîtriser son balai. La maîtrise du vol à la perfection était l'une des facultés principales qu'un aspirant Auror devait avoir, selon Gabriel.

Or, à la grande surprise du Griffondor, la jeune Granger ne se destinait plus à une carrière professorale ou tout du moins, pas pour tout de suite.

-Tu es vraiment sûre de vouloir faire ça, Hermione ?

Harry voltigeait sur son balai à côté d'elle, alors que la jeune femme s'exerçait à réaliser des slaloms autour des zones de but.

-Harry, les mangemorts sont de plus en plus nombreux chaque jour ! Si nous ne faisons rien de notre côté, nous perdrons à coup sûr ! Tu as lu la gazette du sorcier ce matin ?

Le jeune Potter cessa ses loopings et se rapprocha d'elle, le visage marqué d'une expression plus sérieuse. Ses yeux verts conservaient leur détermination mais elle y distinguait aussi une certaine tristesse, mêlée à de la rancœur.

-Oui, plusieurs familles moldus ont encore été attaquées. Le ministère est débordé et il n'y a plus assez d'oubliators pour contenir l'information. Depuis la mort de Dumbledore, les victimes se comptent par dizaines tous les jours !

-C'est pourquoi nous devons lutter. Tu nous as appris à ne pas perdre espoir et crois bien que quand je sortirai diplômée de Poudlard, je serai à tes côtés pour combattre.

Harry la dévisagea pendant un moment, croyant à peine l'expression résolue de son visage. Ça ne la rendait que d'autant plus belle et il voyait dans ses yeux que la petite fille qu'il avait rencontrée en première année avait beaucoup changé depuis. Elle se souciait davantage des autres et un peu moins du règlement. Tout comme lui aussi avait changé.

Il était impulsif et agissait selon son instinct la plupart du temps, c'était d'ailleurs ce qui avait coûté la vie à son parrain, Sirius. Mais au contact d'Hermione, il avait appris la patience et la persévérance à réussir ce qu'il entreprenait. Tout comme grâce à Ron, il avait compris qu'il y avait un temps pour travailler mais aussi pour s'amuser.

La dernière personne qui l'avait changé, dans ses amis, c'était Drago. Le jeune Malefoy avait beaucoup de défauts et avait dû changer lui aussi, mais sa faculté à tout relativiser et à tourner en dérision lui avait forgé un petit côté cynique.

Oh bien sûr, il n'était pas devenu le portrait craché du Serpentard mais…il avait appris à garder son sang froid plus facilement, selon les circonstances.

-Harry !!!

Tournant la tête, il se rendit compte que la Griffondor avait perdu l'équilibre et allait tomber de son balai, ce qu'elle ne tarda pas à faire d'ailleurs.

Ne prenant même pas la peine de s'interroger, il plongea en avant avec son balai, usant de toute la vitesse possible de son Eclair de Feu.

Il la rattrapa ainsi quelques mètres avant qu'elle ne touche le sol, la serrant fermement dans ses bras avant de se poser en douceur sur la pelouse. La jeune femme était parcourue de tremblements, vraisemblablement encore sous le choc de sa chute.

Le jeune Potter comprenait ce qu'elle ressentait, il était lui-même tombé plusieurs fois de son balai, dont un jour à cause des Détraqueurs, chose qu'il n'oublierait jamais. C'est pourquoi il l'entoura de ses bras avant de lui murmurer des paroles rassurantes à l'oreille.

Au bout de quelques instants, elle reprit son calme, bien qu'elle fût un peu hésitante à remonter sur un balai. Ce petit incident lui rappela les événements de la veille au soir.

-Hermione, je dois te dire quelque chose.

-Qu'est-ce qu'il y a ? L'interrogea la jeune femme, étonnée.

-Ginny est au courant pour nous. Quand je l'ai raccompagnée à votre chambre, elle m'a demandé si nous étions ensemble et je lui ai dit la vérité.

La jeune femme resta quelques secondes interloquée, comme si elle comprenait soudain quelque chose. Mais cette expression disparut bientôt de son visage, avant de laisser place à un léger sourire.

-C'est mieux comme ça. Et puis, il ne restera que Ron à qui l'annoncer.

-Je…je crois qu'elle l'a bien pris mais dans l'état de faiblesse où elle se trouvait, je ne pouvais pas trop en être sûr…Elle ne t'en a pas parlé ?

Hermione secoua la tête pour signifier qu'elle n'en avait rien fait. C'était d'ailleurs étrange de la part de Ginny de ne pas se confier à la jeune Granger, qui était pourtant sa meilleure amie. Peut-être avait-elle encore des sentiments pour Harry ? Pensa-t-elle, mais elle connaissait bien Ginny, elle était incapable de faire du mal à quelqu'un sciemment.

-Ne t'en fais pas, ça lui passera. Déclara la jeune femme au bout d'un moment.

Tout en parlant, elle s'était nichée dans les bras du Griffondor, posant sa tête contre son torse. Harry esquissa un sourire tout en jouant avec les longs cheveux de la jeune femme. Il respira leur doux parfum tout en fermant les yeux, en essayant d'oublier…oublier Voldemort…oublier tous ces meurtres et cette guerre qui allait bientôt commencer pour eux…

-Oui, ça lui passera…et viendra le jour où la paix sera à nouveau rétablie et on viendra à parler de cette époque avec nostalgie…la nostalgie de notre jeunesse et de ses péripéties…Lui murmura-t-il avant de l'embrasser dans le cou.

-Peut-être bien…peut-être aussi qu'on pourra célébrer à nouveau des mariages à l'air libre comme avant, plutôt que confinés dans des salles sécurisées comme maintenant…

-Si tu veux mon avis, le premier mariage de ce genre à célébrer, ce sera celui du professeur Dumbledore et du professeur Angelin. Répondit Harry, un sourire aux lèvres.

Alors que la Griffondor lui adressait un regard interrogatif, Harry lui raconta la matinée où lui et Drago les avaient aperçus en entrant dans la grande salle, comme s'ils n'avaient pas dormi de la nuit. La jeune femme se mit à rire, rire qui fut contagieux puisque Harry aussi ne put s'en empêcher.

En revanche, à quelques mètres de là, deux personnes, inconscientes de la présence de l'autre, les observaient sans la moindre once de joie sur leur visage. Alors que l'une d'elles versait des larmes sur la perte de son ancien amour, l'autre se dirigeait vers le bureau du directeur…


Plusieurs heures s'étaient écoulées depuis que Gabriel s'était entretenu avec le Professeur McGonagall au sujet de ce qu'il avait vu dans la glace à l'ennemi. La directrice avait été pour le moins surprise par le plan audacieux du professeur mais elle avait décidé de lui faire confiance.

D'ailleurs, c'était aujourd'hui même que commençaient les entretiens pour le poste de professeur de Potions. Comme convenu, l'ancien Auror s'était installé dans le bureau de la directrice et écoutait d'une oreille distraite l'entretien avec les différents candidats.

Le premier à venir se présenter était un homme d'une quarantaine d'années, à l'allure sérieuse et portant une paire de lunettes aux verres assez épais. Sa robe de sorcier était manifestement d'occasion et avait été rapiécée plusieurs fois. Toutefois, Dumbledore n'était pas le genre de personne à fonder son jugement uniquement sur l'apparence des gens.

C'est pourquoi, de manière presque indétectable, il se faufila dans l'esprit du sorcier. Ce n'était pas une tâche aisée puisqu'il n'y avait aucun contact visuel entre les deux hommes et qu'en plus, le quadragénaire était tout sauf détendu. Après quelques secondes, et grâce à sa longue pratique de la légilimencie, il finit par atteindre les informations qu'il cherchait. Le candidat avait fait ses sept années d'étude à Poudlard. Il n'avait pas été particulièrement doué en potions et n'avait d'ailleurs pas obtenu ses ASPIC dans cette matière.

Plongeant un peu plus profondément dans son subconscient, il y découvrit la perte de ses parents, ainsi que de sa femme à cause des mangemorts. Sa fille, une sang-mêlé, était actuellement en première année à Poudlard et il voulait survivre pour pouvoir l'élever et le protéger. Bien que touché par ses sentiments, Gabriel savait qu'il n'était pas le candidat idéal pour le poste. Il fit donc un geste imperceptible en direction de McGonagall pour le lui faire comprendre.

Plusieurs autres candidats du même genre se succédèrent pendant près de deux heures. Des femmes désireuses de protéger leur progéniture, des hommes prêts à tour pour leur survie, même à tenter de séduire McGonagall, ce qui n'était pas peu dire…

Finalement, un candidat plus…intéressant fit son apparition. Oh bien sûr, son curriculum vitae était absolument parfait pour le poste et son esprit était assez résistant.

Il s'agissait d'un homme aux cheveux bruns, bien coiffé mais dont le visage était étrangement pâle. Ses yeux noirs avaient une expression de fausse bienveillance, derrière laquelle il distinguait malice et ruse. Un Serpentard…pensa-t-il immédiatement.

Il était d'ailleurs assez jeune, guère âgé de plus de vingt-trois ou vingt-quatre ans. Intéressé par son cas, Gabriel prêta davantage attention à la conversation.

-…et donc, puis-je savoir ce qui a motivé votre choix pour cette école en particulier, M. Stone ?

-Oh…et bien, j'ai toujours eu une grande nostalgie de l'époque où je n'étais qu'un simple étudiant ici et…je reconnais que l'idée de pouvoir y retourner est très alléchante.

Stone…Julian Stone…comment avait-il pu oublier ce visage ? Julian Stone était l'un des pires Serpentard à l'époque où Gabriel étudiait encore à Poudlard. C'était d'ailleurs lui qui s'en était pris à Claire le jour de son arrivée, manquant de la déshabiller avec ses acolytes dans un des couloirs de l'école.

Par ailleurs, le Serpentard ne s'était guère amélioré durant les années qui avaient suivi. Enchaînant méfait sur méfait, ce n'était un secret pour personne qu'il appartenait à une famille de Sang-purs, bercée dans la magie noire, et donc à la solde du Seigneur des Ténèbres.

-Monsieur Stone, pouvons-nous voir vos avant-bras, s'il vous plaît ?

L'intervention de Gabriel dans la conversation laissa le Serpentard sans voix, ainsi que la directrice, qui avait les yeux exorbités à l'idée de se trouver en face d'un serviteur de Voldemort.

-Et pourquoi donc ? Demanda Julian, essayant de garder sa contenance.

-Parce que vous vous êtes tenu le bras droit à plusieurs reprises, comme s'il vous faisait souffrir. Etant assez doué en guérison, je voudrais vérifier que vous n'avez rien. Par les temps qui courent, nous ne sommes jamais trop prudents…

Un échange de regards eut lieu entre les deux hommes. Dumbledore savait que son interlocuteur cherchait dans ses souvenirs à qui il était en train de parler. Et grâce au contact visuel, Gabriel put plus facilement s'infiltrer dans son esprit, cherchant les preuves de son allégeance au mage noir…preuves qui ne furent pas difficiles à trouver.

La carrière de mangemort du jeune Stone n'était pas très brillante. Il avait été recruté quelques mois après la bataille du Département des mystères, et n'avait été chargé que de missions mineures, à savoir le pillage et le meurtre de moldus ayant donné naissance à des sorciers.

Dégoûté et déçu de ne trouver aucune information intéressante, l'ancien Auror se contenta de dégainer sa baguette, la braquant sur Stone.

-Que…qu'est-ce que vous faites ?

-J'avertis Voldemort que tu es un incapable. Endoloris !

Le sortilège frappa directement l'avant-bras droit du mangemort, qui poussa alors un grand cri de souffrance. Alors que Stone était au sol, Gabriel ramassa sa baguette et remonta sa manche. Ce fut sans grande surprise qu'il y remarqua la présence de la Marque des Ténèbres.

Alors qu'il reprenait conscience, Julian sembla avoir une illumination en voyant son visage de plus près.

-Du…Dumb…Dumbledore ! Mais…on m'avait dit…que tu…tu étais…

-Que j'étais mort ? Mon pauvre Julian, tu ne devrais pas faire attention aux rumeurs…Mais tu as raison, j'aurais dû bel et bien mourir. Dommage que ce ne soit pas le cas, n'est-ce pas ?

Le ton doucereux avec lequel le professeur s'était exprimé n'avait fait que perturber davantage le mangemort. Gabriel lui adressa ensuite un grand sourire, un sourire faux et dépourvu de toute chaleur, alors qu'il posait le bout de sa baguette sur la marque.

-Maintenant, tu vas me dire qui sont tes compagnons t'ayant accompagné jusqu'ici.

-Non ! Si…si je faisais ça, le Seigneur des Ténèbres…

-Le Seigneur des Ténèbres t'apparaîtra comme un ange quand j'en aurais fini avec toi, Julian…Endoloris !!


Le Seigneur des Ténèbres pouvait sentir à des kilomètres la souffrance d'un de ses mangemorts. Fort heureusement, leur souffrance ne l'atteignait nullement. Lui seul était capable de leur infliger une quelconque douleur, le phénomène n'était pas réversible. Oubliant bien vite ce minable qui s'était laissé prendre, le mage noir reporta son attention sur l'autre homme présent dans la pièce.

Tout de noir vêtu, le quadragénaire aux longs cheveux noirs et au regard inexpressif semblait attendre qu'il daigne lever les yeux sur lui. Le regardant enfin, Voldemort était presque heureux de la présence de son second mangemort préféré à ses côtés, si toutefois il avait encore été capable d'éprouver ce genre de sentiments.

-Ravi de te voir, Severus. Quelles bonnes nouvelles me rapportes-tu ?

-J'ai obtenu des informations supplémentaires grâce à certaines prophéties du département des mystères. C'était une idée judicieuse de demander aux mangemorts d'en rapporter autant que possible lors de la bataille. Les recherches furent longues mais nous avons enfin progressé.

-Heureux de l'entendre mais viens-en aux faits.

-Bien, mon seigneur.

Et l'ancien professeur s'exécuta, sortant de sa manche un parchemin sur lequel il avait noté un certain nombre de notes suite à ses observations des prophéties. Les recherches avaient été un peu longues mais depuis qu'il s'était attelé au projet deux mois plus tôt, suite à la mort d'Albus Dumbledore, le rythme s'était accéléré.

-Les trois sceaux se trouveraient bien à Poudlard comme l'enquête de Serena nous l'avait fait suggérer. Seulement, chacun de ces sceaux est relié à un sorcier, un descendant lié par le sang à l'un des fondateurs de Poudlard, hormis Salazar Serpentard.

-Hmm…Il y en a donc trois, je suppose.

-C'est là que les choses deviennent plus compliquées, maître. Bien qu'il y ait trois sceaux, il semblerait qu'il y ait non seulement trois héritiers mais aussi un être nommé « le Gardien ». Je n'ai pas encore pu tout déchiffrer mais une quatrième personne serait indispensable pour maintenir l'équilibre des trois sceaux, comme une sorte de…catalyseur.

-Et à quoi peut-on reconnaître cette personne ?

Le mangemort réfléchit quelques instants et relut attentivement l'un des autres parchemins en sa possession. Lorsqu'il releva la tête vers le Seigneur des Ténèbres, une lueur de compréhension brillait dans ses yeux.

-On peut reconnaître le Gardien grâce à la forme de son patronus mais…

-Mais quoi ?

-Et bien, il faudrait mieux que son patronus n'apparaisse pas, auquel cas...les conséquences sont complètement imprévisibles.


Julian ayant été emmené par les Aurors peu après l'interrogatoire musclé qu'il avait subi auprès de Gabriel, de nombreux candidats s'étaient enfuis en prenant leurs jambes à leur cou. En effet, l'état dans lequel se trouvait le mangemort en sortant du bureau de McGonagall n'était pas des plus brillants. Pourtant, le professeur de Défense contre les Forces du Mal avait fait en sorte qu'il n'ait pas de séquelles, ne désirant pas ressembler aux mangemorts qui utilisaient aussi les sortilèges impardonnables.

S'adossant contre un mur, le jeune homme ferma les yeux un court instant. Les souffrances qu'il venait d'infliger à Julian auraient dû lui paraître insupportables et inhumaines mais…aussi étrange que cela puisse paraître, il n'en éprouvait presque pas de remords. C'était comme si sa conscience était peu à peu anesthésiée…

Serrant les poings, le sorcier savait pertinemment pourquoi il ressentait cela. Deux mois avaient passé mais les choses ne s'arrangeaient pas, au contraire, elles avaient l'air de s'aggraver. Combien de temps arriverait-il encore à le cacher aux autres professeurs, ainsi qu'à Claire ?

-Euh…excusez-moi, vous êtes bien un professeur ?

Dumbledore sortit de ses pensées et rouvrit instantanément les yeux lorsqu'il se rendit compte que c'était à lui que s'adressait cette voix douce et chaleureuse.

Détaillant son interlocutrice, il s'agissait d'une jolie jeune femme d'environ vingt-cinq ans, à la longue chevelure d'un roux flamboyant. Elle avait des airs de famille avec les Weasley ainsi que des yeux d'un vert ensorcelant. Vêtue de vêtements simples, de couleur pourpre, elle lui adressait une expression interrogative.

-En effet, je suis Gabriel Dumbledore, professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Que puis-je faire pour vous ?

-Je m'appelle Kathleen Dunstan, je suis ici pour un entretien avec la directrice de l'école mais…j'avoue m'être un peu perdue en chemin.

La jeune femme s'était mise à rougir, visiblement gênée de ne pas savoir se repérer dans Poudlard. C'est alors que Gabriel posa la main sur son menton, la forçant à relever la tête pour la regarder dans les yeux.

Elle se laissa éblouir par ses yeux d'un bleu aussi pur que le ciel. De son côté, le sorcier avait établi le contact visuel et parcourait à présent les pensées de Kathleen. Une simple jeune femme comme les autres, ayant fait ses études à Poudlard, mais de nature plutôt maladroite…

Sans avoir vu son curriculum vitae, Gabriel savait qu'elle correspondait parfaitement au poste, car en termes de potions, elle semblait exceller.

« Si j'avais pu choisir un autre prénom, j'aurais choisi Kathleen. »

Cette phrase…souvenir d'un passé qui lui semblait si lointain et qui ne remontait pourtant qu'à un peu plus de deux ans, le frappa en plein cœur. Il se raidit légèrement, sa main glissant imperceptiblement dans sa poche pour saisir sa baguette.

Il en était sûr, ça ne pouvait pas être une coïncidence…et pourtant, cette fille n'était pas du tout comme elle, que ce soit en termes de passé ou de caractère.

Même le polynectar n'était pas en mesure de modifier l'esprit d'une personne alors peut-être que…

-Quelque chose ne va pas, professeur ? Demanda la jeune femme, inquiète.

Reportant son intention sur elle, Dumbledore lut une réelle inquiétude dans ses yeux scintillants. L'apparence même de la douceur, et dotée de caractéristiques communes aux Weasley, comme pour lui rappeler la gentillesse de cette famille qui lui tenait à cœur.

-Gabriel ! Je te cherchais !

L'interpelé fit volte-face lorsqu'il entendit la voix de Claire. Cette dernière se rapprocha de lui à pas vifs, avant de se jeter littéralement dans ses bras. Alors que le sorcier était encore sous le choc, elle l'embrassa passionnément. Le sorcier ne put que répondre momentanément à ce baiser, oubliant pendant un instant la présence de Kathleen.

C'est alors qu'il sentit un puissant sentiment de haine non loin de lui, si puissant qu'il le fit détacher ses lèvres de celles de Claire. Le sorcier posa tout d'abord son regard sur la jeune candidate mais il n'émanait aucune hostilité d'elle, juste une certaine gêne visible aussi au teint pourpre de ses joues.

S'écartant légèrement des deux jeunes femmes, il chercha à étendre sa perception mais rien à faire, il l'avait perdu. L'empathie n'était pas vraiment une branche traditionnelle de la légilimancie et elle n'était pas aussi sûre mais…il était certain d'avoir ressenti la présence de Serena.

Seules deux options semblaient envisageables : soit elle se cachait quelque part dans le château en attendant son heure, soit…

Il se retourna une nouvelle fois vers Kathleen, lui adressant un regard indéchiffrable. C'était encore pire qu'il ne l'imaginait et même de la part de Lord Voldemort, il ne s'attendait pas à une telle chose…

Se tournant ensuite vers Claire, il sut à son expression résolue que le baiser était un acte calculé et jusqu'à il y a quelques minutes, il n'aurait pas compris pourquoi…

-Oh, je crois qu'il s'agit du professeur McGonagall ! Je vais vous laisser, merci beaucoup professeur pour votre aide !

Kathleen salua les deux professeurs, toujours rougissante, avant de partir à la poursuite de Minerva en courant. Claire se rapprocha de Gabriel, s'appuyant sur son bras.

-Tu l'as senti toi aussi, non ? Demanda la jeune femme.

-Oui. Et je t'avoue que j'ai peine à croire qu'il ait pu recourir à la potion du Muto Species Animus contre elle. Certes, il n'y a rien de mieux pour l'infiltration mais…

-Une telle formule de magie noire est extrêmement dangereuse pour son utilisateur, aussi bien physiquement que psychiquement. Toutefois…

Elle se serra un peu plus contre lui alors qu'il l'entourait de ses bras. Le sorcier sentait qu'elle était préoccupée, c'est pourquoi il se pencha doucement, lui murmurant à l'oreille.

-Nous savons tous deux qu'il s'agit de Serena. Il nous faudra dans un premier temps attendre qu'elle reprenne sa véritable forme, et ensuite nous obtiendrons d'elle la localisation de Voldemort et probablement d'autres informations utiles.

-Je sais. Mais une fois qu'on aura obtenu le nécessaire, je veux que tu me laisses m'occuper d'elle.

-Que veux-tu dire ? L'interrogea-t-il, inquiet.

Elle se dégagea de son étreinte avant de se retourner vers lui, le fixant d'un regard rempli de larmes à peine contenues.

-Cette fille a failli te tuer Gabriel ! Et pire encore, elle s'est permise de se jouer de toi et de te briser le cœur avant de t'achever sans le moindre remord ! Je veux qu'elle paie, pour toi et toutes les autres personnes qu'elle a fait souffrir !

Elle s'attendait à ce qu'il la réprimande, lui rappelle les lois du monde des sorciers, qui disent que les individus ne peuvent faire justice eux-mêmes. Mais il ne fit rien de tout ça, se contentant de l'embrasser. Peu lui importait de se trouver en plein milieu d'un des couloirs de l'école, peu lui importait de cacher ses sentiments. Le temps était compté et seule deux choses comptait à présent : Vivre dans l'instant présent et vaincre Voldemort.