Chapitre 4 :

Etre assise à son bureau était devenu la routine pour Hermione. Elle était heureuse d'avoir un peu de monotonie dans sa vie après avoir vécu 10 ans de folie, un peu de calme était bienvenu.

Les portes de la bibliothèque s'ouvrirent la faisant légèrement sursauté. Ensuite, un sélection de feu d'artifice des Weasley lévita dans la chambre et se mit a exploser, envoyant des feux d'artifice partout dans la pièce. Elle réagit immédiatement en lançant un Protego pour protéger les livres des explosions et s'assit pour regarder le spectacle, souvenir de sa 5 eme année. La tête de dragon rugissant vint vers elle, couvrant le bureau d'étincelles. Elle rit au souvenir d'Ombrage fuyant la tête géante, sa robe remontant et dévoilant un hideux maillot de corps rose moulant ses jambes encore plus effrayantes. Lorsque le feu d'artifice fut terminé, elle se leva et ramassa les détritus laissés par les explosions.

Elle entendit des rires dans le couloir et un sourire lui vint. Elle se demandait quand les étudiants allaient lui faire une blague. Elle jeta un regard par la porte et eu le temps de voir les dos de quelque uns, tournant au coin, une cravate verte flottant derrière eux.

Quand elle se retourna vers on bureau, elle y découvrit un magnifique vase remplit de marguerite jaunes. Elle n'avait plus vu de marguerite jaune depuis qu'elle était enfant.

Sa mère lui en avait acheté un bouquet après son premier et unique récital de danse. Elle lui avait dit qu'elles symbolisaient l'encouragement et qu'elle avait besoin d'être encouragée par ses parents. Elle avait cessé la danse mais elle se souvenait toujours de ce bouquet.

Apres son retour dans le passé, elle tira une fleur du vase. Certaines fleurs pouvaient être utilisée pour le 'il m'aime, il ne m'aime pas' et ces marguerites en faisaient partie. Elle leva la fleur vers son nez et la respira. Elle commença ensuite à procéder à l'arrachage des pétales en murmurant le populaire : ' il m'aime, il ne m'aime pas, il m'aime…'

En arrachant les pétales, elle se demandait comment était celui qui les lui avait envoyées. S'il était gentil et attentionné comme il apparaissait a travers ses dons ? Ou était ce simplement pour pouvoir coucher avec elle comme l'avait dit Severus ? Voulait elle savoir si il l'aimait ou pas ? Non, pas vraiment, après tout, elle ne le connaissait pas. Mais une partie d'elle-même continuait à espérer en arrachant les pétales de la fleur en répétant le mantra encore et toujours.

Elle s'assit a coté d'une Directrice inquiète au diner.

« Allez-vous bien, ma chère ? » Demanda Minerva en posant sa main sur l'épaule d'Hermione, ce qui aurait été un geste réconfortant si Hermione avait eu besoin d'être réconfortée.

« Oui, Minerva. Pourquoi ? »

« Eh bien, j'ai entendu parler du feu d'artifice dans la bibliothèque et je craignais qu'un de vos livres n'ait été abimé. »

« Tout va bien comme vous pouvez le voir et les livres aussi. J'ai réussi à créer un bouclier a temps pour les protéger. »

« Vous avez créé un bouclier suffisamment grand pour tous les protéger ? » interrompit Severus, surpris par cette révélation.

« Oui. Pourquoi êtes-vous choqué ? » Demanda t elle ennuyée par son manque d'estime en ses capacités.

« Un bouclier de cette taille demande beaucoup de pouvoir. Mais c'est vous donc je suppose que ca n'est pas surprenant » la taquina t il.

« Oui, j'étais prête pour la farce. Je savais qu'ils allaient tenter quelque chose bientôt. »

« Oui, les serpentards n'aiment pas tout le monde. » Ajouta Minerva avec un sourire maternel. Severus sourit de l'autre coté et Hermione prit sa fourchette pour commencer à manger. Alors qu'elle prenait une bouchée de son rôti, une pensée lui fit perdre son appétit. Si, par hasard, son admirateur secret était Severus ? Pourrait-il être entrain de se venger pour toutes ces années à la supporter, elle et ses questions, ses mains levées ?

Son cœur sombra alors dans la noirceur. La tristesse l'envahit, elle déposa sa fourchette et quitta la salle sans bruit pour ne pas attirer l'attention sur elle. Elle avait besoin de voir ses amis. Eux savaient comment lui remonter le moral. Ils l'ont toujours fait.

Hermione se dirigea donc vers l'extérieur de Poudlard pour pouvoir transplaner. Elle avait besoin de temps pour réfléchir, pour se vider l'esprit.

Poussant la porte d'entrée d'un de ses endroits favoris, elle fut immédiatement prise dans un de célèbre câlin de Molly Weasley.

« Hermione chérie, que fais tu ici ? » interrogea Molly en tenant Hermione par les épaules et en l'examinant comme si elle s'attendait a voir un trou béant dans son corps.

« J'avais juste besoin de sortir et comme je ne vous avez pas vu depuis longtemps, j'ai décidé de venir vous dire bonjour. »

« Tu nous as manqué et tu sais que tu es toujours la bienvenue ici. » dit Molly en l'attirant vers la cuisine.

En y arrivant, Hermione vit toute la famille réunie autour de la table.

« Oh, je suis désolé, je ne voulais pas interrompre votre diner. Je vais vous laisser. »

« Ne sois pas stupide, Mione » châtia Harry en se levant pour la serrer dans ses bras.

« Ouais, ne sois pas stupide et assied toi » dit Ron la bouche pleine.

Tout le monde rit du comportement de Ron et Hermione s'assit alors que Giny donnait une tape sur la tête de son frère.

« Comment ca se fait qu'il n'y ait que Ron et moi que nous fassions frapper, Charlie, Bill , Ginny et Percy eux ne sont jamais touchés » gémit George.

« C'est parce qu'eux ne font rien de stupide » murmura Hermione en buvant un verre de jus de citrouille que Molly venait de lui servir.

« Donc qu'est ce qui t'amène ? » demanda Percy

« Tout » rit elle maladroitement. Ils la regardèrent bizarrement et elle soupira en sachant qu'elle aurait a leur dire.

« J'ai reçu des cadeaux chaque vendredi depuis que l'école a commencé. Au début, c'était de simple petites notes et maintenant des fleurs. Ca n'a rien d'effrayant » dit elle en calmant ses aurors d'amis qui s'étaient redressés a la mention des dons. « Il est doux, il tient plus d'un ami qui pourrait devenir plus, si nous le voulons. Le fait est que je ne sais pas qui c'est. J'y ai réfléchit et la seule conclusion logique est illogique. Donc, aujourd'hui les serpentards ont tirés un feu d'artifice de George dans la bibliothèque et j'en ai discuté avec Minerva qui m'a dit que c'était typique des serpentard de jouer des tours et alors mon cerveau a mit les bouchées doubles en se demandant si mon admirateur secret ne serait pas entrain de me faire une blague. En pensant a ca, je me suis sentie triste alors je suis venue ici pour faire le point. » Elle prit une profonde respiration après avoir tout déballé d'un coup.

« A qui pense tu ? » demanda Harry

« Svrrog » marmonna t elle

« Je suis désolé. Peux-tu répéter plus forts et plus clairement afin que je puisse comprendre ? » Rit George.

« Severus Rogue » déclara t elle, rougissant a l'air ébahit de chacun. « Je sais, je sais. Comme je l'ai dit, c'est totalement illogique, mais il est le seul qui convient, a moins que vous ne préfériez Rusard ou pire, un étudiant ? » Déclara t elle sarcastique.

Hermione regarda toute la famille. La mort de Fred avait été difficile pour eux mais ils avaient survécu. Maintenant, ils riaient, vivaient et aimaient. De temps en temps, un nuage de tristesse les atteignaient mais alors ils se souvenaient avec bonheur et tendresse et continuaient à vivre tout comme Fred l'aurait voulu.

Elle quitta les Weasley le cœur relativement soulagé. Elle ne savait pas encore qui était son admirateur secret mais elle savait qu'elle allait être prudente et que s'il s'agissait d'une blague elle le saurait bien assez tôt. Mais elle ne pensait pas réellement qu'il puisse s'agir d'une blague car la personne avait plus a perdre qu'elle.