Chapitre 11 :

Severus ne comprenait pas ce qu'il se passait. Ils avaient passé une très belle soirée et maintenant, elle était évasive et il ne savait pas pourquoi. Mais il allait trouver. Apres le diner, il se rendit à la bibliothèque, déterminé à découvrir ce qui n'allait pas.

Il ouvrit les portes. La bibliothèque était vide, aucun étudiant n'était en vue, le seul occupant de la pièce était la bibliothécaire.

Elle leva les yeux et rencontra son regard mais ne lui fit aucun signe et retourna à la lecture de son tome. Il se dirigea vers le bureau et s'arrêta devant elle.

« Hermione, qu'est ce qui, par l'enfer, ne va pas avec vous ? Vous avez agi bizarrement toute la semaine. Vous m'avez évité et à peine dit deux mots. » Il croisa les bras.

« Je ne sais pas de quoi vous parlez, Severus » déclara t elle alors qu'elle refermait soigneusement son livre et le mis sur le coin du bureau.

Il se pencha sur le bureau et déplaça le corps vers l'avant.

« Oui, ne jouez pas avec moi. Ca ne fonctionne pas. Dites-moi la vérité. »

« Très bien, vous voulez vraiment le savoir ? » dit elle en tirant son visage vers le sein. Ses lèvres brossèrent à peine celle de Severus, sentant son gout de menthe et d'épices remplir sa bouche. Elle mordilla ses lèvres, l'attirant plus prés d'elle.

Il gémit, faisant augmenter sa température interne. Il la souleva pour la poser sur le bureau. Elle se blotti rapidement contre son corps ferme, posant ses mains des deux cotés de la table. L'une d'elle fut placée sur le bureau et l'autre sur le tome qu'elle venait de lire. Les bras de Severus l'entouraient, leurs lèvres se fondaient ensemble, la magie coulait entre eux.

Un coup de vent, fit voler leurs cheveux autour d'eux, nouant le brun et le noir. Ils rejetèrent tous deux la tête en arrière, en état de choc face à ce vent, emmêlant un peu plus leurs cheveux.

Hermione regarda la mèche qui les tenait liés, pris sa baguette et trancha.

« Qu'est ce que c'était ? » interrogea t il

« Je n'en ai aucune idée je suis aussi désemparée que vous. » il plissa le front et ouvrit la bouche

« Eh bien, quelque chose vient de se passer et nous avons besoin de comprendre ce qu'il en est. » cautionna t il. Leurs corps étaient encore proches, la chaleur émanant d'eux

« Je vous remercie, Sherlock Holmes » grommela t elle, ironique en se penchant en arrière pour voir d'où venait ce vent mystérieux. Son dos lui faisait mal et s'arquant un peu plus, elle fit rouler sa nuque en essayant d'étirer ses muscles endoloris. Ses seins frôlèrent Severus qui gémit à cette sensation.

Il regarda la petite coquine. Ses yeux étaient fermés, elle était complètement inconsciente de ce qu'elle faisait et de l'effet qu'elle avait sur lui.

« Hermione, arrêtez » grogna t il. Elle ouvrit les yeux et rencontra les siens. Elle baissa les yeux et remarqua la position dans laquelle ils étaient.

« Mon contact vous dérange Severus ? » interrogea t elle

« Oui » dit il laconiquement, essayant de garder son esprit éloigné du corps serré contre lui.

« Eh bien, je suis désolée de vous causer autant de peine. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps vu le dégout que je vous inspire. » Déclara t elle avec indignation en sautant du bureau. « Je crois qu'il est temps pour vous de partir maintenant. Je ne veux plus avoir à subir votre présence depuis que la mienne vous répugne à ce point. » Elle reprit place dans son fauteuil et voulu reprendre le livre qui n'était plus là. Ses yeux s'éclairèrent lorsqu'elle comprit d'où venait le vent de tout à l'heure, c'était le livre qui avait dû le causer quand elle avait posé sa main dessus. Elle appela donc un autre livre et garda la tête baissée, ne voulant pas lui laisser voir les larmes qui faisaient lentement leur chemin sur ses joues. Tout ce qu'elle entendit fut le bruissement de vêtement, le claquement de bottes puis le silence.

Son fauteuil fut tiré derrière le bureau. Une main pâle lui relava le menton et ses yeux rencontrèrent deux orbes noirs.

« Ne doutez jamais de mon attirance pour vous. C'est cet attrait qui me donne des difficultés à garder le contrôle et quand vous faites des choses comme vous étirer ou même simplement manger, ça me rend fou. »

« Est-ce pour cela que vous m'avez embrassé sur le front à notre premier rendez vous ? » interrogea t elle doucement.

« Oui. Je savais que je ne saurais plus m'arrêter. »

« Mais je vous veux aussi, je ne vois pas le problème »

« Le problème réside dans le fait que même si nous nous connaissons depuis de nombreuses années, nous ne savons pas grand-chose sur l'autre. Et pour couronner le tout, nous n'avons encore eu qu'un seul rendez vous et ça n'est pas suffisant. »

« Oui c'est juste, Severus. Mais après tout ce que vous avez vécu vous voulez vraiment rester les bras croisés et regarder passer votre vie ? Avez-vous déjà fait ce que vous vouliez vraiment ? Avez-vous toujours eu un chef qui vous dise quoi et quand faire ? Pouvez-vous faire quelque chose sans qu'on vous le dise ? »Exigea t elle en s'entêtant.

« Oui »

« Quoi ? » cria t elle

« Cela » déclara t il en plongeant la tête en avant et en capturant ses lèvres. Il glissa sa langue sur sa lèvre inferieure. Sa main sous son menton se déplaça à l'arrière de sa tête et il l'attira vers le haut en la plaquant contre lui. Ses bras trouvèrent leur place autour de son coup le tirant encore plus près d'elle. Son odeur d'herbes et d'épices remplis son nez la fit frissonner. Ses doigts s'entrelacèrent dans ses cheveux qui, contre toute attente n'étaient pas gras, l'encourageant à approfondir encore le baiser. Malheureusement, il y mit un terme.

« Je suis désolé, Hermione. Je… » Il s'arrêta lorsqu'elle posa un doigt sur sa bouche.

« Pourquoi m'avoir embrassé ? »

« Pour vous prouver que vous avez tort. »

« Oui mais vous n'aviez pas besoin de parler pour ça, Severus » Elle enleva ses doigts de sa bouche et il arborait une expression de choc pur. « Ne me regardez pas comme ca. Maintenant, qu'allons nous faire de notre deuxième rendez vous ? »

« Qui vous dit que je veux un deuxième rendez vous ? » la nargua t il

« Ceci » dit elle en pointant la bosse dans son pantalon.

« Oh, oui, euh… un second rendez vous serait souhaitable » dit gauchement.

« Venez me chercher samedi soir à sept heures et je me charge de tout. »

« Oui, madame. » Dit-il sarcastique. Elle lui donna un sourire narquois, un baiser sur la joue et un geste de la main lui signifiant qu'il pouvait partir.