Chapitre 15 :
Elle s'éveilla le matin de noël, le cœur lourd. Elle était couchée sur son lit à regarder le plafond, méditant sur la multitude de possibilités tragiques qui pourraient arriver. Ses parents, les Weasley et le fait qu'elle avait demandé à Severus de se joindre à eux aujourd'hui. Elle pouvait déjà tout voir tomber en morceaux. Seigneur, ce diner allait être un désastre !
Entendant des échos au dessus de sa tête, elle sut que Ron était levé. Il tournait autour de sa chambre pour une raison obscure, probablement à la recherche du t-shirt qu'il portait déjà. Elle sourit à l'image familière.
Les tuyaux ont tremblés et le bruit de l'eau qui coule lui fit savoir que Ginny prenait sa douche. Vétéran de la vie avec 6 frères, elle avait su comprendre qu'il lui fallait arriver tôt si elle voulait avoir la salle de bain.
Les cris de joie de tous les petits enfants qui se rendaient à l'arbre de noël, impatients de savoir ce que le père noël avait amené, retentissaient dans toute la maison.
Les bruits des pots et des casseroles démontrant la présence de Molly dans la cuisine.
Elle poussa un soupir et sorti de son lit. Regardant par la fenêtre, elle remarqua que le neige tombait au dehors. Un jour de noël parfait. La neige fraiche, les amis et la famille, elle ne savait que demander de plus. Un sourire se glissa sur son visage. Ok, peut être qu'elle pourrait demander une chose de plus.
Une fois habillée, elle descendit. Comme elle passait devant la salle de séjour, Victoire et Teddy se jetèrent sur elle. Les enfants étaient si nerveux à l'idée de noël qu'ils ne pouvaient rester en place. Ils dansaient autour d'elle en cercle en lui demandant ce qu'elle voulait pour noël et ce qu'elle avait obtenu comme cadeaux. Elle leur sourit et se pencha à leur niveau.
« Tout d'abord, Joyeux noël à vous aussi. Deuxièmement, je suis très contente des cadeaux que j'ai reçus. Et je ne vous dirais pas vos cadeaux car ce serait gâcher la surprise, il vous faudra attendre. » Sa déclaration fut accueillie par des gémissements et ils partirent en courant autour de la maison, hurlant des chants de noël. Elle secoua la tête à leurs pitreries et se dirigea vers la cuisine. Molly y était déjà occupée.
« Molly, avez-vous besoin d'aide ? »
« Oh, ma chère, bien sur que non. Assois-toi. Tu veux une tasse de thé ? »
« Oui, s'il vous plait. Oh, et Joyeux Noel ! » Dit elle en donnant une accolade à Molly.
« Joyeux Noel, chérie. Qu'il soit heureux. »
« Il le sera. N'ayez pas peur ». Hermione s'assit à la table de la cuisine en tenant sa tasse, la chaleur suintant à travers la porcelaine, la réchauffant. Elle était assise là, concentrée sur les mouvements précis de Molly, qui n'oubliait jamais rien. Les sons du reste des Weasley se déplaçant à l'étage parvinrent jusqu'à elle. Elle regarda sa montre et bu le reste de son thé rapidement, avant de placer la tasse dans l'évier. Elle embrassa Molly sur la joue.
« Je dois aller chercher mes parents. Nous devrions être vite de retour, ne commencez pas sans nous. Oh, Molly » dit-elle en se tordant les mains nerveusement. Molly la regarda, s'arrêtant de travailler.
« Qu'est ce qu'il y a ? »
« J'ai invité quelqu'un d'autre à nous rejoindre. J'ai pensé que ce serait bien puisque vous dites toujours que plus on est de fous et plus on rit, mais je ne voulais pas vous prendre au dépourvu, alors je voulais vous le faire savoir à l' avance. »
« C'est tout à fait bien. Est-ce que je connais cet homme ? » Interrogea t elle en cherchant des signes sur le visage d'Hermione.
« Oui. C'est Severus. Il n'a personne avec qui passer cette journée et je ne voulais pas le laisser seul et je sais que vous non plus. »
« Eh bien, comme toujours tu as encore raison. Je ne voudrais pas que ce Cher homme soit seul le jour de Noel et il est le bienvenu ici en tout temps s'il le souhaite. Maintenant, vas-y .Je suppose que Severus saura trouver son chemin jusqu'ici. Assures toi d'être bien emmitouflée, il neige dehors. Tu ne voudrais pas attraper un rhume ? »
Hermione prit son manteau et son écharpe et marcha jusqu'à la cour où elle transplana.
Elle atterri dans une petite rue en face de la maison que ses parents avaient acheté à leur retour d'Australie. Logée au bord d'une foret, elle était relativement isolée et sans danger pour elle.
Elle regarda la maison et fronça les sourcils. Elle n'était pas chez elle. Ils avaient vendus la maison de son enfance pour acheter celle-ci. Elle savait que ses parents avaient juste voulu changer de décor, mais elle avait ressenti se déménagement comme une façon de s'éloigner d'elle.
Elle commença à marcher, progressant vers l'avant de la maison. Les lumières brillaient à travers les fenêtres et elle sut qu'ils étaient réveillés. Levant la main, elle frappa à la porte en bois et attendit qu'on lui réponde.
Une voix sourde dit quelque chose et le bruit de pas précéda l'ouverture de la porte. Les visages souriants de sa mère et de son père debout face à elle la firent sourire elle-même.
« Hermione, ma chérie. Tu nous as tellement manqué. Tu ne viens plus jamais nous voir. » Dit sa mère en tirant sa fille un peu choquée à l'intérieure. « Je sais que tu es occupée avec ton travail, mais ne peux tu pas nous rendre visite de temps en temps ? » Demanda t elle à sa fille en la serrant dans ses bras. Son père à son tour lui donna une accolade et un baiser sur le front, la tenant toujours à bout de bras et en l'examinant.
« Tu as l'air bien, Frizz » dit il en utilisant son surnom.
« Papa » gémit-elle embarrassée « Ne m'appelle pas comme ça. Et puis qu'est ce qui ce passe ? Pourquoi êtes-vous tout les deux agréables et aimants ? Quel est le problème ? » Interrogea t elle, terrifiée par l'idée que quelque chose n'allait pas. Ses parents n'avaient plus été comme ça depuis qu'elle leur avait effacé la mémoire.
« Rien ne va pas, ma chérie. Nous, eh bien, nous avons besoin de parler, viens t'asseoir. » Sa mère déménagea vers le divan et tapota la place à coté d'elle. Hermione s'y assit avec précaution.
« D'accord, eh bien, tu… tu sais que nous t'aimons beaucoup non ? » Hermione ne répondit pas.
« Oui ? » demanda encore sa mère. Hermione donna un faible signe de tête.
« Voila où le problème réside. Dans ton incapacité de voir que nous t'aimons toujours. Nous n'avons pas cessé de t'aimer. Oui, nous avons été bouleversés, mais nous l'avons surmonté. Tu as été celle qui a eu le plus de mal, en ressentant la culpabilité de tes actes, tu savais que c'était mauvais mais tu savais aussi ce que tu avais à faire. Nous avions besoin de comprendre tes motivations, savoir pourquoi tu avais fait cela. Maintenant, tu as besoin de relâcher la culpabilité qui t'étreint. Tu n'a pas à te sentir coupable. » Anne saisit sa fille par les épaules et la serra. « Tu peux te relâcher, ça va aller, tu verras. »
Hermione regarda les yeux bruns familiers de sa mère. Tout ce qu'elle y vit fut l'amour et la sincérité. Ils lui avaient vraiment pardonné mais ils semblaient encore un peu en colère contre elle, lui semblait-il. Elle regarda son père, assis sur la table basse à coté d'elle. Il tendit sa main et brossa sa tête, ébouriffant ses cheveux, comme il le faisait quand elle était petite.
« Nous t'aimons, Frizz. N'en doute jamais. »
« Oh, papa » gémit elle à sa déclaration.
« Ton père a raison Hermione. Nous t'aimons telle que tu es. » Hermione regarda ses deux parents et vit l'amour inscrit sur leurs visages. Elle donna un gros câlin à sa maman, libérant sa culpabilité avec se simple geste d'amour. Puis, elle embrassa son père et elle se senti à nouveau bien avec eux pour la première fois depuis l'incident de l'Australie.
« Maintenant, nous devrions y aller avant que Molly ne s'inquiète. » dit Anne en se levant pour récupérer son manteau.
« Oui. Je suis sure que les enfants déchire déjà leurs cadeaux, enfin, les enfants et Ron. »Ses parents rirent à la boutade. Ils sortirent et Hermione les fit transplaner de nouveau au terrier, tout le monde arrivant en une seule pièce, pas de doigts manquant.
