Chapitre 17 :

Une fois que le diner fut terminé, les assiettes se firent laver par des mains invisibles, le réfrigérateur rempli de restes, les parents d'Hermione sains et saufs, Drago et Ginny avaient disparus quelque part, les enfants étaient au lit et tous les autres se préparaient pour la nuit. Hermione et Severus étaient restés au salon, discutant du Noel qu'ils venaient de passer et de ceux qu'ils avaient déjà eux.

« J'ai un cadeau pour toi » dit elle, une légère rougeur s'insinuant sur ses joues.

« Tu n'étais pas obligée » réagi t il comme il la vit retirer une petite boite qu'elle devait avoir caché dans sa poche toute la nuit. Elle agita sa baguette et le cadeau reprit sa taille normale.

« Je sais que je n'étais pas obligée mais j'en avais envie. Donc prends le et ouvres et ne te plains pas » dit elle en souriant et en le regardant l'ouvrir attentivement. Il enleva le papier d'emballage pour découvrir un livre relié en cuir. Il regarda la tranche pour voir de quoi il s'agissait.

« C'est une copie de Peter Pan » murmura t il

« Ouvres » dit-elle. Il souleva la couverture et lut sur la page de garde.

« C'est une première édition » dit il avec respect dans la voix en traçant les écritures de ses doigts.

« Je l'ai vu en allant faire des courses et je savais que je devais l'acheter pour toi. J'espère que tu aime. » Il se pencha et l'embrassa doucement, ne répondant pas à sa question avec des mots mais avec des actes.

« Je l'aime, Hermione. Je n'aurais pas pu demander un plus beau cadeau. Merci » dit il en plaçant sa main contre sa joue, traçant les lignes de son visage avec son pouce. « J'ai un cadeau pour toi aussi, mais je dois avouer que dans ma nervosité en venant ici, je l'ai laissé chez moi. Je peux aller le récupérer si tu veux. »

« Ce ne sera pas nécessaire, je peux aller avec toi, si ca ne te dérange pas bien sur » interrogea t elle.

« Bien sur , ca ne me dérange pas » dit il.

« Alors je vais prendre mon sac et dire à Molly de ne pas s'inquiéter ensuite, nous pouvons y aller. » Elle le laissa dans le salon. Il était assis là à regarder la pièce, sa lecture interrompue par le bruit de la porte de la cuisine, grinçant à l'ouverture. Il se retourna et rencontra le regard familier d'Harry Potter un verre d'eau à la main, un journal dans l'autre.

« Potter » dit il.

« Severus, je voulais vous remercier, pour mon cadeau, pour tout. Je n'ai jamais vraiment eu la chance de vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi toutes ces années. Je voulais aussi vous présenter mes excuses pour la façon dont je vous ai traité. J'ai été injuste et je m'en excuse. Ma seule excuse est la bêtise de jeunesse. S'il vous plait, pardonnez-moi. » Dit il, les yeux implorant son pardon.

« Seulement si vous me permettez la même courtoisie, Pott… Harry. Je vous ai traité avec un dédain que vous ne méritiez pas. Je suppose que c'est parce que vous ressemblez tellement à votre père, je pensais que vous seriez comme lui. Evidemment, je me suis trompé à cet égard. Vous pouvez lui ressembler mais le cœur qui bat en vous est celui de votre mère. »

« Je vous remercie, Severus. Une dernière chose » Harry s'arrêta et Severus hocha la tête pour qu'il continue. « Prenez soin d'elle » Il hocha la tête vers l'escalier qu'Hermione avait prit quelques instants auparavant. « Elle est l'une des personnes les plus importantes dans ma vie et je n'aimerais pas qu'il lui arrive du mal surtout à cause de quelqu'un que je respecte profondément. » Severus lui fit un signe de compréhension et Harry lui serra la main en offrande de paix et de pardon. Il se retira dans l'escalier et Severus retourna à sa lecture.

« Qu'est ce que Harry voulait ? » demanda une voix calme derrière lui. Il se retourna pour voir Hermione, qui s'était faufilée derrière lui.

« Juste enterrer de vieux fantômes » dit il tranquillement. Elle lui sourit et lui tendit la main en le tirant vers elle. Ils sortirent et transplanerent.

Elle sourit en voyant la petite maison, elle lui convenait parfaitement. Le blanc pur des murs était compensé par le noir des volets. Je jardin était entretenu mais sans excès. C'était un endroit charmant, oui, pittoresque.

« C'est très joli, Severus. »

« Merci, Hermione. Je l'ai achetée récemment » Il la conduisit à l'intérieur de la maison et elle sourit en voyant les murs remplis de bibliothèques. Il s'approcha et posa sa copie nouvellement acquise de Peter Pan.

« Tu veux quelque chose à boire ? » demanda t il

« Non, merci, je vais bien. » Elle sourit à sa réflexion. Elle s'assit sur un canapé usé dans le salon.

Il s'assit à coté d'elle, un peu maladroitement. Elle poussa un soupir d'agacement, elle avait été si sure qu'ils avaient passé ce stade, mais apparemment, elle avait eu tord.

« Severus… » Commença t elle en se tournant vers lui pour le trouver à quelques centimètres d'elle. Elle inspira un grand coup, s'apprêtant à le châtier pour son ridicule quand il se pencha vers elle en prenant ses lèvres. Un incendie brulait à travers elle. Elle porta ses mains jusqu'à ses joues, l'embrassant en retour avec vigueur. Il laissa tomber ses mains qui trouvèrent leur place sur ses hanches, les serrant doucement, en appréciant de la sentir près de lui.

Elle enveloppa ses bras autour de son cou, le tirant plus près d'elle, désirant avoir sa peau contre la sienne, ne pouvant s'approcher suffisamment de lui. Elle jeta la jambe sur sa hanche, à cheval sur le canapé. Il lui donna une expression choquée quand elle le poussa vers le bas et pressa son corps contre le sien. Elle enfuit sa langue dans sa bouche, prenant ce qu'elle voulait et ce qu'il était prêt à donner. Ses yeux fermés par la surcharge de sensation, elle ne le voyait pas la regarder. Avec un mouvement rapide, il la fit basculer, se retrouvant sur elle, leurs corps pressés.

Ses mains parcouraient son corps, définissant ses courbes délicieuses. Il déboutonna lentement son pull, en continuant de la distraire de ses baisers. Le pull tomba à ses cotés, exposant un soutien-gorge d'un vert profond.

« Humeur festive ? » interrogea t il en fronçant les sourcils.

« Oui » répondit elle avec un sourire.

« Ce n'était pas pour moi ? » dit il en tirant la lingerie loin de sa peau. « Tu ne l'a pas mis en pensant que tu pourrais être chanceuse ? »

Elle eut un petit rire « Peut être. D'ailleurs, est ce mal d'avoir une pincée d'espoir ? » Interrogea t elle, en le regardant.

« Non, ce n'est jamais mauvais » lui dit-il, en penchant la tête vers elle pour explorer sa bouche de nouveau.